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bien. Le ik avril 1782 /il fui saiTé év6quo lie Châtons-sur-Marnc, en remplicenieul de M. de Joigne , qui vensil d*êlre nommé arehevôt^ue de Paris. Le nouveau prélat se trouvait ainsi un des sept pairs ecclésiasliques. C*esl seulement alors qui se Gl recevoir docteur en Sorbonne. Député aux états génér.'iui de 1789, il ne se sépara jamais de ses collègues» et signa toutes les protestalions du côté droit, notamment VExposilion dei principes sur ia consiilulion civile du clergé. Quant h sa ï.eilre pastorale du 14 innvier 1791 , et son InstrucHon pastorale et ordonnance du 28 mai suivant, elles ont été attribuées à son grand vicnire, Tabbé de Boulogne, depuis évoque de Troyes; non point jOue M. de Clermonl-Tonnerre ne fût en état de les écrire; mais ce prélat, rempli do Mvoir, fatigué des luttes de tribune ou découragé à la vue de Tavenir, se'serail reposé de ce soin sur un autre. Il ne quitta la France qu*après la clôture de TAssemblée nationale et se réfugia en Allemagne. En 1798, il fut encore un des signataires de Vtnstruclion sur les atteintes portées à la religion. Quand « en 1801, s'agita la question du concordat entre Pie VII et Napoléon, révéque de CliAlons $*empressa d'envoyer sa démission de son siège, qui lui était demandée conmie aux autres évèques de France. Il revint alors dans sa patrie, et y reçut la pension que faisait le gouvernement aux évôqu( s démissionnaires. Resté sans emploi jusqu'en 18H, il fut nommé
Eiir de France t)nr Louis XVIII après la estauration, et, en 1817, réintégré sur son ancien siège dcChâlons; mais cette nomination n*eut pas de suite, le siège de Chatons n'ayant été rétabli que plus tard. On loi destina alors Parchevèché de Cambrai, rétabli par te concordai de 1817, et qu'on ne voulait point donner à Mgr Belmas, qui avait prêté serment h la constitution civile du clergé. Mais il fallait la démission de ce prélat. Il fut inflexiblo et ne se prêta à aufîune des ouvertures qui lui furent faites, disant qu'il voulait mourir, comme il est mort en elfel , évoque de Cambrai, et dans un âge très-avancé. £n 1820, l'ancien évoque de Châlons fut élevé è l'archevêché de Toulouse, et, en 1822, au cardinalat. L'année suivante il se rendit è Rome et Qt partie du conclave qui décerna le Souverain Pontitîcal h Léon XII. Le nouveau cardinal en reçut le titre presbytéral de la Trinité In monts Pincio. C'est la même année qu'il publia la Lettre pastorale^ datée du 15 octobre 1823, è Rome, et dans laquelle, entre autres vœux , il exprimait le désir de voir rétablir certaines fêtes, les conciles et les ordres religieux. Cette lettre souleva tous les échos de ce qu'on appelait alors le libéralisme; elle fut déférée au conseil d'État qui ia supprima, en déclarant qu'il y avait abus dans la lettre. Elle trouva toutefois de chaleureux défenseurs» et notamment dans deux hommes qui furent des membres distingués de l'éuiscopat français. L'un , II. ravet. mort evdaua d'Orléans^ publia un
Examen imparlinl de ravis du conseil d'Etat; l'iiuire, M.Clausel de Montais, nommé peu après h Tôvêché de Chartres, réj^andit sa brochure : Des appels comme d*abus. Lorsque Topinion égarée eut arraché les ordonnances de 1828, dirigées principalement contre les petits séminaires et les Jésuites^ l'épiscopat français Inut entier se concerta pour adresser des remontrances au gouvernement. Le cardinal de Clermonl-Tonnerre fut chargé tie rem^'ttre le Mémoire au roi Charles X. Cette démarche ne resta pas tout à fait stérile; quelques concessions furent faites h l'épiscopat. Après la mort do Léon XII, le cardinal , malgré son grand âge, voulut se rendre au sein du Sacré Collège. Il se luxa le fémur pendant le voyage^ et persista néanmoins dans sa rèsolulioru Il prit part au conclave d'où Pie VIII sortit Souverain Pontife. Rentré dans son diocèse» il fut emporté, après quelques jours de ma» ladie, le 21 février 1830. Ce doyen de l'épiscopat français , homme généreux et de manières nobles, s'était toujours signalé par son zèle pour la religion.
CLKSIUS ou DE CLOSS (BERNARoj.né dans le Tyrol, s'avança è la cour de l'emperetu* Maximilien 1'% qui l'admit dans son conseil et lui procura Tévêché de Trente dans le TyroL — Après la mort de ce prince» en 1519, il continua à servir Charles V, petitfils et successeur do ce prince. En 1526, i) se trouvait à la diète de Spire, et Charles V lui obtint le chapeau de cardinal, que lui donna» en 1530, le Pape Clément VII. Celte dignité rehaussa son crédit en Allemagne, où il résista avec énergie aux entreprises des
frotestants. Il fit exécuter de grands travaux Trente, et mourut subitement en allant prendre possession de l'évèché de Brixen« le 28 juillet 15.39, dans la 55' année de son Age. (Toy. Slbidan, 1. vi; — Hundius, in Met. Salib,f — Garimbert; — Ughblli;-*
ClACONIUS ; — AUBERT.j
CLUGNY (Ferri de), né à Autun, d'une famille noble , était ch.inoine et oflicia) d'Autun, conseiller du grand conseil de Philippe le Bon, duc de Bourgogne et maître des requêtes ordinaire à sa. cour, lorsque ce prince le chargea d'assister, au nom du clergé, à la rédaction de la coutume du duché de Bourgogne; toutefois, il ne put remplir ces fonctions, le duc l'ayant, peu après, l!^56, envoyé en ambassade à Rome, auprès du Pape Calixto III, avec Geoffrp^ de Toisy, seigneur de Mimeure. — Depuis il fut encore envoyé, avec le duc de Clèves, à Mantoue, auprès du Pape Pie II, pouf se concerter sur les moyens de faire la guerre aux Turcs, et pour déposer, aux pieds du Souverain Pontife les hommages du duc son maître. En 1459, il obtint du Pape Pie II des lettres apostoliques, contenant ratification et cootlrmatioo du traité d'Arrasetde tout ce qui avait été fait par le Pape Bu* gène et par ses successeurs, prédécesseurs de Pie II, lesquelles il envoya à la chambre des comptes de Bourgogne, qui lui en donna acte. En cette même année, 1459» le duc de
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