‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 243 sur 257 · de Rome, an loy · texte numérisé non relu

de Rome, an loy

Même ordonnance du concile de Londres , an 1126.

Défense de vendre les prieurés, ou les chapelles des moines , ou des clercs, de rien demander pour l'entrée en religion, de rien exiger pour la sépulture, l'onction des malades, ou le saint chrême, sous prétexte même d'ancienne coutume, puisque la longueur de l'abus ne le rend que plus criminel. C. de Tours, an ii63, can. C*.

11 est défendu , comme un abus horrible , de rien exiger pour l'intronisation des évêques ou desabbéî,

pour rinstallatiou des autres ecclésiastiques, ou la prise (le possession des curés, pour les sépultures, les mariages et les autres sacrements, en sorte qu'on les refuse à ceux qui n'ont pas de quoi donner ; et il ne faut point allej^uer la longue coutume qui ne rend l'abus que plus crîrainel. 111.* C. gc'n. de Lalran. an 1179,^.7.

Même canon du concile de Tours , an i23g-

La corruption de la simonie s'est tellement répandue parmi la plupart des religieuses , qu'à peine en reçoivent-elles aucune au nombre de leurs sœurs, sans en traiter à prix d'argent , et qu'elles tâchent de couvrir ce desordre du prétexte de la pauvreté. Nous défendons que cela n'arrive plus à l'avenir; et , de plus, nousordonnonsque si quelque religieuse tombe à l'avenir dans ce désordre, tant celle qui aura reçu, que celle qui aura été ainsi reçue , soit supérieure ou inférieure^ soit chassée du monastère, sans espérance de rétablissement, et qu'on la renferme dans un lieu où la règle soit plus rigoureusement observée ,pour y faire une pénitence perpétuelle.

Et quant à celles qui ont été ainsi reçues avant l'ordonnance de ce concile, nous avons estimé qu'il y falloit pourvoir , de telle sorte que l'on place en d'autres maisons du même ordre celles qui y sont mal entrées. Que s'il est impossible de les placer commodément en d'autres maisons à cause de leur trop grand nombre, de peur qu'elles ne se perdent dans le siècle en y menant une vie errante et vagabonde, qu'elles soient reçues tout de nouveau , par dispense , dans le même monastère , en changeant les premiers rangs qu'elles y tenoient et leur donnant les dernières pbces. Nous ordonnons aussi que la même chose sera observée à l'égard des moines et des autres religieux. Et de peur qu'ils ne se puisscrt excuser, ou sur leur sim-

plicité , ou sur leur ignorance , nous ordonnons que les evêques diocésains fassent publier tous les ans cette ordonnance dans leurs diocèses.

Du Concile ^crural de Lalran, an I2l5., ^

rr/al. in can. quoniam de Stmoniâ. D'où ^

il suit que c'est une simonie de recevoir quelque chose de ceux qui entrent en religion dans un monastère, lorsque ce monastère a de quoi fournir à l'entretien de ceux qui demandent d'y être reçus. V. Confidence.

On n'exigera rien pour l'entrée en religion , et on ne fera aucune paclion pour ce sujet. C de Cognac , an 1228.

Défense de rien exiger par avance pour l'administration des sacrements, ou la collation de? bénéfices ; mais après la chose faite, on pourra exiger ce qui est dû suivant la coutume. Conc. de Bordeaux, an 1255, can. 26.

Les examinateurs de ceux qui doivent être pourvus d'un bénéfice doivent bien se garder de rien recevoir à l'occasion de cet examen , ni avant ni après : car s'ils le font , tant eux , que ceux qui leur donneront quelque chose , se rendront coupables de simonie, dont ils ne pourront être absous qu'en quittant les bénéfices qu'ils possèdent , et ils seront , par cette action , rendus incapables d'en pouvoir jamais posséder. C. de Trente , sess. 2li.,der(forni. c. 18.

SPECTACLES. Que les ecclésiastiques ne donnent point de spectacles mondains; qu'ils n'y assistent même pas : car on ne le permettroit pas à de simples laïques, parce qu'il n'a jamais été permis à des chrétiens de se trouver dans des lieux où le nom de Dieu est deshonoré. ///.• C. de Carihage , an 3(^7 , c. il.

Comme les vices, pour trouver accès à l'âme, ont coutume d'enchanter les yeux et les oreilles par àes attraits flatteurs, les prêtres doiverit éviter les divertissements

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