‹ Dictionnaire des artistes & artisans manceauxChapitre 31 sur 65 · A DOS · texte numérisé non relu

A DOS

BOURÉ (Nicoras), « joueur d'instrumens », demeurant au Mans, paroisse Saint-Benoist, 1679. |

BOURGAULT (ANDRE), orfèvre au Mans, 1623.

BOURGAULT (Hecror), orfèvre au Mans, paroisse du Grand-Saint-Pierre, 1597-1607 (1).

BOURGAULT (JEAN), peintre, demeurant au Mans, paroisse Saint-Benoît, mari de Suzanne Joubert, dès 1682. Le 25 décembre 1691, « detenu au lit, malade de maladie corporelle... » en la maison de la damoiselle des Noyers, il dicte son testament à Simon Peteillard, notaire au Mans. Il veut être inhumé en l’église de Saint-Benoît ; il demande des messes et services. Il confirme l’acte de donation faite à Suzanne Joubert, sa femme, et la choisit pour exécuter son testament. Il fonde un service à perpétuité en ladite église Saint-Benoït, et pour ce lègœue 114 sols de rente, affectés sur sa maison, en ladite paroisse. « Il n’a pu signer comme à l'ordinaire; attendu la grande faiblesse qu'il a à la main... »

BOURGAULT (JuzieN), originaire du diocèse du Mans, fut reçu tout jeune au nombre des enfants de la psallette de Saint-Julien. Les chanoines lui donnent, le 23 mars 1650, 100 sols, « pour avoir faict et escri un livre de chant àserviràleur chœur...» (2). Le 27mars 1651, les chanoines chargent Nicolas Forest, musicien, de lui apprendre à jouer de l’épinette. Au concoursde la Sainte-

(1) « Hector Bourgault, orfebvre, au lyeu de deffunct Jehan Joly, doibt la somme de dix solz de rente foncière pour raison de sa maison,sise au carrefour du Pillier Vert, en la grande Rue, paroisse du dict Sainct- Pierre... » Comptes de la confrérie de Saint- Pierre-de-la-Cour, 1599-1600. — Archives paroissiales de la Couture.

« Hector Bourgault, pelletier, au lyeu de deffunct Jehan Joly...» Ibidem, 1596-97, Archives de la Sarthe, G. 793, p. 8.

« Hector Bourgault, orphevre, au lieu de deffunct Jehan Joli. Ibidem, 1606-1607, Archives de la Sarthe, G. 724, p. 8.

(2) Archives du Chapitre, B. 10, p. 513.

FENG; 1e

Cécile de 1658, Julien Bourgault obtint « le debattu ou proxime accessit ». Les Commissaires furent accusés de mauvaises pratiques et, après enquête, le Chapitre lui dévolut le 6 septembre 1660 le prix de 1658 et celui de 1659. Julien Bourgault, qui était maître de musique à

Saint-Tugal de Laval, offrit, le 5 mars 1661, ses ser- vices comme maître de chapelle au Chapitre de Saint-

Julien qui l’accepta, lui mandant de venir au Mans avant le 25 du même mois (1).

BOURGEOIS (Nrcozas), maître fondeur, demeurant à Chérancé. Il fondit, en 1629, une cloche, conservée aujourd’hui en l'église de Meslay (2), et une autre pour l'église de Gastines (3). En 1634, il fit deux grosses cloches pour Doucelle (4) et Souillé ; la dernière lui fut payée quarante-neuf livres dix sols (5). Par accord, passé le 10 avril 1644 devant Jean Jobet, notaire royal, entre le procureur syndic du Tronchet, Catherin Le Mais, et Jehan Boyard, gendre de Nicolas Bourgeois, celui-ci s engagea à renouveler, moyennant la somme de 30 #, les deux cloches de l’église du Tronchet qui avaient été cassées par « les gens de Mézières venus en procession audit Tronchet le 12 mai 1643, mardi des Rogations ». Le fondeur céda sa créance à Jacques Boyard, notaire à Cherancé, par acte du 24 avril 1644, passé par Olivier Nicolas, notaire à René (6).

BOURGETEAU (Gizserr). Les chanoines de Saint- Julien, réunis capitulairement le mardi 28 août 1663, remettent au prochain chapitre à « recepvoir maître

(1) L'abbé Chambois, la Fête de la Sainte-Cécile, dans la Province du Maine, t. II, p. 350. (2) L’abbé Angot, Saint-Pierre de Meslay.

) Notes manuscerites de l’abbé Lochet.

) Ibidem.

) Arch. de la fab. de Souillé.

} 6) Arch. de la fab. du Tronchet.

Gilbert Bourgeteau, joueur du cornet à b ou pendant luy seront payez les gages ordinaires d tres » (1). sr

avec cette lettre :

« Monsieur, ee

« Monsieur Pelisson, procureur fabrical de Sainte. se à Sainte-Suzanne. A

« Monsieur, je vous envoye l’ansancier pour la somme

de six livres, dont du prix que j'avion aresté ensemble, dont je receu les six livres ; mais pour le voyasse (?) f je ne puis vous en envoyer un, car c’est un autre marché à part ; se sont les chaudronniers qui les font. Je vous promez que l’ansancier est de bonne marchandise. Pour les chandelliers que vous me parlez, je vous en feré à toustes foys et quante qu’il vous plaira me commander. à Je suis du tout à vostre service, | « Monsieur, vostre serviteur à jamais,

LF4

« J. BourGOUAING, fondeur.

« Du xx1° juillet mil six cens quinze. »

En 1617, il écrivait au même :

Monsieur,

« Je receu un mot de vostre [part], par lequel vous me mandez que je vous mande combien il faulx pour livre de métail en change pour vos eschelettes (2). IL fault sept soulz pour livre, sans en rien rabattre. Je vous

baillerez de bonne marchandise, et sy vous plaist me mander sy vous en voulez l’une plus grosse l’une que

(1) Arch. du Chap., B. 19, p. 8.

(2) Petites sonnettes.

rot.

l’autre, ou de la mesme façon que sont les vostres, envoyez-les moy et me récripvez sy vous plaist vostre

vollonté ; je ne manquerez à vous servir. Je demeureray vostre très humble serviteur à jamais,

| « J. BOURGOUAING. »

«Du Mans, ce 18 janvier 1617. »

Suscription : « À Monsieur, Monsieur Pelisson, procureur fabrical de Sainte-Suzanne » (1).

BOURGOIN (JEAN-BaprisrTEe), clerc tonsuré, maitre de musique de la cathédrale, demeurant paroisse du

Crucifix. Le 1° avril 1772, devant René Chevallier,

notaire au Mans, 1l reconnaît devoir à Jacques et Charles Martin, marchands bouchers au Mans, paroisse Saint- Benoît, 1030# « pour prix de viande par eux livrée audit sieur Bourgoin dans le tems qu'il nourrissait les enfants de la psallette de l’église du Mans », et s’oblige de les payer en leur donnant 30# de trois mois en trois

mois.

Il publiat l'annonce suivante dans les Affiches du Mans du 18 février 1771 :

« Le sieur Bourgoin, maître de musique de Saint- Julien, se propose de donner des leçons aux amateurs, pour la composition ou les premiers élémens. Il demeure rue Saint-Vincent. »

BOURGOING (Coras), menuisier, fit en 1487, pour l’église de la Suze, le pupitre destiné à recevoir les livres pendant les offices (2).

(1) Lettres autographes, ïin-folio. Arch. de la fab. de l’église de Sainte-Suzanne. — Communication de M. l'abbé A. Angot.

(2) « Item, à Colas Bourgoing par marché fait avecques luy par ledit procureur, la somme de quatre livres tournois, pour paye et despens d’avoir fait de son mestier de menuyserie le grand lecterel de Péglise avecques deux accoudouers en fin de marché, cinq sols.

« Item, a paié ledit procureur à Colas Bourgouing, menuisier, pour un

Tel, 6

| — 82 — BOUSSE (MicueL), entrepreneur à Avoise. En 1663,

il reconstruit le chœur de l'église de Sant- Ouen-en- 12

Champagne (1).

BOUSSICAULT (MicneL), marchand fondeur au Mans, 1685, fils des défunts Michel Boussicault et Madeleine Tribouillard. Le 22 janvier 1685, il signe au contrat de mariage de sa sœur, Jacquine Boussicault, avec Georges Le Vasseur, marchand fondeur au Mans.

BOUTEILLER (Louis), célèbre musicien, naquit à Moncé-en-Belin et y fut baptisé le 3 février 1648 (2). IL montra de bonne heure de grandes dispositions pour la musique. M° Noël Robidas, curé de Moncé, le remarqua et Le fit entrer à la psallette de la cathédrale en qualité d'enfant de chœur. Ses progrès furent très rapides. Un. an après sa sortie, le 22 novembre 1666, le Chapitre le proclama lauréat du concours musical institué par le chanoine Bernardin Le Rouge en l’honneur de sainte Cécile. La fondation de ce concours excluant les musiciens de la ville du Mans, le Chapitre ne voulut pas cependant laisser sans récompense l’œuvre du jeune artiste ; 1l ordonna que son motet serait chanté dans le chœur de la cathédrale, « à l’offertoire de la grand’messe, et que la croix d’or pour ledit prix » serait « exposée à l'ordinaire, attachée au cierge de cire blanche » ; et, « pour luy aider à continuer ses études, il lui alloua soixante sols par mois, à commencer du premier jour

lectril qu’il a fait à l’église, vingt-sept sols six deniers ». Comptes de fabrique de la Suze, 1486-90. — L'abbé Froger, la Paroisse de la Suze au xve siècle d’après ses comptes de fabrique, dans la Revue historique et archéologique du Maine, t. XL, p. 156.

(1) Notes manuscrites de l’abbé Lochet.

(2) « Le troisiesme jour de febvrier 1648 fut baptisé Louys, fils de Médart Bouteiller et de Marie Perrier, son espouse ; fust parrain Louys Bigot, et Renée Foulon de Laigné la marrenne. R. Delacroix. » Registre de l’état civil de Moncé-en-Belin.

Die.

Page 1