‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 146 sur 257 · TUR · texte numérisé non relu

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Les monaslèresdontii reste quelques vestiges ne gardent plus aucune forme de vie régulière. Les moines, les chanoines, les religieuses, n'ont plus de supérieurs légitimes, par l'abus qui s'introduit de les soumettre à des étrangers : c'est pourquoi ils tombent dans le dérèglement des moeurs, partie par pauvreté , partie

t)ar Inau^«aise volonté : ils oublient a sainteté de leur profession pour s'appliquer à des affaires temporelles. Nous ordonnons donc que l'observance soit gardée dans les monastères suivant la règle et les canons : que les abbés soient des religieux instruits de la discipline régulière , et que les moines et les religieuses vivent dans la sobriété , la piété, la simplicité priant pour les rois , pour la paix du royaume et la tranquillité de l'Eglise , sans en troubler la juridiction, ni affecter les pompes du siècle , etc. En général , on voit dans les décrets de ce concile beaucoup de science ecclésiastique et de zèle pour remédier aux maux de TEglise. //•

TROSLE (C. de) l'an 921 , tenu par le même archevêque, où, à la prière du roi Charles , il donna fabsolution à un seigneur nommé Erlebaud, mort dans l'excommunication , ce qui paroît singulier. J). M.

TURIN ( C. de ) Taurmense l'an SgSjCtselon d'autres 4o') t(^vn pour les affaires des Gaules, et eu particulier sur le différend des evêques de Vienne et d'Arles tout haut la Primatie. Les évêques de la seconde Narbonnoise, qui etoit la province d'Aix, saint ProcujC de Marseille, Simplice évêquc de Vienne , et fevêque d'Arles y assistèrent, sans compter plusieurs au très dont on ignore les noms. Conmic Turin dependoil alors de la métropole de Milan, on croit que ce fut saint Simplicien , évêque de Milan , qui le ht assembler.

Ony traita i.^ deTaffairede Prociiic , cvcque de Mar.-cille, <|i;i,

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quoiqu'il fût de la Gaule Viennoise, prètendoit néanmoins être métropolitain de la seconde Narbonnoise.

Le concile ordonna, pour le bien de la paix , et eu égard au mérite de Procule, qu'après lui la seconde Narbonnoise auroit un métropolitain de la province même ( et c'a été depuis celui d'Aix ) , mais que tant que Procule vivroit, il auroit le droit de père et de primat sur ceux qu'il pouvoit regarder connue ses enfants.

A l'égard du différend des évêqucs devienne et d'Arles, qui pretendoient tous deux avoir la primauté et la juridiction dans la Viennoise, le concile ordonna que celui des deux qui prouveroit que sa ville étoit la métropole selon l'état civil , auroit la primatie dans toute la province , ordonneroit les évêques , etc. 2." Le concile eut égard aux excuses que firent les évêques , Octave, Ursion , Piemi et Trifere , accuses d'avoir commis diverses fautes dans les ordinations, et arrêta que quiconque violeroit à l'avenir les anciens décrets de l'Eglise, perdroit le droit d'ordonner et d'avoir voix dans les conciles, et que ceux qn'ils auroient ordonnés, contre l'ordre des canons seroient prives pour toujours du droit d'ordonner. Ce canon si sage fut confirmé par le concile de Riez, en 4-39. 3.° Il défendit de recevoir ni les clercs d'un autre évêque , ni ceux qu'il avoit excommuniés , d'élever à un degré plus émineiit ceux qui auroient été ordonnés d'une manière irrégulière. Il déchargea saint ]îrice des accusations intentées par Lazare, évêque d'Aix. Tum. II. C. p.

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TYANE ( C. de ) l'an 367. En ce concile étoient Ensebe, e\êque de Césarée en Cappadoce , Athanase d'Ancyre , saint Pelade de Laodicée, saint Grégoire de ÎSazianze le père, et beaucoup d'autres qui avoient fait profession de la consnbstaitialite dans le concile d'Anlioclie ( m

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363, du moins une partie d'eDtr'eux. On y lut les lettres du pape Libère et des évêques d'Italie, de Sicile , d'Afrique et de Gaule , qu'ils avoient écrites pour effacer la honte du concile de Riniini : ellescausèrent beaucoup de joie aux Pères de ce concile. Us rétablirent Eustathe de Sebaste, autrefois dépose : ils écrivirent à toutes les églises d'Orient de lire les décrets des evcques d'Asie , et de faire reflexion sur leur nombre , de témoigner par leurs lettres qu'ils étoient du même sentiment de ces prélats qui embrassoient tous le concile de ISicee, et rcjetoient celui de Rimini; enfin il les exhortent à entrer dans leur communion et à le déclarer par écrit Bas. Ep. 74. p. 875. D.

TYR ( Conciliabule de ) T^rUnse^ l'an 335. Ce furent les eusebiensqui obtinrent la convocation de ce concile par le crédit qu'Eusebe de ÎSicomedie avoit auprès de l'empereur Constantin. Le prétexte de celte convocation, fut de réunir les évêques divisés , mais dans le fond , c'étoit pour opprimer saint Athanase :

ce concile s'est rendu célèbre par la manière irréguliere dont les choses se passèrent, et par la condamnation injuste de celui qui etoit le plus invincible appui de la foi catholique sur la divinité de Jcsus-Christ.

Les évêques , qui y vinrent par ordre de l'empereur, avoient été' choisis au gre des eusebiens : ils etoientassembles de toutes les parties de l'Egypte , de la Libye , de l'Asie , de l'Europe , de toutes les provinces de l'Orient, mais ils étoient ariens pour la plupart. Les plus célèbres étoient les deux Eusebe , Théognis de Nicée, Maris de Calcédoine, Ursace de Singidon, et Valens de Murse ; il y avoit ai:ssi quelques évêques qui n'eloient pas de la faction des eusebiens : tels étoient saint Maxime de Jérusalem , Marcel d'Ancyre, Alexandre de Thessalcnique, etc.

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Constantin y avoit envoyé le comte Denis pour y maintenir Tordre , c'est-à-dire, selon l'usage que les cusébiens en surent faire , pour opprimer la liberté qui devoit régner dans le concile : il etoit accompagné d'officiers d'armée et de soldats , ou plutôt les eusebiens donnoient les ordres , et le comte n'étoit que l'exécuteur de leurs volontés : si quelque eveque ouvroit quelque bon avis , le comte en empêcboit l'effet , et aussitôt les prélats etoient emmenés par les soldats.

Saint Athanase, pressé par les ordres et les menacesde Constantin, se vit contraint malgré lui de se rendre au concile. 11 emmena avec lui quarante-neuf évêqyes d'Egypte, parmi lesquels etoient Potamon et saint Paphnuce , célèbres par la sainteté de leur vie.

Plus de cinquante évéques ariens se trouvèrent à ce concile. On n'eut garde d'accuser saint Athanase sur la foi , ni d'enseigner aucune erreur : mais on disoit qu'il avoit tué un eveque nommé Arsène , et qu'il avoit brisé un calice. Dès qu'il parut dans l'assjeniblee , bien loin de lui donner la préséance, comme le dcmandoit la dignité de son siège, on l'obligea de demeurer debout comme accusé, pendant qu'Eusebc de Césarée et les autres etoient assis eu qualité de juges. Saint Potamon, eveque d'Heraclee , illustre confesseur , qui durant la persécution avoit perdu un œil , voyant un traitement aussi indigne, ne put retenir ses larmes, et il s'écria:» comment, » Eusèbe , vous êtes assis , et Atha- " nase , tout innocent qu'il est, » demeure debout pour être jugé » ])ar vous. Qui peut souffrir une » chose si indigne ! Eh ! dites-moi un " peu , n'étions-nous pas ensemble » en prison durar.t la persécution; >' pour moi j'y perdis un œil pour la » vérité : mais vous , il ne semble » pas que vous ayez perdu aucun de » vos membres : on ne voit aucune

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1) marque qxie vous ayez rien en- >» duré pour Jesus-Christ' Vous » voilà ici plein de vie : comment » avez-vous pu sortir en cet état de " prison , si ce n'est que vous ayez » promis de commettre le crime, » auquel les auteurs de la persecu- >• tion vouloient vous contraindre, » ou parce que vous l'avez déjà com- » mis ? » Eusèbe piqué de ces reproches , et sentant combien le raisonnement de saint Potamon doit pressant , dit qu'on etoit bien hardi de lui parler de la sorte, et rompit la séance.

C'est dans cette même séance que saint Paphnuce , autre illustre confesseur, qui dans la persécution de Maximien avoit eu l'œil droit arraché et le jarret gauche brûle , et par quiDieu faisoitdes miracles, voyant saint Maxime de Jérusalem assis avec les ennenis de saint Athanase, dont sa simplicité lui faisoit ignorer les mauvais desseins, alla prendre Maxime par la main , en lui disant:

ayant l'honneur de porter les mêmes marques que vous de ce que nous avons enduré pour Jésus-Christ, je ne saurois souffrir de vous voirassis dans une assemblée de fourbes et de méchants , et tenir rang avec les ouvriers d'iniquité : et l'ayant fait sortir, il l'instruisit de toutes choses, et le joignit pour toujours à la communion de saint Athanase.

Dès le commencement de la séance, lesévêques d'Egypte a voient récusé les eusebiens par la bouche de saint Athanase,ensoutenantqu'ils ne dévoient pointêtre ses juges, tant parce qu'ils etoient ses ennemis a cause de l'hérésie arienne qu'ils défendoient , que pour diverses autres choses don t ils les accusoient : mais on n'eut aucunegard à leur récusation.

Saint Athanase, dit Sozomène, comparut souvent dans ce concile, et se défendit d'une manière admirable :

il donna dans celte a.^semblee d'iniquités, des preuves de sa douceur et de sa modération : il écoula pa-

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tiemment tout te qu'on dit contre lui : il réfuta, avec une tranquillilé et une sagesse mervcilleusp, une partie des calomnies dont on le chargcoit, et demanda du temps pour vérifier les réponses qu'il îaisoit aux autres. Mais ses ennemis ne secontentèrentpasdesoutenir les calomnies qu'il avoit déjà réfutées, ils osèrent accuser la pureté du saint evêque par des accusations infâmes :

ils firent entrer une fenmie débauchée qu'ils avoient subornée , pour soutenir que le saint evêque lui avoit ravi sa pudeur : mais cette fourberie fut découverte. Saint Athanase ayant euconnoissancede cette fausse accusation, engagea un de ses prêtres nommé Timothée , de répondre pour lui: de sorte que cette femme s'elant présentée pour se plaindre de saint Athanase, ïimothee lui adressant la parole , lui dit -.Vous prétendez que j'ai fait violence à votre pudeur:cette femme qui crut que c'etoit saint Athanase qui lui parloit, lui dit; oui, c'est vousmême, le montrant au doigt : c'est vous qui m'avez ravi ma pudicite en tel temps, en tel lieu : ce qui remplit de confusion les accusateurs qui firent aussitôt sortir cette femme, maigre lopposilion de saint Athanase qui vouloitlafairedemeurer pour l'interroger et savoir qui étoit l'auteur d'une fausseté si punissable.

Les ennemis du saint furent couverts d'une confusion encore plus accablante lorsqu'ils vouhirent renouveler l'accusation du meurtre d'Arsène tué , selon cl'x , par saint Athanase; car ayant ouvert la boite, où ils avoient mis un bras coupé , qu'ils disoient cire celui d'Arsène, ils dirent à saint Athanase : Ce bras est votre accusateur: mais le saint evêque ayant obtenu silence, demanda si quelqu'un delà compagnie avoit connu Arsène, et plusieurs ayant dit qii'ils l'avoient ionnu,il envoya aussitôt quérir Ars( ne lui-

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même, qui parut aux yeux do tout le monde , et montra sesdeuxniains.

Cette fourberie ainsi découverte,qui auroit du obliger les accusateurs à se retirer pour cacher leur infamie , ne fit que redoubler leur rage, ils accusèrent Athanase d'être magicien, et ils furent sur le point de le mettre en pièces , si les officiers de Constantin n'avoient arrête leur fureur en l'arrachant de leurs mains.

Ses ennemis furent enfin réduits à l'accusation d'avoir fait rompre le calice d'Ischiras ; et comme on n'en avoit point de preuve , on commit ceux qui etoient les plus déclarés contre le saint , pour en aller chercher sur les lieux ( danslaMaréote).

Ceux-ci firent déposer qui ils voulurent, et à leur retour ils publièrent qu' ils l'avoient reconnu coupable, et le concile prononça hautement une sentence de déposition contre saint Athanase , comme convaincu d'une partie des crimes qu'on lui objcctoit. Le saint evêque se vit oblige de quitter la ville de Tyr , où il netoit pas en sûreté, et écrivit à Constantin pour lui demander justice contre la violence des ettsebiens, et celle du comte Denis. .Près de cinqr.anteévêques protestèrent contre cette assemblée. JRuf. t. i, ci'], p. 245 Sozom.xf. c. 25- Theod. 1. 1 , c.24, /?. 575 et seq/nil.

TYR et BERYTE (conciles de) l'an ^i^- K" t'^s conciles, Ibas d'Édesse fut absous du soupçon de nestorianisme.

TYR (C. de) l'an 5i8, on y confirma tout ce qui s'étoit fait à Constantinople le 10 juillet 5i8 , parmi les acclamations du peuple. Plusieursautres Eglises eten particulier le clergé d'Antioche se déclarèrent alors contre Sévère, et en fa\eur du concile de Calcédoine. Oncomploit alors jusqu'à deux nulle cjikjrentsévêques; qui avoient confirme, par leurs lettres, ce concile sous I« règne de l'empereur Jubtin. //.

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