CEL
avait poiiToir d*accorder, relullfement au nombre de jours que les étrani^ers Je? aient emplojerft faire leurs stations. Cesdispenses mécoDtonlèrent un peuple superslitteux et ignorant. Il éclata delà manière suJTanle.Le légat afait Tait élover, hors de son palais, des écuries où se trouvait un chamoau, qui attirait la curiosité de la populace. Cet animal ayant été harcelé, le palefrenier s*irrita; on en vint aux injures, puis aux coups. Les gens du légnt chassèrent le peuple; celui-ci s'ameuta, brisa les portes, fit voler les pierres deloutes parts sur les fenêtres du palais, en criant : A Vhérétique, Bientôt la fureur fournit toutes sortes d'armes, et le palais fut assiégé par la foule. €eccano voulut se montrer sur un balcon, on ne le respecta
Coint; il vit le danger et so retira. Jean de arca, commandeur du Saint-Esprit, survint ft profios avec une troype do cavaliers, et apaisa le tumulte, qu'on attribua à Uienzi, lequel haïssait Ceccano et ne cherchait qu*k étendre sa puissance h la faveur des troutiles. Le légat, revenu do sa première frayeur, voulutf quelques jours après, faire s^s stations. Il se mit en rhemin avec un grand équipage et un nombreux cortège ; et comme il allait à l'église du Saint-Esprit au son des trompettes, on tira sur lui, d'une fenêtre
Erillee, deux flèches, dont il ne fut point lessé. On investit la maison d*(»ù elles étaient parties; il ne s'y trouva personne; et toute la vengeance qu*on put tirer do C(*t attentat fut de la faire démolir et raser. Cet attentat fut encore mis sur le compte de Rienzi. Ceccano douta si peu qu*il en fût coupable, qu'il Vaccusa, par ses lettres, au-
Sirès du Pape, en envoyant à ce Pontife le er d'une des deux dèches; il excommunia de nouveau l'agitateur et ses complices, le qualifia de Paiarin^ nom de sectaires, in- Csinaut et odieux, cassa et annula tout ce que ce tribun avait fait prmlaiit son gouvernement, le char^'ea des fdus horribles ma* léfiiclions, le déclara déchu ou incapabirt de toute charge ou dignité, et lui interdit l'eau et le feu. Ricnzi, coupable ou non de Tattantal, vit bien qu'il n'y avait plus nour lui de sûreté a Rouie; et il se sauva, mêlé dans ltf$ caravanes de pèlerins qui s'en retournaient. Ceccano, qui ignorait sa fuite, n'en craignait pas moins quelque nouvelle entreprise. Il redoubla les précautions jusqu'à »xcès. Il ne [paraissait jamais en public sans porter une calotte de (er sous son chapeau et une cuirasse sous sa soutane. El ce* pondant il ne se contraignait point quand il
K riait du peuple romain, qu'il traitait dans I termes les plus méprisants; ce qui ne survait qu'à irriter ce peuple contre lui. Pour tirer Ceccano de la situation lAcheuse où il ae trouvait, le Pape lui donna, au refus du cardinal Gui de Boloffne, qui s*en était excusé, la légation de Naples, pour traiter avec le roi do Hongrie, dont le retour dans les Etats de Naples avait rallumé la guerre plus Tîvement que jamais. Annibal partit de Rome; mais à peine eut-il passé par la seigoeurie de Ceccano, par Mont-Cassin et
Saint-Germain que, s*étant arrêté à une lieue de là, dans un chfttoau, il y fut empoisonné par du vin que l'on mêla narmi d'autres rafraîchissements qui lui furent présentée. Il en mourut le lendemain, 17 juillet 1350, (Vov. Viia de Coin di Rienzi, tribuno del popolo romnno, scritta in Ungua voignre roniana di quelia flri, da Tomao For" /i/Soccfi, etc.; — Ddcbrceau, Hiiioire de la conjuration de Gabrini, dit Rienxi, liv. ix, Paris, 173V; — Boisphkalx, ni^mo histoire, Paris, 174.3. — Victorel., in Addit. ad Ciem. VI : — Ciacohius, in Vila Bonif ; — Bosquet, in Vita Clem, VI ; —Albert, If isl. des eard ; — Vossius, De hittor. Latin , etc.)
CECCHINI (Dominique), Romain, auditeur de Uote, et datair» du Pape, fut nommé cardinal parle Pape Iinoceni X, en 16H, et mourut le 1" mai 1656, ftgé d»* 68 ans. Il a laissé un ouvrage intitulé : Decisionet Rolœ. — (Voy, Bibliolh. historig des auteurs de droit, par Duuis Sision, Paris, in-12, 1692.)
CECI, — Voy. CoECi.
CÉLKSTIN 11, précédemment appoléfiti •« CH.\STEL, parce qu'il était natif de la ville de Tiferne, dite Citta di Castelio, en Italie, avait étudié sous Ahailani. Honoriusll le créa, en 1128, prôtre-rardinal du titre de Sfiint-Marc. — Il succéda à Innocent II, le 25 septembre IIU. {Voy. le Dicl. des Papes,)
CÉLESTIN III, Romain, nommé précédemino'tt HrAcnTHs BOBO ou des Vrsins^ avait été fait cardinal-diacre, en llUi, par Eugène III, et avait été employé en diverses légations en Allemagne et en Espagne. En 1191, il succéda à Clément III, fut fait prêtre le jour du samedi saint, et consacré le jour de Pâques. {Voy. le Dict. des Papes.
CÉLESTIN IV ^Gboffroi), de la maison de Castiglione de Milan, était fils de Jean et de CassandreCrihelli, sœur d'Urbain III. — Il fut élevé h la papauté, le 22 septembre 1241, par dix cardinaux seulement, l'empe* reur Frédéric tiuiant les autres en prison. Célostin, du vivant do son oncle Urliain^ avait été chanoine et chancelier de l'Ev^liso do Milan; puis il avait pris l'habit de religieux do Clteaux. Grégoire IX le fit canlinal-prétre du titre de Saint-Marc, en 1227, et ensuite évèque du titre de Sainte-Sabiin'. Ce Pontife, voyant que Céiestin s;? faisait le protecteur des pauvres ecclésiastiijues, lui préditqu'il serait élevé au pontitical,<'On!mn saint François le lui avait autrefois prophétisé h lui-môme. (Voy. le Dicl. dès Papes.)
CÉLESTIN V (PlERRB DE M0l}RR0?l),
ainsi nommé du nom de sa solitude, naquit, en 1215, à Isernia, ville épiscopale de TAbruzze, dans lecomtédeMolise^au royaume de Naples, de parents honnêtes et estimés. — Ils eurent douze (ils, dont Pierre était !o onzième. Dés l'âge de seize à dix-sept ans, il se retira dans la solitude. Il vivait encore dans rétat érémitique, lorsqu'il reçut à Rome l'ordre do prêtrise. Peu de temps aiH-ès îl embrassa la vie religieuse et prit l'habit de Tordre do Saiut-Beuult dans le monastère do
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