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PRÊTRES Egyptiens. ( les ) Populum fabulis pascebant sacerdotes JÏÏLgyptiii ipsi autem sub nominibus Deorum pa t rio ru m ph ilosophabanlur.
Origen, Contra Celsum, lib. I.
C'est-à— dire : les prêtres égyptiens amusaient le peuple par des fables , et cachaient leur philosophie sous le voile des ja&Gms des Dieux du pays.
PRÊTRES Orientaux. ( les )
Il y a eu chez tous les peuples des philosophes qui n'ont reconnu d autre Dieu epe la Na turer en niant La liberté de l'homme, au milieu d'un monde où, selon eux, tout était mû par des lois éternelles et nécessaires.
Les prêtres de toutes les nations orientales , ceux des Egyptiens , n'ont-ils pas professé la double doctrine? n'avaient-ils pas des connaissances élevées et sublimes , qu'ils réservaient à eux seuls ou à leurs initiés , et auxquelles le peuple n'était jamais admis ? . . . etc.
Bailly , astron. anc. p. 269 , in-4?*
PRÉVOST. (Ant.-Fr. d'Exilés , l'abbé) C'est prendre une mauvaise voie pour
arriver à quelque chose de certain en matière de religion , que de chercher des démonstrations et des preuves.
Les plus grands esprits ne sont pas communément les meilleurs chrétiens.
Pensées . . , * .
On raconte que le prince de Conti, en annonçant à Prévost qu'il Pavait choisi pour •on aumônier, lui dit: mais, il faut voua prévenir , mon cher abbé , que je ne crois pas en Dieu. Ni moi non plus, monseigneur, lui répliqua le romancier philosophe.
PRI . . R , de la Côte-d'Or , législatear français.
PRIOLO. ( Benjamin ) Justi et œqui servantissimus erat Benj.
PrioLus , religionis parum. J. Rhodius,
C'est-à-dire : il était grand observateur de la justice . . • . il Tétait peu de la religion.
Il étudia , en Italie , sous Crémonin ; U y apprit à fond les sentimens d'Aristote et ceux des autres philosophes de l'antiquité.
PRISCILLIEN, hère tique espagnol, condamné à mort pour avoir soumis la volonté de l'homme à une fatale nécessité qui l'entraîne , sans qu'elle puisse s'y opposer.
Opinion , l'une des bases de l'athéisme.
Selon lui , Dieu n'était autre chose joue l'aine des hommes , et de l'univers.
PB.OCULUS , de Bizance , composa un livre , intitulé : De decem dubitaiionibus circa providcntiani*
C'est - à - dire : dix doutes touchant la providence.
Ce philosophe , dans son commentaire sur le Timée , a , plus que personne , insisté sur les caractères sexuels de la Nature, ou sur le principe masculo-féminin de l'univers , dogme fondamental de la théologie ancienne. V. Lingam.
PRODICUS, élève de Protagoras.
Quid prodicus chius qui ea quee prodessent hominum vitee , Deorum in numéro ha" bita esse dicit quam religioneni reliquit.
Cicero , de nat. deor.
C'est-à-dire : Cicéron lui attribue d'avoir enseigné que la gratitude humaine a été
cause
tause que l'on a cru qu'il y a des Dieux,
Baj le , dictionn.
Les Athéniens le firent mourir comme impie. Il vida une coupe de ciguë.
N. B. H ne faut pas confondre notre philosophe avec un Hérésiarque de son nom , dont les sectateurs soutenaient qu'il ne faut point invoquer Dieu.