‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 290 sur 327 · Unguentarînm, sous-entendu vas · texte numérisé non relu

Unguentarînm, sous-entendu vas

Flacon à odeurs ou vase servant à contenir des eaux parfumées ou des pommades (Plin. H. iV. XXXVI, 12). Ils étaient faits d'albâtre ou de pierres fines , ou de verre, et c'est de cette dernière substance

que sont les spécimens , de formes et de dimensions différentes, que nous don-

nons, tous d'après des originaux conservés au musée de Naples.

URCEOLUS (Juv. m, 203). Diminutif de

URCEUS. Vase à anses (Mart. xiv, 106), ordinairement en faïence (Hor. A.

P. 21 ; Mart. /. c), qui servait généralement d'aiguière pour puiser dans un réser\oir et remplir d'eau d'autres vaisseaux (Varro, ap. Non. v. Trulleum'; Paul. Z)/>. 33, 7, 18). Ce vase avait probablement du rapport avec YOrca ( voy. ce mot ) ; mais nous n'avons pas assez de détails pour en déterminer au juste la forme.

URINATOR (xoXuîxSirinfii;, àpveur^p).

Plongeur, habitué à nager sous l'eau pour aller chercher des objets engloutis dans un naufrage; on en prenait quelfois à bord des navires pour aider à détacher l'ancre du fond, ou pour percer, dans un combat, la quille des bâtiments ennemis au-dessous de la ligue de flottaison (Liv. XLiv, 10; Callistrat. Dig. 14,2, 4; cf. Manil. v, 431-435; Lucan. m, 697-708).

URNA (xâXu'.;). Urne, sorte de cruche à col étroit et à cor|)s renflé, dans laquelle on allait chercher de l'eau à la fontaine ou à la rivière (Juv. i, 164; Senec. H. F. 757); ce qui la fit assigner par les artistes et les poètes aux dieux et aux déesses des fleuves et des sources , comme un emblème qui leur convenait parfaitement (Virg. A'//, vu, 792; Sil.

Ital. I, 407). Elle était en faïence ou en métal, et on la portait sur la tête ( Ov. Fast. III, 14) ou sur l'épaule (Prop. IV,

11, 28), comme le font encore ordinairement les femmes d'Italie et d'Egypte ; dans ce but, elle était munie de trois anses, ainsi que le montre la gravure cijointe, d'après un original en faïence ,•

deux sur les côtés, qui servaient à la lever, et une troisième au col , à l'aide de laquelle on la maintenait soit sur l'épaule, soit quand on l'inclinait pour en répandre le contenu.

2. Urne cinéraire , 'vase de forme et de caractère tout semblable, où l'on enfermait, pour les déposer dans la chambre funéraire , les cendres et la poussière recueillies sur le bûcher (Ov.

Trist. III, 3, «5; Her.

XI, 124 ; Suet. Cal. 15.

Voy. la gravure au mot Sepulcrdm, 2).

On en faisait en terre cuite, en albâtre, en marbre ou en verre ; c'est d'une de ces urnes en verre que nous donnons ici un spécimen , d'après un original découvert à Pompéi, à demi rempli d'un liquide où, l'on peut encore distinguer les fragments d'os dont a été formée la cendre.

3. Vase de forme et de caractère semblables, qui servait dans les Comices à tirer au sort l'ordre dans lequel on devait voter (Val. Max. vi, 3, 4 ; Cic.

Verr. il, 17), ou à recueillir lesvotes;ou,dansun tribunal à recevoir les bulletins des juges quand ilfi prononçaient leur sentence (Cic. adQ. Fr. il, 6; Hor. Sat.ii, 1, 47"; Ov. Met. XV, 44). Les sorts ou les bulletins étaient jetés dans l'urne remplie d'eau, qu'on secouait ensuite {versatur urna sors, Hor. Od. il, 3, 26 ; cf. Virg. j€n.

LRNARirM.

VI, 432 ; Stat. Silv. ii, 1, 219) ; comme le col de l'urne était étroit, il ne pouvait venir à la surface et l'on ne pouvait retirer d'un seul coup qu'un seul numéro.

La figure ci-dessus, qui, on le remarquera, présente les mêmes traits distinctifs que les spécimens donnés plus haut , est tirée d'une monnaie de la gens Cassia.

4. Mesure de liquides contenant quatre congii ou la moitié d'une amphora ; on appelait aussi urna le vase qui contenait cette quantité ; il avait probablement la même forme caractéristique que ceux que nous venons de décrire (Cato, -R. R. 10 et 13; Juv. xv, 25).

URNARIUM. Dans une cuisine romaine ou dans des bains, table carrée sur laquelle étaient disposées les burettes et les urnes {urnœ. Varro, L. L. v, 126; id. ap. lion. s. v.) Les Italiens modernes désignent une dalle ou table du même genre sous le nom de secchiario, de secltia , seau ; c'est habituellement une plaque de marbre , percée d'un trou par lequel coule et s'en va l'eau qui passe par-dessus les bords ou qu'on verse à côté; c'est tout à fait Vurnarium des Romains et la pierre d'écier de nos cuisines.

URNULA (jcàXmov). Diminutif d' t/ma (Cic. Par. i, 3; Spart. Sev. 24).

URPEX. Voyez Irpex.

URVUM ou URRUM. La partie recourbée , le manche d'une charrue , plus ordinairement appelé BuRA (Varro, L.

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