SULFATE DB CUIVRE
on pourrait reconnaître la nature et la proportion du sel de fer. ^ Il est facile de déterminer la quantité de cuivre, en précipi^ tant ce métal au moyen du fer, ou du zinc, ou bien encore en faisant usage du procédé cuprimétrique de M. Pehusm^
d'un Jugemenf rendu par le tribunal de commerce, le S5 Juillet l^^^^^, GoHCLUsioNs. ^ 10 Le sel , objet de cette analyse, est composé ''
quatre sulfates : les sulfates de zinc. Je fer, de cui?re et de magoé^^^^^^ dans les proportions suivantes : '
Sulfate de zinc i5
— de cuivre
— de fer
— de magnésie •
— Eau et perte 9
Total 100
S» Ce sel ne peut èire considéré commtf étant du ndfatê de etdsn, Bf f ^^ perler le nom de sulfate de cuivre. m ^
^ Si Ton devait donner un nom à ce sel, il faudrait plutôt rappeler l.^ sulfate de zinc, faisant suivre cette première dénomination d'une aatre qui indiquerait que ce bult'ate de zinc contient, en outre, des snUMes d^ cuivre, du fer el de magnésie.
i« La vonie du sulfate de zinc contenant des sulftles de cuivre, def^ et de magnésie sous le nom de sulfate de cuivre, et comme étant du fate de cuivre, pourrait donner lieu à des perles considénblasdansl manufactures, le suli'ate de cuivre étant employé dans un grand d'industries, et uoiaïuuient dans la teinture sur soie etlur laine; |es réserves, chez les indienneurs; dans la coloration des plumes ;< la fabrication des -verts de Scheele, de Schweinfurth, métis ; des bleues, etc.
(La quantité de sulfate était de 180 000 kilogrammes, au prix de 10 ^^' les 100 kilogrammes.)
Du jugement rendu dans cette affaire, il résulte que : « La Teale d*' t produit chimique vendu sous le uom de sulfate de cuivre, et qui « contient que 25 % de cette substance, est entachée de nullité p<^^ « cause d'erreur sur la substaucc même de la chose vendue.
a Cette circonstance^ que la: vente a eu lieu sur écliantilions et 4*^ « la marchandise doul la livraison est offerte e^t conforme à ceséd»^^^ « tillons, ne couvre pas la nullité résultant de Terreur, lorsque la -^"^
« a pour objet des marchandises dont Tappréciation ne peut être €'*
« par un examen superliciel, comme la plupart des produits chimiia*'^^^'
« et spécialement le sulfate de cuivre. »
11 y a quelques années, le jury médical de la Ghareote-lnféri^^^ eiamiua du sulfate de cuivre destiné au chaulage du blé, et qui -"^^'^ perdu toute son efficacité. Ce sel fut reconnu contenir des ma étrangères et notamment 40, 50 et même 60 Va <le sulfate de fer.
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qui consiste à dissoudre an certain poids de la substance eu-
prière, à Tadditionner d'ammoniaque, de manière à redissoudre Foxyde de cuivre, et à précipiter le cuivre dans la liqueur bouillante au moyen d'une solution titrée de sulfure de sodium. La décoloration de la liqueur bleue indique la fin de l'opération.
Rien de plus facile que de doser le zinc dans les sulfates de ciiivro qui en renferment, car il sufût de dissoudre un certain poids de ces derniers, et d'y ajouter un excès de potasse. Le fer, le cuivre, la magnésie, s'il s'en trouve dans le produit essayé, sont seuls précipités, tandis que Toxyde de zinc est maintenu en dissolution par l'excès de potasse. On rend alors la liqueur acide, après Favoir séparée des oxydes précipités, et on y verse un excès de carbonate de soude qui détermine la formation d'un précipité de carbonate de zinc qui est lavé, séché et calciné dans un creuset de platine, après addition diacide nitrique. Le poids de Foxyde de zinc permet de détenniner celui du sulfate de zinc qui altérait le sulfate de coirre. On peut précipiter les différents métaux dont il vient d*étre question par Fhydrosulfate d'ammoniaque; on fait bouillir la liqueur après la séparation des sulfures , et Fon y ▼erse une dissolution de phosphate de soude et d'ammoniaque. Au bout de vingt-quatre heures, on recueille le précipité cristallin de phosphate ammoniaco-magnésien^ on le lave «vec de Feau légèrement ammoniacale, on le calcine , et le phosphate de magnésie, résidu de la calcination, contient 40% de magnésie. Il est facile ensuite de calculer la quantité ^▼alente de sulfate de magnésie.
Da reste, il faut bien se mettre en garde contre les falsificttioDs du sulfate de cuivre, et ne pas toujours considérer tOTis les sulfates de cuivre impurs du commerce comme des produits falsifiés.
SULFATR DR CUIVRB.
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Ainsi que ce tableau l'indique, ea cfTet, on trouve dans '^ commerce trois sortes de vitriol hhu : 1" le sulfate de cni"* pur ou presque iiur : 2" le sulfate connu sous le nom de pi'C'*' de Salibourij ; il est bleu verd&tre et cristallise en piima!
SULVATE DE VBR. 471
idrangulaires à base oblique , très-volumineux ; c'est un lite double de cuivre et de fer ; sa composition varie avec 1 origine, et sa valeur commerciale est d'autant plus grande 'il contient plus de sulfate désenivre ; on le divise en vitriol tigky 3 ou 3 aigles; ce dernier' renferme le plus de sulfate cuivre. Le vitriol de Salzbourg se fabrique en France, dois une vingtaine d'années environ. Paris , Vienne (Dauiné) et fiouxwiller sont les principales localités d'où le oomerce le tire ; 3^ le sulfate de cuivre mixte ou vitriol xte de Chypre est un sulfate double de cuivre et do zinc, i se présente en prismes rhomboïdaux obliques très-voluineux et d'un beau bleu clair. Le commerce le tire des inesde Chessy, près Lyon.
Le vitriol de Salzbourg et le vitriol mixte ont une valeur 25 à 40 fr. les 100 kilogrammes, tandis qu'une égale quan- Me vitriol bleu pur vaut de 106 à 110 ù*.
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-e tulfate de fer^ aussi nommé vitriol vert y vitriol chalyôé, 'iol martial^ couperose verte, chalcanthum, sulfate de proyde de fer^ êulfate ferreux, protosulfate de fer, se présente cristaux prismatiques, rhomboïdaux , obliques et transpait, d'un vert bleuâtre p&le, inodores, d'une saveur doutée, astringente et styptique ; ils blanchissent à Pair, puis Recouvrent d'une poussière jaunâtre de sous-sulfate de 'Oxyde, éprouvent la fusion aqueuse par l'action delacha* ir , 80 boursouflent, perdent 45 ^/^A , d'eau dans cette opé* ion, et se dessèchent en une masse blanche sans répandre Hleur. L'eau à 4-15" dissout environ la moitié de son poids Bulfaie de fer ; à + 100^, elle peut en dissoudre les trois uurts de son poids. La solution aqueuse forme, avec le ni- Ite de baryte, \m précipité blanc ; avec la potasse un précité floconneux blanc vordâtre , qui verdit d'abord et passe I Jaune par le contact prolongé de l'air ; l'infusion de noix ) gaUe n'y produit aucune coloration immédiatement; mais i contact de l'air, ou par l'aetion de quelques gouttes d'une