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que une flotte Imposanto, pour s*oppo9or aux Turcs qui» depuis la prise d'Otratite , faisaient trembler tonte Tialie. V continua ({d remplir des emplois considérables sous les ponliBcats d*Innocenl Vlll et d'Alexandre VI, et mourut à Rome le 18 septembre 1^^, Agé fie 71 nus.

SAVELLl (Jacques), cré6y par Paul HI, en 1539, dincre-cardinai du titre de Sainte- Lucie, puis de Saint-Côme et de Sainl-DanuVn, «évoque de Nicaslro, srchevftilue do Bénévent* prêtre du titre de Sainle-Marie in Cosmedifif évêque d'Albano, do Porto, «t grand inquisiteur» mourut en 1587.

^AVKÎ-Ll (SiLvio), fait cardinal par le Pape Cl^menl Vlll, en 1596, mourut on 1599.

SA VFLLI (JiîLEs), créé cardinal par le Pflpe Paul V, on 1615, mourut en IGkk.

SAVEI.Ll (Fabrice), Romain, archevêque deSalorne, n^muiéen 16W, par le Pape Innocent X, prêlre-cardinal du titre do Saifit- Augustin, b^gat à Bologne, mourut en 1659.

SAVELLl (Paul, prince do), abbé de Chiaravalle, clerc do chambre, nommé cardinal en 166i, par le Pape Alexandre VII, moui^ui te 11 septembre 1685, dans s$ 63* année. En son frère Jules qui mourut, en 1712, âgé de 87 ans. s'étoignit cette illustre famille.

SAVELLl (Dominique), né dans'le djoçèse <rAjaccJo, en 1793, a été fait cardinal,' eifi

ÇAVERDON (Fréi>éric comte do); .Allemand, archevêque de C<ilOi;uo, hoininé pVê- Iro-cirdinal par le Pape tJrl)ain VI, eu 1385^ n'accopla pas et mourut en lili.

SAVOIE (AME VIII, M le PàciRgne, j[)rà' mier duc de], était fils d*Amé VIi, corhte îfp Savoie. Né à Chambéryen 1383» il n*âvait que huit ans, quand il perdit son' père.-- DoYonu majeur, il gouverna avec sagesse et hnbileté, et réunit à ses Etats le comté de Genevois, dont la maison souveraine s'étaft éteinte, on H9^, dans la i^ersonno du Pape Clément VII. Ci*s Etais se composaient alors, outre la Savoie, de la Bresse, du Buseï, des pays de Vaux et de.Gex, du bas Valais et dU Genevois; ils mér'aienl le titre de ducbâ* Ce titre l'ùl octroyé par l'empereur 8if<isr inond, en H16. Deux ans après Amé Vin joignait 5 son nouveau ducné le Piémont, apanage d*uno branche de sa maison, qui venait de s'éteindre. Jusque-là tout lui âvaii souri ; mais en H28 la peste se déclara dans Turin « et enleva Marie de Bourgogne sa femme, qu'il aimait tendrement. La religion soûle pouvait le consoler. Il fonda des couvents, travailla à la réforme du clergé, re» doubla de zèle contre les hérétiques, (uependant il ne négligeait pas ses intérêts ; ptoû^ tant des embarras de son beau-frère, le marquis de Monlferral, il se Qt accorder Ja suzeraineté de ce marquisat, dont il |)répara ainsi le retour h sa postérité. Un attentai coiUre la vie du duc le confirma dans son dégoût du monde. En 1V34, il laissa ses Eiats à sou fils Louis, et se retira è Ripaille, petite ville du Chablais, sur lus bords du lac de Genève. Il y avait fou ié un couvent, et il Gt bâtira coté un magnifique palais, qu*il

appela i*Ermilflff(^. Deux de ses favoris et vingt chevaliers Te suivirent dans sa retraite. Les ermites de Saint-Maurice, c^est le nom qu'ils prennieni , portaient un habit et un chaperon d'un drap gris très-fin, un bonnet 'écariate, unegrosse ceinture d'or, et de leur cou pendait une croix du mémo métal. 11$ ne snufi'raîont aucune fomrae parmi eux, laissaient croître leurs barbes; mais, comme ils ne s'étaient pas astreints h toui<»s tes austérités du cintiro, on supposa qu'ils viyaiont avec mollesso, et de \h est venue rexprossion familière faire ripaille. Ils entreiuôlaioiit la prière nvec la poMliqno, mais leur vie Tiait édifiante. Le concile de Bftio, ouvert dès 1^31, était nlors en guerre avec •le Pairo Kugène IV; le Pape et le concile se disputaient la suprématie, et Eugène !V, par son imprudence, avait envenîîné le débat. L** contîite, présidé par Louis Alemaa, nrriie- Té(|uo d'AHos, jota alors les youx sur Amé 'Vlll, déposa Engène IV, et élut Amé, le 5 novembre 1^39, quoique l'ambassadeur de France protestât eontre cette élection. î^uu autre cOté, Eugène IV tenait à Fiorencç un èondle rendu plus solennel par la présence de l'empereur et do patriarche de Constantinople qui promettaient de se réunir à TE- 'glise' latine. NéjBnnriciins Amé, couronné^ h nâle, en It^M, résida successivement dans -cette ville, à Lausanne et b Genève sous U Vrom dé Félix V. Ajvrés ia mort d*Eugèîîe, en HW, Nicolas V ayant été élevé sur 'la chaire de Saint-Pierre, l'antipape Félix, prié de donner la paix h l'Eglise, abdiqua te ponlificat en 14^9. Le Pape légitime envoya le chapeau de cardinal h Ame, le Qt doven du Sacré Collège^ légat en Allemagne, of ratlQa tous lés aclos de son pontificat. Celui-ci ne jouit pas longtemps de ces faveurs; ri mourut ft Gf^nève, le 7 janvier IWl, h Tâ^je do 69 ans, avec la réputation d'un prince sage, équitable, . généreux, ce qui lui nîérilâ le surnom du Salomon de' son iiicle.

' SAVOIK (Sauricb de), quatrième flh de Charlos^Eumiaiiuel, dit le Grande diic de Savoie, et: do Caihorine d'Autriche, fille de Philippe 11, i*Oi d^Espagne, naquit ft Turiû, en 1593. — Nomn!é cardinal par Paul V, 1k ]*A/o do li ans, il fut, en 161S, laissé par soq r>ère lieutenant-général en Piémont. En 1618^ il vint on France pour conclure le mariage de son frère avec Christine de Franco. La France le demanda, en 1622, pour son f)rotecteur à ttome, où il assista, et contribua

r puissamment à Télection d'Urbain VIII ;puis I quitta la protection do la France pour prendre celle de l'empire et do la maison d'Autriche. Il brigua, soutenu dos Espagnols, la tutelle deson neveu Cliarjes-Einuianuel;ce qui amena une guer^^e civile en Piémont. La paix s*étant faite en 16&2, il quitta le chapeau do cardinal et ses l>énélict*3 pour épouser Ifi |>f incessc Louise-Marie di3 Si voie, sa nièce, dont il n*out point /enfants, et, après avoir vécu quinze ans avep elle, il fut emporté par une attaque d'apoplexie, It'i'd ociobrii 1657.

SAXE (CuiiiSTfAN ACGUSTE db), fils do

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DICTIONNAUlfi

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llêorico, duc de SAxe-Naiimtiourg et de Do* rolhée-Ûarîe de Saie-Weimnr, sa seconde femme, naquît le 9 octobre 1666. — Après la mort de son père, il eut le bailliage de Thurînge, puis il se Ûl Catholique. Successivement enanoioe, puis sous-dojen, ensuile prévôt de l*Eglise de Cologne, chanoine de Liège, de Munster et de Bresiau, événue de Jnvarin, nommé canlinal en 1706, arclief ôque de Strigonie en 1707, preniiiT commissaire de IVmperour, en 1716, à la diète de Raiisbonne; il mourut dans cette ville le 23 août 1725, et fut inhumé è Marienihal, en Hongrie.

SAXO (Lucr), Napolitain, créé, en 1593, par le Pape Clément Vlll, prêtre-cardinal du titrede Saint-Quirice etdeSaintc-Julitte, mourut en 160^.

SCAGLIA (Didibb), Crémonais, de Tordre des Frères prêcheurs, fait, en 1621, par le Pape Paul Y, prèlre-cardinal du titre de Saint-Clément, puis des Douze-Apôtres et de Saint Charles, mourut en 1639.

SCEBEHAS. — Voy. Testaferrata.

SCUO£NBORN(Damir!«.Hugues-Philippe- Antoimb de), fils de Méichior-Frédéric de Sohoenborn, conseiller d*Elat et chambellan de Tempereur, premier ministre d'Etal de rélecteur archevêque de Mayencc, et che- Yalier du saint-émpire, était évêque de Spire quand il fut promu au cardinalat parle Pape Clément XI, en 1715. II mourut le 2 août t7i3, âgé de 67 ans.

SCHOMBËBG (Pierre de), reçut le jour à Wurtzbour^, en Franconie, dont il fut cha* noine, ainsi que de Bamberg, dont le chajû- Ire exigeait que Ton fit preure de seize

anarticrs paternels de noblesse. — Evêque *Augsbourg, et promu au cardinalat en ltô9, par le Pape Eugène IV, il était souvent consulté |>ar Temperrur Frédéric IJI sur \^s affaires los plus délicates. Il fit plusieurs voya* gcs en Fronce pour tâcher de rétablir la paii entre ce pavs et rAngleterre, et termina les querelles de plusieurs princes allemands: entre autres le diiïérend qui s*était élevé outre les princes de la maison de Bavière, Il mourut eu 1469, à Dillingen, ville de son diocèse.

SCHOMBERG (Nicolas de;, né le 23 août 1472, de Tancienne famille de Schomberg, en Misnie, dont une branche, établie en France, a vu plusieurs de ses membres y

farvenir aux premières dignités, fut envoyé Piso pour étudier le droit, et y fut si touché d*uii discours du célèbre Savonarole, qu'il s'abandonna 5 sa direction, et, en 1497, entra dans Tordre de Saint Dominique. — Devenu procureur-général de cet ordre, il fut nommé en 1520 archevêque de Capoue par le Pane Léon X. Envoyé en France par Clément Vil, il eut une grande part au traité de Cambrai, entre François T' et Charles- QuinU Enfin il fut revêtu de la fiourpie par le Pape Paul III, en 1535, On a de lui cinq sermons sur la tentation de Jésus-ChrisI, qu'il avait prononcés devant Jules II, en 1505, et quelques lettres, dans le Recueil tie celles des princes. Ce digne cardinal quitta

son Eglise de Capoue en 1536, et. Tannée suivante, renonça encore è une abtiave qu'il Ht réunir h un hApital. Il mourut k Rome le 9 septembre.de la même année 1537, dans la 66* année de son âge.

SCITOVSZKY. — Nous recevons de Hongrie la notice latine suivante sur le cardinal

Scitovszky. Nous croyons devoir en donner le texte; viendraensuite une traduction littérale. Joannes cardinalis Seilovizky de NagykeTf êacri Bornant imperii princeps^ archiepUco^ pus Strigonensis, primas Hungnriœ^ S. Sedi$ apoilolicœ legcUus naluSf Cœsareo regmis talimui consiliarius, religiosorum ordinum risilator apostolicui^ orainis S. Stephani régi» prœtatus el Magnœ Crueis eque$^ ^^hilosophim et theoiogiœ doctor^

Lucem primam compexit die prima Notent bris tinno 1785, et post suseeptum anno 1809 presbyleratus ordinem mox tradendi» phil^sophicii et postmodum theologicif digcipliuii in icminario Rosnaviemi (ilosna vie) incubuii^ <fuo munere per decennium et quod excedit lia fungebatur^ ut imignia doctrinœ^ pietatig et ingenii specimina ederei, ob quœ epigcopo suo nimium aeceptus. magnamque nomimi»

celebritatem in ipea aula regia consecutui^ anno 1824 eathedralit ecclesiœ Rosnaviensis canonieus^ et biennio vix elapeq^ epiecopui renuntialus est, Celeriorii soliio evectionig suct inridiam prœcipuœ virtutis et infatigabilit zeii communi laude confudit^ strenuuê contra moiimina acatholicorum. in diacesi illa fréquent ium^ fidei vindex^ initituiioniê rudium eedulus promotor^ ditciplinœ ecele» iiasticœ et cuitui divini augendi maxime sol» licitut. Templa^ quœ propriis impensig gtrui et restaurari fecerat^ gckolœ innumerœ mra* /ff • quas a fundamentig erexerat , paUrstra litteraria , quam in oppido Rimasxombatk pro disciplinii grammaticalibus colendii fundaveratf exuviœ S. Neiti martyrig^ guibus Roma impetratig cathedralem guam ditaterat^ nomen ejus in fastis Eccieêiœ Rosnatiensii immorlale reddiderunt,

Anno 1838 ad cathedram Quinque-Eccte^ giennm (Cinq-Eglises) tranglatus est ^ cui usque 1849 prœfuit. Hic pariter muneri suo felici conatu incumbem^ œdes sacras sckoiasqng pliirimas struxil; ludum iitterarum pro ef» formandis magistris ruralibus institua ; /îmdum, unde schoiarum elementarium docentog sente riribusque fracti^ horum item soboleâ ac viduœ subsidio annuo juvarentur colloco* vit ; exercitia spiritualia cieri primus inter prœsuUs Hungariœ induxit; pro sequiore sexu religiose educando magnificum in urbê Qiiinque Ëcciesiensi monaslerium canonissu'rum deNosira Domina, quœ a B. Petro Fourerto institutœ sunt, cum ecclesia sckoUsquê tam publicis quam privatis posuit^ quem in finem circa octingenta francos millia impen* dit, — Jam antehac tntimo imperatoris ei régis consilio adscriptus^ anno 1849 orcMepiscopus Slrigoniensis et primas regni eon* stitutus est^ quo in munere lotus sanandis^ qum funesta anni 1848 revoiutio beliumquè civih Ecclesiœ inflixerunt vulneribus intentus^ mox conventum omnium Hungariœ vrœsulum cc'c*

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DES CARDOIAOX.

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hravit ; Socieiaiem Jt$u posi 80 annorum exiitiuminregnumreduxil:iorore$Chariiaii$.qHœ S. Vifieentii n Paula înslUuium profitmiur ad meîropolim (Pesl) invexH; missionei populare» conslUuil^H ul inaliis diœcesibui reanicon^ Btituerentur procuravit; pro puellis eaueandit {fiitiiuium DomicfUarum Àngiicarum (Dames anglaises) inoppido Balmsa^yarmath erexU; vi juvenlHi au inquinameniit $œculi prmser' veluff convictum et paiœslram lillerariam, Iquœ gymnasium ntnjut audit) in urbe Timaviensi (Tirnavie) poiuit; sodatitates

5 tas, imprimii archiconfrafernitatem S, Cordis iariœ et societnlem S. Itifantiœ Jeuu^ Ulam quidem in pluribui /o:ts, hanc autem per iotam, f/ua htepntetf archidiœcesim stabilivit, et quaquavenus propagavit ; basilicam dénique Slrigoniensem^ qunm Turcarum barbara manui bifœcularibus ruinîf con$epeliveratn a prœdecessorib'us êui$, cardinale Alexandre Mudnay et Josepho Kopaisy archiepiicopU Strigoniensibus reeonstrui cœptam^ magnifia tenttssime œdificat^ et ad consummationen^ perdueit.

Religioni promovendœ litterario etiam ineumbene labore^ qua Rosnaviensis epiêcopu» CaterMtmum elementarem, Quinque-Etclesiiê autem Vitam sanctorum et iermones sacras patrio idiomate elucubravit, et ad spiritum sacerdolalem fovendum periodicum scriptum ecclesiasticum typis edidit.

TEADUCTION.

« Jtan, cardinal Scitovszkjr de Nagiker, prince du saint-empire romain» archevêque de Slrigonie, grand primat de Hongrie Jégatné du Saint-Siège a|H>sloliquet conseiller rural intime» visiteur apostolique des ordres religieux, prélat et chevalier de la grande croix do Tordre de Saint-Etienne» docteur en philosophie et en théologie, est né le l*' novembre 1785. Ordonné prêtre en 1809» il lut nommé professeur de philosophie puis de théologie dans le séminaire de Rosnavie. Il remplit cette charge pemlant plus de dix ans» et avec une telle distinction» que, grftce à raffection de son évêque et au renom dont il jouissait jus(]u*à la cour, il fut» en 182b, nommé chanoine, et deux ans après évêque do réglise cathédrale de Rosnavie. Il confondit par ses vertus et par son zèle infatigable Tenvie qu'avait excitée une élévation si précoce ; combattit les tentatives des hérétiques, nombreux dans ce diocèse; se montra toujours défenseur de la foi , soigneux è procurer Tinstruction aux ignorants, attentif à veiller au mainliende la discipline ecclésiastique et à Téclat du culte divin. Les temples qu*il avait fait bâtir e't réparer à ses frais» les innombrables écoles rurales qu*il avait créées, les exercices littéraires qu*il avait fomiés dans la ville de Rimaszombdth pour accélérer le progrès des études, les reliques de saint Neiius, martyr» qu*il avait obtenues è Rome pour sa cathédrale, ont rendu son nom immortel dans les fastes de l'Eglise de Rosnavie,

« Il fut transféré en 1838 à Tévêché de Cinf|-E|iliscs « qu*il gouverna jusqu*en 18V9.

Toujours également zélé pour les devoirs de sa charge, il éleva ici encore une foule d*églises et d*écolcs , s'attacha h former des maîtres pour les écoles rurales, fnnda et dota une caisse de retraites pour les instituteurs Agés ou inGrmes, ainsi qfie pour leurs veuves et leurs enfants; introduisit le premier en Hongrie'Ies exercices spirituels pour les ecclésiastiques, et éleva, au |)rix de nuit cent mille francs» dans la ville de Cinq Eglises, pour l'éducation des jeunes personnes, un magniOtiue monastère de sœurs de Notre-Dame (instituées par le R. P. Fourier), avec une église et des écoles tant publiques aue privées. Faisant déjk partie du conseil intime de Tempereur et roi, il devint, en 18^9, archevêque de Slrigonie et primat de Hongrie, et s*appliqua toit entier è guérir les plaies que la funeste révolution de i9M et la |(uerro rivile avaient faites h l'Eglise. Il réunit t*i('nlôt en concile les évêques de Hongrie ; fit rentrer dans le royaume la Compagnie de Jésus après une absence de 80 ans ; établit «H Pesth les sœurs de Saint-Vinrent de Paul; organisa des missions populaires, et en fit organiser dans les autres diocèses; fonda, pour Téducation des jeunes filles» dans la ville de Balassa-Gjrarmath» un couvent de Dames anglaises; établit dans la ville de Tyrnavie» pour préserver la jeunesse dos souillures du iièote, une académie littéraire; fonda en plusieurs lieux des associations pieuses, notamment Tarchiconfrérie du Saint-Cœur de Marie; et répandit dans tout son diocèse TOEuvre de la Sainte-Enfance. Enfin il bMit avec magniticence et est en voie d'achever la cathédrale de Slrigonie qui , ruinée il y a deux siècief par les Turcs, avait été commencée par ses prédécesseur^, lecardinal Alexandre Rudnay, et Mgr Joseph Ropaisy.

Voulant encore servir la religion par $^a écrits , il a putdié , étant évêque de Rosnavie, un catéchisme élémentaire» et, étant évêque de Cinq-Eglises, une Vie fies sains» des si*rmons en langue vulgaire, et une feuille périodique destnée au clergé.

SCLAFENATI (Jban-Jacques)» Milanais, évêque de Parme, créé en 1V83 par le Pape Sixte IV, prêire-cardinal du litre de Saint- Etienne m Ccslio monte 9 mourut en 1^97.

SCOTl f J£AN-BERNARDi9r ) » de Sabine t clerc régulier de l'ordre des Théatins , archevêque de Trani » créé , en 1555» par le Pape Paul IV, prêtre-cardinal du titre de Saint-Matthieu, puis évoque de Plaisance, inquisiteur delà foi» mourut en 1508.

' SCOTTI (Bbrnardiuj, naquit h Milan le 6 octobre 1656. — Auditeur de Rote è Rome pour la nation milanaise, il fut, en J7tl, déclaré gouverneur de la capitale du mnitde chrétien et de son district » et recul le bâton du comrûandement. Investi en même temps de la charge de vice-camerlingue, il fut quatre ans après proclamé carciina! par Te Pape Clément XI. Il continua d'exercer le gouvernement de Rome jusqu'à ce qu'il fâl nommé h la charge do préfet de la signature de grûce, dont il ne fut pourvu en titre

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qu'après nvoir reçu Tordro de pi'6lrsse« Depuis» meaibre de diverses congrégalions, révéla de nouvelles charpies, il mourut h Rome le 16 novembre 1726, à son retour d*un voyage qu'il vi>nnit de faire au ^ano (uairede Lorelle. Il était dans la s^»iiante et onzième nnnée de son Age. Son corps, transporté, le 18 au soir, do son palais en l'église de S-iint-Anibroise et de Saint-Charles de la nation milanaise, dont il était protecteur, y fui inhumé le 19, après la célébration des obsèques. Le cardinal Scolti laissa .par son teslament des tabh'aux etdesbijouc 1^ plusieurs cardinaux, et disposa de tous ses biens en œuvres pieuses , h rexcoption de •ses biens patrimoniaux dont il institua hériiior4ocoiiile Scotti, son frère, av^c snl>sti(utîon, en faveur du grand hôpital de Milan, dans le eas oCi son frère nrourraii sans «ufanls. Il disposa de sa bibliolhè<|UC en faveur du public, en laissant Tusage au MiUrais Cavalchino, rotant de la signature •dejuslice, sa vie durant, et, après sa mort, h I auditeur de Rote de la nation milanaise i .porfiéluilé.

SKGA (Philippe), Bolonais et évèque do Plaisance, créé carJi nul en 1591, était nonce en France pendant les derniers temps de la Ligue.-r-Un bref qu'il reçut de la cour de •Rome lui mandait que, pour extirper du rojauuie Thf^résie, il fallait élire un roi catholique. En rendant public ce bref, le nonce y joignit une lettre oii il exaltait les «oins du Saint-Siège pour le royaume el l'Eglise, et exhortait à seconder ses vues. Le 18 novemlN'e 1592, le parlement, étaldi h Châlons , donna un arrêt contre le bref du Pai^e, et ordonna que Philippe Séga , cardinal de Piaisonco, fût assigné. La cour de Rome, jng'^ant qu'il était besoin de prudence et do niénaj^ements , envoya à son nonce le prolonotaire apostolique Jérôme Jigucchio, pour lui faire connaître ses intentions. Les instructions, dont était chargé :j(k.*t envoyé, portaient ordre au légat, «de se jcondnireavec adresse et prudence, pour ne point effaroucher les ^'sprits; d'empêcher oue rien se fit avec violence dans rassemblée des états; de laisser liberté entière dans les «uffrage»;... de ne point so montrer trop scrupuleux , mais de céder au temps et aux circonstances dans ce qui pourrait se faire équitabienient; d'assurer (rahurd la religion et d'en préférer les inlérètf à toute autre considération qui ne tendrait pas à son maintien et h son avancement. » Ces sages instructions furent mal suivies par le légat. Le cardinal, vendu aux Espagnols, employa trus ses soins h seconder leurs entreprises, et bien loin d apaiser les désordres et do travailler à ramener la paix, il lit précisément le contraire. Les états ayant été convoqués par le duc de Mayenne, il parut une lettre du cardinal Sé^^a, dans laquelle il invitait les Caliiolic|ues h se rendre aux états pour y élire un roi qui fût Catholique et de nom et d'elfet, et qui pût maintenir, par sa •puissance, la reii^^ion et l'Eiat. Le titre do vei écrit était : A louê les Catholiques^ de

DICTIOlOiAWB SEG W|i

quelque pré^.mintnce ^ état et cendikion qu'Us êoieul^ suivant Is parti de VhérétiqneiAuiadké' rant ^ ou lui prêtant secours en quetgus fimniêrequecesoil. Les états s'étant assemblés, le 26 janvier 1593, malgré les nrot<'slatiou5 du roi Henri IV, le. cardinal de Plaisanco &*/ trouva le lendemain, et prétendit qu'avâot toutes choses on devait exiger de tous un serment solennel de ne se réconcilier jamais avec Henri de Rourbon, de ne le jamais reconiiaflro comme roi, quand même t/ abjm^ reraU ses erreurs , et se ferait Catholique; mais cette f)roposition fut repous^é^, at «Ile tomba entièrement. Ce qui rendait le canK* nal si zélé pour les Espagnols , c'e<it qu'il espérait eu être payé par la tiare , en cas do réussite.

Voulant donc mettre l'infante d'Espagne sur le trône do France, il fit l'aire des prières publiques el des processions so!en nulles, «fin qu'il plôl h Dieu d'inspirer aux états les moyens propres h amener une légitime élection pour le bien de la chrétienté. Il convoquaeiisuitednnsson palais une assemblée de ceux qui étaient l'Amede la Ligue. Lh le duc de Feria, ambassadeur d'Espagne, osa proposer l'élection de l'infante; mais Rose, évêque de Sentis , quoique ardent ligueur, s'éleva si fortement contre cette propositioi, que le légat et les ministres d*£spagne oa furent déconcertés. Cependant Henri IV, sYtant déterminé à se faire instruire de la religion catholique, écrivitde Mantes à René Renott, curé de Saint-Eustache, do l'aller attendre à Saint-Denis, pour qu'ils conférassent ensemble. Le légat, l'ayant appris, n'oublia rien pour détourner le curé de i^e rendre aux ordres du roi; mais René Be* nott, sans s'arrêter aux défenses du cardinal, se rendit le 14 juillet è Saint-Denis avec deux autres curés. Le cardinal déféra ces curés h la Sorbonno, et exigea que les docteurs les déclarassent excommuniés et retranchés de l'Eglise. N'ayant pu obtenir ceau'il demandait, il publia" lui -môme une déclaration par laquelle il déienduit à tous les ecclésiastiques d'aller à Saint-Denis, sous peine d'excommunication, et ensuite il feignit de vouloir sortir du royaume, H se retirer è Rome. Le jour de l'abjuratioo de Henri IV nyant été tixé au 25ju;llei, le légat Gt publier dès io 24 une déclaration, portant que Henri de Bourbon, se disant roi de France et de Navarre, ayant été déclaré par Sixte V, hérétique, relaps, impéuileol, chef et fauteur de^s héréti(|ues, ne pouvait être ahsous que par le Piifie, et que tout ca que feraient les prélats serait nul. Jean Boucher, curé de Saint-Br^noît, prononça k Saint-Murri neuf sermons qu'il publia et dédia au légat sous c»ï titre: Sermons sur la simulée conversion et la nuliité de Vabsolw^ tion de Uenri de Bourbon, prince de Béanu à Saint-Denis le 26 juillet 1593. Peu après le cardinal ût accepter aux ligin*urs le concile de Trente; mais Clément VIII fit peu de cas de celte acceptation irrégulière. Le roi, reçu d.vis Paris avec de grandes marques de joie, le 22 mars 1594, envoya au légat Du(>e;roij.

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