‹ Dictionnaire des athées anciens et modernesChapitre 15 sur 134 · BRU · texte numérisé non relu

BRU

crayonne le portrait ressemblant de l'empereur ;

L'effigie du souverain Etre et la carte du ciel nous manquent , et vraisemblablement nous en serons privés à jamais.

Avertissement du Jordanus - Brunus i?e— divinus, ou Traité des erreurs populaires.

BRUNUS. ( Jorcl. Redividus) Le premier bruit qui se répandit dans le monde sur l'existence de Dieu , dut jeter l'univers dans la plus profonde perplexité .... Ses partisans ont eu tous le temps convenable pour porter à sa perfection une hypothèse qui , ayant pour objet le bonheur de tous les hommes, sans exception , doit 'être d'une simplicité , qui soit telle que tous la puissent comprendre.

Il n'y a donc rien d'odieux dans le procédé d'un homme qui, de bonne-foi , demande des preuves de l'existence d'un être inconnu qu'on lui annonce .... etc.

Jord. Brunus Red. p. 42 et 43.

BRUTUS. ( Marc. Junius ) Le principal des justiciers ( meurtiers ) de César.

On a blâmé ses dernières paroles contre la vertu.

Il n'avait pas tout le tort que l'on s'imagine.

Malheureuse vertu ! ( s'écria - t— il , ) que

j'ai été trompé à ton service !

Bayle.

Certes ! un Théiste ne se serait pas exprimé ainsi.

BUCHANAM, (G.) fut parfaitement épicurien durant sa vie , et vrai athéiste à sa mort ....

II expira en récitant l'élégie de Properce:

Cinl] àa prima

Garasse , Doctr. curieuse.

Moréri le fait mourir autrement , mais toujours en Athée.

BUDDA , le plus célèbre et le plus ancien des Samanéens ( philosophes de la Bactrian- 11e) fut, sans doute, Boutta, ou Budda.Ses disciples l'honorent comme un Dieu . . .

Avant que de rendre le dernier soupir ? il fit venir ses plus chers disciples ( connus sous le nom de Baudistes ) et leur assura qu'il avait caché jusqu'à ce moment la vé-

Tité sous des expressions figurées et métaphoriques \ mais qu'il ne reconnaissait réellement d'autres principes éternels que la nature , d'où tout était sorti, où tout retournait.

Observ, prélim. de V Ezour-Vêdam. HisL des Huns. tom. 2, , p. 224. etc.

N.B. Le curé Meslier crut devoir suivre en France, l'exemple de Budda. S'il y a peu de courage dans cette conduite , du moins , il y a de la franchise.

On demanda un jour au législateur des premiers Indous : « Pourquoi n'admets-tu » pas un Dieu ? ».

Il répondit :

« La matière occupe toutes les places j » je ne saurais où le mettre ».

BUDE , ( Guill. ) de Paris , estimait que «disputer sur les questions les plus graves , les plus importantes de la théologie, était perte de temps mal employé. Est. Pasquier.

N. B. Donc , eelui qui ne veut ni perdre son temps , ni le mal employer , doit laisser-là Dieu. Dieu ne mène à rien.

BUDDEUS. ( J.-Fr.) Quid veto mirum, quod successu fore careant susceptce contra

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Alhcos disputaliones , cum forte pletique qui conli'a Allieos disputant in eandern classent sint referendi, licet ipsi hoc non crcdunt , nec sibi persuadeant.

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