‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 211 sur 350 · RIV · texte numérisé non relu

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bord à la jurisprudence ^ devint snvant dmf le droit civil comme dans le droit ecclésiastiqae, et fui employé avec distinclion comme secrétaire de plusieurs a^iditeurs de Rote. Pie VI» qui lui était fort aUaché» le nomma un de ses camériers secrets « et lui donna, en 1793, le gouvernement de San- Severino. En 1797, les troupes républicaines qui occupaient les Marches , le chassèrent de son poste: il fut obligé de revenir è Gènes, et un arrêté du Directoire Ten exila. Dans ces circonstances pénibles , le courage ne lui manqua point: il prit le chemin de Parme où l'attendait Pie VI violemment enlevé de ses Etats » et que ron amenait ea France.

« Pendant le séjour du Pape dans celte ville, MgrRivarola essaya, au péril de sa liberté et de ses biens, de l'enlever aux ennemis. Il courut à Guasialla et h Sacra

Eour intéresser un général autrichien è cette éroïque entreprise. Ne trouvant pas celui qu'il cherchait , il revint auprès du Pontife ; mais ferme dans son projet , il envoya une personne de conQance chargée d'une lettre qui devait être remise au premier général autrichien que le porteur rencontrerait. La commission fut remplie; un général mit i la disposition de Mgr Rivarola un fort détachement de cavalerie, et l'entreprise eût réussi , sans doute , si le transport du Pape au château de Belyéos n'eût pas rendu la position plusdiflicileetla tentative imprudente.

« Le Souverain Pontife étant mort , Mgr Rivarola se rendit h Venise et offrit ses seryices au conclave dans le corps des proto« notaires. Après l'élection de Pie Vil , le Pontife le nomma en 1800 son délégat à Pérouse, et, vers la fin de 1802, l'envoya dans la Ttlle de Macerata comme président général des Marches. Dans ce poste important, et au milieu de temps si difficiles, la iustice, la fermeté et Tinlelligence du prélat Je rendirent cher aux populations qui conservent encore le souvenir de son administration. En 1808, au moment où les Français envahirent les Marches , Mgr Rivarola fut arrêté et conduit dans la forteresse de Pe« saro ; six mois après on le déporta à Rimiui. Il y resta dix-huit mois, nuis revint encore à Gênes. Là, aussitôt qu il apprit la délivrance de Pie Vil et son retour dans ses Etats , il courut à Plaisance et accompagna le Pontife pendant son voyage î Césène. Pie Vil le nomma délégat apostolique, et le fit partir pour Rome avec ses instructions^ Rivarola arriva dans la capitale du monde chrétien en mai ISH, reprit au nom du Pape les rêne3 du gouTernement, et avec Taide d'une congrégation d*Etat dont il resta président jusque l'arrivée de Pie Vil, prit toutes les mesures nécessaires au gouvernement,

« Dans les premiers mois de 1815 , les Marches furent envahies par Murât; le tumulte et l'épouvante régnaient partout. Rome vit s'éloigner le Pape qui chercha un asile à Gênes. Pendant son absence , Rivarola devint secrétaire avec voix délibérative

de la junte d'Etal présidée par le cardinal délia Soma^^lia.

'- « Pie Vn, revenu h Rome, voulu fixer Rivarola auprès de lui, et le nomma son majordome et maître des sacrés palais. Cette charge importante et honorifique le mit en mesure de se concilier de plus en plus l'of-

* fection du Pape, qui, le 1*' octobre 1817, le '• nomma cardinal -diacre du titre de Saint- Agathe in suburra*

« Léon XII, appréciant Ve mérite et les vertus de Rivarola , l'envoya en 182^ dans la ville et la province de Ravenne avec le titre de légal a (ater^. Celte charge honorable, et que les circonstances rendirent très>difficile,

>( valut une haute réputation au cardina!. Les habitants bénissent encore sa mémoire, et les beaux-arts cojioime le commerce eurent en lui leur Mécène.

« Toujours prêt à se soumettre è d'honorables travaux , Rivarola dirigeait en même temps la légation de Forli, devenue vacante

. parla mort du cardinal San-Severino ; et,

3uand il devint à Rome, on lui conQa la irection do la congrégation des Cours , à lac(uelle on joignit la préfecture des chanoines. Il exerça ces deux emplois jusqu'à la seconde année Ju règne de Grégoire XVI. li « Honoré par ce Pontife de la nro-préfecture de la congrégation du Concile, il trouva encore le moyen d'achever, en trois ans, h Tivoli, le détournement deTAnio, véritable ouvrage des Romains ; quatre années lui suffirent pour rendre au culte public le vaste et fameux temple de Sainte- Marie degll Angeli à Assise , renversé par un tremblement de terre; à Camériao et à Bénévent, il acheva presqu*en trois et cinq années deux merveilleux édifices sacrés. Il fut visiteur apostolinue des pays de Narni^Todi et Pé* rouse;il fit partie de /plusieurs congrégations dans le gouvernement pontifical, et fut protecteur de plusieurs ordres monastiques et institutions pieuses. Le roi Charles- Albert de Sardaigne I avait décoré du grandcordon de Saint-Maurice et de Saint-Lazare.

* «Rivarola eut toxite sa vie la réputation d'un homme juste et ferme; aucun événe-

' ment ne put abattre son esprit, et il sut toujours conduire les affaires avec talent et ac-r tivité. il avait la parole fine, agréable el^ pleine d'affabilité. Son esprit inclinait natu* rellement aux grandes choses; sa généro-L site pouvait servir de modèle, et son cœuc s'ouvrait si volontiers à la charité au'oo le regardait généralement comme le père des.

f>auvres, le refuge des veuves et des orphe-. ins. Sa dévotion était solide et fervente ^ il. avait surtout une grande confiance dans la. sainte Vierge, pour laquelle il professait un amour filial.

4f « Ce vénérable prélat est mort le T no* lembre , % l'Age de 84 ans. Son. corps a été, conformément à ses volontés dernières, déposé dans l'église des Servites,dile de Saint- Marcel , au pied de la Vierge qu'il regarda toujours comme sa protectrice et sa mère. » RIVIERA (Oominiqub), né àUrbin le 9dé^ cambre t6Tt> fut suceeaaivement protonor

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