‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 236 sur 350 · I.VJI · texte numérisé non relu

I.VJI

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DniTIONNAIRE

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pou^p^e^ partie à ta reeommandation du loaréclial Trivulce» son parent, partie à son Diérîte personnel et h Tancienne liaison qui unissait les maisons de Médicis et de Tri- ?ulce. Ainsi s'exprimait le Saint-Pire dans la letlrc qu'il en écrivit, le jour même de La Domination ,. aamaréciial Trivulce. Evoque de Bayeux et de Toulon, puis de Novare, et 8rchevêq.ue de Reggio,^ le cardinal de Tré- Touice (c'est ainsi qu*on le désignait) fut nommée par le Pape Clément VII, légat de la Campagne de Rome pendant la guerre des Colomie. Après La prise de Rome par les troupes de Charles-QuinI, iJ fut emmené en otage h Naples, où il montra une grande fermeté pen'Iant sa prison. Les Impériaux, qui le savaient partisan de la France et chargé des affaires de cette couronne, loi firent essuyer pendant dix-huit mois toute sorte do mauvais traitements. Enfin le Pape Paul m, h rélection duquel il avait puissamment contribué en 1534» l'envoya comme légat auprès*, du roi François 1'% pour le porter h la paix avec l'empereur. Le cardinai se trouva au couronnement d'Eiéonore d'Autpiche, sœur de Charles-Quint, et seconde femme de François 1". De retour à Rome» il y mourut le 30 mars 15^8, sans avcHC pu obtenir du Pape la permission do Caire son tesianient, bien que Paul Ul lui dût en grande partie la tiare. Le Pontife liériladoncde loutesa dépouille. Le catdinal de Trévoulctf fut honoré des éloges de Bembo et de Sadoiel , ces illustres cardinaux, qui étaient ses intimes amis. On regretta qu'il u'rât pas eu le temps de faire imprimer une Histoire des Papes et des cardinaux , écrite après beaucoup de recherches, et dont il recueillait depuis longtemps les matériaux, (kiiiphre Panviuio avoue s'en ôlre bien servi, surtout pour les cardinaux depuis Urbain Yl jusqu'à Paul 111.

TttlVULCË (Antoine, U* du nom), Gis do lécônie Trivulce, capitaine de cinquante burames des ordonnances du roi Français 1" etc., fut référendaire des deux signatures, évoque de Toulon en 1528, par la démission de son cousin le cardinal Augustin, puis vi<;e-légal de Pérouse, et en 1S44> vice-ilégat d*Avignon, oh il se concilia l'smouF des peuples, et s'opposa avec vigueur h l'entrée des hérétiques dans le Comtat. -r Secondé des armes du roi de France, il les ciiassa de Cabrières et de Mérindol , où ils s'étaient établis, et de plusieurs autres lieux qu'il Gt brâ'cr et ruiner par ordre du Pa()e. ÉnGn il reçut le chapeau en 155T, pendant qu'il était nonce à Venise. Le Pape Paul IV le lit aussitôt préfet de la signature de justice, et l'envoya légat en France pour rétablir la paix entre le roi Henri U et Philip* pe II, roi d Espagne. Sa mission fut couronnée par le traité de Coteau-Cambrésis. Le cardinal venait de prendre le chemin de l'Italie, pour y jouir d'un repos mérité par tant de^travaux, lorsqu*il fut frappé d'une apoplexie qui l'enleva, à une journée de Paris, le 26 juin 1559.

TRIVULCE (Jean- Jacques TafeoDOUK),

petil-nevcu du précédent, était lo fils aîné de Charles- Emmanuel-Théodore Trivulce, comte de Meizi» etc. , commissaire général des troupes espagnoles, tué en Flandre è la fleur de son âge. Né en 1597, il resta, jeuoe encore, sous la tutelle de Catherine de Geo« zague, marquise de Castel-Giaffre, sa mère. -^ Dès qu'il fut eu Age de porter les armes, il leva deux régiments pour le roi d'Espagne Pliilippe m, dont il commanda ensuite tuote la cavalerie. Ce prince lui fit épouser la fille aînée du prince de Monaco, laquelle mourut en couches [1620], lui laissant deux enfants. Il fut ensuite commissaire de l'empereur en Italie, où il fit tous ses efforUi pour engager les princes è secourir Ferdinand U dans la guerre de Hongrie. Cet empereur érigea en sa faveur la terre de Hch naco en principauté, et le roi d'Espagne le (U grand de la première classe. Mais Trivulce embrassa la carrière ecclésiastique, et devint clerc de chambre du Papa Urbain VIII, qui le créa cardinal en 1629. Depuis, vice-roi d'Aragon, ensuite de Sicile et de Sardaigne, gouverneur général du Milanais, et amt>as« sadeur extraordinaire d'Espagne à Home, il mourut è Milan !e 3 août 1657. Sa postérité masculine s'étant éteinte dans la per^ sonne d'Antoine 'Théodore Trivulce, son petit-Q!s, le second fils de sa fille, née en 1620, quand mourait sa mère, prit le nom de Trivulce; et c'est de celte dernière famille que descendait Alexandre Trivulce, qui commanda la milice de Milan, après l'invasion des Français en 1796, et qui, devenu bientôt après général et ministre de la guerre, mourut le 3 mars 1805, h Paris, où il était venu pour assister au couronneoieDl de Napoléon v\

TROJER ( Ferdinand-Jules ) , évoque et prince d*Olmutz, luttait cardinal en 17i7| par le Pape benoît XIV.

TRUCHSÈS (Othon), d'une noble et ancienne famille de Souabe, était fils de Guillaume Truchsès, baron de Walbourg, et de Sibylle, fille de André Truchsès, comte de Sonneberg. — Il commença ses études h Tubingue, les continua à Dôle en Bourgogne, puis dans l'université de Pavie et h Padoue, où, jeune encore, il fut fait recteur de l'uni vorsité.II étudia ledroit à Bohigne sous Hugues Buoncompagno, depuis Pape sous le nom de Grégoire XIU. Oihon, reçu docteur en droit, retourna en Allemagne, et fut d'abord chanoine de la cathédrale d'AugNbourg, et ensuite doyen de la cathédrale de Trente, Quelques années après il se rendit à Rome pour affaires. Paul 111, charmé de sa prudence, de son savoir, 'de son éloquence, le prit pour un de ses caroériers intimes. En 15i|i'3, envoyé comme nonce à la diète de Nuremberg, pour indiquer le concile de Trente, et pour engager les prélats à s'y rendre, Othon fut fait alors unain'menaent évoque d'Augsbourg, prince du Saint-Empire. L'année suivante , le Pape le créa, quoi(|ue absent, cardinal-prètre de Sainie- Balbirie. Lorsque s*ouvrit le concile de Tiente, il y envoya, pour tenir sa place« le

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