PON
DES CARDUMAUX.
BON
il Tut inhumé dans réglise cathédrale. (Voy.
CONTOLERIUS ; »- CllCOXIUS ; — AUBBRT ; —
Ughbl. ; etc.)
I BONVISI (BoNViso), Lucquois, créé, en 1598, parle Pape Clément VllI, diacre-cardinal du titre deSaint-Vite et de Saint-Modeste, archevêque de Bari, mourut en 1603.
BONVISI (JÉRdME), évéque de Lucques, où il était né; après avoir été archevêque de Laodicée, puis de Thessaloniquo et de Trébizonde, fut nonce à Cologne, et, le 9 avril 1657, fut nommé cardinal par le Pape Alexandre VU. Il mourut en son évôché de Lucques en février 16T7, âgé de 70 ans.
BONVISI (François), évêque de Lucques, était neveu du précéuent ; après avoir été nonce k Cologne, en Pologne et b Vienne, et archevêque de Thessalonique, il fut élevé h la pourpre par le Pape Innocent XI, le 1" septembre 1681, et mourut dans son évêcbé de Lucques en août 1700, âgé de 77 ans.
BONZI (Jean de), fils du premier ministre du grand-duc de Toscane, se fit recevoir, à Padoue, docteur en droit canonique et civil. — Il jouissait, à Rome, d'une grande considération, et François, duc de Toscane, le choisit pour arbitre du différend quMl avait avec le Pape Clément Vlll, touchant les limites de leurs territoires. Il s'acquitta de cette négociation h la satisfaction des deux parties, et le duc le fit sénateur, bien qu'il ii*eût pas encore Tâge requis. Le roi de France, Henri IV, le nomma ensuite à Tévêché de Béziers, dont il prit possession en 1598. C'est lui qui célébra le mariage de ce prince avec Marie de Médicis. Henri IV créa en faveur du prélat, la charge de grand aumônier de la reine, et, nlus tard, pour récompenser ses services, il lui donna sa nomination au cardinalat , que Bonzi reçut du Pape Paul V en 1611. Depuis, ce prélat assista aux états .généraux. Il prit pour coadjuleur, dans son évêché de Béziers, Dominique de Bonzi, son neveu, pour lequel il obtint la survivance de sa charge de grand aumônier de la reine : ensuite il se retira h Rome, où il assista k l'élection du Pape Grégoire XV en 1621, et j mourut peu de temps après. Soncorpsful porté aux Théatinsde Florence, où la maison de Bonzi a une magniliquo chapelle. {Voy. Sai?ite-Marthb, Gall. Christ,)
BONZI (PiERBE de), né h Florence, le 15 avril 1631, fut élevé en France auprès do Clément de Bonzi, cinquième évêque de Béziers de cette famille, et son oncle. — A Page de 2i ans il entra dans l'Eglise. Le cardinal Mazarin avait pour lui une estime et une confiance sans bornes, et il le destinait aux affaires étrangères. De son côlé, le grandducde Toscane raccrédita,commeson ministre, auprès des rois de France et d'Espagne aux conférences de Saint-Jean-de-Luz et ue FoDtarabie. C'est làq^u'il fut nommé évêque de Béziers et abbé (TAniane, après la mort' de Clément de Bonzi, son oncle. Peu après, il fui chargé de négocier le mariage de Mlle d'Orléans avec le prince de Tosetoe, et Louis XIV. le nomma son ambasia-'
deur extraordinaire auprès du grand-duc, pour conduire è Florence cette princesse. Il était encore 3l Florence, quanu le roi lui donna l'ambassade de Venise. Il s'agissait d'obtenir de cette république un libre passage, sur son territoire, pour l'armée que la France devait envoyer en Hongrie. La négociation était difficile; mais l'évêque de Béziers obtint du sénat tout ce qu*il demandait. De cette ambassade !a cour de France l'envoya h celle do Pologne, pour empêcher d'abdiquer le roi Casimir, qui régnait alors. Le succès de celle négociation ne fut pas moins heureux que celui de la précédente, et il revint de cette ambassade avec la nomination au cardinalat, dignité qtie lui donna, en 1572, le Pape Clément X. Bonzi ne fut pas plutôt de retour en France, que le roi Casimir abdiqua la couronne. Le roi envoya encore l'évêque de Béziers en Pologne, lors de l'élection d'un nouveau roi. Il y avait une forte cabale pour un prétendant opposé aux intérêts de la France; mais l'évêque de Béziers ta dissipa par sa vigilance et son habileté ordinaires, et il fit élire Michel Wis« novioski, également agréable à la nation polonaise et à la France. A son retour, lo roi le nomma à l'archevêché de Toulouse, et è l'ambassade extraordinaire d'Espagne ; puis, en moins de trois ans, il fui grand aumônier de la reine, cardinal et archevêque de Narbonne. Il concourut à Télection de trois Papes, Innocent XI, Alexandre Vlll et Innocent XII, toujours honoré dans ces trois conclaves de la confiance illimilée du roi. et de l'eslimo de tous ses collègues. En 1688, il fut associé à l'ordre du Saint-Esprit. Ses libéralités contribuèrent beaucoup à la construction du séminaire de Narbonne, qui est un des plus beaux de la France. Il fonda aussi danscetie ville un petit séminaire pou? les élèves pauvres de sou diocèse, et, danj son église métropolitaine, il fit élevor un autel d'une rare magnificence. Il mourut à &Iontpellier le 11 juillet 1703, Agé de 73 ans, rfigrelié de tout le Languedoc, et après avoir présidé pendant trente ans les états g(îné« raux de cette province. Son corps fut porté k Narbonne, et inhumé, suivant ses désirs, dans son église métropolitaine.
BORDES (des). — Voy. Bertrand.
BOUELLI (Simon), abbé do Sublac, fut créé, en 1158, par Adrien IV, diaore-cardiual du titre de Sainte-Marie in Dominica,
BORGHËSE (Camille), Romain, crée, en 1596, parle Pape Clément Vlll, prôtre-car<dinal du titre de Saint-Eusèbe, fut Pape sous le nom dn Paul V.
î BORGHËSE ( Pierre - Marie ), Siennois, nommé, en 1623, par le Pape Urbain VIIL diacre-cardinal du titre de Saint-Georges in Velabrot puis de Sainte-Marie m Cosmtdin^ mourut en 1642.
BORGHËSE fFRANçois), né )i Rome, le 20 juin 1697, prit 1 habit ecclésiastique et reçut Je doctoral le k avril 1721. Protonotaire apostolique en janvier 172V, il fut déclaré
Çrélat domestique du palais apostolique le septembre suivant. Le Paj)c Benoit XIII la
BOR
nommn son matlrede chambre lo 26 janvier
1728, lui conféra les quatre mineurs le 29 du mdme mois, et le sous-diaconaU le diaconat et la prôlriso les 8, 19 et 25 février. Le 8 mars suivant, il proposa pour lui, dans un consistoire, rarchevôché inparlifrusdeTrajnnopolis. Borghèse, rois au nombre des examinateurs des évêques, fut fait majordome du sacré palais apostolique le 28 mars
1729, et cardinal de la sainte Eglise romaine le 6 juillet suivant. Le 3 mars 1732, il changea le litre presbjtéral de Sainl-Pierre m Montorio^ pour prendre celui de Saint-Sylvestre in CapUe, •^»'»
BORGHÈSE (SciPiONJ, Romain, né en 1734^, légal de Ferrare, fut fait cardinal par Clément XIV en 1770. Il mourut en 1782.
BORGIA (Alphonse}, Espagnol, archevêque de Valence, créé, en ikik^ par le Pape Eugène IV, prétre-cardinal du tilrewles Quatre-Saints-Gouronnés, fut Pape soWs le nom de Caliite 111. (
BORGIA (RoDERic), Espagnol, nomme, en 1&55, par le Pape Calixte III, son oncle, diacre-cardinal du titre de Saint-Nicolas m Carcere, puis vice-chancelier de TEglise et évéque de Porto, fut Panu sous le nom d'Alexandre VI.
BORGIA (César), était le second fils d'Aletandre VI. — Celui-ci le destina, dès son jeune Age, è l'état ecclésiastique; et, comme il appartenait !è une famille puissante en Espagne, il lui obtint l'évéché de Pampelune. Aussitôt après son élévation sur le Saint-Siège, il le nomma h Tarchevëché de Valence, puis cardinal en U93. Le nouveau cardinal résolut alors do se défaire de son frère aîné, Jean Borgia, è qui le roi d*E$pagne avait accordé le duché de Gandie, et Alexandre VI, le duché de Bénévent avec les comtés de Terracine et de Pontecorvo. En 11^97, Jean Borgia fut trouvé dans le Tibre, percé de neuf coups d*épée : personne ne douta que César ne fût l'auteur de ce fratricide. Celui-ci auitla donc l'état ecclésiastique et déposa la pourpre pour se liguer avec Louis XII, roi de France, qui projetait Texpédilion de Milan. Ce prince le fil duc de Valenlinois, en récompense de ce qu'il lui avait apporté une bulle, dans laquelle le Ponlife nommait des commissaires pour connaître de la rupture de son mariage avec Jeanne, Glle de Louis XI : car la politique avait conseillé à Louis XII d'épouser la veuve de son prédécesseur, Aune do Bretagne, pour que cette province ne fût pas détachée de la France. Un autre motif de reconnaissance de la part de Louis XII, c*est que César lui apportait en môme temps le chapeau decardinal pour le vertueux Georges d'Auiboise. Louis XII ne s'arrêta point le : Il lui lit épouser Charlotte, fille d'Alain, seigneur d'Albret. Dès ce moment» César, appuj'é des armes de Louis XII, poursuivit feiécution de ses desseins. Sans s'inquiéter des intérêts de son allié, il prit pour son'
i>ropre compte les meilleures places de la lomagne, s*ompar« dlmola, de Forli, de Aëiiza^ de Pésam, de Riniiui,d6 Camérino,
dépouillant les légitimes possesseurs» commettant tous les crimes, exerçant sur la plupart des princes d'iialie une tyrannie intolérable. Depuis, pour s'approprier la riche succession du cardinal Cornetto, il dé* termina Alexandre VI à aller souper chei lui le 17 août, et y fit porter du vin empoisonné. Le père et le fils étant arrivés de bonne heure, et étant altérés par suite de la chaleur de la saison, demandèrent k boire; mais comme celui qui était dans leur secret ne se trouvait pas là, un autre domesliauo leur donna le breuvage empoisonné, qu ils avaient fait préparer pour le cardinal Cornetto. Ce fait raconté par plusieurs histo* riens, est contesté par d'autres, et arec raison. Quoi qu'il en soit, Alexandre VI mouraC jieu après, en 1503. César, comme plus jeune, aurait résisté à la force du poison^ Sous le pontificat de Pie III, successeur d'Alexandre, il fut sur le point d*être massacré par ses ennemis. La protection du roi de France le sauva ; en récompense, il n'eut rien de plus pressé que de le trahir. De tant de places qu'il avait envahies, il ne lut en restait que quatre qu*il offrit de remettre è Jules 11, élu après Pie. Ce Pontife réfuta d'abord de les accepter et permit k César do se retirer. Mais, mieux conseillé, il le fit arrêter h Oslie, et le retint prisonnier jusqu*k ce qu'il eût rendu ces places, f) le mil alors en liberté, et Borgia alla se réfugier auprès de Gonzalve de Cordoue, qui lui promit do le faire passer en France ; mais, au moment même où il s'embarquait, le général espa* gnol le fit arrêter, le 27 mai 150i, et l'envoya prisonnier en Espagne, où il fut détenu au château de Médina del Gampo. Au bout de deux ans, il parvint h s'échapper et il se réfugia auprès de Jean d'Albret, roi de Navarre, frère de sa femme, lequel était en guerre avec Louis de Beaumont, son vassal» connétable de Caslille. Borgia alla assiéger le château de Viane. Le connétable voulut y jeter soixante hommes pendant la nuit; et le duc de Valentinois les poursuivant fut tué le 12 mars 1507. Ses gens, ayant couvert son corps d'un manteau écarlate, le por* lèreni à Viane, où il fut enseveli. Il avait pour devise ces mots : Aul Cœsar^ aut nihil; ce qui donna lieu aux distiques suivants :
Borgia Osar erat faclis ol nomine Cssar. Aul nihil, aul ùesar, dixU : uirumque luit
César Borgia élait César de nom et par ses actes. Chat ou rien, disait-il : il a été l*un et Vautre.
Aut uihil, aul Cssar vull dici Oorgia : Quid ni? Cura simul cl ùesar possil et esse uihil.
Borgia veut être appelé César, ou rien : Pourquoi pmf Fttisqu'il peut être à la [ois César et rien.
Omnia viocebas, sperabas omnia, Oesar; Omuia deûciunl, ihcipis esse oibil.
Tu triomphais de tout, tu espérais tout, César; 9mU Vabandonne, et tu ries plus rien.
'* Nous avons passé rapidement sur totto triste vie, omettant des faits sur lesquels la malignité s'est donné carrière, maia oui •ont Justement contestés. César Borgh* comme Alexandre Vl, avait de grandes ca«
DES CARDINAUl.
padlés poor les affaires, il était lettré, éloqaeni ; Machiavel, dans son livre Dm princ§^ le présente comme le type de lliabile politique. Ces deux hommes Tifaient dans un siècle, daos nn pars, où la corruption avait envahi les sommités sociales. Il n*en est |)as Doîns déplorable qu'ils aient donné un tel scandale, et qu'ils aient si mal usé des talents que leur avait départis In Providenci*. (Foy. VoLATEBRA?!., Aniig.f lib. xxii ; — Gui- CHAAMN, Hist. d'Ital.9 1. v et vi ;— Maria?(a, I. XI. VII et xxviii ; — Paul Jove, Eiog, ; — 8ro!iDB et RzoviL'S, Annal.: — Maria?ia, I. XXVI ; — Ai'BERY, Hitt. det card. ; — Oîiupbiie; — Victobel; — Garibai» etc.)
BORGIA (Jeati), neveu du Pape Alexandre VI, était aussi Espagnol. — Après avoir exercé la charge de protonotaire et de correcteur des lettres apostoliques, et avoir obtenu rarchevèché de Monte-Reale en Sicile, il fut, en li92, créé cardinal par son oncle, qui lui donna encore revécue d*01mntx en Moravie. Ciaconius ajoute même que,outre le titre de paCriarcbedeConstantinople qu'il lui fil prendre, il lui donna ensuite l'archevêché de Capoue, Tévêché do Porrare et celui de Coria en Espagne. Jean de Borgia fut d'abord employé dans les afdires les plus importantes; il alla, en qualité de légat, dans le rojaume de Naples, dont il porta Tinvestiture k Alphonse 11. Il s'y trouva aux cérémonies du mariage de Geoffroi Borgia, fils d'Alexandre VI, avec Sancbe d'Aragon, fille naturelle de ce roi, en IfcM. Depuis, ce cardinal se vit contraint k vivre dans la retraite, pour ne pas porter ombrage k César Borgia, trop jaloux de son autorité pour permettre k quiconque de la partager. On dit qu*il mourut k Rome le 1" août 1503. (Foy. Onuphre, Alexandre Yi; — Zurita; — Ciaconius; — Ughel., eli%)
BORGIA (Jeab), dit le Jeune^ était un autre neveu d'Alexandre VI, qui le créa cardinal en 1^96. — Il lui donna aussi l'archevêché de Valence et le commandement des troupes qu'il envoyait pour combattre les Français, et nour appuyer le parti de Ferdinand le Catlioliqiie, qui était très-puissant. Ce cardinal (ut encore légat k Venise en 1499. Il mourut le 17 janvier 1500 k Urbin, capitale du duché de ce nom. Son corps fut porté k Rome, et inhumé dans l'église Sainte-Marie del Popolo. Suivant quelques-uns, il aurait été empoisonné par César Borgia. (Yoy. Ga- BiBAi; — Obcphre; — Au sert, UieU dei €ard.)
BORGIA (Louis), Espagnol, créé en 1500, par le Pape Alexandre VI, diacre-cardinal du titre de Sainte-Marie in Via lala, pilis du titre des Saints Nérée et Achillée, prêtre du titre de Saint-Marcel, archiprêlre de Sainte- Marie-Majeure et grand pénitencier, mourut en 1511.
BORGIA (François), Espagnol, archevêque de Coseoza, nommé, en 1500, pctr Alexandre VI, cardinal du titre de Sainte- Lucie, puis des Saints Nérée et Achillée, et évéque de Chiéti, mourut en 1511.
/BORGIA (RooEBic), Espagnol, neveu du
Pape Alexandre VI, créé, en 1536, par le Pape Paul III, diacre-cardinal dn titre de Saint-Nicolas in Carten^ puis de Saint-Bustdche, mourut en 1537.
>r BORGIA DEGANDIE (He!«ri)« Espagnol, fait, en 1539, par le Pape Paul III, diacrfi* cardinal du titre des Saints Nérée et Achillée, mourut en 15M.
BORGIA (Gaspabo), (ils de François, duc de Gandie, naquit en 1584. — Il lit de bonnes études, fut reçu docteur en théologie à Alcala, et y fut doyen. Il était chanoine ) Tolède, quand Paul V le créa caniinal. Il fut archevêque de Séville et de Tolède, et pendant quelque temps vice*roi do Naples. Ambassadeur h Rome, il édifiait par sa piélé et par son amour de ^la retraite. Il employait chaque année dix mille écus d*or en aumôn«ïs. Cette charité pour les pauvres lui mérita le titre glorieux de pire des pauvres^ bien préférable à tous ceux qui viennent des dignités humaines. Il mourut à Madrid, en novembre 1645. (Koy. Ibdoff, Genealog. Hispan. /amiï., p. 28; — Ciaco?iius, Uistor. Ponlif, et cardinal.^ t. IV, p. 430.
• BORGIA -GANDIE (François de), chanoine de Tolède, puis évêque de Calahorra et archevêque de Rurgos, créé cardinal en 1700 par le Pape Innocent XII, mourut en
«^BORGIA (Charles), Espagnol , patriarche des Indes, grand maître de la chapelle da roi d*Espagne, nommé, en 1720, parle Pape Clément XI, cardinal du titre de Sainte- Pudentiane, mourut en 1733.
BORGIA (Etibnivb), né à Velletri, lo 3 décembre 1731, est peut-être lo particulier qui a possédé le plus riche musée. — Elevé auprès de son oncle, archevêque de Fermo, il montra, très-jeune encore, un goût irrésistible pour Tétude des autiquités, et n'épargna ni soins ni dépenses pour se procurer tous les objets antiques dont il avait connaissance, manuscrits, statues, bronzes, médailles ; c'est ainsi qu'il forma, avec le temps, dans son palais de Velletri, cette collection si variée, si considérable et si curieuse qui faisait l'admiration de tous ceux qui la vi« sitaient.S'étant (Ixéà Rome, il attira l'attention du Pape Benoit XIV, oui apprécia sou mérite et le nomma, en 1759, gouverneur de Bénévent. Dans ce poste» il se montra habile administrateur, et sut, par de sages mesures, préserver cette province de la famine qui, en 176i, désola le royaume de Naples. Eu 1770, il fut rappelé à Rome pour y remplir les fonctions de secrétaire de la Propagande, fonctions qu'il conserva pendant dix-huil ans. Là» mieux c^ue partout ailleurs, il était à même de satisfaire ses goûts; correspondant avec les missionnaires dispersés sur tous les points du çlobe, il les priait de lui envoyer tous les objets rares ou curieux qui leur (omberaient sous la main. C'est ainsi qu'il se procura une multitude de curiosités qu'il ajouta à son musée déjà si riche. Elu 1789, Pie VI le décora de la pourpre sacrée^ et lui confia la charge d'inspecteur généra! deseufants^tiuuvés. Il jusliÛa ce choix ea
DIGTIONNÂIRB
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commuant de déployer les talents administratifs dont il avait déjh fait preuve. Entre ses mains, ce service subit de grandes réformes ; des améliorations, faites pour servir de modèle en ce genre, y furent introduites. Cependant Tespril révolutionnaireavait,franehi les trontièresdelaFrance et envahi les pays voisins, surtout l'Italie. De grands troubles menaçaient Rome en 179-7; dans cette circonstance critique, le Souverain Pontife, connaissant la capacité du cardinal Rorgia, Tinveslil do la dictature, en lui adjoignant deux autres cardinaui. Le nouveau dictateur de Rome sut tellement imposer par sa fermeté que, jusqu*à l'arrivée de Berthier, l'ordre fut maintenu. Mais dès qu'une fois eut paru l'armée française, le parti populaire, s'étant rrndu maître du pouvoir, établit la république. Le Souverain Pontife avait dû Quitter Rome, et le cardinal Rorgia, arrêté le 8 mars 1798, ne recouvra la liberté, trois semaines après, que sous condition de sortir des Etals romains. Il se retira à Venise: là, pendant que tout tremblait autour de lui, il conserva toute sa constance. 11 continua de s'occuper de ses missions, trouva les moyens d organiser une nouvelle Propagande, recueillit des souscriptions, parvint à envoyer d'abondants secours. aux missionnaires répandus sur tous les points, eXh en faire partir de nouveaux. Le traité de Lunéville avait rendu, en 1801, au Saint- Père ses Etats. Tout y était désorganisé. Le cardinal Rorgia eut la plus grande part è la direction des affaires. Lorsque Pie VII dut se rendre à Paris, en 1804, pour y sacrer l'empereur ; il voulut être accompagné du cardinal Rorgia qui obéit malgré son grand Age et la rigueur de la saison. Arrêté à Lyon par une maladie grave, ce prélat distingué y mourut, le i3 novembre 180ii^, dans les bras ue Fonlana, depuis cardinal. Il avait publié CD italien un grand nombre d'ouvrages qui sont estimés. « Peu d'hommes ont été aussi universellement regrettés ; ses bienfaits Ta- ▼aieut mis en relation avec les gens de lettres de tous les pays : depuis trente ans, aucun voyageur do distinction n'arait visité lltalie sans admirer le magnifique musée de Vclletri, et sans conserver un vif souvenir de l'atTabilité du propriétaire. Un savant avait-il des recherches à faire dans un genre quelconque? il était assuré de trouver au musée Rorgia quelques objets importants pour son travail ; !e cardinal s'empressait de les lui indiquer lui-même, les lui prêtait avec la plus grande facilité, rengageait à en faire la description, se chargeait souvent des frais d'impression et toujours des frais de gravure des planches.Cest ainsi qu'AdIer, Zopga, Georgi, lo P. Paulin de Saint-Rariliélemy et beaucoup d'autres savants de tous les pays, ont décrit diverses parties de cette immense collection, riche surtout en monuments égyptiens et indiens. On l'a vu vendre de la vaisselle d'argent, et jusqu'aux boucles de ses souliers, pour faire l'acquisition de quelques morceaux curieux, ou pour faire imprimer une dissertation : Il
vendit un plat d'or pour subvenir au frais d'impression du Systema Brahmanicum^ com« posé par le P. Paulin. Ron, facile jasqu*k l'excès, ouvert, franc, gai, et même un peu caustique, sa conversation était d'autant plus intéressante, que sa mémoire prodigieuse lui fournissait sur tous les sujets quelques détails intéressants. » (Biographie iiichaud, art. Borgia,)
RORROMÉE (Saint Charles), fils du comte Gilbert Rorromée, et de Marguerite de Médicis , sœur du Pape Pie IV, naquit le S octobre 1538, au chAteau d*Arone, sur les bords du lac Majeur, dans le Milanais. Dès son enfance, il annonça ce qu'il devait être un jour, le modèle de toutes les rertus» el un saint. Après avoir achevé ses humanitéif il alla, âgé de seize ans, étudier ledroitsous le fameux François Alciat, auquel il fil, depuis, obtenir le chapeau de cardinal. La mort de son père le rappela, en 1558 , pour les affaires de sa famille. L'année suivante, le cardinal de Médicis, son oncle, fut élevé au souverain pontificat. Le jeune Rorromée reçut les félicitations gu on lui en adressa, avec une froideur qui faisait voir combien il appréhendait les dangers auxquels cette élévation allait l'exposer. Il était reçu doeteur, et il était au niveau de toutes les connaissances de son temps, lorsque le Souverain Pontife l'appela auprès.de lui ; étonné d'une si grande maturité, et d'une si grande sagesse. Pie IV le fit cardinal en 1560, ei archevêque de Milan quelques temps après» quoiqu'il ne fât Agé que de 23 ans. Il fut encore grand pénitencier, légat deRologne» de la Romagne et de la Marche d'Ancône, protecteur de plusieurs couronnes, ainsi que de plusieurs ordres religieux. Son frère unique, Frédéric Rorromée, étant mort en 1563, à la fleur de son Age, sans postérité, Charles se fit aussitôt ordonner prêtre, pour se délivrer de l'importunité de ses parents et de ses amis, qui le pressaient de quitter l'état ecclésiastique, afin qu'il ne laissAt pas tomber le nom de sa famille. Malgré la multi-plicité de ses emplois et des alTaires dont il était chargé, il trouvait encore du temps à' donner à l'étude des écrivains sacrés et profanes, étude qui étiiit pour lui son plus précieux délassement. Usant de son influence, et du crédit que lui donnaient son rang el ses fonctions, il avait institué au Vatican une académie, composée d'ecclésiastiques el* de laïuues, et qui avait pour but d'encourager le gotlt el le progrès des saines éludes. Cette académie lut comme une pépinière d'où sortirent des cardinaux el des évoques aussi distingués par leurs vertus que par leur savoir. C'est dans ces conférences qu'il triompha de sa diflicullé 5 s'exprimer, qu'il acquit même le talent de la parole. Elles se tenaient la nuit, après que le jour avait été consacré aux affaires. Les sujets qu'il y avait traités ont été imprimés h Venise en 17iW, sous le litre de Noctes Valicanœ^ comme il les appelait lui-même.
Charles n'avait accepté toutes ses dignités que par obéissance ; mais il eut bientôt )ue»
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KS CAROINAUl.
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Hfié la choix du Sonrerain Pontife, dont il fut la consolation et Tappai dans les affaires les plus diflSciles du gouvernement de TEglise. L'une des plus importâmes alors était * c«^lle du concile de Trente» qui durait depuis dix-huit ans, après avoir été plusieurs fois interrompu. Le saint cardinal, par son zèle et par son autoritf^, vint à bout de surmonter toutes les difficultés qui en avaient retardé la clôture. La dernière session eut lieu le k décembre 1563. Il se hâta d'en faire publier les décrets, dans son diocèse, pour la réformation de la discipline ecclésiastique; et pour en faciliter l'exécution, il donna, le premier, l'exemple, en réformant sa maison, en vendant ce qu'il y avait de plus précieux et de moins nécessaire dans ses meubles et dans son équipage. Dès l'âge de lSans,il avait été pourvu de la riche abbaye de Sainl-Gralian, puis d*une autre abbaye et d*uD prieuré que lui avait résignés le Cardinal de Médicis, son oncle, en montant •ur le Saint-Siège ; c'étaient là des abus qu'il avait appris i condamner; il travailla courageusement à les détruire.
. Avant de se séparer, les docteurs, qui composaient le concile de Trente, avaient recommandé au Souverain Pontife de faire rédiger un abrégé de la doctrine chrétienne, à la portée de tous les fidèles. Saint Charles, choisi par son oncle pour l'exécution de ce travail, s'adjoignit François Foreiro, théologien portugais du concile, Léonard Marini, archevêque de Lanciano, el Gilles Foscarari, évèque deModène. De leurs travaux réunis •ortir, en 1566, le Catéchisme de rren/e,dans
lequel on ne sait pas ce qu'on doit le plus
I, de la de la simplicité.
admirer, de TérudilioUj
précision, ou
Le saint cardinal n'avait qu'une préoccupation, c'était de retourner au plus tôt dans son diocèse pour travaillera la sanctification de son troupeau. Il se fit précéder de plusieurs missionnaires de la Compagnie de Jésus k qui il donna, dans Milan, une maison qui devait leur servir de point central, pour donner des missions dans tout son diocèse. Il partit lui-même peu do temps après; mais il était à peine arrivé è Milan, qu*!! apprit la maladie de son oncle , ce qui le flt retourner è Rome. Pie IV mourut entre ses bras le 10 décembre 1565. Pie V,qui, on mois après, fut élevé au pontificat, mit tout en œuvre pour conserver auprès de lui l*émioent cardinal; mais, vaincu par ses vives instances, il céda à regret, el lui permit de se rendre dans son diocèse.
* Depuis 80 ans que ses archevêques n'j résidaient pas, il était tombé dans Télat le plus déplorable; on n'j voyait qu'ignorance dans le clergé séculier, indiscipline dans le clergé régulier , scandales dans toutes les classes des fidèles. C'est à ces abus, et è bien d'autres, que s'attaqua courageusement le pieux archevêque. 11 tint six conciles provinciaux et onze synodes, dont le principal objet fut de mettre en vigueur les sages prescriptions du concile de Trente, et qui cooliennent tons les statuts nécessaires pour
le parfait gouvernement d*un diocèse. II avait commencé par régler sa maison, par en bannir la splendeur dans laquelle il avait vécu k la cour romaine; chacun y eut sa règle à observer. Les exercices de la piét(i chrétienne y furent fixés pour tous les jours.. C*est alors qu'il commença cette vie do prière, de charité pastorale et d'austérités, qu'il continua jusqu'à sa mort. Dès qu'il eut fixé sa résidence h Milan, il se réduisit è la pension qu'il s'était réservée sur les biens de sa famille, è celle qu'il recevait du roi d'Espagne, et au tiers du revenu de son av* chevêche. Jaloux de faire revivre l'ancienne discipline sur la distribution des revenus ecclésiastiques, il abandonnait les deux autres tiers pour les pauvres et pour les besoins de l'Eglise, il avait résigné ses autres^ bénéfices, ou s'était fait autoriser à en employer le revenu à fonder des séminaires, des collèges, à fournir aux besoins des pauvres et des malades des hôpitaux, pour lesquels il vendit sa vaisselle d'argent, tous ses meubles précieux : son palais fut toujours sans tapisseries ni décorations, ou autres recherches de luxe, de vanité ou de sensualité. Il se confessait tous les jours avant de célébrer la sainte Messe, récitait son bréviaire tête nue et è genoux, et, les jours de fête, assistait à rOfnco public dans sa cathédrale. La Passion de Jésus-Christ était le plus cher objet de sa piété, et satendre dévotion pour la sainte Vierge et pour les saints honorés dans sou église, lui rour*^ nissait des prières auxquelles il étsit fidèle. Son jeûne était continuel ; il ne Tinterrom-
Kit que les jours de fête; d'ordinaire, i( jbservait en mangeant quelques légumes avec du pain, et en ne buvant que de l'eau. Son palais, toujours ouvert h ceux qui imploraient sa charité, qui désiraient recevoir ses conseils, ou lui confier leurs peines , représentait l'image d'une maison religieuse dont le chef et la communauté étaient des saints, et dont le zèle et les exemples firent l'édification de Milan et de tout son diocèse, où la piété se renouvela, et rendit à la religion son autorité et son éclat, dans l'observance de ses lois et les pratiques du culte. Ces tieureux résultats ne se bornèrent pas au diocèse de Milan; la piété, avec les vertus qui en découlent, comme une contagion bienfaisante, gagna, de proche en proche, les pays voisins; elle exerça une puissante influença sur toutes les classes de la société, et les transforma. Cette influence s'étendit jusqu'à la cour romaine, où, sous le saint Pontife, Pie V, on vit des formes plus régulières succéder aux désordres de c|uelquesuns des pontificats préeédenis. Mais en opérant de grandes réformes, il avait dû rencontrer de grands obstacles, el blesser bien des intérêts. (I triompha des diflicultés par SR fermeté, sa persévérance, son inépuisable charité. H en éprouva de lapirt des évêques de sa province, qui ne voulaient pas se soumettre à la résidence ; de la part du chapitre de la Scala, qui se prétendait end^ihora desaiuridictioo; de k par*- de quelque»
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DICTIONNAIRB
ordres religieux. Les adfersaires des réformes gaguèrent un frère Farina, qui alla se poster è rentrée de la chapelle, où le prélat faisait sa prière avec toute sa maison, et, au moment où Ton chantait Tantienne: Non iurbetur cor vestrum^ neque formidei {Jgan. xit, 27), l'assassin tire un coup d'arquebuse sur I archevêque, h genoux devant rautel. An bruit delà détonation, les chants cessent; la consternation est à son comble. Le saint, sans s'émouvoir, fait signe de continuer la prière. Quand elle est finie, il se relève, et voit tomber la balle, qui s'était amortie dans ses vêtements. Le coupable et trois de ses complices reçurent le châtiment qu'ils méritaient, sans qu'on eût égard aux prières du saint, qui implorait leur pardon. Un second attentat, dirigé contre lui , n'eut pas plus de succès que le premier. Ces tentatives ne l'ébranlèrent point, et ne le firent point dévier de la ligne de conduite qu'il s'était tracée. Il souffrait tout sans se plaindre ; plusieurs fois aussi ceux qui le regardaient romme un ennemi, saisis d'admiratien» vinrent lui offrir des satisfactions qu'il accueillit avec douceur et avec charité.
11 était parti pour norter les derniers secours de la religion a un de ses suffragants, lorsqu'il apprit que la peste s'était déclarée
Eres de Milan, où elle gagna bientôt. Il se A(a de retourner dans sa métropole, et, en arrivant, alla visiter le lieu où le magistrat avait fait conduire les pestiférés. Il les consola, les encouragea, pourvut è leurs besoins spirituels et temporels, déclarant que, dans cette calamité terrible, il ne manquerait pas à son peuple, c|u*il ne s'en séparerait point, qu'il sacriQerait sa vie à lui rendre tous les soins d'un bon pasteur. Il ordonna des prières publiques pour tâcher de fléchir la justice divine, s'offrant à Dieu comme victime dans des processions auxquelles il assistait nu* pieds, la corde au cou, les yeux ûxés sur son cruciGx, qu'il arrosait de ses* larmes. EnGn le ciel exauça les vœux du saint prélat, et le fléau cessa ses ravages, i Tant de zèle, de travaux et de fatigues avaient altéré sa santé. Il s'était rendu avec le P. Adorno , Jésuite, son confesseur, au mont Varalli ; il v fit une confession extraordinaire, et dit a quelques amis que sa fin approchait. Quelques jours après, c'était le 2i octobre 158^, il fut pris d'une fièvre tierce; ouïe transporta a Milan; le 2 novembre suivant, la Qèvre redoubla. Il demanda les sacrements de l'Eglise, qu'il reçut avec sa dévotion accoutumée, et, au commencement de la nuit du 3 au 4 novembre, il termina sa laborieuse et trop courte carrière, en prononçant ces roots : Ecce venio^ iiVoilàquejevieui.Tè 11 allait recevoir le prix de ses vertus. Il n*étail Agé que de M ans, et fut canonisé par Paul V, neuf ans après sa mort. Par son testament, il laissait son argenterie à l'église métropolitaine, sa bibliothèque h son chapitre, ses manuscrits h l'évèque de Verceil. Il avait institué l'hôpital général son héritier, et choisi pour sépullUM un caveau voisin du chœur ae «acaihé- ,
drale.On j lit sur une tablettejde marbre Vér pitaphe suivante faite par le saint: c Charles, cardinal, du titre de Sainte-Praxède, arche*^ vêque de Milan, implorant le socours khs prières du clergé, du peuple et du sexe dévot, a choisi ce tombeau de son vivant.» Il avait recueilli en 1 vol. in-fol., la première partie de ses conciles; la seconde ne Ta été qu'après sa mort. L'édition de 1599, Milan, 2 vol. in-fol., sous le titre de i4c/a Ecckiim MediolanensiSf est préférée aux éditions sul>« séquontes. Saxiusadouné, en 1747, à Milan, une édition de ses œuvres complètes, avec notes, 5 vol. in-fol. On y trouve ses /nt« tructions aux confesseurs^ et ses Sermons^ On a publié à Augsbourg, 1758, en 3 voU in-fol., une nouvelle édition des Noctes Ya* ticanœ, des homélies, des serfflr)ns et des discours, le tout suivi de la Vie du saint par Giussano. Cette Vie, traduite en latin par Rubpns, l'a été en français par le P. Cloisault. de l'Oratoire. La Vie du saint a encore été écrite par Godean, Charles Bascape, Ripamontius, et par le P. Tourun. La bibliothèque Ambrosienne, fondée par son cousin,, le cardinal Frédéric Borromée, conserve 31 volumes de lettres de saint Charles. En 1697, on lui a élevé au lieu de sa naissance, à A rono, une statue colossale en bronze, de 66 pieds de hauteur.
Pour suppléer à la brièveté de notre notice, nous donnons ici une analyse détaillée de la Vie de saint Charles^ par Giussano. Malgré la forme très- sèche de| cette ana* lyse, nous pensons que nos lecteurs nous sauront gré de leur avoir mis sous les yeux un tableau complet des actions de ce grand saint.