‹ Dictionnaire des athées anciens et modernesChapitre 85 sur 134 · PER · texte numérisé non relu

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uni de la raison. Ce système , tout au moins , est suspect*

Un père de l'Église a dit avec autant de solidité que d'éloquence :

« Deum quodam modo negat qui hune » lationibus humants melitiir ».

C'est - a - dire : c'est en quelque façon nier Dieu, que de vouloir en donner connaissance par des raisonnemens humains.

Mém. de Trévoux, avril, 1705.

Il est plus clair que le jour que tous les premiers pères de l'église ont fait Dieu corporel , et que leur doctrine a été perpétuée chez les Grecs , jusques dans ces derniers siècles. Phil. du bon-sens , t. II.

La plupart des pères de l'église ont soutenu que Dieu était madère.

Pag.. XVI , préface de VÊtlier* *poème.

PERICLES ,. disciple d'Anaxagore ? fut soupçonné d'athéisme.

Dociores audivit in phuosopniq qu'idem , Anaxagoram : unde eliarn , an yllo teste , Athcus paulalim haberi eœpit quod iilius philoso/j/iiœ disciplinam avidius hausisset*

On le croiait clans les mêmes sentimens qu'Anaxagore et Aspasie.

Dis -moi qui tu hantes, je dirai qui tu es. Proverbe,

PERIERS. ( Bonavauture des ) A propos du Crmbalum mundi , Voët observe qu'il est possible qu'un homme sème l'athéisme dans des ouvrages badins et pleins de fictions , et qu'on se serve de cette ruse , afin que si l'on était poursuivi , l'on eût des échappatoires.

Ce livre, aussitôt qu'il parut, en idSj , fut censuré par la Sorbonne , et brûlé par le parlement.

3. B. Cette rouvre vérité a beau faire et prendre tous les masques, pour tromper la vigilance de se- pi nemis , elle tinit toujours par être reconnue et proscrite. 11 ne lui re^te plus qu'un parti , le seul qu elle aurait du employer c'est de se montrer à front découvert. Elle en {miserait. Du moins , on n'aurait pas à lui reprocher de se ccm?romettre p'ci des trave.-tisseniens^ indignes d'elle. jlr/b han y.

jiihius Bonavenrura»

Jmpius pa-eiius.

Mer-enne.

7mpiissimus nelfulo.

Voetitrs. - -

Çymbalum mundifabulas perquas eaquœ de Deo verissima esse dicimus et credimus re— jicere velle videtur Bonaventura.

Theoph» Spizelius scrutinium atheismi.

Ausbourg , i663 , in-8°.

C'est-à-dire : dans le Cymbalum mundi 9 l'auteur , sous le voile des divinités payennes , s'efforce d'anéantir absolument le premier être , et de tourner en ridicule tout ce que l'on croit de la religion. Vide Mersenni quœstiones in genesi.

Il fut Athée . ... De l'Étoile.

Le Cymb, mundi est un lucinianisme qui mérite d'être jeté au feu , avec son auteur , s'il était vivant.

Est. Pasquier , lettres , tom. I.

L'auteur du Cymb. mundi , s'y moque ouvertement de Dieu et de toute religion.

J. Chassanion , Hist. mém.

PÉRIPATÉTiCIEJNS ( les ) ont fourni des argumens aux Athées. Diderot.

PERNETY. ( Dom Ant.-Jos. ) Dieu , principe radical de tout , immense lumière.... Dans la création , il accoucha et mit au jour le grand ouvrage , ( le monde ) extension

manifeste de lui-même... L'esprit de Dieu , répandu dans toute la masse , esl proprement l'ame du monde... L'œil du monde est proprement la Nature même.

Fables Egyptiennes , pag. $oet $j.

N. B. Que de peine se donne ce bon bénédictin alchimiste , pour éviter de parler proprement comme Spinosa , tout en exprimant les mêmes choses ! car dom Pernety est matérialiste , sans le vouloir , ni sans s'en douter.

PERROT D'ABLANCOURT. ( Nie. )

Il soutint que c'était la religion , et non pas la raison naturelle , qui nous apprenait l'immortalité de Pame.

Ce matérialiste avait les plus excellentes qualités morales.

PERSÉE , de Cettium , philosophe stoïcien , disciple de Zénon , regardait les Pieux comme les premiers inventeurs des choses utiles chez les peuples qui leur avaient élevé des autels.

N. B. Cette origine de la religion , assez vraisemblable, fait beaucoup d'honneur aux hommes ; elle tend à prouver qu'ils ne furent pas toujours ingrats.

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