‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 91 sur 350 · CRO · texte numérisé non relu

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en droit, et exerça la profession d'avocat avec autant d*iniégrité que de talent. Lors de Toccupation de Rome |>ar les troupes napolitaines « sur la fin du siècle dernier, il fut nommé secrétaire de la suprême commission d*Etat, et fut un des premiers à se rendre à Venise , pour y porter ses hommages è Pie VIL De retour h Rome , il prit rang parmi les avocats consisioriaui. L invasion française l'engagea à mener une vie assez retirée ; cependant dans ce temps même il prenait soin des pauvres enfants de l*institut Tatagiovanni , jusqu'à ce que le commandant français le reléguât à Bologne. Successivement avocat de fait en 18H, auditeur ponliGcal, trésorier général en 1820, il remplit dignement les fonctions de celte charge importante. Léon XII le créa cardinal le 2 octobre IS26 ; mais il ne le déclara que le 15 décembre 1828. Chargé du gouvernement spirituel de Tabbaje de Farfa, et de Saint-Sauveur-Majeur, il se consacra h ses devoirs de pasteur. Zélé pour le bien des flmQS, pour l'instruction de la jeunesse « pour réducation des jeunes clercs , pour le soulagement des pauvres, on le vit» malgré une mauvaise santé , visiter môme dans le royaume de Naples les cantons soumis i sa juridiction. Sa santé déclina de plus en plus; il souffrit ses maux avec une rare patience » et mourut le 25 février dernier, muni des sacrements de TEglise qu'il reçut non-seulement avec édification , mais avec joie. Ses obsèques ont été célébrées le 2 mars dans l'église de Jésus, en présence des cardinaux et prélats.»

CRIVELLI (Ignace), né h Créoaone en 1698, fut fait car$iinal en 1759 par Clément XIII ; il mourut en 1768.

CRIVELLI (Charles), né h Milan en 1736, fut fait cardinal par Pie VII en 1801. Il mourut en 1818.

CROI (de). — Nous empruntons à FAmi de la religion les ligues suivantes :

c Une perte bien inattendue alQige l'Eglise de Rouen. Son Altesse Eminentissime Gusrave-Maximien-Juste, prince de Croï, cardinal de la sainte Eglise romaine, grand aumônier de France , archevêque de Rouen , vient d*ôtre enlevé h son troupeau qui l'eur. vironnait d'autant d'affection que de respect. Le 30 décembre, quoic|u'il souffrît beaucoup de la goutte , il laissait h ceux qui Tentouraient une entière sécurité sur l'état de sa santé. Le 31 , une recrudescence fatale s'étant manifestée tout à coup, on désespéra de le sauver. Au reste , sa vie finit comme elle s'était écoulée , pleine de calme et de douceuf. M. l'abbé Juste, premier vicaire général et do^en du chapitre, que le digne prélat honorait de soa affection , eut à remplir le triste devoir de l'administrer. Le prince reçut tous les sacrements avec une entière connaissance et la plus grande édi- Bcation , et il adressa nue allocution touchante à Sun chapitre. Il bénit tous les assistants; il béoit sa maison en pleurs; il t>énit sa famille dans la personne de M. lo baron de CooQans, son cousin germain , venu tout

récemment de Belf^ique pour le voir. 1^ deuil était général. Lps prières de quarante heures avaient été ordonnées* Enfin le 1* janvier 184il^, h une heure du matin, le vénérable pontife s'est endormi du sommeil des justes. C'était l'anniversaire de M. de Que«len , et comme lui le prince a souil à la mort.

ff M. le cardinal , né au chflteau de l'Hermitage, près le Vieux-Condé, le 13 sep* tembre 1773, était avant la révolution chanoine du grand chapitre de Strasbourg. H fut sacré évoque de ce siège le 9 janvier 1820, nommé grand aumônier de France, h la mort du cardinal de Périgord, puis transféré à l'archevêché de Rouen et revêtu de la pourpre, qu'il honora par une piété angéliqne et par les plus belles vertus. La bonté s'alliait en lui à la dignité du caractère, et la persévérance avec laquelle il soutint le privilège de la couronne contesté par M. de Queïen , qu'il estimait d'ailleurs sincèrement, montre qu'il savait déployer au besoin une noble fermeté. Depuis la révolution de 1830, M. le grand aumônier de France cessa d'exercer les fonctions de sa charge, et quoique présent au baptême du comte de Paris , CH ne fut pas lui qui procéda à la cérémonie"* Tout entier è son troupeau, sur lequel il ré* pandait d'abondantes aumônes, il ne sortait de son diocèse que pour aller visiter sa famille et le lieu ue sa naissance. Tant qu'il a vécu, on s*est abstenu, par convenance sans doute, de nommer un autre grand aumônier: la mort de l'illustre prélat , qui soutint avee autant de constance que d'énergie, sous la restauration , les droits attachés à cette première dignité de la couronne , va permettre du lui donner un successeur, ei le gouvernement actuel ne voudra pas se montrer moins intelligent, et moins jaloui des privilèges concédés par le Saint-Siège que ne le fut Napoléon. La mort du vénératile archevêque fait encore vaquer un des premiers sièges de France. Dieu, qui a inspiré tant de bons choix , inclinera , nous l'espérons, le cœur du roi des Français , vers un pasteur qui rappellera è l'Eglise de Rouen toulea les vertus de celui dont elle pleura la mort imprévue.

« Le jour même de la mort du cardinal, le chapitre s'est assemblé , rendant hommage h la sagesse du vénérable archevêque. Il a conservé son administration. MM. Juale»

Surgis et Comment ont été nommés vicairea généraux capHulaires. »

CROS (PiERmB Dv) , né dans le Limousin » étudia à Paris, où il lut reçu docteur eu Sorbonne, ent ensuite le doyenné de l'Eglise de Paris , et fut enfin élu évoque de Senlia le 29 mai 1345. — En 13ii^9, il passa è l'évéché d'Auxerre, fut élevé au cardinalat, on 1350, par le Pape Clément Vf, et mourut do la peste à Avignon le 23 septeenbre 1361. (foy. Baluzb, Viiœ Pap. Avenieni,^ tom. UJ

CROS (Jean do), après avoir enseigné avec distinction te droit civil et canonique» fut, en 13U, placé sur le sié^e de Limoges. Le Pape Grégoire XI , qui étcit son parent t

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le mit aa nombre des cardinaux en 1371. Il opta révôché de Palestrine» et fut ensuite rarétu de TofSce de grand pénitencier de TEgliso. Ce cardinal se trouva h réiection d*Urbain VI, er. 1378; il protesta contre Tirrégularité de cette élection, qui allait ariKiner un schisme, contre la violence faite au Sacré Collège, et donna sa voix à CK^meni Vil , qui Tanfoya en France , a?ee le caractère de légat. Depuis, revenu h Avi-

6 non où résidait Clément Vil, tandis qu*Uraio VI 8*élait fixé h Rome , il mourut dans la première de ces villes le S2 novembre ISK» (Fay. Bosquet, Viia Gregor.!!;-^ DucHÉNB et AcJBRRT, Hisiotre des cardimaux; — FtLizon 9 Coilta purpurata; — Sai.ntbtlAniHB, OalliaCkrisiùma: -^ Saxi, Ponlif. Arel.; — Duput, Hi$t. dii ichitme; — Cia-

CO!«IUS.)

CROb (PiEBRB du), frère ou précédent, religieux de Tordre de Saint-Benott, dans lo monastère de Saint- Martial de Limoges, passa de là à celui deKoussac , puis k ceîuî de Tulle. Après avoir occupé divers emplois, il fut élu prieur de la Voûte, et , en 1351 , abbé de Tournus. Dix ans après , il fut élu évêque de Saînt-Papoul. De cet évéché il passa i Tarchev èché de Bourges , en 1370 , après la mort du cardinal Pierre d*£staing. L année suivante » le Pape Grégoire XI le

i^rit pour son camérier , et , on 13:^3 , il fut ait cardinal par Clément VU. Le cardinal Pierre du Croa » justement estimé pour sa pi^té et la sagesse de sa conduite, mourut , en 13SB, h Avignon , où Ton voyait son épilaphe dans Téglise de Saioi- Maniai. {Voy. Baluxb, Vilœ Pap. Avenietu.)

CROY (Guillaume de) , fils ae Henri do Croy , comte de Porcien , et de Charlotte de (iliftleaubriant , frère de Philippe ^ duc d'Arscbot, fut élevé à Louvain, ou il eut pour niattre le savant Espagnol, Jean-Louis Vives. Bn 1516 , n'étant que dans la dix-huitièmo année de son âge, il fui nommé évoque de Cambrai, après la mort de Jacques de Croy, son oncle. L*année suivante, le Pape Léon K le décora de la pourpre sarréo , à la prière du jeune Cbarles I", roi d'Espagne, qui, en 1519, devait s'appeler Cbarles-Quint, comme empereur d'Allemagne. Ce prince éleva encore Guillaume de Croy èla dignité d'arche- ▼èque de Tolède, primat d*£spagne, et ajouta à ces dignités celle de chancelier de Castitle. Mais le jeune prélat jouit peu de tous ces honneurs. Pendant la diète de Worms, en 15S1, étant allé k la chasse, il tomba de cheval le 6 janvier, et, dans sa chute» s'étaut rompu une veine, il mourut, peu de jours après, dans la vin^t-iroisième année de son âge. Son corps fut inhumé dans l'église des Celestins, que son père avait fondée à Hé- Tarde , près de Louvain. (Voy. Sanderus , Elog. Cardin.; •— Gazbt , Histoire ecclésias' iifm des Pays-Bas: — Fbizon, Gallia purpw ruia; — AuBERT, Hist des tard,; — SiintellAKTHE,Ca//taCArtJltaiui, tiHist., I. xxviii;

BbMBO; — ViGTOBELLI.)

CSACKI DE KEKESZ TZSZËGS (Emerig de scomtea), Hon^i^rois, seigneur per|>éluel de

la terre de Scépuse, comte souverain et perpf'*luel des comtés de'Bath et de Bisor, conseiller intime d'Etat de l'empereur, naquit dans la terre de Scépuse, en Hongrie, le 28 octo« bre 1672, d'une ancienne famille de ce royaume. — D'abord chanoine de l'église d'ËrIan, il fut ensuite sacré évoque du grand Waradin, le 5 août 1702. Depuis il eut Par* chevôrhé de Colocza avec lequel il retint l'évèché de Waradin et la prévôté de Presbourg sous le titre d*administrateur. Le Pape Clément XI l'éleva au cardinalat, le 12 juillet 1717, mais ne le déclara que le premier octobre suivant. La barrette lui ayant été envoyée de Rome, il la reçut, le 2% avril 1718, dans Téglise des Angustins-DécbausstSs h Vienne, des mains de l'empereur, avec le cérémonial accoutumé Après la mort de Clément XI,|il se rendit à Rome et assista aa conclave dans lequel fut élu Innocent XIH. Le nouveau Pontife Gt la fonction de lui don* ner fe chapeau dans un consistoire public, le 10 juin 1721, et celle do lui fermer et ouvrir la bouche le 16 suivant en lui assignant le titre presbytéral deSaint-Eusèbedu Mont-Esquilin,dont il prit possession solennelle, le 22 du même mois, dans ]*égli$e do ce nom, desservie par des religieux Celestins, et le lendemain W reprit la route de TAllemagne pour retourner à son archevêché en Hongrie. Le 21 précédent, il avait été déclaré membre des congrégations des Evoques et des Réguliers, Depropagandafide^ de Vlndex^ des Indulgences et Saintes Reliques. En juillet 1723, l'empereur lui donna la riche abbaye de Saint-Gothard, de trento mille florins de revenus. Ce prince de l'Eglise mourut en Hongrie, le 28 aoftt 1732, dans la 60* année de son âge et la seizième de son cardinalat. Il venait de terminer la visite de son diocèse de Waradin, où il voulut, avant d'en partir, laisser à là postérité un monument de son zèle en faisant reconstruire au grand Waradin l'église cathédrale, dédiée à l Assomption do la Vierge, et que Ias Turcs avaient deuz fois détruite jusque dans ses fondements

CUEVA (Barth6lemt de là). Espagnol, né le 2^ août 1^99, reçut, à la demande d<) l'empereur Charles V, le cardinalat que lui conféra lo Pape Paul III, lo 19 décemlire loW. — Vice»roi de Naples, évoque de Cordoue, d'Avellino et enfin archevêque de Siponte ou Manfrédonia, dans le royaume de Naples, il mourut à Kome, le 30 juin 1562.

CUEVA (ALPHO!fSE DE Là), évêijue d'Oviédo et de Malaga en Espagne, et de Paleslrine dans la campagne de Rome, longtemps con* nu sous le nom de marquis de Bedmar, fut envoyé par Philippe 111, roi d'Espagne, ea qualité d'ambassadeur à Venise. — C'est lui qui, en 1618, de concert avec le duc d'Ossone, vice-roi de Naples et le gouverneur du Milanais, dressa le plan da cette conjuration qui faillit ruiner Venise. Ils y entretenaient des intelligences secrètes: ils y avaient fait entrer des gens de guerre, et leurs mesures étaient bien prises. On uevait mettre le feu aa fameoi arsenal de la républiaue et se

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saisir difS postes les plas importants, pendant qu'une armée navale qu'ils faisaient avancor viendrait les soutenir.La Providence permit que celle conjuration fût découverte pa^* deux Français ; on peut en lire les détails dans VHistoire écrite par Saint-Réal. Toutefois le fait de la coniuralion est aujourd'hui reganlé comme problémali<jue. Le marquis de Bedmar prit la fuite pour se dérober aux ressentiments des Vénitiens. La haine qu'il avait conçue contre eux le porta à écrire en italien un traité où il examine Ja Mberté de cette république; au moins Topinion la plus commune lui attribue cet ouvrage, intitulé Squiitinio delta liberta Venela. Il a été traduit en français par Amelot delaRoussaje. On prétend que les Vénitiens n'osèrent pas répondre à cet ouvrage,qui est tr^s-sense et écrit avec beaucoup de sang-froid. En 1622, le Paf)e Grégoire XV revêtit de la pourpre Alphonse de la Cueva, à la sollicitation du roi d'Espagne, qui Tenvoja comme gouverneur en Flandre. Lh caruinaf de la Cueva s'y fit des affaires par son excessive sévérité. Les Flamands envoyèrent porter leurs plaintes à la cour d'Espagne et le cardinal, rappelé, se relira è Rome oii il mourut, le 10 août 1655, en sa 83* année. Voici le portrait qu'en trace Saint-Réal: Le marquis de fiedmar est un des plus puissants génies que r£spa|;ne ait jamais produits. On voit, par les écrits qu'il a laissés, qu'il possédait touice qu'il y a dans les historiens anciens et modernes qui peut former un homme extraordinaire. Il comparait les choses qu'il racontait avec celles qui se passaient de son temps. 11 observait exactement les différences et les ressemblances des affaires, et combien ce qu'elles ont de différent change ce qu'elles ont de semblable. Il portait d'ordinaire son jugement sur l'issue d*uoe entreprise aussit6t qu'il en savait le plan et les fondements. S*il trouvait par la suite qu*il n'eût p«8 deviné^ il remontait h la source de son erreur et tâchait de découvrir ce qui l'avait trompé. Par celte élude il avait compris quelles sont les voies sûres, les véritables moyens et les circonstances capitales qui présagent un bon succès aux grands desseins, et qui les font presque toujours réussir. Cette pratique continuelle de lecture, de méditation et d'observation des choses du monde,ravail élevé «H un tel point de sagacité, que ses iconjectures sur l'avenir passaient presque toujours, dans le conseil d'£spagne, pour des prophéties.

A cette connaissance profonde de la nature des grandes affaires étaient joints des talents singuliers pour .es manier, une facilité de |>arler et d'écrire avec un asréinenl inexprimable; un instinct merveilleux pour se connaître eu hommes; un air toujours gai et ouvert où il paraissait plus de feu que de gravité» éloigné de la dissimula^ tion jusqu*à approcher de la naïveté ; une humeur libre et complaisante^ d'autant plus impénétrable que toul le monde croyait la pénétrer; des manières tendres» insinuantes et Ôaiteuses oui attiraient le secret des cœurs

les plus difficiles à s'ouvrir; toutes les ap* parences d'une extrême liberté d'esprit dam les phis cruelles agitations.

CUNHA (Je\i<i Cosmb de), né h Lisbonne en 1715, chanoine régulier de Saint-Âugu«« tin, archevêque d'Evora, fut fait cardinal par Clément XIV, en 1T70. Il mourut eo

CUNHA (Charlis de), né h Lisbonne eo 1759, patriarche de Lisbonne, fut fait car* dinal par Pie VII, en 1819. Il mourut eo

CDNHA. — Foy. Attaydb.

CUPPI ou CUPIS ;jEAii-DoMfifiOLE), Romain , habile jurisconsulte, fut protonotaire apostolique, évêqued'Adria, administrateur des églises de Nardo, de RecanatU de Mffcerata, de Montepeluso et de Caroerino, puis archevêque de Trani. — 11 avait rendu de grands services h l'Eglise, quand le Pape Léon X le fit cardinal, en 1517. Il eut la légation de la Marche, en 15«37, et, l'année suivante, le gouvernejneni de Tivoli. Après avoir assisté aux conclaves* d'où sortirent Souverains Pontifes Adrien VI, Clément VII, Paul 111, et Jules III, il mourut doyen du Sacré Collège, évoque d'Albe et dePalestrine, le 19 décembre 1558; chargé alors de la protection des affaires de France en cour de Rome. Janus Vitalis a composé en son honneur un discours en vers. (Fojf. Michel JusniiiAffi, Histoires des, ffouvernears de Tivoli ; — Ughblli, Italia sacra ; — Ciaconius ; — Victobrlli ; — Au- BERT, Hisl. des cardinaux,)

CUBSON, CUBTON, CORCON, en latin de Corcona (Robert) , Anglais, issu d'une famille noble et illustre, étudia dans l'université d'Oxford, puis, vers 1180, è Paris, où il fut docteur et chancelier do l'Eglise et de l'université. — Le Pape Innocent III, qui l'y avait connu, l'appela il Rome, lorsqu'il fut élevé sur la chaire de Saint-Pierre, et le créa cardinal eu 1212. Robert Curson avait toujours désiré vivement que les Chré* tiens recouvrassent les lieux saints, retombés au pouvoir des infidèles. Son ardeur et son zèle le firent choisir, par Innocent 111, pour publier la croisade en France. Il tint, en 1212, un concile à Paris, où il fit faire de sages règlements pour la réforme desmceiirs. li tint encore d'autres conciles ailleurs ; mais, dans celui qu'il avait convoqué h Réziurs, il provoqua un tel méconlentementparsesen»

treprises sur les droits de l'Eglise de France,

au il y eut appel de ses procédures. Les éputés du clergé français poussèrent l'appel avec vigueur, et confondirent de telle sorte le cardinal dans une assemblée générale, te* nueè Rome, que le Pape les engagea è se relflclier sur les griefs dont ils se plaignaient. En 1214, Curson mena un bon nombre de croisés à Simon, comte de Monlfort, qui faisait la guerre aux Albigeois. Après être re^ tourné eu Angleterre, il fut envojré, avec If caractère de légat, en Orient : il mourot presque subitement en arrivant h Damiette, en 1218. On attribue h ce cardinal divers ou vrages : 1. Summœ theologiœ^ citée par Delau-

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