BAR
Félix. Les universités de Pane , d’Allemagne et celle de Cracovie furent pour lui , et firent plusieurs écrits pour defendre l'autorité du concile de Bâle.
XL111* Sess. premier juillet 1 44 r • On dressa un decret pour la tête de la visitation de la sainte Vierge , le z juillet. Elle avoit été établie par une bulle de Boni face IX pendant le schisme ; mais on ne fit aucune mention du pape Félix , parce qu’il n'etoit pas reconnu de plusieurs princes.
XLIV« Sess. g août. On y fit un réglement pour la sûreté des actes et des personnes du concile.
XLV* Sess. mai i443- On y arrêta que dans trois ans on celebreroit un concile general dans la ville de Lyon, qui seroit la continuation de celui de Bâle, et les Peres se séparèrent apres cette session. Ce concile dura douze ans , c'est-àdire , depuis le iq mai i43t, jusqu’à pareil mois «le l’an i443 , et six ans jusqu'à la vingt-cinquieme session ; mais il étoit réduit depuis plusieurs années à une omhre de concile. V. Lausanne.
Le pape Eugène étant mort quatre ans après, et Nicolas V ayant été élu pape, et reconnu ensuite par toute l'Eglise, Félix V renonça au pontificat en i449«et par la fit cesser le schisme. Ce concile n’est reconnu general et œcuménique, que jusqu’à la vingt-sixieme session, parce que ce fut en cette session
3u'on commença à délibérer de la éposition du pape Eugène. Ad.
Pairie, ex T. XI I /• Cane, p 1G07.
BARCELONE ( C. de ) Baninonense, l’an 5gg, premier novembre.
Douze évêques y firent quatre canons, dont les deux premiers sont contre la simonie. Le troisième défend d'elevertout d'un coup les laïques à l'episcopat , même par ordre du roi. Le quatrième condamne les vierges consacrées à Dieu , et les pénitents de l’un et de l’autre sexe qui
44 BEA
se seront mariés. Tom. V. Conc. p.
BARCELONE ( C. de ) l’an 1068 , par le légat Hugues le Blanc.
La continence y fut ordonnée aux clercs , et on y changea le rit gothique en romain. D. il.
BAR1 ( C. de ) liarense , l’an 1098. octobre, par le pape L’rbain 1 1 , a la tête de cent quatre-vingttrois évêques. Les Grecs y proposèrent la question de la procession du Saint- Esprit , prétenuaut prouver par l’Evangile, qu’il ne procédoit que du Pere: mais saint Anselme y prouva avec tant de netteté, que le Saint-Esprit procédé du Père et du Fils, qu'on y prononça anathème contre tous ceux qui le nieroient. Le même saint obtint, par ses prières, qu’on n'y excommuniât point le roi d’Angleterre qui le persecutoit. Edmtr. a. Xotor.
BEAUGENCI ( C. de ) Batgtnciaunsc , l'an no4, 3o juillet, parle légat Richard et plusieurs évêques , en presence du roi Philippe et de Bertrade , que le pape avoit dessein d’absoudre de l'excommunication , à certaines conditions; mais l'affaire ne put point encore être décidée à ce concile , et il fallut indiquer une autre assemblée, pour dégager le roi des liens de l'excommunication.
Ivo. Cam. EP. ,44.
BEAUGENCI (C.de)l'an n5a, 18 mars. Il s’y trouva quatre archevêques, et un grand nombre d'évêques. Le mariage de Louis VII avec la reine Atiénor y fut déclaré nul , du consentement des parties, par les évêques , après qu’on eut ouï les témoins , quideposèrent de la parente de ce prince avec cette princesse.
Tom. X. C. p. 1139.
BEAU V' A 1S ( C . de ) Bcllocacrnse , l’an 845 , au. mois d’avril, compose de dix évêques. Ilincmar y fut élu archevêque de Reims. Ou j fit huit articles, quisontune espece de capitulation entre le roi Charles et Hincmar. Ce dernier y parle ainsi : Vous
BEA
ne fer er, rien , à cause de ce qui s'est passé, qui me puisse être prejudiciable , si je 11e me rends coupable à l’avenir contre Dieu et contre vous, etc. Les trois derniers articles du concile sont au nom de tous les evêques , qui demandent au roi sa protection contre ceux qui pillent leurs églises, la confirmation de leurs charges, et que si lui ou eux contreviennent à ces articles , on y remédiera d'un commun consentement.
I^e roi Charles promit avec serment d’observer ces articles. Tom. TI1 .
Conc. p. 1812.
BEAUVAIS (C. de) l’an in4, 6 décembre, par Conon, cardinal et légat , assisté des evêques de trois provinces. On y excommunia l'empereur Henri, et Thomas, seigneur de Marie , pour ses cruautés et ses brigandages. On y renouvela plusieurs decrets des derniers papes, touchant la conservation des bieus ecclesiastiques , et les autres points de discipline les plus necessaires alors. On y parla aussi de quelques hérétiques que le peuple brûla à Soissons, sans attendre le jugement des ecclésiastiques, craignant qu’il ne fût trop doux; et on remità délibérer au concile suivant , sur saint Godefroi qui avoitquittéson évêché d’Amiens, pour se retirer à la chartreuse. Tom. X. C. p. 797.
BEAUVAIS ( C. de) l’an nao, du 18 au 29 octobre, par le légat Conon et les évêques de trois provinces. On y canonisa saint Arnoul de Soissons. L’évêque de cette ville, tenant entre ses mains le livre de la vie du saint, certifia à tous les evêques, que tout ce qui y etoit rapporté etoit véritable. Il.les pria d’examiner ce livre, et il ajouta : Pour moi, s’il étoit dans mon pouvoir, et s'il doit dans mon diocèse , il y a long-temps qu’il ne serait plus en terre. Ces paroles marquent qu’une des manières de canoniser alors les saints, etoit de tirer leurs corps de terre. Guillaume de Champeaux ,