‹ Dictionnaire des architectes françaisChapitre 73 sur 85 · Voici un extrait de cet arrêt : « Nous Remon du Temple et · texte numérisé non relu

Voici un extrait de cet arrêt : « Nous Remon du Temple et

Robert Fouchier dessus nommez (sergent d'armes du roy notre sire),

DES ARCHITECTES FRANÇAIS. 2Ôl

Charles V lui avait fait l'honneur d'être le parrain. Ce fils, nommé Charles, étant, en 1376, étudiant à Orléans, reçut du roi une somme de 200 francs d'or. Cette libéralité est motivée ainsi qu'il suit par Charles V, dans une pièce conservée au cabinet des titres de la Bibliothèque impériale : « ... Savoir faisons que pour contemplacion des bons et agréables services que nostre amé sergent d'armes et maçon maistre Raymon du Temple nous a fais, fait encores de jour en jour et espérons qu'il nous face ou temps avenir, nous avons donné et octroie, donnons et octroions par les présentes ceste fois de grâce especial à Charles du Temple , nostre filleul , son filz , la somme de deux cens frans d'or , pour tenir et gouverner nostre dit filleul à l'estude à Orléans, où il est escolier de présens, et pour lui acheter des

livres et autres choses nécessaires pour lui l » On ignore

l'époque de la mort de Raymond. (Sauvai. — Lobineau, t. III, Pr. — J. Quicherat, Titres concernant R. du Temple. — Leroux de L., Compt. des dép. — Boutaric, Rech. archêol. sur le Palais de Justice. — De la Borde, Ducs de Bourg. — Berty et Legrand, Topogr.)

appelez avec nous feux maistres Jehan Filleul et Adam Ravier dit de Moret, et Regnault Lorier maçon et feu Philippe Milon charpentier, tous jurez du roy nostredit sire, en laditte ville de Paris, en l'office de maçonnerie et charpenterie, fumes ensemble pourveoir, visiter et estimer une tournelle et quatorze toises environ des diz anciens murs, joignant et aboutissant jusques à la porte du Chaume pour un nommé Pierre Alvart demourant adoncques en la rue de Paradis par devers et en dehors des diz anciens murs... »

1 . Dans la collection des archives de M. de Joursauvault se trouvait un toisé de travaux exécutés à l'hôtel de la rue de la Poterne, dont il a été parlé plus haut ; ce toisé avait été fait en 1 399 par un Charles du Temple, sergent d'armes et maçon du roi. Ce Charles serait-il le filleul de Charles V r

DUS Y E (J ean), i 594. Ce nom et cette date se lisent sur la tour de l'église de Moret (Seine-et-Marne).

DUTERTRE (Jacques) fut l'un des architectes de l'église Saint-Germain , d'Argentan. En i5oo il recevait « deux sols par semaine pour conduire et surveiller les travaux de cette église » . Deux sols, c'est peu ; mais il faut considérer que les travaux dont il s'agit se bornaient à l'entretien et à la conservation de l'édifice. (L'abbé Laurent.)

DUVAL, en collaboration avec Lebrun, éleva, en 1780, à Versailles, un vaste bâtiment où fut installée plus tard, en 1801, une maison d'éducation connue sous le nom de Gymnase littéraire et des arts. (Leroy, Rues de Versailles.)

DUVAL (Colin), l'un des architectes de la cathédrale de Rouen, succéda, le 21 septembre 1447, à Jean Salvart, qui venait de mourir. (Deville, Rev. des arch.)

DUVAL (Simon). En 1445 il était maître des œuvres de maçonnerie et de charpenterie de la ville de Paris. (Leroux de L., Hôt. de ville.)

ENGUERRAND LE RICHE fut chargé, en i338, par l'évêque Jean de Marigny, de continuer les travaux de la cathédrale de Beauvais, commencés vers 1220 ou 1225. [Bull. mon., t. X. — Note de M. Woillez.)

ENSINGEN (Ulric Heintz, dit d'), un des architectes de la cathédrale de Strasbourg, vivait dans la seconde moitié du XIVe siècle. Il éleva la partie supérieure de la tour de cette cathédrale, et eut pour successeur, après vingt années d'exercice, Jean Hultz, de Cologne. Ulric fut le premier architecte de la cathédrale d'Ulm, que ses fils et petits-fils édifièrent en majeure partie dans le cours du XVe siècle. Il fut appelé, en i3gi, à Milan, où il donna des dessins pour la construction du fameux dôme. (Schnéegans, Maîtres d 'œuvres .)

ERARD MALER. La nef de l'église Saint-Thomas , de Strasbourg, ayant été reconstruite vers le milieu du XIVe siècle et son élévation étant plus grande que celle de l'ancienne construction, force fut de surélever la tour occidentale de cette église. Erard Maler « senieur et architecte de l'église » fut chargé de ce travail, qu'il termina en 1367. (L. Schnéegans, Égl. Saint-Thomas.)

EREMBERTUS, architecte et sculpteur, travaillait en 995 au monastère de Vaussoire, qu'il orna, dit la chronique, d'ouvrages admirables. (Champollion, Doc. pal.)

ERLIN (Jean), écolâtre du monastère de Saint-Thomas, de Strasbourg, et plus tard vicaire général de l'évêque Bertholde de Bucheke. C'est à lui qu'on doit l'agrandissement de la nef de l'église de son monastère, travail qu'il aurait exécuté en i33o. Il mourut le 29 août i343. (Schnéegans, Égl. Saint- Thomas.)

ERNULFE, moine français, fut chargé par Lanfranc de construire une des chapelles de la cathédrale de Cantorbér) . (Dussieux, Art.fr.)

ERRARD (Charles), architecte et peintre, né à Nantes

en [606. A Page de dix-huit ans il fit son premier voyage en Italie. De retour en France, le surintendant des bâtiments du roi, Sablct Desnoyers, le chargea de la décoration d'une galerie à son château de Dangu, près de Gisors, où il connut Chambray. Il entreprit alors, avec ce dernier, la traduction de Palladio. C'est à cette collaboration qu'on doit le « Parallèle de l'architecture ancienne et de la moderne », dont les planches furent gravées d'après les dessins d'Errard. En 1648, lors de la création de l'Académie de peinture, il fut un des douze peintres choisis pour la composer. Vers iG55 il faisait exécuter, sous sa direction, au Louvre, dans l'appartement de la reinemère, plusieurs ouvrages de sculpture, de menuiserie, de serrurerie, etc. En i656 il était architecte du Parlement de Rennes*, il fit, en cette qualité, la décoration du plafond de la grande salle d'audience de ce palais1. En 1657 il travailla, aux Tuileries, à la décoration de la salle de spectacle. En 1661 et 1662 il était employé par le roi au château de Versailles2, mais plutôt comme peintre que comme architecte. En 1666 il fut envoyé à Rouen en qualité de directeur de l'Académie de France. C'est de cette ville qu'il envoya à Paris les plans de l'église de l'Assomption, dont la première pierre fut posée en

1. Ce fait est attesté par une pièce manuscrite qui faisait partie de la collection de M. de La Jarriette, ancien receveur des finances à Nantes, collection qui fut vendue à Paris, par le libraire Charavey, en 1860. Cette pièce, portant la date du 26 septembre i656, est un « Devis de la menuiserie et sculpture qu'il convient faire dans le plafond de la grand'chambre d'audience du palais de Rennes, pour nosseigneurs du Parlement », sept pages trois-quarts in-folio.

2. Il y travaillait encore en i663, ainsi que le prouve une quittance signée « de la somme de mille livres, à lui ordonnée par le roi, sur et au moins des ouvrages de peintures faites et à faire au château de Versailles ». Cette pièce, datée de i663, faisait partie delà collection de M. Lucas de Montigny, vendue à Paris il y a quelques années.

1670. En 1673 il revint à Paris, cédant la place à Coypel, qui avait été appelé à lui succéder dans les fonctions de directeur de l'École française; mais il fut désigné une seconde fois, en 1676, pour aller occuper ce poste. En i683, son âge avancé lui ayant fait souhaiter le repos, on lui donna pour successeur La Tuillière. Errard se retira dans un « beau logis » qu'il avait acquis à Rome, près de l'église de la Paix, et il finit sa vie en 16891. Errard exécuta quelques travaux particuliers, parmi lesquels on cite la décoration de l'hôtel du trésorier de l'épargne La Bazinière, situé à Paris, sur le quai Malaquais; il décora aussi la grande chambre du Parlement de Rennes. (Mariette, Abecedario. — Dussieuxet Soulié.)

ERRARD (Jean), ingénieur et architecte, né à Bar-le- Duc , fut employé par Henri IV. Il construisit la citadelle d'Amiens et le château de Sedan. On a de lui : « le Premier livre des instruments de mathématiques méchaniques ». Nancy , 1584. Gr. in-40 de 44 f., fig. -, — « la Fortification démontrée et réduite en art ». Paris, 1694. (Rens. part. — Brunet, Man. du libr.)

ERVILLERS (D'). — V. D'ERVILLERS.

1. C'est à tort que Huet {Statistique de la Loire-Inférieure) le fait mourir à Paris. Errard mourut à Rome, ainsi que le prouve l'épitaphe qu'on lit sur son tombeau, dans le cloître de Saint-Louis-des-Français : « Au Dieu souverain en bonté et en puissance, — Charles Errard, Breton, Recteur de l'Académie de peinture, sculpture et architecture de Paris; Prince dans l'Académie romaine de Saint-Luc; Directeur de l'Académie royale que Louis le Grand a fondée dans cette ville; administrateur de cette église, maison et communauté; très-recommandable par sa rare habileté, sa droiture et ses sentiments de religion, mourut le zb may, année du seigneur 1G89, âgé de 88 ans. »

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