‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 152 sur 327 · Panneau dans un plafond (Lucil · texte numérisé non relu

Panneau dans un plafond (Lucil

ap. Serv. ad Mn. I, 726). Comme La- CUNAR.

LACUSCULUS. Diminutif de Lacus^ et particulièrement coffre ou case dans un grenier, ou dans un magasin pour les olives, où le fruit était déposé après avoir

été cueilli et gardé jusqu'à ce qu'on pût le mettre sous le pressoir (Columell. Xll, 50, 5).

LiÉNA (xAoïva). Terme employé, non pas tant pour désigner un genre de vêtement particulier qu'une espèce d'étoffe de laine à long poil (Strabo, IV, 4, 3), dont on se servait pour différents habits de dessus (amictus), tels que le pallium, sagum, riciniiim, lacerna, etc. Mais ce nom était aussi donné spécialement à Yamictus porté par les Flamines dans les sacriGces. En effet, à l'origine, il était fait de cette étoffe et mis en double comme la diplois des Grecs (Varro, L. L. V, 133 ; Festus, s. t».; Serv. ad Virg. jEn. IV, 262; Cic. Brut. 57; Juv. m, 283; Mart. XIV, 136).

LAGENA (>àyir5vo«). Large vase de poterie, destiné surtout à tenir du vin, mais employé quelquefois à d'autres fins, comme pour garder du fruit , etc. (Hor. 5a/. II, 8, 41 ; Columell.xil, 45). Il est décrit comme ayant un corps plein qui s'enfle ainsi qu'une gourde, un col court, et un pied pour se tenir (Apul. Met. il, p. 31 ; Columell. x, 383- 7 ). Tous ces détails se voient dans la figure cijointe, d'après un original en terre cuite , qui ressemble aussi beaucoup à la lagena d'une pierre gravée, que la cigogne de la fable (Phredr. I, 26) met devant le renard, pour répondre au mauvais tour qu'il lui avait fait en l'invitant à manger dans une patina.

LAMIiE (Xâixtat). Vampires; esprits malins, à ce qu'on croyait, du sexe féminin , qui , errant la nuit comme de vieilles sorcières, suçaient le sang et dévoraient la chair d'êtres humains, plus particulièrement de jeunes enfants. Cette superstition prit naissance en Egypte ,

d'où elle passa en Grèce et en Italie (Hor. Â. P. 340; Apul. Mft. I, p. 13; v, p. 96 ; Quaranta, Mus. Borb. xi, 53).

LAMPAS(>.a|jL7tàç). Terme général pour tout objet qui brille ou donne de la lumière; ainsi, une torche (Virg. Mn. IX, 535; voy. Fax); une lampe (Juv. m, 285 ; voy. Lucerna) ; mais, spécialement, flambeau porté par les jeunes Athéniens dans une course appelée ).a|jL- Ttaôrjôpofjita, où le vainqueur devait dépasser ses compétiteurs sans laisser éteindre son flambeau. Il est représenté par la figure ci-jointe, d'après une monnaie grecque, et ressemble à .un chandelier avec une poignée au bas et un large godet pour défendre la main, quand la poix ou la matière résineuse dont se composait la torche viendrait à couler.

LANGEA. (>.ÔYXi'l)- Lance, longue et légère, avec une tête large et plate, servant à la fois de pique et de trait (Virg. ^n. XII, 37 4), employée d'habitude par la cavalerie grecque (Polyb. vi, 23; Festus, s.v.) et par les chasseurs (Apul. Met.yiw, p. 156). Elle avait une bride en cuir (nodus), attachée au bois (Sil. Ital. i, 318, Isidor. Orig.xwu, 7), et faite pour aider le cavalier à monter (Xen. de Re Eq. 7, 1). Il est singulier que nous n'ayons pas de bonne ou incontestable représentation de cette arme. La lance employée par Alexandre et celles de la cavalerie grecque, dans la mosaïque de Pompéi qui représente la bataille d'Issus (voy. la gravure du mot CONTUS, 3), n'ont pas l'accessoire particulier mentionné ci-dessus, et leurs dimensions prodigieuses sont plutôt celles du contas que celles de la lancea. Dans la pierre gravéedu cabinet Stosch qui représeute un cavalier montant à l'aide de sa lance (Winck.A/o/î. v^rt/. /«(!</. 1 02), la lance n'est pas munie d'une bride, mais

d'un appui saillant ou petite plateforme | dans un bas-reliefmutilé publié par Stuart évidemment de bois qui s'avance à l'ex- {Àntiq. of AtUens, V, 3, p. 47), etcontrémité inférieure du bois de l'arme. Mais | tenant deux boucliers avec ce qui semble

LANCEARlt'S.

être une partie des bois des trois lances, chacun a une bride semblable à celle qu'on voit dans la gravure ci-jointe, représentant une lance brisée sur le premier plan de la mosaïque de Pompéi dont nous venons de parler ; et comme la tête est tournée vers les Perses, il est tout à fait clair que l'artiste en faisait une arme grecque ; mais si on conclut que c'est une lancea, ce n'est qu'à cause de la lanière qui entoure le bois.

LANCEARIUS (Xo^xoçôpoc). Lancier, c'est-à-dire qui est armé de l'espèce particulière de lance appelée lancea, décrite et figurée au mot précédent ( Ammian. xxi, 13, 16).

LANCEOLA. Diminutif de Lancha (Capitol. Maxim. Jun. 4).

LANCICULA. Diminutif de Lanx (Arnob. II, 59).

LANCULA. Diminutif de Lanx ; particulièrement, le plateau qu'on attachait, quand cela était nécessaire, à une des extrémités d'une romaine , statera (Yitruv. X, 3, 4). La gravure montre deux

vaux dont la laine est l'objet, comprenant celle qui tisse, celle qui file, et les divers noms énumérés dans la Table analytique (Vitruv. VI, 7, 2; Ulp. Dig. 33, 7, 12).

LANIPENDIA. Maîtresse d'une maison ou surveillante d'un établissement où on filait et tissait la laine. Elle pesait et donnait aux esclaves ou ouvrières {quasillariœ ) une certaine quantité de laine , qu'elles devaient employer dans leur travail quotidien ( Juv.

VI, 476; Schol. Vet.

adl.;Vdi\i\.Dig. 24, 1, 38). La gravure montre une femme pesant de la laine dans des balances, d'après un bas-relief du Forum de Nerva à Rome , sur lequel sont représentées plusieurs autres opérations qui ont rapport à cette branche d'industrie.

LANIPENDIUM. Pièce dans laquelle la laine était pesée aux ouvrières pour leur lâche de chaque jour, comme on le décrit au mot précédent (Inscript, ap. Romanelli, Topogr. Napolitan. Il, p. 273). LANISTA(H.ovopiaxoTp6(poc). Celui qm exerçaitdes gladiateursàcombattre et leur enseignait leur art.II était quelquefois propriétaire d'une bande de ces hommes, qu'il

romaines trouvées à Pompéi, l'une avec le plateau, l'autre sans le plateau, mais avec un crochet pour tenir les objets à peser.

LANIARIUM et LANIENA ( xpewnu)- Xiov). Boutique de boucher (Varro, R. R. II, 4, 3 ; Plant. Epid. ii, 2, 17).

LANIFICA. Terme général pour désigner une femme employée à un des tra-

louaitaux personnes désireuses de donner un spectacle de gladiateurs; mais plus habituellement c'était l'instructeur et le

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