GYMNASE
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-I Stade-
Fig. 3666. — Plan du gymnase d'après Vitraie.
darium, Vctuvc voûtée (proxima autem inlrorsus r regione frigidaru conlocelur coticamerala sudalio) (I); elle aura une longueur double de la largeur et renfermera à l'un des bouts le laconicum, à l'autre le bain chaud 'calda lavatio).
Voilà pour la palestre proprement dite, le cœur du gymnase. Le plan général en est clairement indiqué par la phrase finale du texte : « In palaeslra perislylia... ila débet)! esse perfede distrihuta. » Les péristyles sont disposés en dedans de la palestre, ce qui implique l'existence d'une cour intérieure à ciel ouvert (àuÀTÎ, uTia-Osov)'. Ce tracé, qu'on retrouve dans les ruines de Messène, d'Olympie, de Délos, de Pergame, d'Épidaure et de Pompei, a été rejeté à tort par M. Petersen qui reporte la cour, non plus au centre de l'édifice, mais tout autour, et transforme les péristyles intérieurs en péristyles extérieurs '. La comparaison des figures 3666 et 3670, où nous mettons en regard le plan qui nous semble le mieux convenir à la description de Vitruve et celui d'Olympie nous dispensera d'une plus ample discussion sur ce point. Aucune ruine grecque ou gréco-romaine ne justifie le plan de M. Petersen et l'on doit descendre jusqu'au gymnase d'Hadrien à .\thènes et aux thermes de Caracalla pour en retrouver l'équivalent.
On reconnaîtra d'autre part la façade et l'intérieur d'une palestre sur le revers d'une médaille de Caracalla reproduite par la ligure 3667 '. En bas, au premier plan,
une colonnade corinthienne antérieure indique l'entrée du monument sur la rue. Entre les colonnes on aperçoit,
(VI, 21, 2) emploie le même terme pour la palestre d'Olympic. qu'il distingue d» gymnase, cl pour les gymnases d'Élis. qui sont dos |wlcslrcs (VI, 23, 3 cl s,\. I.e moi Tres^S')'*.'.; s'applique donc aussi bien à des b.itiracDts entourant un espace clos qu'à de simples murs de clôture. Les périboles sacn'-s à Olympie. à Kpidanre, à Délos étaient en grande partie constitués par les murs de fond de grands portiques. — S Légende : .\|i>viio;) .\r«(.o;) Ti. rj^iras-.àsjr.; •' i>ilr,«>. ïîxcrgne : .VaiStvtMv vt^xost^v. Il y a deux bronzes coulés de ce type au Cabinet des Médailles. La Revue nwrnwmarr'YUf (1859, pi. xi, 5. p. i'^i) en signale un. faux, dit Cohen, mais d'après ranlique. avec la légende .VAI.vnirPOC .^C'APSOC. r. .\XEeHKEN. Cf. MionncI, t.'lV, p. 328, u" 767, 768.
Fig. 3667.
' Médaille de Oracalla.
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grossièreiiienl ligurées, des statues de gymnasiarques, d'atlilètes ou de dieux. Au-dessus, les côtés de la cour s'allongent suivant une perspective de convention imposée par le cadre de la monnaie. Les colonnades du péristyle ont été supprimées pour plus de clarté. La scène qui se passe à l'intérieur de cette cour semble être une distribution de récompenses. Sous une édicule à fronton un personnage central tient une couronne levée et d'autres s'avancent vers lui les bras tendus. Le long des côtés, les spectateurs font galerie.
Les noms et la destination des différentes pièces énumérées par Vitruvo demandent quelques éclaircissements. Sur les exèdres qui bordaient les trois portiques simples, on trouvera des renseignements détaillés à l'article ExiîDRA. Ces pièces, garnies de sièges, servaient, comme le dit Vitruve,au public de causeurs, d'auditeurs et de spectateurs à qui la palestre offrait un lieu de réunion. On sait que les Grecs passaient au gymnase une bonne partie de la journée, non seulement pour s'y livrer aux exercices athlétiques, mais aussi pour y entendre des conférences : les sophistes elles philosophes les plus célèbres y réunissaient leurs disciples, soit dans les exèdres de la palestre, soit dans les allées ombragées des jardins. Platon enseignant à l'Académie, Socrate et Aristole au Lycée, Anlislhène au Kynosarges eurent sans doute de nombreux imitateurs '.
La partie véritablement organique de la palestre est renfermée dans le portique double-. Le centre de ces locaux, Vephebeum est une exèdre remarquable par ses dimensions. Son nom signifie la salle des éphèbes. Ce mot d'ioY|6£Ï(iv ne se rencontre avec le même sens chez aucun auteur grec. Il désigne dans Strabon une classe de jeunes gens^ L'epliebeum de Vitruve correspond, semble-t-il, à l'ancien ài:oSuT/|Gi&v plusieurs fois mentionné dans Platon et dans la République des Athéniens attribuée à Xénophon ', comme la pièce principale de la palestre. C'est dans ràTtoouTvjoiov que Socrate, sans doute pendant les intervalles des exercices, assemblait la jeunesse. Qu'il y eût une grande salle réservée aux exercices des éphèbes, c'est ce qui ressort de YAnacliarsis de Lucien^ : Solon est censé conduire le Scytlu» dans Vépliéoewn ou ïapodytérion du Lycée ; là il lui montre les jeunes gens se donnant des crocs-en-jambe, se prenant à bras le corps et roulant ensemble dans la poussière « comme des pourceaux ». On traduit d'ordinaire le mot y.noryj- TYÎpiov par vestiaire, d'àTroôOi'.v, suivant l'étymologie donnée par Isidore ". Mais cette explication, acceptable pour les bains, paraîtra trop étroite appliquée à la plus grande pièce du gymnase. En ellcl, dans le Ljjsis de Platon'' on voit les jeunes gens jouer aux osselets dans l'apodytérioii, devant une galerie de spectateurs assis en cercle sur les bancs, ce qui n'empêche pas Socrate et ses auditeurs de trouver place dans un coin paisible de la même salle. L'auteur de la Itépnbliijue des Athéniens
1 ï'iiu. E/}. I, 2i, li ; Quintil. Xll, ii, 8. Voy. Corpliius, De. t/ijinnasiis lUlcrariis AthenienJiîum, liîiia, IGS8 ; Grasberger, Evziehunfj, 111, p. 39G et art. bducatio. — - I'.iusani.is Y, i.'i, 5 et VI, 21, 2, '.iS, 3, emploie le pluriel zaXaïffrpai, sans doute pour désigner toutes les piùccs alTectéesaux exercices aliiléliqucs. — 3 Strab. V, 4, 7 ; cf. Macchab.W, i, 9. — 4 Resp. Allt. Il, 10. — ô^noc/i. 1. — '■ Isid. nri;/. XV, 2, 14; cf. Cic. /î/). Quint, fralr. 111, I, 2; Plin. Ep. V, 8. — 1 Plat. lys. 3, p. 206 K ; cf. Eutinjd. 2, p.^272: CharmUI. 1, p. Iu3 A et 155 D. — » Xen. Jlesj). alli. 11, 10. l'oll. m, 13i.- Il Poil, m, 153.— lOThuc. I, 6; cf. Xen. Sympos. 11, 18 ; Aristopli. Acliara. 627 cl Scli. Adh. l. ; Suid. 'AiriSivts; ; Aclian. Va;-. Iiist. 11, :J0 ; Timotli. Alhcn. VI, 243; G. ap. Mcinecke, Erag. com. (jr. 111, p. 5S9 ; cf. Dio Cbrjs. Oi-, XXVIU, 6. — " Poil. X, 64. - 12 Arist. .Vij6. 178. — '8 Uem. c. Tiiiwo: 1 1 1 ;
et Pollux ' citent l'apodytérion comme une des parties essentielles de la palestre. On serrera donc de plus près la vérité en remarquant avec PoUux" qu'àTroSùsdOai, dans Thucydide'", est synonyme de Yuu-vâÇs'rOai. L'apodytérion est donc la salle où l'on combattait déshabillé, et le mot a le même sens étymologique que yujjLvotciov. Les vêtements des lutteurs, enfermés dans des filets ou dans des sacs " étaient suspendus aux murs, aux colonnes ou aux arbres, comme on le voit sur des vases peints (fig. 745), ou posés sur une table, sous une bâche qui les protégeait contre la poussière'-. Des peines sévères et même la mort punissaient les voleurs d'habits dans les palestres comme dans les bains'''.
Le nom du coryceum (xcopuxîtov) [coryceum] dérive de y.iôpuxoç, sac de cuir. Le jeu de la xwyr/.rj'i.-r/h. a été décrit à l'article coincus. Le coryceum serait donc la pièce où l'on jouait au cori/cos. Toutefois, vu l'importance secondaire de cet excercice, on s'étonne à bon droit de lui voir affecter une salle spéciale. Aussi a-t-on proposé de transformer le coryceum en un jeu de paume et de l'identifier avec le (T-iaiç-iTTriÇtov. Mais certains textes indiquent que le jeu de paume avait lieu en plein air, dans la cour de la palestre'''. Les Romains furent les premiers à s'olfrir le luxe de jeux de paume couverts'". M. Petersen suggère une hypothèse plus satisfaisante : y.iôouxoi; signifie aussi besace à provisions"'. Néron le premier installa un bull'et dans son gymnase''' : les palestres grecques n'en avaient pas. Le public apportait ses provisions de bouche dans ces sacs variés que PoUux" énumèi'e parmi le matériel des gymnases. Le anijceum serait donc l'endroit où l'on déposait ces sacs, en attendant le moment du repas.
Le conisierium (z&vtc-Yipiov) désigne l'endroit où les lutteurs se frottaient de sable fin (xovii^oj). Sur certaines inscriptions, il porte le nom de xiv.irjAa " et d'iyxovijjLa-". Le sable de palestre compensait les effets de l'huile, en assurant la prise des mains sur la peau. Il facilitait aussi le nettoyage de l'épiderme enduit de matière grasse, et préservait le corps des refroidissements -'.
Il représentait une certaine valeur, parce qu'on était obligé de le faire venir de loin, en parliculier d'Egypte--. Certains généraux d'Alexandre, Perdiccas, Cratère, Léonnatos, Méléagre.enemporlaii'ut des voitures pleines pendant leurs expéditions, soit pour leur usage personnel -'■''. soit pour les fêtes gymniques où concouraient leurs soldais. Le conisterium, simple dépi'it ou magasin où le sable était conservé dans des corbeilles (/.oveco; ctcusiç) -'", dill'ère de la y.&y;'TTpa, arène sablée probablement à ciel ouvert (voy. p. 1091).
hvi. frigida lavalio (Xo'jxpov, Xouto'.ov, Xout&côv) désigne le bain froid. Les athlètes avaient besoin, après leurs exercices, d'ablutions pour rafraîchir leurs corps et le débarrasser de la graisse, de l'huile et du sable mêlés à la sueur. Les gymnases même les plus rudimentaires
Arist. l'robl. XXIX. 1
Diog. Lacrt. VI, 'Jit. — '• Tlieoplir. i'/tar. j : a;>.!'5iov -a/.wiCTTfirôv xôviv i'/ov xal ffsaiçtTr.oiov. Cf. sur la troai^îffrptt des Arrlu'phores, sur l'Acropole, Pseudo-Plut. Vit. X or. p. 338 c. — 1» Suet. Vesp. 20 ; Pliu. K/i. Il, 17 cl V. li. — IC Poil. X, 172; Euslath. p. 1450 et 1334 ; Orfj^ss. V, 206 ; Hcsycli. Suid. s. 1-. ; Aniipli. ap. Atli. IV, p. 161. — " Philoslr. Vi(. Ap. Mod. IV, 42.
— 18 Poli. X, 64. — 19 Ti, T.j(M-r,f:v, ««l 70 xovii;ia [Alh. Mith. V, p. 232); '/.cuTf.-v» x-/, xiv.Tn-i (Lebas-Waddington, Inscr. d'Asie Mi», n" 1112). — 20 Collilj-Ficlv, II, n» ll.ifl (llypala). — 21 l.ucian. Aii«c/i. 2, 29. — 23 plin. Ilisl. nal. XXXV, 47.
— -•;! Athen. Xll, p. 539 <: ; Plut. Afcc. 40. — 21 Poil. X, 04; Tlicophr. llist. pinnt. Il, 6, 11. M. Paul Girard croitrccouuailrc un tauiisâ poussière, iiiauiu par un t'iiliùbc, sur un vase peint : Gaz. arch. 1887, p. 111; P. Giraril, li'duc. tttluhi. p. 197, n. 1.
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devaient être pourvus d'eau et posséder, sous Ibrine de l'ontaino, de vasque ou de piscine une installation propici; à cotte toilette nécessaire'. A Sparte, l'Iùirotas pourvut longtemps à ces besoins ^ Les travaux d'adduction de l'eau dans les gymnases d'Athènes, aulant pour l'entretien des plantations que pour le hien-ètre du public, lurent commencés par Cimon qui dériva un canal du Céphise dans l'Académie ^ Un autre aqueduc alimentait le Lycée'. A Corinthe, la source Lerne jaillissait dans l'enceinte du gymnase " et la source Képhissa près de celui d'ApoUonie fipidamnionne ''. Les dispositions du Àou-Tiov ont dû varier suivant les lieux et les époques. La figure 7-4.'), empruntée à un vase peint du musée de Leyde, représente une fontaine à deux bouches, en l'orme d'édicuh; à fronton et qui parait située dans la cour d'un gymnase. 11 y en eut aussi en forme de bassins ou de piscines (tiusÀoç, ix-i.xxpa, oEçzjjLivY,) de dimensions assez spacieuses pour qu'on y pût nager {■/.'A'jijfyrfi'^T.]. Lucien nous a laissé un tableau pittoresque de celle du Lycée'' : " C'est à avoir peur de se tremper dans la piscine souillée par un las de Carimantes qui se bousculent en pleine crasse. » Plus loin, il compare à des dauphins les plongeurs qui piquent une tête dans l'eau froide. La /rigida lavatio de Vilruve désigne sûrement une piscine de ce genre. Dans les palestres anciennes, qui ne possédaient pas d'autre bain, c'est là que les athlètes, au sortir de l'eau, se grattaient avec la strigile et se parfumaient d'essences, comme le montre la figure 7'irj.
Velaeoiheshun {klxi.i-Jjkrji.oy) ' est encore un terme qu'on ne trouve que chez Vitruve. On est tenté de le traduire par dépôt d'huile. De Bioul ' résume clairement l'idée qui a longtemps prévalu sur la destination de cette pièce : « Lieu où l'on conservait l'huile et où s'allaient oindre ceux qui s'exerçaient, non seulement pour rendre leurs membres plus glissants et moins capables de donner prise, mais encore pour les rendre plus souples et plus propres aux exercices. Outre l'huile dont nous venons de parler, il y en avait d'autres qu'on employait après la lutte, sur les membres qui avaient été froissés, et d'autres encore, qu'on prenait avant d'entrer dans le bain. » La consommation de l'huile dans les gymnases entraînait des Irais considérables; aussi une des libéralités les plus appréciées et qui est célébrée en termes reconnaissants par les inscriptions, consistait à faire au gymnase un cadeau d'huile en nature, ou bien à offrir une somm<^ d'argent ou à constituer une rente pour en assurer la fourniture '". Ceux qui briguaient les honneurs
1 On lie saurait cUcr lous ceux qui se trouvaient dans le voisinage Hc la mer ou d'une rivière ; par ex. : pyninasc d'iJùraclce de Tlicssalic, sur l'Asopos (Liv. XXXVl, 22); celui il'lilis, sur le Péni'e (l'aus. VI. il, 41; celui de Messiïuc au-dessous ilc la source Clei)sydra (VllI, 26, i); celui d'Olyuipie près du Kladùos; celui lie Tarse prt^s du Kydnos (Strab. XIV, a, ti73), ceux de Syracuse, près de l'Auapos (l)iod. Sir. XV. ?3), construits par Uenys l'Ancien. Cf. l*iat. /.ffffs, VI, \K ^^^l , c ; Critiaf!, I17el suiv. Sur les >.ojT;..:.v:i des palestres, Jitfxp. Alfi.U, 10; l'oll. VIII, li:i;X, :iO, 31 et Liermann, Diss. httl. X, p. 42. — 2Theocr. XVIII, ii.
— ■) l'iul. Cim. 9. — » 'l'iioophr. Bisl. plant. 1, 11 ; Max. Tyr. H, l; l.ucian. Lexip/i. \. — ^ Paus. U, 4, 8. Cf. inscr. de Mylasa, Coi'p. iiiscr. qr. 2(i92 : *, xç^vr, T, l»/(',jt« -:■'. J'Swp tU -V' T:a>.'/.iT:o«v. — 1' Strab. ÏX. 4, 424 ; cf. Aoscli. c. Timarch. 10. — 7 Lexipll. 4 et s. — ^ Celle forme correspondant à 'ù.^i'MtW doit ôtrc préft^réo ;i èAatr,0/,x'.',v (t'iaiotltecium), orthograplie proposi^e par quelques éditeurs.
— *J L'architi'cture tle Vitruve trnd. en franraiSy Bruxelles, 1S16. — 10 Kculc d'un capital de 40 000 dr>aclinics constilui5e à lirùtrie par un cerlaiu Tlif-opompas, Philologus, X, ISii.i, p. 29!! ; R.angabi5. Aniiq. helten. 11, p. 286, n' 6Sn. Rente pour le tui^nie usage de SOOO deniers à (ij tlùon (I.c Bas-Foucart, Inscr. du Pëlop . n" 243 «). I.c sopbisle Iléracleidcs lit installer au gyiuuasc d'AskIépios à Smyrno une fontaine d'huile; l'hiloslr. Vit. Sopli. II, 26, 2, p. 613. — H Poil. III, 154; X, 62.
— '-Slùle de niiirbro (ronvée aux environs de Brousse; Bursian, lier, der sûclts.
municipaux négligeaient rarement cet élément de popularité. Les textes épigrapliiques, en Grèce et en Asie .Mineure, sont innombrables qui ont perpétué .jus(ju'à nous le souvenir de semblables congiaires 'gymnasiakcbia].
On conservait l'huile dans de grandes amphores ou dans des réservoirs de bronze et on la distribuait aux allilètes dans des lécylhes ".
On voit sur le monument funéraire d'un gymnasiarque nommé Diodoros, entre autres insignes de sa charge, un grand bassin qui repose sur trois pieds en grilles de lion (fig'.3()(;8)'-.Aubord du bassin sont suspendues trois cuillers (àouTîipeç ou àsû- /^ Toiiva'.) au manche ^ long et étroit [cya- THOs]. On suppose que cet objet devait rappeler les distributions d'huile dont
.çymnasiarque Dio-
Fig. 3CC8.
doros avait fait les
frais durant l'exercice de sa charge. Ce réservoir d'huile était sans doute placé dans Yclaeolhesium. L'expression 'i\-j.wi TtOévx; [oleum po7iere), à laquelle correspondent les substantifs ïa'X'm Oé^-.;, lÀz-.oOï^^'a et le verbe klx'.o- OsTÉo), se rencontre souvent dans les inscriptions agonisliques pour désigner une distribution d'huile''. L'huile destinée à l'onction s'appelait 'iXy.ov Z-^x/.-'J-i ou lÀïiauLi opaxTov '■'. On lit sur une inscription de Stratonicée en Carie : •fjij.yy.n'.xy/r^'jy.; 5à -riç ty,; àoç.TY,; Toiv TTïvau.apïtcjv •/([AÉpaç Zé/.y. TraTYi VjX'.xtx àoiaXEiTiTOK xai vjxtoç xi; 'fiiAspaç Oeiç ootzxTtîJ TO 'jXaiov xa; k-y.\d[i.<J.xrz èv toÎç yuu.'ixiio:'; '•*. Velaeothesunn est donc la pièce où l'on distribue l'huile et les onguents.
Quant aux onctions elles-mêmes (/pîïtç, aÀst'itç), celles qui précédaient la lutte pouvaient avoir lieu sous les portiques ou dans la cour; celles qui suivaient, accompagnées de frictions et de massage {--J.-l:^, xyx-y.-l'.î) . se faisaient dans une salle spéciale, l'iÀcTi-ï^piov ou àÀ'.-T'/ipiov souvent mentionnée comme une pièce importante du gymnase et des bains '" i aliptaI. Le mol latin iincluarium '^ en serait la traduction la plus exacte. Cette pièce devait être légèrement chaulïée, de façon à provoquer la transpiration '*, en sorte qu'on serait fondé
Csellschafl. imi. hist. Classe), 1S73. p. 3. pl.i; Titus Carabclla. /?or. arch. 1879, I, p. 201. — 13 Voy. le catalogue dressiS par Liermann, Disiert. Iialenses, X, p. 82. Les expressions rAatçjiE-:ç=rv x-x-. àVsistTv {Corp. inscr. gr. 3616 et 3617), OU ««.iiçiïv seul {Corp. inscr. gr. 2820, 1. 9; 3643, 1. 5), ou !ii«u.v:I. (inscr. de Karyslos. Bursian, Qiiaest. Ktif'Oicac, p. 31) ont le mCnie sens. — i^ Liermann, /Ij. p. 80. L'êtymologic du" mot (6i9'7'iu, saisir ?i cl le s«us de ce qualificatif, parfois ciuployé seul substantivement, resleiit mal expliqui^'S. Peut-être d,-signe-l-il une mesure, comme on dirait : c. une piucve, une prise - '? ^ '5 Dcscliamps et Cousin, Bull, de corr. hell. XI, p. 379, n" 2, I. 12; cf. Ib. u» S, I. 14. ~ '6 '.\'Af.-T>.'.i',v r'. tv T^ piEv«(Tt.. T".ï vi'uv. Inscr. dc Pergarae : HermèSy VII, 12 cl suiv, : Suidas : ru;>và(rt>, i/.i:-T»;?ii ; inscr. d'.\plipodisias, Corp. inttr.
gr. 2732, I. 2,ï : iv tSÎ Aioy"i«"'iÇî Si --j;jiva5i.;i... tô ù'x-.srr.f.tiv x«î Tôv tvTî>; ^aïiVtiô*
TJ-tS. Voy. Liermann, Diss. hat. X, p. 78 et 7'J, Une inscription béotienne (Kcil, St/ll. inscr. ftoeof. XI, p. 72) donne le terme dt'Aavj/3;<r::-'f;'.*. Sur nombre d'inscriptions agonisliques apparaît une catégorie sjiéciale de lutteurs, les â'^t'.sftjic^ai (tH «oiviiv T.r.y a;Mi:o;4ivu. ;i ,\linoa d'Aïuot^os, Bulf Je corr. heU. XII. p. 326). \xs esclaves n'araicnl pas le droit de luller nus et frottés d'huile daus les palestres (Acscliin. c. rimorcA. 138; Plul. Amal. 4: t:eptem sap. conviv. 7; Sol. I; Pliiloslr, De gi/mn. p, 20). — '7 Pliii. t"p. Il, 17. — IS Plin, /*. : Theophr. De sudore, 28.
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à l'identifier avec le tepidarium romain. L'absence de l'àXsiTiTrîpiov dans la description de Vitruve comporte plusieurs explications : 1° dans certains gymnases de l'époque hellénique, cette pièce s'identifiait avec VelaeoihesiuiH, et, pour ce cas particulier, le commentaire de de Bioul serait parfaitement exact; 2° ou bien on doit rechercher l'àXs'.TTTYip'.ov parmi les installations balnéaires du jj;ymnase dont Vitruve ne donne que les noms romains. Alors, la pièce qui répondrait le mieux à la destination de l'àÀsizT-i-îpiov serait le frigidarium contigu à Velaeothesiiim. Toutefois, comme le frif/idariuni est d'ordinaire une piscine froide [BALNiiUM, p. 659] et fait double emploi avec la frlgida lavalio située à l'autre bout du portique, Becker ' propose au texte de Vitruve la correction tepidarium, au lieu de frigidarium. On peut, sans aller jusque-là, considérer le frigidarium de la palestre de Vitruve comme une pièce tenue à une température plus basse que les étuves voisines, sans toutefois être pourvue d'une piscine froide. On voit en effet, à la figure 752, que le frigidarium de la villa de Diomède à Pompéi servait non de bain froid, mais de salle de transition entre la courette tepidarium. Dans ces conditions, le frigidarium pouvait tenir lieu d'unctuarium '-. On ne doit pas oublier que, dans le gymnase hellénique, les bains sont réduits au strict nécessaire : on n'y trouve pas ce luxe de subdivisions savamment graduées qui étaient de mise dans les gymnases gréco-romains et dans les thermes proprement dits. La simplicité ou le développementluxueux des installations balnéaires divisait, au temps de Pausanias, les gymnases en deux catégories : ceux que l'on appelait à l'ancienne mode, et les gymnases modernes. La ville d'Antikyra ^ possédait un Y'JfJ.v/Tiov àp/aTov et un autre Èv to xa"; Ta Xoutcï TtjTtotYjTa'..
Le propnigcum (-npo-v^ysiov i séparé par un couloir du frigidarium désigne la pièce qui précédait le Ttviycûç ou étuve'. On le traduit d'ordinaire comme un équivalent du \a.\Xnpraefurnium et l'on en fait une annexe du calorifère ou un bûcher. Mais on remarquera que Vitruve ne mentionne aucune des pièces qui servaient au chauffage, ni l'hypocauste, ni le calorifère proprement dit (xajxivoi;) " ni les réservoirs d'eau chaude. Et pourtant il ne pouvait exister ni étuve ni bain chaud sans cette installation spéciale. Il est probable que Vitruve a, sur ce point, écourté sa description pour ne pas répéter ce qu'il avait dit à propos des bains. Aussi pour la disposition technique de l'appareil de chaulTage, pour celle de la concamerala sudalio (Ttupta, itupiafia, Trypiaf/ipiov) ° avec ses subdivisions, le laconicum et la caWa/wva^io, nous renvoyons à l'article balneum.
Vitruve ne dit rien de l'entrée (e'iac/Soç) de la palestre. Nous l'avons rétablie par conjecture, d'après te bronze de Caracalla reproduit par la figure 3()()7, et d'après le plan dugymnase d'Hadrienà Athènes(lig. .'!(>70). Tel devait être,
1 Becker-GoU, Chariklès, II, p. 232. — - ,\u Laureiitiuutii de IMinc. los coinpartimeuls se suivciil ainsi : cclla Frigidaria, uncLoriuni, liypocaustoD, propnigeou {Ep. Il, 17, 11). — 3 P,aus. X, 3G, a. — 4 Galcil. De caus. morb. :i. — ;• l'oll. Vil, 100, 110 cl lOC. — 0 Poil. Vil, 168 ; IX, -U ; Stob. Floril. 29, '.12; Arist. Probl. 2, 29. — " Le texte origiual est altôriî. J'adopte la leeou : u altéra simplcx
ita fada ut , au lieu de : " alterae simplices ita factao ut... ». Kii eiret. ce
pluriel rcud Loulc la dcscripLiou iuintelligiblc, et le singulier est coinmundé par les phrases suivantes : « liaec aulem porticus ;jir:ô; apud Graecos vocitatur... f'roxinie autein xystum... » — « Le texte porte : « ut gradus sinl in descensu a niargiiiibus scsquipedem ad planitiem » (éd. Valeutin Hose et llernianu Miiller- Slriibing). Peul-iître doit-ou lire : >< uti gradus bini siilt in descensu a margiuibus sesquipedali »>. — " Inscr. de Perganie ; îv tjî ^iRpuS^ojAtSt T&y YjjAvadtoy (Mo-ju. Tf;; i:«|. ir/o/iJn, 1875-1870, p. 22.) — 10 Cf. Vitr. VI, 7, 5. — H La promenade au xyste
en effet, le dispositif le plus commun, car celui d'Olympie s'explique par des circonstances locales, la grande entrée étant commune au gymnase et à la palestre.
111. Telle était la palestre. Le reste de la description de Vitruve s'applique au gymnase proprement dit (flg. 36(36) : « En dehors de la palestre, on construira trois portiques, l'un contigu au péristyle, les deux autres s'allongeant à droite et à gauche sur une longueur d'un stade". Le premier, qui regarde le nord, sera double et très large (L); le second simple et disposé comme suit (M): de chaque côté, le long du mur et de la colonnade, on établira des trottoirs ou plates-bandes latérales (margines) larges d'au moins 10 pieds; au milieu, on ménagera une chaussée creuse (M, M), large d'au moins 12 pieds, et dont le niveau sera de deux marches de 1 pied 1/ 2 en contre-bas des trottoirs*. De la sorte, les gens habillés qui circuleront de chaque côté sur les trottoirs ne seront pas gênés par les mouvements des athlètes frottés d'huile. Les Grecs appellent çua-xo; ce genre de portique parce que c'est dans ces stades couverts que les athlètes s'exercent pendant la mauvaise saison. Le long du xyste et du portique double, on tracera des allées découvertes [hypetroae amhulationes), que les Grecs appellent 7rapa5po|j.to£;^ et à qui nous réservons le terme de xgsia'" (N, N). Aux beaux jours d'hiver, les athlètes pourront sortir du xyste (couvert) pour s'y exercer. On établira ces xysta (découverts) tout en plaçant des bosquets et des groupes de platanes entre les deux portiques et en disposant des avenues sous les arbres (jo, p,) avec des stations en opus signinum. Derrière le xyste, on construira un stade (S) assez vaste pour que des foules de spectateurs y contemplent à l'aise les luttes des athlètes. »
Les constructions énumérées dans ce passage étaient destinées à remplacer les antiques opdu.01 ;i ciel ouvert et correspondent au y.i:i.i7.c-:;.yo; Spriao; ou à T'é^oj SpofjLOi; des auteurs grecs. Le xyste simple servait de promenoir (TTEpiTiaToç) pour les amateurs " et de piste pour les athlètes, en particulier pour les coureurs et les pentathles'-; ;u(;Tdç opoaoç signifie la piste raclée ". Il mesurait un stade de longueur. Le xyste double permettait, de courir sous ses galeries la course double ou oix'jloç. Plus tard çucto; devint synonyme de gymnase. Le xystarque est qualifié de chef du gymnase par les lexicographes''. Un des gymnases d'Êlis s'appelait le .Xyste^'".
La cour intérieure du gymnase (u:taiOpov) '", plus vaste que celle de la palestre, ressemblait plutôt à un parc, avec ses allées d'arbres, oliviers, ormes, peupliers ut surtout platanes". Les 7rapa3pojx.îo£(; rappelaient les SpoiAot primitil's ". Par les stations ex opère signino, on doit entendre des ronds points pavés en ciment dit de Sigiiia", peut-être garnis de bancs et équivalant à la xpY|7iis du gymnase d'Olympie ou bien aux hémicycles oùPlutarque nous représente les nouvellistes d'.\thènes, avant l'expé-
i'tait entrée dans les habitudes des Athéniens ; Xeu. -l/ew. 1, I, 10. Ischoniachos (Xeu. Oecon. XI. 15) déclare lui préférer la promenade sur les routes de la canipague.
— '- l'ausan. VI, 21, 2; 23, 3. — 13 Poil. IX. 43 ; 111, 1 iS : Plut, lie san. luend. p. 3li8-3'JÛ. Pausanias (VI, 23, I) rapporte qu'un gymnase d'Èlis s'appelait le .\'yste parce qu'Hercule avait débarrassé (4va;jeï/) la piste dos acanthes qui l'envahissait.
— 1* ZjfT-ù.'y/ti;. T'-; fu;tv«o!oj «î/îii. Suid. llesych. .î. y. — 1^ l'aus. VI, 23, 1.
— il' Paus. VI, 21, 2 et X, 8, 8. — " Pscud. Plut, l il. X or. Lyc. 4 : ri iv \j^il,:. ■pfiii:',; l-r.iir.iti xa'i isitijai. Sur les platanes du gj mnase de Khegium, Theophr. Uisl. /liant. l\', 3-U; Diod. XIV, 3; Plin. IJist. mil. Xll, 3. Sur les plantations dans les gynuiases. Plat. Uij. VI, 3, p. 701. Pausaui,is (X, 8, 8) dit qu'il y avait jadis un bois sauvage dans la cour du gynniase de Delphes. — 1* luscr. de Pergaine ; év Tij it«}'.ti}.,i*;îi T'.v Yu;»v«»;..j (Moa^. T. ijini. i^i'-'k. 1873-1870, p. 23). — >'' l.:ohim. 1, 0, 12 ; Plin. Uist. nal. ,XXXV, 40 ; Plul. Alcià. 17.
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dilion de Sicile, s'asseyantpour tracer des cartes de l'île sur le sable. Des sièges (Oâxoi), des bancs places sous les arbres, ofi'raient un asile à ceux qu'importunaient les cris des lutteurs '.
La position du stade dans lo j;yinnase vitruvicn reste incertaine :post xyslum peut s'entendre derrière le xysle et parallèlement à lui, ou au bout du xyste. La première explication se justifierait par ridontitè des longueurs, le xyste devant mesurer un stade. Mais ce dispositif manque d'harmonie et rompt l'équilibre entre les deux ailes du gymnase. Aussi ai-je préf('ré la seconde explication, par laquelle on dispose le stade à l'extrémité, restée libre, de la grande cour. D'aucuns, comme M. Wernicke-, ont disposé la piste du stade dans le prolongement de la cour et les gradins dans le prolongement des xystes. Mais ce plan allonge jusqu'à l'invraisemblance les dimensions du gymnase, en mettant bout à bout les bâtiments de la palestre, les xystes et le stade dans leur plus grande longueur : de plus, il donne au stade une largeur inusitée. Le plan le plus rationnel me paraît être de placer le stade en travers de la cour en l'appuyant, vers ses deux extrémités, aux deux xystes. On obtient ainsi un ensemble mieux équilibré, et une clôture architecturale pour la cour du gymnase. De fait Vilruve n'indique pas comment le jardin était clos du côté opposé à la palestre. Il faut toutefois supposer hors du parc etdes allées fréquentées, de grands espaces libres, de vrais polygones (sÙGuyaipix) •'' pour le jet du disque, du javelot, le tir à l'arc et à la fronde, et même le tir à la catapulte. On passait dans les gymnases, c'est-à-dire dans les champs de manœuvre qui leur étaient annexés, des revues de l'infanterie et de la cavalerie '. Le stade du gymnase ne devait pas servir aux exercices ordinaires, mais aux représentations athlétiques données à l'occasion de certaines fêtes. Dans bien des cas, il se trouvait séparé du gymnase [sïadium].
L'esquisse générale du gymnase grec, tracée par Vilruve, laisse de côté quelques parties secondaires dont nous connaissons l'existence par les textes ou par les inscriptions. Je me suis déjà expliqué au sujet de rà7roSuTY,ç.iov, de l'àXs'.TTTYiptov et du TcpaiGiîTYip'.ov. Ce dernier, c'est-à-dire le jeu de paume, qu'on ne doit pas confondre avec le coryceum, semble bien, d'après un passage de Théophraste, avoir occupé une partie de la cour de la palestre : il était donc à ciel ouvert et n'apparaît, comme local fermé attenant aux bains, que chez les auteurs de l'époque impériale '■'.
De même la xo^iinz:,!!. (ou xuXiiToa ou àX'.vo/|Opa), ne se confond pas avec le conisterhtm. Ce devait être aussi une partie de la cour de la palestre ", affectée aux exercices des lutteurs '; on pouvait aussi désigner par ce terme les
I l.uc Anach, IS; Démon. 67; Plal. Charmid. p. Ii5; Knlhi/d. p. Î7l; Itep. V, p. -WD; l'iut. Alex. 7 : sur les VS^ot XiOiva: dWristolo, v. Bekker-Gull, Cliai-iklés, 11, p. 233. — 2 Jahrb. des arch. Instit. 1894. p. UiS. — 3 Plal.
Leil. vu, 11, p. 80i, Yy;JL>K"J'â "^ '**■ eJ5J/,ipta, TOîtxîJi Tt xat «X/.wv ixaoSo>.iff;i.T.'. t"v£z« SiwxtxoTur.iAîva; Lucian. .'InacA. 57; Corp. inscr. qr. 2360; R.infiab»^. Antiq. keli. II, n" 8ii. Voir dans .\nUpIi. Tetraî. 11, 2. raccidoni arrivr ;"i un curant qui voulut li-avcrser ic cliarnp de tir pour rrpondre .i l'appui ilu pûdoli'ibc vl fut tué par un trait. — '» Xcn. Hipparch. 111, 6, 7 ; Arit^topli. Pax. 3èii-3o5 ; Audoc. De myster. Gl. — ^ Voy. notes l-i. 13, p. 1088. - o Tlicophr. Char, (i : •l'Alim, 5a*«i.rroi«»v «ôviv t/ov ïttt ffoatjioTï-ptov. — 7 Lucian. Anach. 2, représente des lutteurs et des paucratiastes Iv T<r. ateoîw tt;; «j^r;^. C.f. Pollux, III, 154: Suidas, s. v. xoviffrpa* TiaXaîffTja ïi xuAtirrow ; Eustath. p. 3S2, ùXtvSr.Opa -^ xaTà ::«Ar,v xoviffTja. — S Lnciau.
Anach. 27. — » Un compte délien de 279 nienlionnc l'achat d'un rouleau (Tîo/Ae.'a) et d'une pioche (dxassïov) pour la palestre ; llouiolle. Bull, de eorr. hell. 1890, p. 397. 1. 9S, 09. Achats .inalogucs sur d'autres comptes de 281, 269, 2S0, Jb. p. -188, n. 2. — l'i .loli. Ohrysost. De nom. mut. p. 831 ; f/oin. de
pistes sablées, soit des xystes, soit des paradromides. On étendait sur ces pistes une couche profonde de sable, dans le double dessein d'amortir les chutes et de rendre la course plus pénible '. Après avoir ameubli le sol de la palestre avec la pioche, on l'égalisait au rouleau'. On luttait en plein air sur la zc/iV-ia et non plus dans Vepliebeum, quand il faisait chaud, de même que les coureurs désertaient le xyste couvert pour courir en plein air sur les paradromides.
Unautre terme, qui paraît dans les auteurs et les inscriptions de basse époque et chez, les Pères de l'Église pour désigner le lieu où les athlètes s'exercent et gagnent leurs lauriers, c'est le •7y.7.u.[jia '" ; on le trouve souvent associé à la palestre et au stade. Il signifie l'arène creusée, la piste ameublie, le fossé. Krause " veut l'identifier avec la chaussée creuse du xysle couvert. Petersen '* admet qu'il était primitivement un fossé, et que plus tard il désignait les parties de ta cour distinguées et séparées par des tranchées et des fossés. D'après Pollux ", le TxàjjLu.x ou les £iTy.a;Aa£V3t marquent le but où doivent atteindre les sauteurs [saltl's;. L'existence, dans la cour de la palestre, d'une fosse pleine de sable, où se roulaient les lutteurs, est attestée par Lucien '', qui les représente se plongeant à même le sable profond èv tw r,ç,6-;'j.7.-:. Mais on ne saurait décider si cet cii'JYixa se confond avec la xovtcTiï, ou avec lecxîaai. Les athlètes se frottaient non seulement de sable, mais aussi de boue {-\16:;)'-' et d'une pommade composée d'huile et de cire qu'on appelait ceroma (x-/,pa>aa). Ce mot désigne aussi, à l'époque impériale, un local spécial de la palestre [ceroma].
Les exercices du saut, avec ou sans haltères, demandaient des fossés et des obstacles"'. 11 y avait donc un tîtppoç et une levée de terre (|3a-:v,p) " à cet effet. Les éphèbes faisaient un grand usage de la pioche, que plusieurs vases peints représentent entre leurs mains îgymxastica].
Vilruve n'a rien dit non plus des locaux affectés au culte dans les gymnases. Pourtant, chacun de ces établissements avait un ou plusieurs patrons divins. Ceux-ci y possédaient des statues, des autels et des temples'*. Des exèdres leur étaient consacrées et des fêtes se donnaient en leur honneur. Les bancs des exèdres de la palestre de Délos portent des dédicaces à Apollon". Hermès, .\sklépios, Apollon, Héraclès, Êros, les Muses comptaient parmi les principaux protecteurs des gymnases. Le gymnase n'était souvent qu'un sanctuaire métamorphosé, et il tirait son nom, comme l'Académie et le Lycée d'Athènes, le Kylarabis d'Argos, du dieu ou du héros qui l'habitait -■ . Parfois il enfermait un ou plusieurs ispx entre ses portiques -'. Au Lycée, l'éphébeum faisait face à la statue
resurr. p. 4:il. -V' ; .^enn. In ep. Paul, ad Hwn. XII, 7 ; S. Basil. =15: «='.t«-. ^îoy. p. 375 ; Hicronym. Ad Pammac/i. p. 140 ; Galcn. ï:ôt£fo> -«tsîx. f, yyjâv. c. 43 ; Cael. Aurel. Chron. Il, I et d'autres evemples tirés des inscriptions dans Krause, Gymn. u. .\gon. I. p. 106. — n Gymn. u. Aijon. I. p. 105. — '2 Bas Gymnasiutn^ p. .->2. — l-< Poil. 111, 151 ; Grasbcrger, Erziehimg u. L'nlerrieht. I. p. 307 et 395. tu compte dflicn de 269 cite un payement d'une drachme et dcm oboles à un personnage (rxiUïT-. !. -.r, irraS;.,; I'. liiranl, ÉJuc. athén. p. 192, n. 6. — '• Luciau. AnaÀ. 2, 27. — 15 Ib. î el 8 — H' Ih. 27. — 1' Poil. III. 151. — I» A Trilles: * celtam calidariam îry mnasii in usum Tralliauorum cxoniatam adjectis templis duobus dedicavit" : Liermaiin, Diss. hal. X. p 43. — I» KougOres, Bull, de eorr. hell. 1S9I. p. 266. — SOPausan. Il, 22, S. de Kjlaraliés. fdsde Sthénélos, /6. Il, 18. S. — 21 L'Acailéniic renferm.-iit trois sanctuaires : d'.\lliéna, d'Héphaistos et de Prométbêe : mais, il ne s'ensuit pas que ces '.ifi fussent des temples, comme l'admet 51. Petersen (Das Gymnas. der Griechen. p. 18). ni qu'il y eût forcénieul .iu cœur de toute palestre une sorte do chapelle en forme de vati^. Rien de semblable n'a été retrouré ni à Olvmpic ni .lilleurs.
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d'Apollon Lycien située dans la palestre '. Dans toutes les palestres, les enfants honoraient d'un culte particulier Hermès, l'idéal éphèbe -. Plus tard, le culte d'Anlinoiis se répandit aussi dans les gymnases. Outre les statues des dieux, celles des athlètes vainqueurs ou de certains protecteurs princiers complétaient la décoration sculpturale du gymnase et en faisaient de véritables musées. On a retrouvé les dédicaces de plusieurs statues données au gymnase de Délos par Mithridate Évergèle et par son fils Mithridate Eupator '\ La sépulture dans le gymnase était un grand honneur accordé à la mémoire des gymnasiarques les plus généreux et des évergètes de l'établissement'.
Dans les gymnases de l'époque impériale, on voit désignées sous le nom d'oixoi des salles d'apparat, souvent construites et décorées avec un grand luxe par de riches bienfaiteurs. Pausanias cite, dans le gymnase de Mantinée, l'olxoç consacré à Antinous ; il était orné de marbres et de peintures; on y voyait une copie de la bataille de Mantinée, d'après le tableau d'Euphanor exposé au Céramique d'Athènes '■".
Des locaux aft'ectés au logement du personnel, fonctionnaires et esclaves, nous ne savons rien ; toutes les restitutions concernant leur destination et leur distribution font la plus grande part à la fantaisie ''.
IV. Si nous passons maintenant à l'examen des ruines découvertes dans les divers pays grecs et grécoromains, nous n'hésiterons pas à placer en première ligne, comme le spécimen le plus ancien et le plus original de gymnase hellénique, les édifices de Messène relevés par la Commission de Morée et dont le véritable caractère nous semble avoir été jusqu'ici méconnu. L'ordre de la description de Pausanias" indique que le stade et le gymnase de Messène se touchaient, dans le voisinage du théâtre. Or, on doit, à notre avis, reconnaître sur la figure 36G9 empruntée à l'Expédition
\ «v'!"'?R»«',<»!!SSre!'''.'ffl""'"""'H; ;.
Fig. 3669. — Gymnase de Messùne.
scienlitique de Morée", le plan d'une palestre dans le péristyle quadrangulaire AF5CD, pourvu au nord d'un portique triple. Les portiques latéraux AC et BD sont à
I l.iK-. Anacli.': ; Plul. Quaesl. coiw. Vil, 4, p. 889. —2 Plat. /,;/s. |r. iuil D. ■1 /luit, decorr. hell. J8Ut, p. 2lifi. Voy. H'aulrcs exemples dans Krausc, Gymn. u. Aijon. 1, p . 173 et suiv.— '• Lioimanji, Dixs. Iml. X, p. 1 8 cl JO. — i Paus. VIII, 9. Sur les peintures du Lycée, Xen. ^liiad. VII, 425. Des inscriptions mentionnent de semblables .,Tio. dans les gymnases d'Asie, à Milct. Corp. inscr. ijr. 2881, I. 5, des AÎOm. ,i,.:»M...: (liuU. di: COÏT. hell. XI (1887), p. 213, n° 2), un atrium (à Lagina, Bull, da corr. hell. Ib. p. 144, n» 46), un i!{-,àTç.ov (à Tliyatirc, Ib. 1886, p. 420, n" 20). un àXiiîf^çtov -AiAx T>.v IvTô; ^v.txù.\tU «-jTo-j ctc. (à Aphrodisias, Corp. inacr. gr.
colonnade dorique simple. Le portique sud, qui devrait rejoindre leurs extrémités par une galerie continue, se réduit à deux saillies Ce et Drf, à double colonnade posée elle-même, en guise de soubassement, sur une colonnade de rez-de-chaussée'. Les deux longs portiques divergents CEF et DG représentent les xystes du gymnase ; le premier, au lieu de se prolonger en ligne droite s'arrête devant une dépression de terrain I et se rabat à angle obtus vers l'ouest, de E en F. Les recherches de Blouet se sont bornées à reconnaître les bases des colonnes, dont le style appartient au iv" siècle. Des fouilles plus complètes permettraient sans doute de relever les traces des exèdres et autres locaux intérieurs de la palestre ; on n'en aperçoit que des arrachements en hjijiji. L'originalité du plan général est due à la position du stade, logé en partie dans la cour de la palestre, on partie dans celle du gymnase. La cour de la palestre (L) forme une terrasse échancrée par l'extrémité en hémicycle («ïipevSôvYi) du stade (M), pourvue de seize gradins divisés en xEsxtoeç par de petits escaliers; là étaient les places d'honneur. Les autres côtés du stade, réservés au peuple, consistent en simples talus de terre, dont le faite est couronné par les longues colonnades des xystes. L'arène du stade, située à 8 mètres environ en contre-bas de la cour de la palestre, s'évase entre ces deux talus et occupe ainsi toute la cour du gymnase. Une autre cour annexe (I), également en contre-bas et d'un péribole irrégulier, a été aménagée dans la dépression de terrain qui a arrêté le prolongement du xysle de gauche. Au sud le péribole est constitué par les murs de la ville (0, 0) : un édicule (K), en forme de petit temple'", fait face à la ucpsvodvïi et 5e loge à l'extrémité de l'arène, dans un bastion saillant de l'enceinte. Pour les détails de construction et les profils d'architecture, nous renvoyons le lecteur aux admirables gravures de Blouet. Mais, d'après la figure 301')!), on se rend compte que l'ensemble de ce dispositif, d'une conception aussi ingénieuse qu'architecturale, était imposé au constructeur par des nécessités pratiques. Messène occupe un versant très abrupt et très accidenté de l'ithome. Pour asseoir des édifices d'aussi vastes dimensions qu'un gymnase et qu'un stade, on ne disposait que d'un fond de ravin étroitement encaissé". On a tiré un excellent parti de ce site en établissant le péristyle et la cour de la palestre sur un terre-plein mi-naturel, mi-artificiel, dont la cavea de la sphendoné constitue le soutènement. L'économie de place, réalisée par l'insertion du stade dans l'intérieur du gymnase, trouvait sa compensation dans le fait que l'arène élargie pouvait servir aux exercices ordinaires, ainsi que la cour I. Quant aux plantations, elles devaient en être exclues et reléguées soit dans la cour 1, soit sur les pentes supérieures du ravin. Un ruisseau (p,p), alimenté par la source Clepsydre, traverse actuellement la palestre et la piste dans toute sa longueur. Sans doute, il servait jadis à alimenter le Xouxpov de la palestre. Le gymnase de Messène a dû être construit dans les années qui sui-
2782. I. 2a cl 26). — » Petersen, (). l. p. 18 cl 19. —7 Paus. IV, 32, I cl 5. Voy. la carte de VExpêd. scicniif. de Murée. ArchiU'Cl. 1, pi. xxui. — ** Ib. pi. xxiv. — 9 ICxpèd. de Morée. Archit. I, pi. x.w, fig. IV. — lO Pcut-ùtre le nvî;>a d'Ai-isloniùne ? {Paus. IV, '^2,3). — Il La partie supérieure de ce ravin qui présente une aire également encombrée do grautls porti(|ues et de ruines de temples (v, la earle de la Commission de Morée. Architect. I, pi. xxni), l'épond sans doute ùl'cmplacetncnt de l'agora iPaus. IV, 31, :i) et des temples do Poséidon eld'Apbrodlte. L'IIiérothysion, qui contenait les statues de tous les dieux (Paus. IV, 32, 1). se placerait enire la palestre et l'agora.
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virent la fondation de la ville par Épaminondas (:ni-3"0). Dans leurs grandes lignes, les édifices d"01ympie, mis au jour par les fouilles allemandes, riiproduisent un type analogue, mais plus normal et j)lus (Ucndu; on peut le considérer comme le spécimen le plus pur jus- (ju'ici connu du gymnase hellénique. C'est en tout cas celui qui correspond le mieux à la description de Vilruve, et qui fixe clairement le pian qui doit lui être approprié. Quelques lignes de Fausanias ne laissent aucun doute sur l'identilicalion de ces ruines, reproduites par la figure 3(170'. « Le prytanée des Éléens est situé à l'intérieur de l'Altis, près de la porte qui fait face au gymnase. Celui-ci contient les opojAoi et les palestres des athlètes -. Dans le gymnase d'Olympie ont lieu les exercices du pentathle et de la course. Au milieu de la cour (Èv Tù) ÛTtaî6ç.a)), il y a un soubassement (xp-/i7rtç) de pierre, qui portait jadis un trophée en souvenir de la défaite des Arcadiens. A gauche de l'entrée du gymnase, il y a un autre péribole plus petit, qui renferme les palestres des athlètes. Au mur du portique du gymnase qui regarde l'orient, s'adossent les chambres des athlètes, exposées au vent Libas et au soleil couchante » Fausanias distingue donc nettement trois parties : 1" le gymnase proprement dit avec sa cour, ses deux portiques et les logis des athlètes; 2" l'entrée ; 3" la palestre située à gauche de cette entrée, Bien que les savants allemands n'aient pas achevé le dégagement de ces immenses constructions, ils en ont relevé toutes les parties organiques. Le gymnase et la palestre occupaient, entre la rive gauche du Kladéos et le mur occidental de l'Altis, une vaste esplanade sablonneuse protégée contre les débordements de la rivière par un quai de pierre. Cette
area devait être, avant les constructions dont nous nous occupons, un lieu d'exercice en plein air analogue au Flatanislas spartiate. Le véritable gymnase destiné à l'entraînement des concurrents, avant le m* siècle, se trouvait à Elis'; les Éléens avaient réglé minutieusement et tenaient à diriger eux-mêmes, par l'intermédiaire de leurs Hellanodices et de leurs .\omophylaques, la période préparatoire de dix mois qui précédait l'entrée en lice des concurrents inscrits'. Olympie ne fut pourvue d'un gymnase qu'au 111° siècle av. J.-C, sans doute par Flolémée Philadclphe qui voulut, par cette libéralité, diminuer l'importance d'Élis et faciliter la fusion de la jeunesse orientale et de la jeunesse hellénique, près du sanctuaire le plus fréquenté de la Grèce '^. A dater de ce moment, le dixième mois d'entrainement se passa à Olympie et même la période fout entière y put être accomplie.
La palestre, qui paraît avoir été construite la première, forme un péribole carré de 66 mètres de côté. Une cour intérieure, de il mètres de crité, en occupe le centre, entourée d'un péristyle quadrangulaire à colonnes doriques, cannelées seulement du côté de la cour. Entre le péristyle et le mur de fond régnent quatre corps de bâtiments, subdivisés en une série de pièces plus ou moins spacieuses, les unes ouvertes et communiquant avec le péristyle par des colonnades intérieures d'ordre ionique, les autres fermées et desservies par des portes. Plusieurs des salles ouvertes sont garnies, le long des murs, de banquettes en marbre. Elles occupent surtout les c<')lés sud, est et nord : on y reconnaîtra les exèdres de Vitruve. C'est dans le côté nord que sont groupés les autres compartiments énumérés par Vitruve. Mais leur identification n'est pas certaine, parce que toutes les palestres