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PONTO

cet instrument du culte ne nous est pas parvenu. Dans la plupart des cas le grand pontife n'a d'autre insigne qu'un simpulum ; cependant quelquefois une securis ou une secespUa s'y ajoute.

PONTO. Grand bateau à fond plat, ou bac, employé surtout par les Gaulois (Ca;s. B. C. m, 29), et servant à faire

passer les rivières aux voyageurs , aux soldats, au bétail (Paul. Dig. 8, 3, 38 ; Isidor. Orig. XX, 1, 24). Le spécimen est emprunté à une peinture du tombeau des Nasons, et la gravure au mot PoNS, 5, représente un cavalier se précipitant dans une embarcation de même nature.

2. Pont volant, formé de deux ou trois bateaux liés ensemble, et recouverts de madriers, qui, étant attachés par une longue corde à un point solide éta- ])li au milieu du fleuve, passent d'un bord à l'autre par la seule force du courant, en décrivant une portion de cercle dont la corde est le rayon. On en voit encore de ce genre sur le Po, le Tibre et d'autres grandes rivières (Auson. Idyll.

xil, 20).

POPA (OûtTfji;). Le ministre qui conduisait une victime à l'autel, et qui l'abattait avec un maillet ou avec le côté non tranchant de la hache, différent du cultrarius qui l'achevait avec le couteau sacré. 11 portait un tablier ou jaquette courte qui tombait de la ceinture aux genoux, d'où l'épithète de succinctiis qu'on lui donne (Suet. Cal. 32; Prop. IV, 62) ; la partie supérieure de son corps était nue, comme on le voit dans le spécimen ci-joint, empruntéàun bas-relief romain.

La gravure au mot Victimabii montre la manière dont était porté le coup.

POPANUM (Tîonavov). Gâteau rond et

plat qui servait dans les sacrifices (Juv. VI, 541 ; Aristoph. Tliesm. 285. Suidas). POPINA (ôvJ/ouwXeïov). Restaurant ou taverne où l'on vendait à manger, par opposition à la caupona, plus particulièrement établie pour la vente des liqueurs, quoique le maître de la popina dél)itàt aussi du vin pour ses pratiques (Plant. Pœn. IV, 2, 13; Cic. PliH. ii, 28 ;Mart.

I, 42 ). On avait l'habitude d'exposer aux fenêtres, derrière les vitres de ces restaurants, des mets recherchés et des viandes de choix, enfermés dans des bocaux en verre remplis d'eau, ce qui les grossissait aux yeux. On espérait ainsi attirer les pratiques (Macrob. Sat. VII,

POPINARIUS. Le propriétaire ou le directeur d'un établissement de ce genre (Lamprid. yilex. Sev. 41)).

POPINATOR. Même sens que le mot précédent (Macrob. Sat. vil, 14).

POPINO. Proprement, quelqu'un qui fréquente des tavernes et des restaurants (popinae) ; puis, par extension, un glouton, un débauché, quelqu'un qui a des habitudes de désordre, parce que ces sortes d'endroits étaient fréquentés surtout par des hommes de basse condition et de mœurs dissolues (Hor. Sat.

II, 7, 39; Suet. Gramm. 15).

PORCA. La petite levée qui, dans une

pièce de terre labourée, sépare deux sillons l'un de l'autre (Varro, L. L. V, 39 ; Ji. R. I, 29, 2).

PORCARIUS (oruêc^TTiO- Porcher (Firm. Math, m, 6, 6).

PORCINARIUS. Charcutier.

PORCULATOR. Celui qui élève et qui engraisse des cochons (Varro, R. R. II, 4, /; Columell. vu, 9, 12).

PORCULETUM. Pièce de terre partagée par la charrue en creux ou sillons et levées, porcx (Plin. H. N. XVII, 35, 91.

PORCULUS (Cato, R. R. 19). Partie, pièce particulière du pressoir à raisins ou à olives (torcular) ; il est impossible de dire au juste ce que c'était, d'après le passage unique de Caton où se trouve ce mot.

PORTA (TtûXri). La porte de toute grande enceinte, de tout graud ensemble

POBTICUS.

de bâtiments, par opposition à janiia et ostium, porte de maison. C'est surtout la porte d'une place fortifiée, d'une citadelle, d'une ville, La gravure ci-joirte, qui représente le plan à terre de la principale entrée de Pompéi en venant d'Herculanum, fera cominendre le système qu'adoptaient en général les anciens j)our des constructions de ce genre. La porte se compose d'une arche centrale au-dessus de la chaussée (a) pour les voitures, et de deux arches latérales (bb) pour les piétons, chacune desquelles était fermée par une petite porte. Sous la grande arche, qui faisait face à la campagne (celle qui est au bas de notre gravure), il n'y avait pas déporte, mais seulement une herse {cataracta) , des coulisses de laquelle on voit encore les traces dans les murs aux points marqués c c sur le plan. Les portes étaient placées à l'autre extrémité de l'édifice, celle qui touchait à la ville, comme l'attestent les trous

que nous remarquons encore dans le pavé D i>, où reposaient les gonds {cardines) des deux battants. Les deux entrées latérales étaient voûtées l'une et l'autre dans toute leur longueur, mais la chaussée centrale n'était couverte qu'à ses deux extrémités, laissant ainsi entre la herse et la porte un espace découvert où les défenseurs de la position pouvaient , des étages supérieurs du bâtiment, acca- ])ler de leurs traits les assaillants, s'ils avaient réussi à forcer la herse et à pénétrer jusque-là. De plus, toute la

façade de la porte était surmontée d'un attique, disposé pour servir à la défense, ou contenant des chambres destinées aux tribunaux et aux magistrats civils, comme cela se rencontredaus lamaguifiqucporte d'entrée de la ville de Vérone. C'est elle que représente la gravure ci-dessous :

elle a deux chaussées à voitures, une pour entrer dans la ville, l'autre pour en sortir, mais pas de passage séparé pour les piétons. D'autres portes de ville, qui subsistent encore, n'ont qu'un seul passage, servant également à la fois aux chevaux, aux voitures et aux piétons, etflanqiié de tours latérales (Caes. B. C. viil, 9; Virg. JEn. vi, 652-554); c'est là le cas des anciennes portes qui subsistent en.

core dans les murs de Rome, et dont une est représentée au mot Fenestra, 3, quoique l'entrée proprement dite en soit maintenant bouchée par uu appentis moderne qui y est adossé.

2. Porta pompœ. La porte par laquelle la procession entrait dans le Cirque (Auson. Ej). XVIII, 12). Elle était située au milieu de l'extrémité droite de l'arène, et des deux côtés étaient disposées les loges pour les chevaux. Voy. le plan que nous donnons à l'article CiRCUS (elle y est marquée h) et la planche au mot Oppidum. On l'y voit en élévation.

PORTICUS ( (jToâ ). Portique ou colonnade, longue promenade étroite couverted'un toitsupporté par des colonnes; on y trouvait ainsi à la fois le grand air, et une défense contre la chaleur du so-

leil et l'humidité de l'atmosphère. On doit aux Grecs l'origine de ces constructions , et les Romains les adoptèrent et les reproduisirent dans de très-grandes proportions. Ces deux nations surent donner aux porticpies beaucoup de grandeur et de beauté ; tantôt on en élevait comme ornements de villas et de palais, tantôt c'étaient des constructions publiques destinées à la foule, et alors elles devenaient le rendez-vous de la population, et on les pourvoyait de sièges , ou les décorait d'objets d'art pour en augmenter l'éclat et les attraits (Cic. ad Att. iv, 16; Dont. 44 ; Suet. Aug. 29 ; Cal. 37 ). La gravure , d'après la carte de Rome en

CVS UCTAVUE ET HE ■' AEOIS lovrs

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marbre dont nous avons déjà parlé , est un plan du magnifique portique d'Octavie , construit par Auguste , et enveloppant dans son enceinte les temples de Jupiter et de Juuon. La principale entrée est marquée par une double rangée de six colonnes (à droite de la gravure) qui supportent un fronton de marbre comme le pronaos d'un temple; la principale entrée subsiste encore , mais très-défigurée par des réparations subséquentes et des constructions modernes. Des colonnades de ce même genre garnissaient aussi souvent la cour qui occupait le milieu d'un monastère, le cloître (crypta) ; de manière que les moines pouvaient, quand la chaleur ou la pluie les y forçait , se mettre à l'abri sous ces galeries. Voyez un spécimen de cet usage au mot Crypta.

2. Galerie couverte dans un amphithéâtre, située (Caipurn. EcL vu, 47)

tout à fait au sommet de l'édiGce, et destinée à tout ce qu'il y avait de plus pauvre ; elle était munie en avant d'un rang de colonnes qui en supportaient le toit, comme le montre, dans une des figures données au mot âhphitheatrdh , la restitution de la galerie supérieure de l'amphithéâtre de Pola, d'après ce qui en reste et d'après le Colisée de Rome.

3. Long appentis ou galerie de bois, couverte d'un toit, mais ouverte en partie sur les côtés, construite sur un agger (Oies. B. C. II, 2), comme dans le spécimen ci-joint , emprunté à la colonne

de Trajan , pour protéger les liommes que l'on y plaçait. On donnait aussi le même nom à un hangar servant à défendre toute espèce d'objets , une rangée de ruches, par exemple, contre le froid et la pluie (Columell. IX, 7,4).

PORTI SCULUS . Bâton avec lequel l'officier, qui donnait le signal à bord d'un bâtiment (voy.CELEUSMAetPATTSARlus), marquait la mesure pour faire manœuvrer

tousjes rameurs en cadence (Ennius et Laber. ap. Non. s. v.; Cato, ap. Fest. s. v.; Plaut. y#J. III, 1, 14). Dans la gravure, empruntée au Virgile du Vatican, on voit \e portisculus dans la main droite de la figure assise à l'arrière.

PORTITOR (èX),iiievt(TTTQ;). Douanier;

PORTUI.A.

employé des puhl'ican'i, qui ])renaient à ferme le portoc'ium, ou droit sur les importations , les exportations et les transports; il visitait les effets et les marchandises des négociants et des voyageurs.

Comme les fonctions de portitor avaient quelque chose de tracassier, et qu'elles étaient souvent exercées avec dureté et grossièreté, ces officiers étaient extrêmement impopulaires (Cic. Off. I, 42; Non. s. V.).

PORTULA. (TtuXîç). Diminutif de Porta; et particulièrement petite porte ou guichet s'ouvrant dans l'épaisseur d'un battant delà grande porte pourlivrer passage aux voyageurs qui se présentaient après que les portes avaient été fermées pour la nuit (Liv. xxv, 9 ; cf. Polyb. VIII, 20. 24).

PORTUS. Port ou havre servant à abriter et à recevoi»" des vaisseaux ; endroit de refuge contre le mauvais temps ou contre une escadre ennemie ; bassin servant au chargement et au déchargement des marchandises. Ce mot désigne tout à la fois un havre ménagé par la nature dans une baieou àl'embouchured'uu fleuve, et un bassin creusé de main d'homme. Sur la première de ces deux espèces de ports , il n'y a pas besoin d'explications, mais la seconde est assez importante et assez curieuse pour qu'on demande quelques détails sur la manière dont les anciens la comprenaient et sur les résultats qu'ils obtenaient , d'autant plus que ce genre d'ouvrage occupe une grande place dans leurs travaux publics.

Les Grecs et les Romains paraissent avoir construit leurs ports sur le même plan, sans presque aucune différence dans les détails, comme l'attestent les traces et les débris qui s'en conservent encore en beaucoup d'endroits de la Grèce et de l'Italie. Ils se composaient d'un bassin extérieur ( Xi(xy)v des Grecs, notre avant-port ) , avec un ou plusieurs bassins plus intérieurs, plus enfermés dans les terres (ôp(xoi en grec) et se rattachant par un chenal à l'avantport ; ces ports sont presque toujours situés près de l'embouchure d'une rivière ou dans une crique formée par la mer ; ils ont donc une rade. L'entrée du port

est protégée par un brise-lames en tête de lajetée, sur laquelle s'élevait un phare et des tours fortifiées, et au besoin oa tendait en travers de cette entrée, pour la fermer à une flotte ennemie, des chaînes ou des barres de fer. La jetée était construite sur arcades, pour combattre la tendance naturelle des ports artificiels à se remplir de galet et à s'ensabler, assez de calme étant établi dans l'intérieur du port au moyen d'écluses adaptées aux piliers de ces arcades. On peut voir à Eleusis des jetées ainsi construites; d'autres sont représentées sur des médailles romaines, des peintures de Pom^ péi et dans le Virgile du Vatican. A l'intérieur du port, tout autour du bassin, régnait une large route, ou quai, soutenue par un mur en maçonnerie et bordé de magasins ou entrepôts, d'un marché , de la maison du capitaine du port et d'un temple, presque toujours dédié à Vénus, par allusion a sa naissance miraculeuse du sein des flots. Desdegrés conduisaient du quai à l'eau; des colonnes étaient placées à égale distance les unes des autres tout autour du port, et servaient à attacher les amarres, ou, quand elles manquaient, de larges anneaux étaient scellés dans le mur du quai et rendaient les mêmes services. De plus, l'ensemble du port et des bâtiments annexés était entouré d'un mur d'enceinte et de fortifications qui ne laissaient pénétrer du côté de la terre que par une porte fortement défendue. On comprendra encore plus aisément cette description en jetant les yeux sur la gravure ci-dessous, qui donne un plan du port d'Ostie, à l'embouchure du Tibre, d'après un examen attentif des lieux fait par l'architecte vénitien Labacco au seizième siècle, alors que les ruines n'étaient pas aussi défigurées, et que l'emplacement même du port n'était pas aussi complètement comblé qu'il l'est maintenant, que des amas de vase dérobent aux regards toutes les traces de construction et de travail humain qui alors étaient encore apparentes. Des deux ports le plus grand et le plus voisin de la mer fut construit par l'empereur Claude, le bassin intérieur et plus petit, par l'empereur Trajan. A. L'entrée du port du côté de

la terre, flanquée de tours fortifiées, b. Temple, c. Aqueduc qui fournissait au port de l'eau douce. D. La maison du capitaine du port, dans un endroit d'où la vue s'étend également sur les deux ports. E. F. Ueux ponts sur un canal qui communique à la fois avec le Tibre et avec la mer, par le bras de rivière qui occupe le haut du plan. Ou croit aussi que le chenal sous un , ou même sous l'un et l'autre de ces ponts, était fermé par des écluses. G. Large place carrée entourée de magasins, servant probablement de forum ou de marché, et de lieu de

rendez-vous aux négociants, aux capitaines, etc. H. Petit bassin, entouré aussi des magasins, et qui, d'après l'élroitesse de son entrée et sa position sur le canal qui conduit dans le bras de rivière, paraît avoir été destiné aux caboteurs et aux tout petits bâtiments marchands, i.

Brise-lames devant l'entrée du port intérieur. K. La digue qui protégeait l'entrée du port de Claude. Des traces des bâtiments de la douane et des magasins qui bordaient le port intérieur et le bras de rivière sont indiquées sur le plan. Autour du port de Claude, on n'a pu en

découvrir que de faibles vestiges, qui sont indiqués par la lettre L ; mais il est certain que dans l'ancien état du port, ces constructions avaient occupé bien plus de place autour de ce même bassin. La ligne ponctuée à droite du port montre l'endroit où s'arrêtait la mer, quand Labacco fit l'examen des lieux.

POSCA (ôÇûxpatov). Boisson d'un fréquent usage à Rome, dans la basse classe, les esclaves et les soldats du camp ; c'était de l'eau avec du vinaigre et des œufs battus (Plaut. Mil. m, 2, 23; Suet.

fit. 12; Spart. Hadr. 10).

POSTILENA (ÛTtoupC;). Croupière ou reculement pour les chevaux de selle ou de charge ; c'était une pièce du harnais faite de cuir ou de bois, à laquelle on avait donné une forme demi-circulaire (Plaut.

Cas. I, 4, 3(5); elle entouraitla croupe de l'animal et était retenue par la queue, tandis qu'à l'autre extrémité elle était

fixée à la selle, qu'elle empêchait ainsi de glisser en avant, comme Yantileiia ou

/Jo/Vra// l'empêchait de glisser en arrière. La figure ci-jointe est tirée de l'arc de Septime- Sévère.

POSTIS (itapadTaç, ffTa6(i.6;).Leyambage d'une porte, c'est à-dire une poutre ou un pilier vertical , placé de chaque coté d'une porte, reposant sur le seuil et supportant le linteau, comme le montre la gravure ci-jointe, qui représente une

POSTSIGNAIXI.

porte en pierre encore subsistante dans une des rues de Pompéi (C'ic. ad Jtt. m,

15;0v.^/n. II, l,27;Val. Max. IX, 12, G; Vitruv. iv, 6).

2. Les poètes donnent à ce mot un sens bien moins précis; ils l'emploient quelquefois pour la porte même {fores), pour un de ses battants, ou pour la tige métallique {scapiis cardinalis) qui forme le pivot sur lequel tournent les pentures d'une porte.

POSTOMIS ou PROSTOMIS. Instrument dont se servent encore nos palefreniers et nos maréchaux pour tenir un cheval par le nez, lui faire conserver une immobilité absolue, et rester complètement maîtres de lui pendant qu'on le panse, qu'on le selle ou qu'où le soumet à quelque opération délicate (Non. s. v.). Il se composait de deux tiges métalliques se teripinant chacune par une branche en demi^cercle. On faisait entrer dans ksna-

rines ces deux branches, tandis qu'à leur

extrémité opposée les deux tiges métalliques étaient attachées par une corde qui les serrait l'une contre l'autre. On < mploie maintenant une pince du même genre dans quelques districts de l'Angleterre , pour conduire les taureaux : • on trouve que c'est là ce qui abat et ce qui dompte le plus sûrement leur courage. Il en est de même en Toscane pour les bœufs de trait, comme le montre la gravure cijointe. La figure de gauche représente une ancienne postomis, d'après un bas-relief découvert dans le midi de la France, sur lequel on voit deux vétérinaires en train l'un de saigner, l'autre de tondre des chevaux ; celle de droite représente l'instrument moderne qui sert actuellement aux mêmes usages en Italie , et celle du milieu fait à peu près comprendre la manière dont la pince était disposée sur l'animal ; un des bouts arrondis est fixé dans chaque narine, et le manche de l'instrument, tourné vers le front, y est maintenu en place par une corde qui fait le tour des cornes de l'animal ; puis, audessus de la tète, les deux cordes attachées aux deux bras de la pince passent ensemble à travers un anneau, et de là vont se rendre dans la main de celui qui conduit l'animal ; quand il les tire, celui-ci se seut pincé. Ces détails feront aussi comprendre une allusion de Luci- \ias (ap. Non./, c); il caractérise un buveur en disant qu'il avait toujours au nez la coupe à boire, qu'il compare ainsi à une postomis.

POSTSCENIUM. La partie d'un théâtre romain qui est derrière la scène {scena), celle où se retirent les acteurs pour faire ce qui doit être dérobé aux regards des spectateurs ou changer leurs costumes; enfin c'est une expression qui , par la manière dont elle est employée au propre et au figuré, répond à peu ppès à notre expression française de coulisses (Lucret. IV, 1179). Voy. le plan au mot ThkaTRCM romanuh. Les postscenia y sont marquées £ E.

POSTSIGNANI. Les soldats formant, dans un ordre de bataille, la seconde et la troisième ligne , derrière la première ligne où étaient les étendards (Frontin. Strat. Il, 3, 17; Ammian. xxiv, 6).

POSTULATICII.

PR.CCO.

âOà

POSTULATICII. Gladiateurs produits en sus de ceux qu'avait annoncés le programme du spectacle , pour satisfaire les demandes (postulataj du peuple (Senec.

PR;*:CENTOR. Celui qui conduit une bande de chanteurs (Apui. de Mundo, p. 749).

PRiîlCIA. Crieur qui, les jours consacrés aux dieux, marchait devant les Fiamines et ordonnait au peuple d'interrompre ses travaux pendant que passait une procession, de peur que les rites sacrés ne fussent profanés par les regards du prêtre tombant sur une personne employée à quelque travail manuel ; ce qui eût été regardé comme une souillure.

(Festus j. 1».; Serv. ad Wr^. Georg. I, 268).

PRiECINCTIO (6iàÇa>[i.a). Large couloir régnant dans l'intérieur d'un théâtre ou d'un amphithéâtre, tout autour du cercle formé par les cavex , au sommet de chaque /wa?«/a««OT (Vitruv. V, 34; cf. II, 8, 11). La disposition générale de ces couloirs sera mieux comprise en ayant recours au plan du théâtre d'Herculanum, au mot Theatrcm romamm.

La gravure ci-jointe fait voir une portion de ce théâtre, contenant la partie correspondante de trois prxcinctiones.

Elles servaient à ménager au spectateur, quand il arrivait au théâtre , le moyen d'arriver à sa place sans gêner ceux qui l'avaient précédé et qui étaient déjà assis. Si, par exemple, il arrivait par la plus éloignée des petites portes {vomitoria ) que représente la gravure , taudis que sa place se trouvait dans le

compartiment {cavea) le plus voisin du lecteur, il faisait le tour par la prxcinc' //«jusqu'au moment où il atteignait l'escalier (scala) le plus voisin de la place qu'il devait occuper. Il le descendait jusqu'au rang de sièges {gradus) où était marqué le sien, et alors, pour y arriver, il n'avait à déranger que le petit nombre de personnes assises entre l'escalier et la stalle qui lui appartenait.

PRiECLAVlUM. Portion d'une pièce d'étoffe qui devait être décorée de la bande de pourpre appelée clavus. Elle était en laine blanche, et on la brodait eu pourpre (Non. s. v.). La pourpre ne faisait pas partie du tissu de l'étoffe , comme le prouve clairement ce passage d'Afranius (ap. Non. /. c.) : Mea nutrix, surge, si fis, profer purpuram , prxclavium textutn est.

PRiïlCO. Crieur public, servant chez les Romains dans beaucoup de circonstances différentes : devant une cour de justice, à appeler le demandeur et le défendeur, annoncer les noms des parties, proclamer la sentence, etc. ; dans les comices , à convoquer les centuries , proclamer le résultat du vote de chaque centurie et les noms des élus ; dans les ventes , à annoncer les articles mis en vente et à répéter les enchères ; dans les jeux publics, à avertir le peu- ^ pie de se rendre au théâtre et à proclamer les noms des vainqueurs ; dans les assemblées publiques, à maintenir l'ordre et le silence; dans les grandes funérailles (funera indictiva), ils parcouraient toute la ville eu invitant le peuple à se rendre à l'enterrement. La figure ci-jointe nous donne un spécimen de ce dernier usage ; elle est empruntée à un bas- relief romain, où l'on voit \eprxco marchant, avec sa trompette funèbre , à la tête d'un convoi. Enfin , comme nos crieurs publics, il criait à son de trompe, dans le canton, les objets perdus (Plaut. Cic. Liv. Hor.\

PSiEFECTI.

PRiEFECTi.

PR^FECTI. Douze officiers chargés par les consuls, dans un corjjs d'armée romaine, de prendre le cotiimamlement du contingent de Iroupes fournies par les alliés. Ils les commandaient avec l'autorité et le rang des tri//unU\es légions romaines fCœs. B. G.lii, 7, et i, 39; Sali. Jug.bO).

2. Quand il s'agit d'armées étrangères, les éciivains latins donnent à ce titre un sens que nous pourrions traduire par g^^nerauc de division , ceux qui commandent sousle général en chef (Nepos. Aie. h; Ages. 2).

3. Prœfectus equltum. Le général qui commandait la cavalerie d'un corps d'armée [WnX. B. G. \%).

4. Prxfectus leglonls. Titre adopté sous l'empire pour désigner, à ce que l'on suppose, l'officier primitivement appelé legntus leglonls ou teglonl preepositus, le commandant en chef de toute une légion , de l'infanteiie et de la cavalerie qui la composaient (Tac. Hist. i, 82. Cf. Veg. MU. 9).

6. Prœfectus castrorum. Officier attaché à chaque légion romaine, et dont les fonction^ étaient de choisir l'emplacement du camp, de procurer aux soldats les instruments et matériaux sans lesquels on ne pouvait l'établir, de surveiller la construction des ouvrages qui les défend ient, de se charger des bagages de la légion, de veiller sur les malades , les blessés, les approvisionnements, les machines de guerre, etc. (Veg. Mil. ii,

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