‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 123 sur 327 · Moule pour faire des briques (Pallad. VI · texte numérisé non relu

Moule pour faire des briques (Pallad. VI

4. Moule en buis dans lequel on faisait les fromages à la crème (Columell.

VII, 8, 7 ) ; il était désigné aussi par le diminutif /brmw/a (Pallad. VI, 9, 2).

5. (xaXânou;). Forme de cordonnier, semblable aux nôtres, et munie d'un manche ainsi qu'on le voit dans le spécimen ci-joint, d'après une peinture d'Herculanum , qui représente deux génies faisant les cordonniers (Hor. Sat. ii, 3, 106; Ulp.

Dig. 9, 2. 5, § 3).

6. Voie d'eau ou canal d'un aqueduc, ou cette partie de l'aqueduc qu'on conduit sous terre au lieu de l'élever sur des

FORMACEl'S.

arches (Frontin, Aq. 75, 126), et qui par conséquent est scellée dans le sol comme un objet moulé dans son moule.

FORMACEUS. Voy. Paries.

FORMELLA. Diminutif de FoRMA.

Petit moule pour donner une forme artificielle et de fantaisie au poisson, quand on le préparait pour le dîner; ou probablement un plat en forme de poisson , comme le spécimen ci-joint, qui représente un modèle trouvé à Pompéi (Apic. ix, 13).

FORMIDO. Sorte d'épouvantail employé par les chasseurs pour pousser leur proie dans une certaine direction, et vers le lieu où les filets étaient tendus. Il consistait en une longue corde étendue en travers d'un certain lieu , et à laquelle étaient attachées des plumes de différentes couleurs; elles effrayaient les animaux en s'agitant au vent et les détournaient de se retirer vers l'endroit où s'étalait l'épouvantail (Grat. 85, 88 ; Nemes, 304 ; Virg. jEn. xii, 750; Senec. de Ira, ii, 12). Horace fait allusion à cet épouvantail {Sat. I, 8. 3) quand il appelle Priape la terreur des voleurs, furum formido.

FORMULA. Diminutif de Forma.

FORNACARIUS , FORNACATOR, FURNACATOR. Esclave qui devait veiller sur un four ou sur un fourneau dans des bains (Ulp. Dig. 9, 2, 27 ; Paul. D'ig. 33, 7, 14; Inscript, des bains de Pompéi.

FORNACULA. Diminutif de Fornax.

Petite fournaise pour fondre des métaux (Juv. X, 82), ou pour échauffer, faire

bouillir ou fondre un objet de nature liquide ou fusible. La gravure représente la perspective d'une ancienne fornacula

romaine, découverte dans une fouille faite près de Wansford dans le Northamptonshire : on y faisait le vernis employé dans une poterie voisine pour couvrir l'extérieur des vases de terre qu'on y fabriquait. La petite gravure qui suit présente une coupe transversale de la chaudière et de la fournaise, et montre comment elles étaient disposées.

2. Fornacula balnearum. Fourneau et tuyaux employés pour échauffer la chambre thermale dans des bains (Front.

ad M. Ctes. I, ep. 2) ; on les voit clairement dans la gravure ci-jointe, représentant le plan en coupe d'une pièce de bains trouvée dans des fouilles à Tusculiim : le fourneau est à gauche avec les chaudières au-dessus , et vers la droite sont les tuyaux qui s'étendent sous tout le plancher de la chambre.

FORNAX (xàixivoç). Four pour cuire de la poterie (Cic. N. D. I, 37). La gravure représente les restes d'un four à po-

terie romain , découvert près de Castor

FORNICATUS.

FORNIX.

dans le Northamptonshire. La porte basse sur le devant est l'entrée du fourneau (prœfitrnium) ; la construction circulaire par derrière est le four dans lequel les vases étaient cuits sur un plancher suspendu ao-dessus du fourneau. Le plancher subsiste dans son entier comme le représente la gravure ; mais la manière dont il était supporté par un pilier central , l'emplacement du fourneau, la position des vases et la voûte qui couvrait le four, se comprendront mieux ...^, par la coupe cijointe de la construction , dans laquelle on voit tous ces détails. Rien n'est ajouté, si ce n'est quelques vases et une ligne pointée pour indiquer la forme complète et primitive du four.

2. Fornaxœraria. Four pour la fonte des métaux, haut-fourneau (Plin. H. N.

XI, 42; Virg. Ain. Vli, 636). Nous en avons donné un spécimen au mot Ca- MINUS.

3. Fornax calcaria. Four à chaux (Cato, /?. R. 38, 4); il était construit de la manière suivante : on creusait la terre à une profondeur suffisante pour former une voûte spacieuse iforuix) pour le fourneau , avec une entrée {prœfurnium) sur le devant et par derrière : la première pour mettre le bois, la seconde pour retirer les cendres. Les puits {fauces ), où s'ouvraient les bouches du fourneau , s'enfonçaient dans une direction perpendiculaire pour protéger contre les courants du vent le fourneau et ses ouvertures. La partie du four qui était audessus du sol (summa fornax) était alors élevée en biiques ou pierres brutes ( cœmenla), revêtue d'argile pour concentrer la chaleur, et de forme conique, large de six pieds au fond et se rétrécissant jusqu'à trois vers le haut, où elle se terminait par une ouverture ou cheminée circulaire iprbis summus).

4. Fornax halinei (Labeo, D'ig. 19, 2, 58). Fourneau de bain, Voy. FORNA- CDLA, 2.

FORNICATUS. Voy. Paries.

FORNIX. Arche, construction figurant un segment de cercle et formée par des intrados et des voussoirs que tient réunis leur gravitation réciproque (Cic. Top. 4 ; Senec. Ep. 90). Même sens que ÂRCUS, 4 : voy. ce mot.

2. Ârc, élevé par un individu pour rappeler sa mémoire et pour orner une ville (Cic. Ferr. I, 7 ; II, 63 ; Liv. xxxiii, 27 ; id., XXXVII, 3) ; ce n'était pas un arc de triomphe (arcus triumphalis), comme le prouvent les passages de Tite-Live, qui s'appliquent à des arcs élevés, l'un par Scipion l'Africain avant le commencement d'une campagne , et l'autre par L.

Stertinius à l'expiration de son commandement, qui se termina sans qu'il obtint les honneurs du triomphe. L'arc formant une des entrées du forum à Pompéi s'appelait proprement fornix; celui de Titus, de Septime Sévère ou de Constantin à Rome, arcus, quoique l'aspect extérieur, pour l'ornementation et le dessin, fût le même dans les deux cas. Voy. Arccs, 5, et la gravure à ce mot.

3. Voûte ou chambre voûtée ; particulièrement celles qui étaient étroites et communes, comme celles qu'habitaient les esclaves et le pauvre peuple ; de là, le réduit d'une prostituée vulgaire (Hor. Sat. 1,2, 30, Juv. XI, 171); ces femmes à Rome se livraient à leur métier sous des voûtes de ce genre, et c'est de là qu'est venu le terme moderne de fornication. La gravure représente une suite

de petites chambres construites de cette façon, trouvées au milieu des ruines d'une villa romaine sur le golfe de Gaëte. Les portes et le mur qui les fermaient par devant ont été détruits; mais les débris sont suffisants pour donner une idée claire de la construction appelée fornix.

4. Porte de sortie voûtée, pratiquée dans les tours et les murailles des places

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