VI
THOLUS (ôôXoi;). Coupole ou dôme servant de toit à un bâtiment de forme circulaire (Vitruv. iv,8, 7 ; Ov. Fast. vi.
^ôrer
282) ; se dit et du plafond que le dôme formait à l'intérieur (Ov. Fast. VI, 296; Virg. A'rt. IX, 408), et du toit qu'il fai-
THORACATUS.
sait à l'extérieur (Mart. ii, 59). La gravure, d'après une médaille de Néron, établit le sens véritable de ce mot, car elle représente le grand marché pour les comestibles tout apprêtés {macellum magnum), qui, nous l'ajjprenons de Varron {ap. Non. p. 448), était couvert d'une coupole (t/iolus macelU), comme on le voit dans la gravure.
THORACATUS (ewpaxoçopoî). Qui porte un thorax, c'est-à-dire une cuirasse (Plin. H. N. XXXVII, 37).
THORAX (0wpaî). C'est proprement un mot grec qui correspond au mot latin Lorica; mais ces deux mots se trouvent opposés l'un à l'autre dans un texte de T. Live (XLii, 61 : lorica thoracesque), où lorica est un corselet de cuir, tlwrax une cuirasse de métal.
2. (TtpoTojx^ô). Portrait en marbre, en bronze ou en toute autre matière , représentant la personne jusqu'à la poitrine seulement ; c'est ce que nous appelons un buste (Trebell. Claud. Goth. 2; Vitruv.
Compend. 2). Le spécimen", emprunté à un bas-relief, représente un artiste en train de modeler un tliorax, soit en cire, soit en argile , comme l'atteste le bâton à modeler qu'il tient dans sa main gauche ; c'est probablement un de ces petits bustes que les anciens Romains avaient l'habitude de conserver dans leurs maisons sous le titre de imagines majorum. C'est à cette coutume qu'il faut attribuer l'origine des bustes comme branche particulière de l'art ; ils étaient d'un grand avantage pour les personnes qui n'avaient pas assez de fortune pour faire la dépense
d'une statue en pied. Cela expliquera un fait qui autrement paraîtrait singulier, c'est que l'on ne rencontre que dans des écrits d'une époque relativement assez récente le nom qui désigne dans l'antiquité un buste. 11 est nécessaire de se rappeler que les anciens appelaient Hermse ces œuvres de la statuaire grecque primitive, qui sont si souvent classées dans nos musées parmi les bustes ; en réalité , ce ne sont pas des bustes , mais des têles sans épaules, destinées à être fixées au sommet d'une borne carrée, les piédestaux sur lesquels elles sont maintenant posées étant tout à fait modernes.
THRAX, THU^X, ou THREX. Gladiateur thrace (Senec. Q. N. iv, 1), ainsi nommé parce qu'il avait la même armure
défensive et offensive que les guerriers thraces, un coutelas à lame recourbée et à pointe aiguë ( sica ), et le petit bouclier thrace (Festus, s. v.) à contours carrés et à surface convexe , comme le montrent
les gravures , tirées toutes deux de des-
THTRSUS.
sins sur des lampes en* terre cuite. Dans la lutte, il soutenait souvent l'attaque de son adversaire courbé en deux ou agenouillé derrière son bouclier, comme le montre la figure ci-dessus, qui fait bien comprendre l'allusion par laquelle Sénèque (/. c.) désigne une personne de petite taille en l'assimilant à un gladiateur thrace attendant l'attaque.
THRONUS (6p6voç). Trône (Plin. H. N). XXXV, 36, 2; Auct. Pervigil. Ven.
7) ; ce n'est qu'une transcription du mot grec, dont l'équivalent latin est SoLiUM.
THYAS ou THYIAS (Ouà; ou Ôutà;).
Bacchante (Ov. Fast. VI, 514; ClatuU.
64, 392 ; Vi,g. Mn. iv, 302) ; forme grecque adoptée par les poètes latins, et synonyme de Baccha.
THYMELE ou THYMELA (8v(i£Xn).
C'est proprement un mot grec qui désigne un endroit servant au sacrifice, comme un temple ou un autel; mais on l'emploie particulièrement pour l'autel de Bacchus dans un théâti'e grec. C'était une plateforme carrée, à laquelle conduisaient des degrés, et qui était située au centre de \ orchestra (voyez le plan au mot Thea- TRUM, 2, sur lequel il est marqué b). 11 rendait différents services : ilservait d'autel , il représentait un monument funéraire , ou tout objet du même genre qui jouait un rôle dans la pièce ; il cachait le souffleur qui se tenait derrière , tandis qu'il portait le joueur de flûte {tibicen). et quelquefois le chorége. Dans uu théâtre romain il n'y avait pas de thjmele , parce que l'orchestre était tout entier disposé pour recevoir des spectateurs, comme notre parterre. '
THYMELICI (6y|i.£Xtxoi). Le chœur dans un théâtre grec, ceux qui] chantaient dans l'ort/iei^ra autour de l'autel de Bacchus {thjmele), et les musiciens qui occupaient cet autel , par opposition aux scenici (axrjvixot), les véritables acteurs, ceux qui jouaient sur la scène (Vitruv. V, 7, 2; Isidor. Orig. xviii, 47).
THYROMA (eûptofia). C'est le nom grec d'une porte d'entrée, de l'allée d'une maison (Vitruv. iv, 6, 1). Voy. Ja- NUA.
THYRSIGER. Qui porte le thyrse; épithète désignant Bacchus , ses compagnons
et ses adorateurs (Senec. Med. 110; Hipp. 753), qui portaient cet instrument sur
leurs épaules, quand ils étaient en train de célébrer les fêtes de leur dieu, comme on le voit dans la figure ci-jointe , tirée d'une peinture de Pompéi , ofi sont représentées plusieurs des cérémonies qui accompagnaient un sacrifice à Bacchus.
THYRSITENENS (Anthol. Lat. i, p. 11, Burm). Synonyme du précédent.
THYRSUS (OOpffo;). Thyrse , long bâton dont la tète était formée d'une pomme de pin, d'une touffe de lierre ou d'un bouquet de feuilles de vigne; Bacchus et ses .adorateurs le portaient dans la célébration de leurs rites (Hor. Od. ii, 19, 8; Stat. Theb. ix, 614). C'était primitivement une lance, dont la pointe était entourée et cachée comme nous venons de le dire (Macrob. Sat. i, 19; Sen. Herc. Fur. 904). La gravure montre les trois manières indiquées ci-dessus de décorer la tète d'un thyrse ; à gauche , ce sont des feuilles de lierre ; à droite, des feuilles de
vigne , et au milieu une pomme de pin : spécimens empruntés tous à des peintures de Pompéi ; mais pour l'instrument