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MCTIOMIAIIIE
h Faenznt nnns les Etats pontiOcaux, le 28 février 1757. — Nonce opostolique à Vienne pendant que le malheureux Pie VII était prisonnier II Savone« puis k Fontainebleau, il sollicita Taioement auprès de cette cour pour obtenir la liberté du Pontife. Bien que la cour de Vienne se fftt rapprochée de relie de Paris par le mariage de Marie- Louise avec Napoléon, le nonce ne put rien obtenir; tout tremblait alors devant Napoléon* et on s'inclinait devant sa politique. En 18U, Pie VU fut rendu h ses Etats, et ^overoli, élevé en 1815 à la dignité de cardiîial.résidait habituellement dans son évéché 4\e Vilerbe. Il aimait son trouf^eau autant qu'il en était aimé lui-même. Chaque jour il faisait dans sa maison de nouvelles réformes, atin do pouvoir être plus libéral envers les piiuvrcs. On rendait bien iuslice i son noble caractère: il était Tidole du peuple, et on le désignait comme le suciu)sseurde Pie VII. En effet, après la mort do ce Pontife, les cardinaux, assemblés en conclave, avaient, le 21 septembre 1823, donné vingt-^ix voix è Severoli, qui approchait ainsi du chiffre de S3 formant les deux tiers des suffrages des membres présents ; jleux tiers nécessaires pour valider Télec- 'tion.Cest alors que Texclusion lui fut donnée par l'Autriche. L'exclusion est un droit que«e sont arrogé ou qu'ont obtenu lacitejnent la France, T^ulricheet l'Espagne. Ce j)rétendu droit ne peut s'exercer qu'h l'éjçard d'un seul candidat, et avant l'élection ; jiulremenl, il serait trop tard. L'Espagne, malgré^l^'étatd infériorité où elle est descendue{23),paratt a voir conservé cet étrange privilège.' Voici en quels termes cette ex- «clusion fut signiGée |\ar le cardinal 41bani. i^JBn ma qu«ilité d'ambassadeur extraordinaire d'Autriche près le Sacré Collège réuni en conclave, laquelle qualité a été notifiée h Vos Eminen4)es et portée à votre connaissance, tant par le moyen de la lettre À elles adressée par Sa Majeslélmpériale et Royale que par la déclaration £aUe h Vos Eniinences par l'impérial et royal ambassadeur d'Autriche, et de plus en vertu des instructions qui m'ont été données, je remplis/4e ilevioir désagréable pour moi do déclarer que Timpériale et royale cour de Vienne ne peut accepter pour Souverain Pontife S. Em. le cardinal Severoli, et lui donne une exclusion formelle. Au conclave, ce 21 septembre 1823. Signé: le cardinal Josefdi Albani. » Quelques jours auparavant, Je duc do Laval, ambassadeur de France, recevait du ministre des affaires •étrangères. Chateaubriand, des instructions où on lisait: « Il paraît que l'Autriche voulait faire éUre un Pape dont la |)olitique ressembl&t à celle
que le cardinal Consaivi a fait suivre au Pape défunt; les zelanii et le parti italien sont trop italiens pour elle. C'est cela qne l'Autriche redoute plus que la rigidité èes principes dont il ne semble pas qu'elle ait rien k redouter. Nous, au contraire, nous voulons un membre du parti italien , dn parti mo-léré, capable d'être agréé par toai les partis. Tout ce que nous lui demandons, c'est de ne (>as troubler nos affaires ecclésiastiques ; mais nous n'avons rien de politique a exiger du lui. Il nous importe peu que l'on conserve ou que l'on modifie l'administralion du cardinal Consaivi, pourra toutefois que l'on ne cause pas, par un excès de rigidité, une expulsion qui fournirait à l'Autriche un prétexte de faire avancer des troupes et d'intervenir. Ainsi, vous connaissez k fond les vues du gouvernement du roi dans la grand affaire dont vous êtes chargé. 11 se repose avec confiance sur Totre zèleel votre prudence. » L'exclusion donnée par l'Autriche mécontenta les cardinaux, qui se vengèrent sur le candidat de cptte puissance, le cardinal Castiglioni, fort innocent de la mesure, et Pa[>e dans la suite, sous le nom de Pie VIII. Ils convinrent de s'en rappor» ter au choix que ferait Severoli, lequel désigna délia Genga. Il fut en effet élu par 9k voix le 28 septembre. Il repoussa d'abord le fardeau, et n'accepta que vaincu par les instances de Severoli qui loi disait : « C*est moi seul, par suite de circonstances extraordinaires, qui vous ai nommé; vous êtes un autre Severoli , et par vous, comme par moi les xelanti ont triomphé. » Le nouveau Pontife, qui prit nom Léon XII, se souvint trop qu'il deva't la tiare è Severoli, et celuici n'oublia pas assez la grande pari qu'il eut è réleclion du 28 septembre, et abusa de la reconnaissance du vénérab'e Poniife. La Tente des biens nationaux avait été Talidée en France, et Severoli appuyait viTement un projet de restriction qu on voulait faire adopter à Léon XII. Le maître du sacré palais Anfossi avait publiée cette occasion des opinions imprudentes; Léon XII redoutant l'intervention du cardinal, retenu chez lui par la maladie, lui écrivit une lettre où on lisait : « Dans le cas où Votre Eminenco aurait accordé quelque attention et peut-être quelque appui aux réflexions du P. Anfossi, qui n'a pas agi d'ailleurs dans l'exercice de ses fonctions de maître du sacré palais, et qui n'a écrit que comme simple particulier, nous prions Votre Eminenee de nous dire si elle-même se voyant Pape, comme nous le sommes devenu par des circonstances qu'elle n'ignore pas, elle aurait approuvé ces réflexions Voire Eminenee, dans notre situation aurait dit et ordonné de dire ce
(23) Voici comment les cardinaux se répartissaient «111856:
Les IDiats de l*Eglise en avaient. . • SO
Ueux Sicilcs 9
Ëtais-Sardes 4
Toscane 2
,f rauce . C
Autriche.' 6
Allemagne • • . • S
GraiMte-Brciagne , Belgique, Espagne, Portugal, chacun un. • • . • . i
Total. . . 63ranL
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que le seci éMire d*Blal a répondu en noire nom aux diverses légalions» et ce que nous avons répété noas*niéme dans le but de laisser i Europe en paix ;car toute TEurope caihoUque et TEurupe protestante qui a acquis des sujets catholiques récriminaient à la fois ; et mninlenant personne ne se plaint plus de nou9.
« L'Eglise a tant de maux 1 Nous avons à
forter nos regards ailleurs: Tépoque du ubilé (1825) est un temps de concorde aniverselle. Nous vous fommns attaché de tout notre cœur. Léo PP. Xii. » L<) cardinal Severoli succomba le 8 septembre 182i à ta maladie qui le minait depuis longtemps. « Léon XU eut do grandes obligations è SeTeroli qui venait de le créer Pape» et il fit bien de lui en témoigner une sincère et longue gratitude; maison définitive cette gratitude devait avoir des bornes. Léon Xîl fK)uvajt appeler intimement dans son con* seil le cardinal qu'on avait nommé Vuniqae élecieur^ ïï\a\s toujours dans la sphère de concession que méritait le vrai et ancien canicière de SeTeroli qui, encore une fois, était auparavant doux et ferme avec sagesse. Le lendemain de Texclusion, ce môme caractère s*élait aigri, la douceur première avait un peu disparu ; à la fermeté sage avait succédé une fermeté décidément opiniâtre; les flaiteurs plus ou moins nouveaux de cette puissance, déchue avant d'arriver au iiouvoir, n'avaient rien fait pour Léon XII, et c'étaient eux qui voulaient le gouverner. La résignation de Léon Xll fut admirable, et son courage ne le fut pas moins, quand il crut h propos de tenir fortement lui-même le sceptre qu'il n'avait pu ro«ttre en ses mains à des conditions déshonorantes. On Tit bien, c|uand il eut saisi Tautorité, qu*il en était digue, d'autant plus que l'eiercice de son action intrépide n'avait été interrompu que par des qualités de cœur et d*àme tendre cpii s'alliaientsi généreusement h des qualités de gouvernement dans l'esprit de ce Pontife, l'undes plus grands génies d'ordre, de fVanchise, de volonté prudemment réformatrice qui sesoient assis, 'du commencement de ce siècle,$ur le siège de Saint-Pierre. » (Michauo, Biogr.f art. Sèveroli par M. Artaud.)
SFONDRATI ( Fbançois}, né en U9S, d'une fnmille palricieune, à Crémone, professa avec distinction le droit civil dans les universités de Podoue, Pavie, Bulogne, Rome et Turin. — Sénateur île Milan et conseiller de Charles V, il fut envoyé par cet empereur à Sienne, pour apaiser les troubles qui s'étaient élevés dans cette ville. Il rem|)|it cette mission avec tant de modération et do succès, qu'il désarma les factions, et que les citoyens reconnaissants lui donnèrent le litre de père de la patrie. 11 avait épousé Anne, tille d'Antoine Visconti, coseigneur de Soma, lanuelle mourut en 1535. Devenu Teuf et entré dans la carrière ecclésiastique, il fut nommé par le Pape Paul III évêque de Sarno, puis archevêque d'Amalli, envoyé nonce en Angleterre et élevé, en 15H. h la
dignité de cardinal. Depuis légat auprès de l'empereur Charles-Quint, il s'opposa de tout son pouvoir è la promulgation de l'iii' (erim. On désigne sous ce nom un concordat dressé h Augsbourg par Charles V pour apaiser les troubles religieux de l'Allemagne; il fut ainsi nommé, parce qu'il n'était que provisoire en attendant la décision définitive du concile général convoqué à Trente. Il faisait des concessions aux Catholiques comme aux luthériens, et il ne contenta personne. Après avoir eu la légation de Pérouse et l'évêciié de Crémone, le cardinal Sfondrali mourut dans cette ville le 3t juillet 1550, âgé de 57 ans, ayant eu un certain nombre de voix dans le conclave ouvert après la mort de Paul III. On a de lui un poème héroïi^ue, sous ce titre : De raplu Heienœ libri lre$^ imprimé avec le CurtiH$i\\ï caniinal Sadul<*t, Venise, 1559, in-4% et dansdifl'érents ri*cueils. Coupé en a donné l'anal v«e dans ses Soiriei littéraires, 11, 232 2i0.
SFONDRATI (Nicolas), (ils pntné du précédent, vit le jour, la H février 1535, après la mort de sa mère, dont on ouvrit le côté pour le tirer. — Il auitta le sénat de Milan, dont il était membre, pour embrasser la carrière ecclésiastique, et se mit sous la dir^ctiim de saint Charles Borromée. Evoque de Crémone en 1560, il assista, en cette qualité, au concile de Trente, jusqu'à la conclusion. Elevé au cardinalat par le Pap» Grégoire Xlll le 12 décembre 1583, il vivait retiré à Crémone, d'où le Pape Sixte V l'envoya h Turin en 1587, pour tenir sur les foDla le prince Philipne-Emmanuel, fils aîné de Charles-Emmanuel, duc de Savoie. Enfin élu Pape après la mort d'Urbain Vil, le 6 décembre 1590, il prit le nom do Grégoire XIV, et mourut le 5 octobre 1591. — Yoy. le Dict. dêê Papes.
SFONDRATI (Paul-Emilr}, fils de Paul Sfondrati, baron de la Vallée d'Assise, et neveu du Pape Grégoire XIV, naquit on 1561, et fut élevé par les disciples de saint Philippe de Néri. — Son oncle le fit cardinal le 19 décembre 1590, puis légat de Bologne, et se repoi^a sur lui de beaucoup de soins. Le jeune cardinal justitia la confiance du Pontife et conserva toujours autant de simplicité que de modestie. Les murailles de son palais n'avaient que des images pour toute tapisserie. Il ne su servit jamais devaisselle d'argent, réservant ses libéralités pour les pauvres. Après la mort de son oncle, il prit le parti de la retraite, et rétablit l'église de Sainte-Cécile dont il était titulaire. Ayant trouvé le corps de cette sainte, il en orna richement le tombeau, et, au moyen d'une fondation, alta<:ha h Téglise quatre chape* lains et deux clercs. Evéque de Crémone en 1607, il se signala par des œuvres de piété extraordinaires. Depuis, évoque d'AlbanOi il mourut saintement, comme il avait vécu» le \k février 1618, Agé de 57 ans, et laissant tout son bien h son église de Sainte-Cécile,
SFONDUATl (CéLESTiN), né à Milan en 16V9, pelit-nev(!U du précédent, et fils de Valerian Sfoiidrati, comte de la Rivière, i^ril
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rhabil lie religieni bânédicUn à Tabbaye de Sainl-Gal), en Suisse, où il enseigna la philosophie» la théologie ei la jurisprudence canonique. Sa réputation le fil appeler h Sallzbourg par rarchevéoue, afin d'y professer la théologie. La déclaration de Tas* semblée du clergé de France avait pirru en 1682, et les esprits étaient vivement préoccupés de la question de la limite des deux imissimecs. Sfrondrali ne fut pas des ûer* niers ^ descendre dans Tarène, et il défendit avec chaleur les intérêts du Saint-Siège. 11 ne tarda pas h en recevoir la récompense, 'ïlu évéuue de Novare, et prince-abbé de Saint-Gai I, il refusa TévAché; mais honoré de la pourpre par le Pape Innocent XII, le 42 décembre 1695» il dut se rendre à Rome, où, tombé malade, il fut enlevé le h septera- «bre 1696, à TAge de hl ans. Voici les titres des principaux ouvrag«*s de ce cardinal : 1« Dhputitiiojuridica dB legein prœtumpiione funddla advenus probabUhmum ^ 1681 ; 11. Traclatus regaliœ contra clerum Gallica" num, Saint-Q^ll, 1682 in-iit*;lU. Regalesacerdotium Romano Pontifici aisertum ei quatuor propoêitionibui clert Gallicani explicatum^ 1684, in-4% depuis léimprirïié; cet ouvrage a paru sous le pseudonyme d*£ugèiie Lombard; IV. Gallia vindieaia^ etc., 1G87, in-4% plusieurs fois réimprimé; V. Lf^afio moT' éhioniê Lavardini Itomamy» ejusque cum In^ noeenêio XI di$sidium^ Rome, 1688, in 12. 91 étuMil que les quartiers des ambassadeurs ftiloroe ne doivent f)is jouir des franchises. Vl.-infiofffi/ia vindieala de immaculaio eon* cfp/uff. A/, y.,1695, iu-fol. C'est là nu'il prétendait prouver que saint Thomas a écrit en faveur (le Timmaculée conception; c'est làqulldit, (ur la foi du faux Flavius Dexter, que la conception immaculée de la sainte^ Vierge a été définie dans un concile desapôtres, et que cotte fête était d'institution apos- Mlique;Vil.'CursufpAi7o#opAicu«,Saint-Gall, 1699, 3 vol. in^** ; VIII. Noduiprœdestinationii disioluiuif Homo, 1696, in -4"*. Il ne narut
3u*anrès la mort de l*auteur, et contre l*avis e |Husieurs do ses amis qui jugeaient qu'il n*y avait pas mis la dernière main. Les erreurs qa*il conHrnt sur la grâce, sur le l>éché originel, sur Tétat des enfants morts avant le bantême, émurent les esprits îii\ France. D'illustres prélats le signalèrent au Pape par une lettre du 23 février 1697. Le Pape répondit le 6 mai suivant que le livre serait examiné. L'erxamen n'amena aucun jui;ement contre Touvrage^ qui, vivement attaqué, fut vivement détendu, notamment par le cardinal Gabrîelli.
SFORZA (AscAGNB Marie), cinquième fils de François I", duc de Milan, naquit en 1453. — Gniéas-Marie, successeur de ce prince, avait exilé ses frères. Ses courtisans, ias d'un joug odieux, l'assassinèrent au milieu de ses gardes, le 26 décembre 1476, dans la basilique de Saint-Etienne. Galéas- Mario laissait, pour lui succédt.*r, un tils âgé de 8 ans, Jean«Galéas. Donne de Savoie, mère du jeune prince, et réglante, avait pour 4»riùcipal ministre le Calabrais Simouetta,
homme fidèle et capable. Après la mort de Galéas-Marie, ses quatre frères accoururent de leur exil, pour disputer ^ Bonne la ré* gence. Ils s'attaquèrent d*abord à Simonelt«« qui les prévint et les fit relégtier. Hais Louis-Marie retint, supplanta Simonetta, lui fil trancher la tAte, et s'empara si bien du gouvernement* qu'il ne laissa ^ son ne» yen que le litre de duc, jusqu'à ce qu'il s'en défit par le poison. Ascagne, désapprouvant cette conduite, conjura contre son frère, qui le relégua h Ferrare. lisse réconrilîèrenl dans la suite; de sorte que Louis-Marie demanda pour son frère A<(cagne le chafieau de cardi* naUetrobtinldu Pape Sixte IV, en U8fc, par suite du mariage de Jérôme Riario, neveu de Sa Sainteté , avec l'héroïne Catherine Sforza» Le nouveau cardinal devint dans la suite administrateur des évèchés de Novare et de Crémone, et légat du patrimoine de Saint-Pierre. Ayant ueaucoup contribué k Télection du Pape Alexandre VI, il en fut récompensé par la dienité de vice-chancelier, sans parler des bénéfices, des riches domaines et du palais Bort^a h Rome Redoutant toutefois dans la suite le caractère de ce Pontifp, il quitta Rome, et se ri'tira sur les terres des Colonne. Le roi Charles Vlll le chargea d'all&r traiter avec Alexandre V| d'affaires concernant les intA* rets de la France. Mais Sforza, toujours sur ses gardes, ne voulut |)oinl se rendre h Rome,
Sue Jean Borgia, archevêque de Valence, Is naturel do Sa Sainteté, ne se fût rerois comme en otage entre les mains iies Colonne. Cette première entrevue n'ajant pas réussi, il s*en revint ; mais élant retourné peu après vers le Saint-Père (>our le même objet, et n'ayant pas pris les mêmes précau lions, il fut arrêté et enfi^rmé au château Saint-Ange, où pourtant Alexandre VI n'osa pas le garder longtemps de peur d'irriter le roi de France. Bientôt Louis XII entra h main armée dans le Milanais contre le due Louis -Marie, si connu dans l'histoire sous le nom de Louis le Maure; il le força dans Novare, et l'envoya prisonnier en France, où il mourut dans la misère et la douleur au château de Loches en Touraine.Le cardinal Ascagne, qui était à Milan, voulut se sauver; mais les troupes vénitiennes l'arrêtèrent en chemin [1500] et le livrèrent au roi, qui l'envoya en prison h Lyon, d'où il fut transféré à la tour de Bourges. Grâce aux bons otBces du cardinal d*Amboise, premier ministre, il en sortit sur la parole qu'il donna de ne point sortir de France sans une permission expresse du roi. Autorisé k se rendre au conclave de 1503, h condition qu'il donnerait sa voix au cardinal d*AnH boise, il n*en fit rien ; et ce dernier voulait le ramener en France; mais le Pape Jules II s'y opposa.. £nQn le cardinal Ascagne fut enlevé par la peste è Rome, le 27 mai 1505, et inhumé dans l'église de Sainte-Marie, où le même Pontife, oubliant généreusement les anciennes contestations qu'ils avaient eues ensemble pendant qu'ils étaient cardinaux, lui tit élever un superbe mausolée ;