Tome IL
Le peuple est par toute la ter: e de même.
Ces*
C'est un enfant incapable de témoigner; et les philosophes ne devraient non plus s'arrêter à son témoignage, qu'un juge à la déposition d'un imbécille.
Recherc. philos, sur les Améric. , second vol.
N. B. Qu'on applique ce passage à la preuve de l'existence de Dieu, tirée du consentement unanime <les peuples !
PELISSON ( P. ) de Béziers.
Pelisson mourut sans avoir voulu entendre personne sur le sujet de la religion.
Gazette de Roterdam.
On parlait diversement de la religion de Pelisson. Les uns disaient qu'il n'en avait aucune ; qu'il ne faisait que s'accommoder au temps ... Ce qu'il y a de certain ... à l'heure de sa mort, il n'en professa aucune. Riencourt , Hist. de Louis XIV.
C'était un parfait honnête homme.
Pelisson est mort en impie.
Epigr. de Linière.
f PÉLOPONÈSE. Il y avait beaucoup d'Athées dans le Péloponèse , malgré la sévérité qu'on y exerçait conU'eux.
PENDETS , ( les ) Indous. La doctrine
de beaucoup d'anciens philosophes touchant la grande ame du monde , est la doctrine comme universelle des Pende ts , gentils des indes .... Ils comparent Dieu , ou cet estre souverain , à une araignée ....
Bepnier, mém. sur le Mogol.
PENSÉES Libres sur les prêtres. ( l'aîn teur des )
Voici l'une de ces pensées:
Quand bien même l'existence divine serait démontrée aussi parfaitement qu'elle l'est peu , que faudrait - il en conclure ? Que pourrait - il en résulter ? L'honnête homme n'en a que faire. Pratiquerait - il mieux pour plaire à Dieu , les mêmes vertus qu'il pratique par amour seul pour elles ? La crainte du châtiment , l'espoir de la récompense ne sont pas des molifs pour lui. Quand bien même le soleil aurait un créateur , en deviendrait - il plus ou moins beau aux yeux de ceux qui le croient une brillante parcelle d'un monde incréé ? Un Dieu de plus mettrait-il quelque chose de plus dans l'univers ? Cette idée abstraite ajoute - t - elle quelque chose à l'idéa de l'ordre qu'inspire le spectacle de la Nature
subsistant par elle-même , et ne reconnaissant d'antre agent qu'elle ? Un Dieu inconnu, impalpable, frappe -t- il autant nos sens que le bien et le mal physique ? Un homme qui aime son père , sa femme et ses en fans , trouve-t-il dans son cœur de la place pour un être surnaturel ? Une épouse sensible , une mère tendre , prendelle Tordre d'un Dieu pour aimer son mari et sa famille ? Deux amis ne sont-ils pas la divinité tutélaire Tun de l'autre ? Fautil de gros traités bien subtils , pour prouver aux hommes l'existence des vertus domestiques ? Faut - il un catéchisme pour honorer son père ? Le nouveau-né, qui sait de lui-même trouver le teton de sa mère, apprend-il à la carresser , à la distinguer parmi plusieurs autres femmes ? Devonsnous donc quitter la terre d'où nous sommes sortis , sur laquelle nous existons , dans laquelle nous devons rentrer , pour nous élancer vers le ciel où nous ne trouvons rien à palper, où l'imagination elle-même se perd ? Restons plutôt en paix sous l'œil de la Nature , et ne nous cherchons pas de maître , hors d'elle.