Toute chose faite en forme de four
che, qui servait d'appui ou d'étai, comme un échalaspour la vigne (Virg. Georg. ii, 259), un élai pour des filets de pécheur (Plin, H. N, IX, 9), ou destinée à supporter et appuyer des planches (Liv, i, 3&). 4. ( (TTrjpiyÇ, (JT^piY(Aa). Timon d'un char ou d'une voilure, ou plutôt partie du timon fixée dans l'essieu, quand elle est à deux branches, comme une fourche, ainsi que le montre la figure ci-
jointe, d'après une peinture de Pompéi (Plutarch. Coriol.2i; Lysias, a/7. Poil.
X, 157). 11 ressort aussi de ces passages qu'on donnait le même nom au tréteau sur lequel le timon d'une voiture à deux roues était quelquefois supporté quand on ôtait les chevaux, comme ceux sur lesquels on fait roposer, chez nous, les timons d'un cabriolet bourgeois.
5. Instrument avec deux manches de bois ou fourchons, comme une fourche, dont on se servait pour porter des fardeaux sur le cou, ainsi qu'on le voit dans la gravure ci-joinle, prise de la colonne Trajane (Plaut. Cas. II, 6, 37). On l'employait aussi fréquemment comme insti-ument de punition pour les affranchis et les esclaves : les bras du coupable f étaient alors attachés le long des barres de la fourche pendant qu'il était fouetté par les rues. (Plaut. Pers. V, 2, 73, Liv. I, 26; Suet. Nero, 49).
6. Gibet ou potence. Instrument pour infliger la peine capitale ; les esclaves et les voleurs y étaient pendus (Callist. Dig. 48, 19, 28 ; Paul. Dig. 33 ;Ulp.i^. 13,6).
FUHCIFER. Littéralement, qui porte des fardeaux sur une furca, ainsi que le montre la gravure précédente, ou qui porte \dL furca commechâtiment. Comme cette peine était en général infligée à la
classe des esclaves, ce mot est presque toujours employé comme un terme de mépris, équivalant aux mots vaurien, pendard, gibier de potence (Plaut. Amph.
I, 1, 132; Ter.£M«. v,2, 22;Cic. ratin. 6).
FURCILLA. Diminutif de FuKCA. Petite fourche; cependant la furcilla était encore d'une dimension assez considérable; fourche à foin (Varro, R. R. i, 49, I ; Cic. ad Àtt. xvi,2); échalas de vigne de deux pieds de haut (Varro, ib. i, 8, 6).
FURCULA. Diminutif de Furca ; ce mot s'appliquait à des objets de grande dimension, par exemple à des étais de bois dont on se servait pour supporter les muraillesd'une ville, quand on les minait Liv. XXXVIII, 7).
FURFIIRACULUM. Vrille Arnob. VI, 200), appelée ainsi parce qu'elle fait une poussière pareille à du son (fur fur); mais le terme le plus usité est Terkbba : voyez ce mot.
FURNACEUS. Sous-entendu panis.
Pain cuit dans un îour (furnus); par opposition à focacius, pain cuit dans Tàtre, et à clibanicius, pain cuit dans un cliba- Ht«(Plin. H. N. xviil, 11, 27).
FURNARIUS. Boulanger (Ulp. Dig.
39, 2, 24). Comparez Coguus.
FURNUS {InvQz) Four pour cuire du pain (Plaut. Cas. ii, 5, 1 ; Ov. Fast. \i, 313), ou toute autre chose (Plin. H. N. XX, 39; XXVIII, 29). Les fouilles de Pompéi ont fait connaître deux boutiques de boulanger avec leurs fours, construits tous deux sur un plan .semblable et assez bien conservés. Nous en représentons un dans la gravure ci-jointe, tel
FCSCINCLA.
qu'il paraît maintenant, avec qaelquesunes des meules pour moudre le grain, dans la boutique qu'on voit sur le devant. La petite arche au bas contenait le bois; celle qui est au-dessus est le four lui-même, sur lequel on voit un tuyau pour laisser échapper la fumée.