Uter vini. Outre à vin (Plaut
Truc. V, 1 1 ) ; elle servait surtout à transporter en grandes quantités du vin d'un endroit à un autre ; mais dans la plus haute antiquité on apportait le vin dans une outre jusque dans la salle à manger
(Varro, ap. Non. ',v. Cupa), et c'était avec l'outre que l'on remplissait les coupes, comme le montre la gravure cijointe, qui représente , d'après une peinture de Pompéi, une femme versant d'une outre du vin dans un cantharus que tient Silène.
3. Uter unctus. Peau de bouc, graissée à l'extérieur et gonflée d'air, sur la-
quelle les paysans de l'Altique avaient l'habitude de danser ou de sauter, par manière de jeu champêtre, le second jour des fêtes de Bacchus que l'on appelait y4scolia ('AffJcwXia), comme dans le gi'oupe ci-joint, d'après une pierre gravée (Virg. Georg. 11, 384 ; Srhol. Aristoph. in Plut. 1130).
UTRARII. Porteurs d'eau , qui en portaient dans des outres (utres) pour une armée en marche (Liv. xuv, 33).
UTRICULARIUS (àdxaûXYic Suet.
Nero, 54). Joueur de musette. Synonyme de AscAULES. Voy. la ligure à ce mot.
UTRICULUS (àdxiStov). Diminutif de Uter (Celsus, ii, 7).
VACERRA. Poteau auquel on attachait des chevaux (Festus, s. a».) ; par suite, au pluriel , forte palissade faite de montants reliés l'un à l'autre par des traverses et servant à enfermer du bétail|; parc à bœufs ( Golumell. VI, 19, 2 ; IX, 1, 3 et 9).
VAGINA (Çt<po9inxYi , xo).e6ç). Le fourreau d'une épée (Cic. Virg. Hor. Ov.) , fait ordinairement de différentes espèces de bois, de buis , d'orme , de chêne , de
frêne, etc.; et quelquefois peut-être de cuir, comme semble l'indiquer le nom grec xoXeôç (en \A\.m,culeus). La gravure représente un glaive antique trouvé à Pompéi dans son fourreau, qui est uji étui en bois couvert d'une plaque mince de métal garnie de têtes de clou» en bron2e.
VALLATUS. Protégé par un vallum (Hirt. B. Alex. 27).
VALLUM (xapâxwjAa). Palissade faite de jeunes troncs avec leurs branches latérales raccourcies et taillées en pointe , de manière à former des espèces de chevaux de frise. Les Grecs et les Romains la plantaient ordinairement au sommet de la levée ( agger ) dont ils entouraient leurs camps (Liv. xxxiil, 5 ; Polyb.
XVII, I, 1); par suite, on emploie souvent ce mot, dans un sens plus large, pour désigner à la fois le rempart de terre et la palissade qui le couronne. Dans la gravure au mot Agger, empruntée à la colonne Trajane, le -vallum est formé de simples perches droites, taillées
en pointe à lenr sommet; mais il fant croire que c'est là un caprice de l'artiste, ou admettre qu'on avait déjà renoncé à l'ancien usage au moment où furent exécutées ces sculptures.
VALLUS (xtxpaÇ). Pieu formé d'un jeune tronc ou d'une grande branche à laquelle on avait laissé, en les raccourcissant et les taillant en pointe, les branches latérales , et qui servait d'échalas ou de tuteur; mais on s'en servait plus particulièrement pour former le -vallum, ou palissade qui couronnait le rempart d'un camp. Eu campagne, chaque soldat romain en portait plusieurs tout préparés et prêts à être plantés en terre (Cic. Tusc. II, 17 ; Liv. lvii, Epit.).