Jenseigne d'une boutique (Quint
VI, 3, 38), indiquant par quelque ligure emblématique la nature du commerce qui s'y faisait ; ainsi le petit tableau ci-joint, représentant deux hommes qui portent une amphore, et exécuté en terre cuite.
forme à Pompéi l'enseigne d'un cabaret.
Un laitier, dans la même ville, a pour enseigne un enfant qui trait une vache. 4. Signe ou constellation dans les cieux, formée d'un certain nombre d'étoiles,qui, par la manière dont elles son t grou-
pées, présentent quelque ressemblance avec certains animaux et certains objets; c'est ce qu'on voit figuré dans la gravure ci-jointe, d'après une statue d'Atlas portant le ciel sur ses épaules (Ov. Fast. v, 113; Met.mn, 619).
b. Signa militaria. Etendards et en-
seignes militaires ; sans doute , sous ce titre, on comprenait l'aigle (a^MtVa), qui était l'enseigne commune de toute la légion ; mais, plus souvent, on employait ce mot pour indiquer les différents étendards qui appartenaient à chaque manipule, à chaque cohorte séparée , et pour les distinguer de l'aigle (Cic. Cat. Il, 6; Tac.
Hist. II , 29 ; ^nn.
I, 18). La figure, empruntée à une médaille, nous montre l'aigle entre deux étendards de cohorte; toutes lei enseignes différentes sont réunies dans la Table analytique, et à chacun des mots qu'elle indique on trouvera une figure.
SILENTIARIUS. Serviteur qui avait pour fonction de maintenir le silence dans la maison, et d'empêcher toute la troupe des esclaves de faire le moindre bruit en présence de leur maître , une toux même ou un éternument étant immédiatement punis par un coup de baguette (Salvian. Gub. Dei,w, 3; Inscript, ap. Fabrett.
p. 206, n. 54; cf. Senec. Ep. 47).
2. Sdentiarius sacri palatiî. Dans les derniers temps de l'empire, un des trente officiers , qui étaient des personnages assez importants dans la cour de Byzance, chargés, sous la direction de trois supérieurs (decuriones) , de veiller à ce que le silence , l'ordre et le décorum régnassent dans l'enceinte du palais (Imp. Anastas. Cod. 15, 62, 85 ; Inscript, ap. Grut. 1053, 10).
SILEX. En général , pierre à feu, pierre à briquet; mais, dans un sens plus particulier, roche dure d'origine ignée , que les maçons coupaient en blocs polygonaux, qu'ils assemblaient ensuite soi»
gneusement en queue d'aroude. On l'em-
SILICERNICM.
SIMPCVIUM.
ployait en grandes quantités dans la construction des murs (Vitruv. i, 5, 8), et pour paverles routes et les rues (Liv. xli, 27; XXXVIII, 28), comme le montre le fragment d'un pavé romain encore subsistant près de Rome, qui est représenté ci dessus. Le mot silex est opposé à lapis, dalle carrée, et à saxum autre roche de formation ignée, et que l'on employait aussi par blocs polygonaux, mais qui rentrait dans la"classe des roches que les géologues appellent tuf, au lieu d'être de nature siliceuse.
SILICERNIUM(7r£p't6ei7ïvov). Fête funéraire donnée en l'honneur d'un mort, soit le jour même des obsèques, soitquelques jours plus tard fVarro, ap. Non. s. o). ) ; par plaisanterie, on emploie quelquefois ce mot pour désigner un vieillard décrépit (Terent. Jd. iv, 3, 34). Chez les Romains il paraît que ce banquet funéraire avait lieu dans le tombeau même {ad sepulcrum, Varro, /. c. ), et c'est sans doute à cela que servaient ces chambres richement décorées que l'on rencontre si souvent comme dépendances des tombes (voy. Sepdlcrcm, 1, et la gravure), mais qui ne recevaient jamais de dépôts funèbres ; on peut encore voir un triclinium en règle, avec ses lits et sa table, dans un des moimments funèbres à Pompéi. Mais chez les Grecs ce repas était toujours donné dans la maison du plus proche pa-
rent du mort, immédiatement après les funérailles (Demosth. de Coron. ^ 288 ; (vie. de l.ciT. Il, 2â). La gravure ci-jointe re^)réieute les parents d'une jeu*ie lille
grecque assis à un banquet funéraire du genre de ceux dont nous venons déparier ; elle est tirée d'un bas-relief sculpté sur la tombe. Les figures que l'on voit audessus, sur la corniche, représentent différents objets servant à la toilette des femmes et à leurs travaux d'aiguille.
SIMA. Moulure architecturale , ainsi appelée du contour de son profil, qui rappelle le nez camard d'une chèvre, étant concave dans sa partie supérieure, convexe dans sa partie inférieure.
Elle était surtout employée dans '>^ le couronnement ou membre supérieur d'une corniche, au-dessus de la corona ; nos architectes l'appellent doucine ou gueule droite (Vitruv. m, 5, 12).
SIMPULUM. Grande cuiller à long manche, qui servait, dans les sacrifices, à puiser en petite quantité le vin dans le cratère (Varro, L. L. V, 124), ou dans tout autre grand vaisseau, pour en faire des libations (Festus, s. v. ; k\i\3\.Apol. p. 434). La figure de droite de la gravure ci -jointe nous montre cet instru-
ment lui-même, d'après un simpulum antique trouvé dans un vase d'argile ; sur la surface extérieure de ce vase est une peinture qui représente une prêtresse en train de remplir une coupe d'un vin qu'elle puise dans un vase plus grand à l'aide du simpulum, comme on le voit dans la gravure.
SIMPUVIUM. Vase que l'on emplojrait dans les sacrifices ; on suppose que c'est une variété du simpulum (Plin. H. A'.
xxxv, 40;Juv. VI, 343).
SINDS.
SINDON (aivSwv). Éîoffe de lin trèsfine ou mousseline, qu'employaient pour se vèlir les Indiens , les Égyptiens , les Asiatiques. Elle fut aussi introduite en Italie, et ceux qui avaient des habitudes de luxe s'en servaient, au moins dans les derniers teOips de l'empire, pour l'été, soit comme vêtement de dessous, indutus, soit comme vêtement de dessus, amictus (Mart. Il, 16 ; IV, 19 ; Auson. Epliem. in Parecb. 2).