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èelleotes éludes» devint sénateur à Turin. — Emmanuel Philibert, duc de Savoie, qui connaissait sa capacité, iui donna toute sa confiance. Il le consultait dans toutes les afljBires importantes, et, en 1557, il obtint, pour Ini, du Pape Paul IV, Tévôché d*Aoste. Eu 1563, Bobba assista au corici^e de Trente, en qualité d*évèque, et d'ambassadeur du duc de Savoie. E.i 1565, h la recommandation du même duc de Savoie, Pie IV le créa cardin4l-|)rètre du titre de Sainl-Sylveslre. Ce prélat a laissé quelques ouvrages, et, entre autres* des poésies. Il mourut à Rome le 17 mars 1575, et fut inhumé dans l'église île Sainte-Mario des Anges. — ( Voy. de la Cbieza , Bistor. chron. epîsc. pedem ; — Uqhbl., t. IV, HaL sacr.;— Sammarth., GaU lia Chrisiiana ; — Petramellabius ; — de Tbou ; — Lemirb , etc.)
BOBON, Romain, créé, en 1188, parle Pape Clément III, diacre-cardinal, du titre do Saint-Georges in Yelabro , mourut en
BOBON(HcoDEs), était d'une noble famille de Rome, et Tun des plus fameux jurisconsultes de son temps, comme on peut le voir par les savantes décisions qu'il a données sar les matières les plus épineuses du droit canonique. — Le Pape CéJestin 111 le créa cardinal en 1191 , et Innocent III le chargea d'entendre en confession les meurtriers de Conrad, évoque de Wurtzbourg, lesquels étaient venus a Rome, ()Our y recevoir l'absolution et la pénitence de leur crime. Il leur ordonna de taire amende honorable dans une place publique de Rome, et leur défendit ensuite Je se servir jamais de leurs armes, de porter des habits de couleur, d'assister aux jeux publics, et de passer en secondes noces. Il les obligea ensuite à leur retour, lorsqu'ils seraient arrivés dans la première ville d'Allemagne, d*aller k l'église cathédrale, la corde au cou, nu-pieds et eu chemise, portant des verges, pour y 6lre battus par les chanoines en présence du |ieuple. Ce prélat mourut en 1210. (Voy, CiAComus, Chron. fTirâoni/.;— Aubbrt, Hist, des cardinaux.)
BOBON, Romain, fut créé, en 1192, diacrecardinal du titre de Saint-Théodore, par Célestin III, Pape de 1191 à 1198, et qui créa douze eardinauv.
BOBON (Nicolas), Romain, neveu du Pape, fui créé dans la môme promotion, \yar Célestin m, diacre-cardinal du titre de Sainte- ^llarie m Cosmedin,
« BOFONDI (Joskph), né à Forli en 1795, fot fait cardinal par Pie IX en 18V6. Son Eiuinence vit encore.
BOHIER fAiiToiiiE),né h Issoire, en Au-^ ▼ergne, était fils d*Astremoine Bohier, baron de Saint-Ciergue, etd'AnneduPrat, tante de cardinal du Prat, chancelier de France. Le jeune Bohier prit Tb/ibit de religieux dans l'abbaye de Fécamp, en Normandie, dont il fut depuis abbé , aussi bien que de Saint-Ouen de Rouen. Il fut nommé président au parlement de Normandie, archevêque do Bourgeai vers 1515, et • le 1" avril
1517, créé cardinal-prètre par Léon X , i la recommandation du roi François I*', et par le crédit du chancelier du Prat. Le cardinal Bohier , qui était âgé, ne jouit pas longtemps de celle dignité, et mourut à Blois, otL était alors la cour, \e 27 novembre 1519. Son corps fut porté à Bourges, et enterré dans son église. Ce cardinal fit divers présents à son église métropolitaine, ou l*on voyait encore il y a peu de temps une tapisserie, sur laquelle étaient ses armes et sa devicn : Virtuti omnia parent.
fiOlSGËLIN DE CICÉ ( Jean-db-Dibd- Raimond de), naquit è Rennes, le 27 février 1732, d*une famille noble. — Destiné à l'état ecclésiastique par le désir de ses parenta et pnr sa propre inclination , il fit d'excellentes études. La mort d*un frère atné Payant rendu, jeune encore, le chff de sa famille, il renonça à son droit d*atnesse en faveur d*un frère puîné, et persévéra dans la carrière qu'il avait embrassée. De grand vicaire de Pontoise , il devint, en 17G5, évèque de Lavaur, et, en 1770, archevêque d*Aii. Pour ne point parler d'autres établisse* ments pieui, la Provence lui doit la construction d'un pont qu'il avait fait bâtir h Lavaur, et celle d'un canal qui porte son nom. Le cardinal de Bflusset, qui avait été son grand vicaire, parle en ces termes de cet estimable prélat, dans une notice his« torique qu'il nous a laissée : « C'est parla sagesse , unie è la générosité , que M. de Boisgelin sauva, au commencement de la révolution, la ville d'Aix des plus grands malheurs. Dans un moment de disette , les greniers publics avaient été pillés; les excès auxquels le peuple s'était livré allaient arrêter les ap|)rovisionneuients, lorsque l'ar* chevèque se présenta pour calmer le désordre, et mit cent mille francs à la disposition des aulorilés locales pour l'achat des grains. » En même temps il adressait une Instruction pastorale aux curés de son diocèse, pour les engager à rappeler le peu* pie è ses devoirs, et à restituer les grains qui avaient été pillés. Sa voix fut entendue, et les troubles conjurés, au moins pour un temps. M. de Boisgelin avait fait partie, en 1787, de l'assemblée des notables ; en 1789, il fut aussi un des représentants du clergé aux états généraux, où il se fit remari|uer par son esprit conciliant et sa modération, A la dissolution de l'assemblée nationale» les excès de la révolution lui tirent chercher un asile en Angleterre. Il ne rentra en France qu'après le concordat. Il fut nommé» en 1802, archevêque de Tours, et obtint» peu après, en 1803, le chapeau de cardinal, dont il ne devait pas jouir longtemps, Çuisqu'il mourut le 22 août 180i , dans sa 3* année. M. de Boisgelin n'était pas seulement un homme de bien, et un véné* rable prélat; c'était aussi un homme d'es* prit et un littérateur distingué. Dès 1776, il avait été appelé h l'Académie franchise, l>our remplacer l'abbé de Voisenon. Il no manquait pas non plus d'éloquence, comme l'attestent ceux qui l'ont entendu. C'était
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DICTIONNAIRB
DON
ine éloquence douce, graciensi^ et él«^gdnte. Il avait I rononcé en 1765 Toraison funèbre ju Dauplin, père de Louis XVI; en 1766, celle de Sinni.slas Lerzin^ki, ancien roi de Pologne , et beau-père de Louis XV ; en 1769, celle de la Danphine. Mais c'est surfont à la cérémonie du sacre do Louis XV 1, h Reims , que M. de Boisgelin se sur(>assa en prononçant le discours d*usage. On a de ce cardinal, entre autres ouTrages, L Exposiiion des principei sur la consfituiion du clergé par les évêques , députés à l'Assemblée fiarïona/ey Paris , 179i, in 8*; IL Jléroides d^Ovide^ traduction en vers français, avec le texte, Paris, 1786, in-8; III. Mémoires pour le clergé de France , au sujet de la prestation cff /bi, etc., 1785 ; IV. LePsalmiste, traduction des Psaumes en vers français, précédée d*un discours sur la poésie sacrée, Londres, 1799 ; V. Discours à la cérémonie de la prestation du serment des archevêques et éréqueSf 1802, in-i". — L oraison funèbre du cardinal de Boisgelin fut prononcée, le 12 septembre 1804, par Mgr Charrier de la Ror.he, premier évoque de Versaill«?s.
BOLQGNETTI (Albert), Bolonais, évêque de Massa, créé en 1583 , par le Pape Gré-
Îoire XIII, prêtre -cardinal, mourut eu
BOLOGNETTI (Mario) , Romain , trésorier, fut créé cardinal-diacre par le Pape Benott XIV, en 1743.
BONA (Jean), religieux réformé de Tordre de Cileaui, naquit h Mondovi sa Piémont, le 10 octobre 1609. — Sa famille était une branche de celle de Bonne de Lesdiguières en Dauphiné. Dès son enfance, il manifesta le goût de la retraite et de la piété. Il se consacra h Dieu dans un monastère de l'ordre des Feuillants, près de Pignerol, k peine âgé de dix-sept ans. On Tenvoya étudier à Rome où il fit de rapides progrès dans les diverses branches des connaissances humaines et où il enseigna la philosophie et la théologie. Revenu dans son pays, il fut prieur, puis abbé de sa maison et élu général de sa congrégation en 1651. Le cardinal Fabio Chigi , ami particulier du P. Bona, témoigna une Joie extrême de cette élection; il voulut faire tenir à Rome le chapitre général suivant pour travailler à le maintenir: mais le modeste abbé qui s'en douta le Gt tenir à Gènes et se fit nommer un successeur. Trois ans après on l'élut de nouveau, et le cardinal Chigi qui, dès 1655, était Pape sous le nom d'Alexandre VII, lui défendit de quitter ce poste. Mais Bona en sollicita la permission avec tant d'instance que le Pontife la lui accorda h condition qu'il ne sortirait point de Rome. Pour l'y attacher plus étroitement, il lui donna dirers emplois. Clément IX les lui continua, fui en Confia de nouveaux, et le créa cardinal leS9 novembre 1669. Climent IX étant mort bioniôt après, tous les gens de bien faisaient des vœux pour que Bona fût élu en sa place. C'est ce qui donna lieu à cette pasquinadu : Papa Bona sarebbe solœcismo^ et à celte épigramme du P. Daugières, Jébuitei
lesquelles en français perdraient tout liwr sel :
Gnmmalice leges piemmqae Ecclesfa ftpernll : Pone eiit ul liceal dicere Papn Bona.
Vana solivcismi ne te conlarbet imago; £ssei Papa bonus, si Bona Pa[)a loreL
VEglise dédaigne souvent les lois de la grammaire : U sera ffeul être permis de dire te Pape Bona. Me mnm cf- (rayezpas de Combre d:un solécisme : Si Bona éuàt Pêpe^ il serait un bon Pape.
Ce n'est {pourtant pas lui qui fut élu, mais Altiéri, qui prit le nom de Clément X. L'éclat de la pourpre romaine n'avait pont enflé le cœur du cardinal Bona^ et les affaires dont il était chargé ne rempèchaient point de vaquer k l'étude et à la prière. Il entretenait un commerce de lettres avec presque tous les savants de rEuro[>e. Il revoyait ses ouvrages lorsqu'il mourut tranquillement et saintement comme il avait vécu, à Rome, le 27 octobre 167i, et il fut inhumé dans l'église de Saint-Bernard. Il avait fait un testament digne de sa piété, qui a été traduit en français et publié k Paris, 1738, in-li. Les ouvrages qui nous restent de lui sont : 1. De divtna psalmodia^ in-i*; 11. Manuductio ad atlum ; III. Fia compendii ad Deum, Lambert a donné, en 1681, une traduction du Guide du ciel. Bo 1738, on en a publié une nouvelle plus littérale à lac|uelle on a joint celle du PIuê court chemin pour aller a Dieu. Ce dernier ouvrage n'avait f)as encore paru en fran« çais; il est k |)roprement parler la continuation de Tautre. IV. De rébus liturgieiê^ Paris, 1772, in k*; V. De discrétions spiri* tuum, Paris, 1673, in-12. L'at)bé Leroy en a donné une traduction française en lèn. VI. Trnctatus asceticus de sacrificio Missm^ souvent imprimé, traduit aussi en français. M. l'abbé Lobry, ancien professeur au séminaire de Tro^'es, vient de publier une nouvelle traduction do ce dernier ouvragic, 1856, 2 vol. in-8'. VII. Horoloqium oscf^ ticum; \l\L De principiis vitœ thristianm. Ce dernier ouvrage, un des plus solides qu'on ait faits siir la morale, a été traduit en français d'abord par Cousin, président en la cour des monnaies , et en 1728 par Tabbé Goujei dans le Traiié de la psalmodie divine. L'auteur aborde et approfondit tout ce qui regarde TOIDce divin. Le De rébus liturgicis est un traité complet sur les rites, les prières et les cérémonies de la Messe. Los autres ouvrages sont des livres de piété, précieui pour ceui qui aspirent h la perl'eclion de la vie chrétienne. {Voy. hupiN , Biblioth. des auteurs eecUsioM" tiques du ivii' siècle.)
BONA(:OltSI(BoNACURsio), nék Macerata, trésorier général de la chambre apostolique» fut nommé cardinal par Clément IX le 99 novembre 1669. Il mourut légat k Bologne» le 19 avril 1678, en la cinquante-huitième année de son âge, et de son cardinalat la huitième.
BONADIS DR BoNiDiB, Romain, fut créé en 1155^ l»ar lo Pape Adrieu iV, diacre-cardi-
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liai du litre de Saint-Ange, puis orôlre du tilre Soinl-Cbrjrsogon.
DE BONALD (Louis-Jacql'bs-Mauricb) , cnrdinal-arclievéqiie de Lyoi), est né en 1787, à Miihau, diocèse de Uodez (Avpyroii). — Dans les premières années de son enfance, il connut déjà In peine et rexil, car, au moment des terribles ornges révolutionnaires, il émigra avec sa famille. On sait que son illustre père, le vicomte de Bonaid, est compté parmi les écrivains et les philosophes les plus éminenis du xix* siècle: il est donc facile de comprendre avnc qutîl soin le j»*une Maurice fut élevé. De retour en France, il fut placé dans une pension de Lvon où sVcoulèrenf, au milieu des lauriers classiques, les premières années de ses études. Il entra ensuite au séminaire de Saint-Sulpice où il obtint beaucoup de succès. Oi) admirait en lui une rare sagacité, un jugement de la plus eiquise droiture et une piété profonde.
Après avoir été quelque temps clerc do la chapelle de l'empereur, avec MM. de Quelen, Feutrier, etc., Maurice de Bonald fut choisi comme secrétaire par M.^r de Pressigny, archevêque de Besançon. En 1817, Mgr de Latil, évèque de Chartres, lui donna des lettres de grand-vicaire, et le litre d'archidiacre. Dans celte nouvelle position, M. de Bouald opéra un bien immense, non-seulement parla sagesse de son administration, mais par ses prédications éloquentes. Pendant le carême de Tannée 1822, il donna des oonférences qui assurèrent sa réputation cjmme orateur; Timmense enceinte de la cathédrale de Chartres pouvait h peine contenir la foule qui se pressait pour Tenlendre. Nommé h l'évêché du Puy, en 1823, il Tut sacré par Mgr de La!il, dans celle même basilique de Chartres, où il s*étail exercé aux nobles travaux de l'apostolat. Elevé au pontificat, il resta toujours aussi dévoué aux moindres fonctions comme aux devoirs sublimes «lu tiiinislère ecclésiastique. Ainsi , on le TOyaitcélébrerledivin sacrifice tous les jour*, miteudre lesconfessions du pauvre aussi bien
3ue du riche, et même porter les sacrements ans les galetas les plus repoussants. On montre, dans la cathédrale du Puy, une chapt*Ile où id zélé et infatigable prélat s'enfermait tous les samedis au confessionnal. Ses diocésains lui gardaient les sentiments d'une esliuM, d'une admiration et d'un attachement sans bornes, iorsqu'en 1839 il fut pro* mu au siège de Lyon et de Vienne. A son entrée dans la ville archiépiscopale, on le reçut comme en triomphe. Il fut aussitôt apprécié et entouré de toutes les sympathies qui n'ont fait que s'accroître de jour en jour. Le Souverain Pontife le proclama, en 18i^l, cardinal-prêtre de la sainte Kglise. M^r de Bonald entreprit le voyage de Rome on 18^2, et reçut le chapeau, avec le litre de la Très- Sainle Trinité au mont Pincius.
Dans la carrière épiscopale d'un évèque si justement vénéré par toute la France, nous remarquons surtout ses luttes courageuses eoutre l'univ crsité, pour la liberté de Ten-
scignement : son éloquent mandement, oui est un vrai chef-d'œuvre, pour la condamn-»* lion du Manuel, aujourd'hui oublié, do M. Dupin 11 publia également, h celte occasion, en 1845, une réponse admirable dans le Censeur, de Lyon. Nous signaJtirons encore une Circulaire pour la souscription enfiavear des embellissements projetés dans l'éj^lise célèbre de Notre-DainedeFourvières [1853]: CMisnite, le Mandement qui foudroie le livre intilulé, l'/lrfnirdc la France par un curé de Lyon [1851], et une magnifique Lettre sur la question des classiques.
On peut dire que chacune des lettres pas« toralesde Mgr de Bonald est un événement: elles sont lues non-seulement dans lediocèse, mais dans toute la France. On y trouve une admirable afipréciation des besoins de l'époque : les observations les plus justes, les plus sages et les plus frappantes sur les erreurs el les désordres qu'il importe do corriger; des avertissements d'une étonnante prévoyance, adressées dans un style qui peut servir de modèle.
La plupart de ses Mandements sont des monuments d'éloquence, de doctrine el de littérature chiélienne. Nous citerons, en particulier, après ceux dont nous avons parhi plus haut, rinstrucUon qui a pour but de uionlrcr comment la religion doit régler et sanctifier Tinduslrie : celle qui traite de la grande et importante loi du dimanche, et la dernière qui. vient d'être publiée pour le Carême de cette année [1857], sur la nécessité et les avantages de rinstruction reli* gieuse. On trouve dans tous les écrits du vénérable cardinal une science profonde , et les idées les plus élevées, les plus utiles : ce n'est pas une vaine déclamation qui no laisse rien dans l'esprit, mais c'est une parole éclairée, solide et qui instruit en remplissant les exigences de l'art humain, sans peut-être y songer.
Dans son administration pastorale, S. E. Mgr de Bonald est béni pour les excellents choix que sa conscience lui inspire. Il faut dire aussi qu'il est à la tête d'un clergé d'éiile, vraie pépinière d'évôques. Nou5 n'apprendrons rien à personne, en disant que les aumônes du chariiable et vertueux pontife sont inépuisables autant que son zèie pour toutes les bonnes œuvres. Résumons cette notice en répétant arec un écrivain connu, que S. E. Mgr de Bonald porte dignement son nom : il a hérité do son père une haute et mâle éloquence; la vdle de Lyon trouve en lui un modèl**, un guide &ûr et un consolateur. On l'a vu surioul à l'époque dt! la dernière inondation.
Nous compiélerons ces renseignements en rapportant quelques détails emrtruntés à l'ouvrage de Aigr Lyonnet, aujourd'hui évoque de Saint- flour. Il est question d'une époque de la vie du cardinal Fusch, el Mgr de Bonald b'y trouve nommé.
« Sous le litre modeste de fragments, Mgr Lyonnet a publié nue Vie a peu près complète du cardinal Fesch. Elle naralt sous les ausoices de Son Emineoce le cardinal df
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DICTIONNAmE
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Ronald, a qui l'aateur dit, dans son Epftre ; dé<i fcatoîre :
« 0«e j'eusse désiré, pendant que je m'oc- « cupais de ce travail, enaprunler quelc^uos- « unes de ses inspirations à Ja plume qui « écrifait de si belles pages au Puy, et qui
• nous en donne maintenant de plus belles «' à Lyon I Oh! comme aiors j*eusse repro- « duii, avec sa chaleur native, et la tendre » sollicitude du prélat pour ses séminaires, « ces sources limpides du sacerdoce, et son <t zèle ardent pour lo maintien de la disci- ^ pline ecclésiastique, v^^rlu favorite des a grands évèquos, et ses luUos incessantes « avec le géant des temps modernes, lorsque,
• après avoir asservi le monde, il voulut « asservir l'Eglise, et son inaltérable attatf chement à la Chaire do Pierre, au milieu «I des tempêtes et des flots soulevés pour « la renverser, si jamais elle pouvait l'être...
« Un regard de Voire Grandeur sur mon « travail m'encouragera et me fortifiera, « Vous ne sauriez le refuser ; c'est un « tribut que vous devez à la mémoire du « cardinal, qui, de bonne heure vous entou- « ra de son estime etde'son amitié. Nous « n'ayons fioint oublié que, pressentant vo-
• treafenir, il vint à la fin de vos études « cléricales, vous |)rendre comme par la « main, et que, dès ce moment, il tous dé- «r signa è TÈi^^lise de France comme de ses « futures et plus fondées espérances et s'il « était permis de tout dire... nous ajoutc- (« rions que son cœur était tendrement in* « cliné vers le vAire, et que toujours, c durant son eiîl, sa pensée s'est reportée « sur vous avec suavité. C'eût été une douce « consolation pour lui de remettre entre « vos mains ce qu'il avait de plus cher au
• monde, son diocèse. »
« M Ljonnet vient de faire allusion à plusieurs circonstances, qu'il raconte avec beaucoup de charmes dans son ouvrage et que nous réunirons puisqu'elles se rapportent h l'illustre prélalauquel le livre est dédié.
c Peu de jours après [1809], le cardinal
• tit une ordination au séminaire de Saint- « Sulpice; il cansacra à la demande du « chapitre, le siège étant vacant, dos sous- » diacres, dos diacres, des prêtres : de ce « nombre était un jeune lévite, né au châ* « teau de Monna, dans les sévères monta- « gnes deRouerguH. Son illustre père cou- V vrait déjà tous ses enfants de Tauréoie de f( sa gloire. Lo pieui ordinand croissait h i l'ombre des aulols comme une |)lan te d'heu- <« reuse venue, qui doit bientôt devenir un
• grand arbre.
« Son Emioence sut le distinguer parmi « tous ces condisciples; c'était Tabbé de « Bonald qui devait être un jour son suc- " cesseursur lo premier si<^ge des Gaules. « Elle le demanda aussitôt h M. l'abbé Eme- <* ry, qui renchérit sur Tidée qu'elle avait ^ déjà de lui. Tant de titres réunis engn-^ « gèrent le cardinal, protecteur du vrai mé- « rite, à l'attacher à la grande aumônerie
• en qualité de clerc de la chapelle impériole.
« Depuis cette éfK)que le nom de M. de Bo> « nald se confond avec ceux MM. de Quélen « et Feulrier, parmi les jeunes hebitoésde'la ■ maison de Mgr Fesch. On remarquait la « bienveillanoeet ramilié que le prélat por*< c (ail au jeune clerc. »
A la date du premier novembre 1812»
nous lisons : c C'est la première fois que <t nous voyons M. de Bonal > jeune ence core dans le sacerdoce, mais déjà de* « ptn's deux ou trois ans attaché h la clia- « pelle impériale , pamtire h Lyon h la « suite du cardinal Fesrh. 11 remplaça, pen^ < dant quelque temps, auprès de Son Emi- « nence, M. l'abbé de Quélen, qui était parti « pour Paris, où Pavaient rappelé divers «I travaux de la grandeaumônerie. Le prélat « l'estimait et le goûtait beaucoup : c'était « son ange, disait-il, et dans ce moment il « ne se doutait pas que cet ange, formé è son « école, et toujours fidèle h son souvenir* « serait son successeur sur le premier siège « des Gaules. »
M. Lyonnel f>a»'!e d'une visite que MM.
de Bonald <>( de Sambucy firent h Rome aa
cardinal exilé :
c Ces deux ecclésiastiques, que nous avons tf vus naguère à sa suite, soit à la chapelle c impériale, soit à Lyon, avaient été dèsi- « gnés parle roi pour faire partie de l'am- « bassaaede Rome. Mgr du Pnssigny, ancien « évêque de Saint-Malo, depuis archevêque « de Resançon, alors chef de la nouvelle « légation romaine avait cru utiliser leurs « noms, leurs talents et leurs mérites, en « les présentant an choix de Sa Majesté.
• A peine eurent-ils pris terre sur le sol «de 1 antique cité, autrefois comme tou- « jours la reine des nations, qu'ils se firent « un devoir de venir ofl'rir leurs hommages « à leur ancien bienfaiteur... Fous deux « assurèrent le prélat que les événements « qui veiiaientde briser sa fortune n'avaient a rien changé à leur aiffciion, qu'elle lui « était toujours acquise, qu'ils s^etTorce- « raientde plus en plus de la justifier. Son « Eminencefut on no peutplus sensible à ces a témoignages d'un véritable et sincère al* t tachemenc. Ah! c'est qu*on les apprécie « davantage, lorsqu'ils ne sont pas le ré- « sultat d'un misérable calcul ou d'une « ambition déloyale. Elle remercia affec« « tueusement ceux qui l'es lui donnèrent.
« A présent, mes amis, dit-elle, je ne puis « plus rien pour vous : Dieu m'avait tout « donné, il m'a toutôté; que son saint nom « soit béni ! Mais il est trop juste pour ne pas « récom[)enser les bonnes actions que les « hommes no peuvent pas reconnattre..
« Ce fut, nous n'en doutons pas, sous les « instances de ces deux ecclésiastiques» « que Mgr dePrcssigny,chefde lambassade « de France près le Sainl-Siége, invita le « cardinal Fesch à la tête de Saint -Louis... « Il n'y a eu que MM. de Pressignyet de « Chateaubriand qui, s'élevant au-dessus « des préjugés, n'aient pas fait une excep- « tion,.. pour Mgr Foscb dans leurs lettres « d*iiivitaiion.»
BON
BON
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c 11 arrivait aussi» par intervalle, quoiqu*k de grandes distances, des lettres narliculiè* res du cardinal à quelques ecclésiastiques de ses amis. Nous pourrions citer entre au* 1res celles h Mgr do Bonald, évêquc du Pny, aujourd'hui son successeur sur le siège de Lyon. SonEminence mettait toujours beaucoup de discrétion dans ses correspondances, afin de ne compromettre personne de ceux auxquels elle répondait, ni avec le gouvernement qui surveillait toujours ses rapports, ni avec l'administration apostolique qui gouvernait è sa place te diocèse; mais parfois, oubliant ses résolutions, elle ouvrait un peu plus son cœur, et, dans ces moments fuKi tifs d'épancliomenl, elle exprimait sesTe^rets et ses dôsi^^; un de ses désirs les mieux sentis et les plus exprimés était de voir le pieux évoque de Puy» dont elle avait connu le glorieux père elaprécié le mérite personnel, lui succéder sur le siège primalial des Gaules. Si un parfit bonheur était réservé à mon diocise^ ajoutait-elle, je m'en réjouirais juS" que dans ieciet. »
« Il y^avait déjè plu<( d*un an que le cardinal était mort, et, chose singulière, TEglise de Lyon , qui lui devait tant, ne lui avait pas encore fait un service funèbre... One lettre ministérielle, attribuée au maréchal Soult, imposait silence & la reconnaissance du diocèse. Mgr de Bonald passant du siège de Puy à celui de Lyon comprit tout ce qu'il y avait d'insolite et d'inconvenant dans ce refus, il ordonna aussiiôt qu'il y aurait dans toutes les églises de son diocèse, le premier jour libre qui suivrait sa prise de possession, un service solennel pour le repos de l'Ame de son illustre prédécesseur. Tel fut le premier acte de Tadminislration de ce nouveau prélat sur la terre des Polhin etdes Irénée: et cet acte de justice et de reconnaissance qui lui fait honneur, nous n'en douions pas, lui portera bonheur, pour la prospérité et la continuité de son pontificat parmi nous. »
fiONA VENIQRË (Saint), dont le nom était Jean Fiduasa^ naquit, en 1221, à Bainea- Regia, vulgairement Bagnarea, petite ville de Toscane. — Il prit en 12(^3, l'habit religieux dans l'ordre de Saint François, étudia sous Alexandre de Helès, fut reçu, en 1255, docteur, è Paris, avec saint Thomas, et enseigna la philosophie et la théologie en celte ville, et ailleurs, avec un grand succès. Depuis, n'étant âgé que de 3k ans, il fut élu général de son ordre, en 1256, et gouverna avec tant de lèle et de prudence, qu'il établit dans son institut une discipline exemplaire. En 1265, le Pape Clément IV envoya âu père Bonaventure les provisions de Tarcheyéché d'York, en Angleterre, que ce saint homme refusa. Après la mort de ce Ponlil'e, la siège ayant vaqué près de trois ans, et les cardinaux ne pouvants'accordersur l'élection d*uu nouveau Pape, en laissèrent le choix à saint Bonaventure, s'engageaut soleooelle-
Dlfill0N!<. DES CAAMNiUX.
ment à reconnaître celui qu'il notnmeraitt quand ce serait lui-même. Il choisit Thibaut» archidiacre de Liège, qui était dans la Terre Sainte, et prit le nom de Grégoire X. Ce nouveau Pontife le fit cardinal, évoque d'AIbane en 1272, et lui ordonna de se trouver au deuxième concile général de Lvon, II assista h la première session, tenue le 7 mai 127i, et mourut quelques jours après dans cette ville. Sixte IV le mit au catalogue des saints en 14A2, et Sixte' V, au nomore des docteurs de l'Eglise, en 1588. Le cardinal t Pierre de Tarentaise, depuis Pape sous le nom d'Innocent V, prononça Toraison funèbre de ce saint, dans Tèglise de son ordre, oC^ se trouvaient le Pape et tous les Pères da concile. Il fut inhumé dans l'église des Cor« deliers de Lyon, et transporté, en 14311^, dans la nouvelle église que les Cordeliers bâtirent dans cette ville, où il resta jusqu'à coque» dans le xvi* siècle, les huguenots, s'étant rendus maîtres de la ville de Lyon, enlevèrent sa châsse d'argent, brûlèrent ses os, «t en jetèrent les cendres dans la Saône. Saint Bonaventure était d'une vertu et d'un mérite si éclatants , que ses adversaires mêmes ne pouvaient s*em pocher de l'admirer. Luther le reconnaissait pour un homme très-distin-
f;ué : Bonavenlura prœstaniissimus vir, Belarmin disait qu'il était cher à Dieu et aux hommes: Deo kominibusque amabilis; et Alexandre de Hnlès ne cessait de répéter
3u*il semblait qu'Adam n'eût point péché ans le frère Bonaventure : In fralre aona* Ventura Adam peccasse non videlur. Ce saint homme a composé un grand nooibre d'ouvrages, dont Gerson recommande la lecture aux religieux, assurant que, de tous les docteurs catholiques, c'est celui qui lui parait le plus propre à éclairer l'entendement, et è échautfer le cœur. Trilhème en parle aussi avec le plus grand éloge. La plupart de ses ouvrages sont mystiques, ou spirituels. Ils forment 8 vol. in-fol., imprimés à Home en 1588. Les deux premiers contiennent les Commentaires sur r Ecriture; le III*, les 5ermons : le IV* et le V% les Commentaires] sur le Maître des sentences; le Vr et le Vil* des Opuscules moraux: le VllI*, les opuscules qui concernent les religieux. Depuis l'édilion de Rome, ou les a réimprimés en AUeiuasne» et en 1668, à Lyon, en 7 vol. in-fol. {Votf» Vie de saint Bonaventure^ dans Subius; — HENRiMe Gand, De script, eccles. , c. M ; - • Trithème et Bellarmin, De script, ecclesiast.;
— Spondb, Bzovius et Rainaldus, Annal, ecclesiastr, ^WAVifiG t Annal. bibliotK Min.;
— Jean Gerson, dans le Traité des livresque les religieux doivent /iVe, et dans celui, de VExamen des doctrines; — Saint Antonin;
— VOLATBRRAN ; — SiXTE DE SlEIf NE ; —
PossRviN ; — Aubert; — Théophile IUinaud;
— LeUIRB ; — ËISENGRENIUS ; — DUBOULAY »
Histoire de l'université de Paris; — Marc de Libb iune, etc. — Dupin, Bibliothèque des au-» leurs ecclésiast. du xiu* siècle; — Baillbt» Vies des saints^ li juillet.)
BONAVENTURE dbPadour naquit le 2ii juin 1333, è Padoue, dont il a pris le uoui.