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TESATUDS.
trouvé à Pompéi; l'inscriplion pour le mois de janvier est imprimée à côté dans toute sou étendue et donne un spécimen des inscriptions de chaque mois.
2. Grand livre dans lequel les banquiers et les préteurs d'argent tenaient les comptes qu'ils avaient avec leurs clients ; il tirait son nom de ce que l'intérêt était exigible aux calendes ou premier jour du mois. (Sen. de Benef. vil, 10; Ep, 87).
CALICULUS (xyXÎKiov). Diminutif de Calix.
CALIDARIUM. Voy. Caldaricm.
CALIENDRUM. Sorte de boumt que portaient quelquefois les femmes romaines
CALIGARICS.
et dont il est difficile de déterminer exactement la forme ( Hor. Sat. i, 8 , 48 ; Varro, teste Porpliyr. Schol. ad Hor.
/. c; Acron, ib.). C'était une espèce de coiffure, probablement de la nature du bonnet, comme on le voit par la figure ci-jointe, prise d'une pierre gravée qui représente Faustine la jeune. Cette coiffure avait différentes formes.
Canidie en portait une très -haute (Hor. /. c).
Quelques auteurs pensent que le caliendrum était fait de cheveux, et y voient une sorte de perruque.
CALIGA. Soulier porté par les soldats romains, y compris les centurions, mais non les officiers supérieurs (Cic. adAtt, ii, 3 ; J ust. XXXVIII, 10 ; Juv. Sat. XVI, 24 ; Suet. Calig. 52). C'était un , soulier fermé, qui couvrait entièrement le pied (Voy. Ca- LIGARIUS ) ; il avait une semelle épaisse, garnie de clous (CLAVCS CALIGARIS) et était attaché par des courroies qui couvraient le, coude-pied^ et qui entouraient le bas de la jambe, comme on le voit par la gravure ci-jointe, prise de l'arc de Trajan.
CALIGARIUS. Ouvrier qui avait pour métier de faire des souliers de soldat, caligx (Lamprid. Alex. Sev, 33 ; Inscript. a/>. Grut. 649, 1), Le spécimen cijonit est pris d'un marbre de tombeau à
Milan, qui porte pour inscription SuTOR CALIGARIUS, et ne permet pas de doutes sur le métier. 11 est d'une exécution gros-
CALIGATCS.
CALONBS.
sière et a souffert du temps ; mais c'est un débris précieux , parce qu'il prouve que la caliga était un soulier qui chaussait exactement, et qui était fait sur forme, et non une sandale qui laissait les orteils exposés, comme on l'a généralement inféré des dessins d'arcs de triomphe et de colonnes donnés par Bartoli. L'ouvrier semble tenir de la main droite le manche d'une alêne, et de la main gauche une caliga sur la forme, pendant que l'autre soulier est sur la table devant lui.
CALIGATUS. Portant la ca//^a ou soulier de soldat (Juv. Sat. m, 322), comme on le voit dans l'avant-dernière gravure; par extension simple soldat (Suet.
Aug. 25; Vitell. 1), parce que c'était surtout aux simples soldats qu'appartenait cette chaussure.
G ALIPTR A ou CALYPTR A()caXuiiTpa, xâXu(X[ia). Voile porté en public par les eunes femmes de la Grèce et de l'Italie, et destiné à dérober leurs traits aux regards des étrangers (Festus, s. v. ; Hom. Od. V. 232; Soph. Ag. 245). Il était tout à fait semblable a celui dont se servent les femmes turques. On le plaçait sur le haut de la tète et on s'en entourait la figure de manière à la cacher entièrement , excepté la partie supérieure du nez et des yeux (Eurip. Ipli. T. 372). On laissait tomber ce voile sur les épaules et descendre jusqu'au milieu du coqis , précisément comme on le voit dans la gravure ci-jointe, prise d'une petite figure en terre cuite du Collegio Romano. Un voile de cette sorte était aussi porté par les jeunes mariées en Grèce (iCsch. Ag. 1149), et c'est avec ce même costume que paraissent encore à Rome, à la fête de l'Annonciation, les jeunes femmes qui reçoivent une dot de l'État.
CALIX (xûXiÇ). Gobelet peu profond et circulaire, de l'invention des Grecs (Macrob. Sat. v, 21) ; il avait un pied bas et deux petites anses, comme dans notre spécimen , pris d'un modèle de terre cuite ,
fréquemment représenté sur leurs vases d'aigile dans les banquets et les scènes bachiques, et qu'on trouve dans toutes les collections, quelquefois décoré de dessins, et d'autres fois simplement couvert d'une couche uniforme de vernis noir et luisant.
2. Sorte de plat à potage ou à légumes, dans lequel les aliments liquides , et plus particulièrement des légumes, étaient cuits et apportés sur la table (Varro, L. L. v, 127 ; Ovid. Fast. v, 509 ). La gravure cijointe est tirée d'un modèle en poterie trouvé dans les catacombes de Rome. Les bords du plateau sur lequel il est posé, et qui ne forme avec lui qu'une seule pièce, ont souffert du temps; mais la forme générale du vase semble convenir à la destination que nous avons indiquée.
3. Mesureur d'eau, c'est-à-dire tube de cuivre d'une certaine longueur et d'une certaine capacité, attaché à l'extrémité d'un tuyau principal, à l'endroit où il entrait dans,le réservoir d'un aqueduc {castellum) ou à l'extrémité d'un tuyau fixé dans le tuyau principal, pour mesurer la quantité d'eau que ce tuyau recevait.
Chaque maison particulière et chaque établissement public de Rome avait droit légalement à une certaine quantité d'eau strictement déterminée : elle était mesurée par le calix. Comme on en avait fixé la longueur et le diamètre, le nombre de pieds cubes d'eau qu'il amenait dans un temps donné pouvait être calculé avec la dernière précision (Frontin, Âq. 36).
CALONES. Esclaves appartenant aux soldats romains (Festus, s. v.), qui suivaient leurs maîtres dans les campagnes, se tenaient à leurs ordres, les accompagnaient à leurs exercices et remplissaient tous les devoirs exigés d'un domestique ; ainsi ils portaient le vallum, etc. (Cic. Nat. Deor. III, 5 ; Serv. ad. Virg. £n. VI, 1 ; et Nonius, s. v. p. 62).
2. Domestique de ferme (Hor. Sat. i, 6, 103), porteur d'un palanquin ou d'une chaise (Seneca, Ep. 110) ; par suite, domestique en général.
CALPAR.
CALPAR. Ancien mot usité pour Dolium; il était déjà tombé en désuétude au temps de Varron, de Vit. Pop. Rom. ap. Non. s. v. p. 54C.
CALTHULA. Partie du vêtement des femmes qui semble avoir été fort en vogue du temps de Plante (Epid. ii, 2, 49). On suppose qu'il tirait son nom de caltlia (Non. Marc. s. v. p. 548), la calendula officiuaUs de Linné , fleur de couleur jaune ; mais il est impossible de déterminer la nature exacte d'un vêtement qui se rattache à une mode purement locale ou accidentelle.
CALVATICA. Voir Calantica.
CALX. Même sens que Linea alba ; corde blanchie à la craie qui marquait le commencement et le terme d'un terrain pour les courses du cirque. Ce mot est employé la plupart du temps dans un sens figuré, pour indiquer la fin de quelque chose , particulièrement de la vie , dont le cours et les vicissitudes sont souvent représentés par la course, ses hasards, ses retours de fortune ou ses accidents (Cic. Sen. 23 ; id., Tusc, i, 8).
CAMARA ou CAMERA (xatiàpa). Mot grec, adopté par la langue latine (Cic. Q. F. ni, 1, 1 ;Pallad., I, 13, 1) et employé par les architectes latins pour désigner le plafond voûté d'une chambre, quand il était fait de l)ois et de plâtre (Vitruv. VII, 3; cf. Propert. m, 2, 10), au lieu de présenter un arc régulier de briquetage ou de maçonnerie formé d'intrados et de voussoirs réguliers. Voilà ce qui constitue la distinction réelle entre les termes camara et fornix; mais le premier était aussi appliqué dans un sens plus général à toute espèce d'appartement ou d'édifice dont le plafond était voûté. De là est venu notre mot chambre,en passant par l'italien moderne camara, expression ordinaire pour désigner une chambre quelconque.
2. Caméra vitrea. Plafond voûté dont la surface était garnie de plaques de verre (Plin. H. N., xxxvi, 64; comparez Stat. Sylv. i, 3, 53 et l, 5, 42).
3. Petit vaisseau dont se servaient les pirates grecs et qui pouvait contenir de vingt-cinq à trente hommes. 11 était d'une construction toute particulière j il
avait l'avant et l'arrière tranchants et effilés, mais il était rond, large, plein au centre, avec des bords qui s'élevaient hors de l'eau et convergeaient l'un vers l'autre, de manière à former une sorte de toit au-dessus du vaisseau : particularité d'où lui vint son nom (Strabo, xi, 2, 12; Tac. Hist. m, 47; Aul. Gell. x, 25, 3). Une vieille gravure de F. Huiis, d'après Brengel l'aîné, et publiée par Jal {Archéologie navale, vol. II, p. 255), présente l'arrière d'un vaisseau construit de la façon que nous avons indiquée , et garde probablement une trace de l'ancienne camara,
CAMELLA. Coupe à boire faite de bois, dont on ignore entièrement la forme et le caractère particulier (Ov. Fast. iv, 779;Pelr.5aM35, §3et4;id.G4,§13).
CAMILLUS (xàôouXo; ou xotôtoXo;).
Assistant du grand-prêtre pendant qu'il faisait le sacrifice, comme la Camilla était une jeune fille qui assistait la femme du grand-prêtre.
On les choisissait parmi les enfants des familles nobles ( Macrob. Sat.
m, 8, Festus, s. Flaminius), on les' représente fréquemment dans les œuvres de l'art ancien, debout à côté du prêtre ou de la prêtresse et portant dans leurs mains les vases employés aux cérémonies, d'api-ès le rite consacré. Le spécimen donné ici est pris du Virgile du Vatican.
CAMINUS (jtâjitvo;). Fournaise à
fondre les métaux (Plin. H. iV.,xxxni,
CAMITTCS.
21). La figure ci-jointe représente la section et. le plan d'un caminus romain découvert près de Wandsford,dans le Northamptonshire (Artis, Durohriv. pi. 26).
A est la chaudière où l'on fondait et audessous de laquelle le feu était allumé (voy. la gravure au mot Fornaccla) ; B, les scories lorsqu'elles s'échappaient de la fournaise ; c, le canal qui conduisait le métal dans les moules D.
2. Forge de forgeron (Virg. Mn. VI, 630; Juv. Sat. xiv, 118). Comme on le voit par la gravure ci-jointe, prise du
marbre d'une tombe à Rome , elle ressemblait en tout point à celles d'aujourd'hui. La figure du centre tient le fer sur r«nclume (incus) avec des tenailles (forceps; au pied de l'enclume est un vase plein d'eau pour y plonger le fer et les instruments échauffés. On voit le feu sur l'arrière-plan ; et le soufflet (follis), avec l'homme qui le manœuvre, est derrière la figure à main gauche.
3. yitre ou foyer dans les maisons particulières , pour échauffer nu appartement (Hor. Ep.l, 11, 19; id. Sat. i, 6, 81 ; Suet. Vilell, 8), ou pour faire la cuisine , comme ceux qu'on construisait primitivement dans V atrium et qui consistaient en ime simple pierre de cheminée, élevée au-dessus du niveau du parquet et sur laquelle étaient placées les bûches de bois à brûler, mais sans tuyau pour recevoir la fumée et la répandre au dehors.