‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 249 sur 257 · III.' C. de Brague, an. ^72, ean · texte numérisé non relu

III.' C. de Brague, an. ^72, ean

Que les évêques n'aient en faisant leur visite qu un cortège modéré, pour ne pas occasioner à ceux chez qui ils vont , des dépenses onéreuses , et que ceux qui les accompagnent soientd'unc probité et d'une orthodoxie bienconnues. C de ISarbonne, an 1609 , can. 28.

Lesevêques mêmes , commedelégucs du saint Siège apostolique, visiteront tous les ans les monastères en commande , même les abbayes, prieurés, dans lesquels l'observance régulière n'est pas en vigueur , comme aussi tous autres bénéfices, tantcuresquenoncuresdeleurs diocèses séculiers et réguliers, même les exempts; et lesdits évêques pourvoiront, parles voies convenables et même par le séquestre du revenu , que l'on refasse et que l'on rétablise les choses qui en auront besoin , et que l'on satisfasse à ce qui regarde le soin des âmes, et aux autres devoirs auxquels ils peuvent être obligés-C de Trente, 2I.« De'cr. de réf. c. 8.

Tous patriarches , primats , métropolitains et évêques ne manqueront pas tous les ans de faire euxmêmes la visite chacun de leur propre diocèse , ou de la faire faire par leur vicaire général , ou par un autre visiteur particulier, s'ils ont quelque empêchement légitime de la faire en personne : et si l'étendue de leur diocèse ne leur permet pas de la faire tous les ans, ils en visiteront . an moins chaque année ,

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la plus groiidepnrlie; en sorte que la visite de tout leur diocèse soit faite dans l'espace de deux ans, ou par eux-mêmes ou par leurs visiteurs.

La fin principale des visites doit ctre d'établir une doctrine saiiUe et orthodoxe, en bannissant toutes les liérésies, de maintenir les bonnes mœurs , de corrij^er les mauvaises , d'animer le peuple au service de Dieu, à la paix et à l'innocence de la vie, par des remontrances et des exhortations pressantes.de faire paroître pour tout le monde une clinrite paternelle , un zcie vraiment chrétien : et que, les visiteurs secontentant d'un train etd'une suite médiocres, ils prennent garde de n'être à charge à personne par des dépenses inutiles; et qu'eux, ni aucuns de leur suite, sous prétexte de vacation pour la visite , ne prennent rien , soit argent, soit présent que! qu'il soit, nonobstant toute coutume, miOnie de temps immémorial , excepté seulement la nourriture qui leur sera iburnie, à eux et aux leurs honnêtement et frui;alement, autant qu'ils en auront besoin pour le temps de leur séjour, et non au-delà. Id.

VOCATION A l'état ecclésiastique ( les marques de la ) sont d'y entrei avec une droite intention cest-à-dire, de n'y chercher ni la tjloire du monde, ni les revenus, ni une vie douce et sensuelle, mais

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de s'y proposer le travail et la peine pour y procurer la gloire de Dieu , le salut des âmes et sa propre sanctification. C'est la disposition que le concile de Trente requiert de ceux qui doivent recevoir la tonsure.

Sess. 20 (le icf. Cl.

VŒLX Monastiques (les ) nVlaiit point contraires à la liberté fîirelienne, celle-ci n'eiant jamais plus j;rande que quand la tyrannie de la chair elant réprimée , le corps cstassujeti au jougde Jesus-Christ, le concile déclare que les vœux sont d'oblif^ation , et condamne , aux peines portées par les canoïis, ceux qui enseignent qu'il est permis de les violer. C de Sens, an lôsS, g.» J)ecr.

VŒU DE PAUVRETÉ DES RELI- GIEUX ( sur le ). 11 r.e sera permis à aucun régulier de l'un ni de l'autre sexe, de tenir ou de posséder en propre aucuns biens, meubles ou ipimeublcs , de quelque nature qu'ils roient, et de quelque manière qu'ils aient ete par eux acquis; mais ces biens seront sur-le-champ remis entre les mains du supérieur et incorpores au couvent. Les supérieurs permettront aux particuliers l'usage des meubles, de telle manière que t(iut reponde à l'état de pauvreté qu'ils ont vouée ; et qu'il n'y ait rien de superflu, mais que rien aussi du nécessaire ne leur soit refuse.

('onc. de Trente, scsnun. 25. JJcer. dé n'jorm .

YvRCGNERIEou IVROGNE- RjE. il faut couper la racine à l'ivrognerie, parce que c'est un vice qui, tout seul, donne la naissance a mille autres, et nous sommes fondés à le faire, après que saint Paul a dit lui-même : j^ardez-vous hien de lous enUrer , car l'ivresse est suivie de l'incontinence; et le même

apôtre nous apprend quel est le supplice réservé à ce péché, lorsqu'il dit que , ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les ivrognes, ne pourront posséder le royaume de Dieu. Si donc quelque ecclésiastique, étant dans l'exercice habituel de son ministère, se laisse aller a l'ivrognerie, il faudra l'en punir à pro-

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portion du degré d'ordre dont il sera revêtu. 1." Conc. de Tours, an 4-6i5 c. a.

Nous ordonnons que celui qui sera convaincu de s'être enivre, ou demeure pendant trente jours sépare

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de la communion des flJcies, ou soit même puni corporellenient; et pour le choix de l'une des deux peines, oji aura égard au degré d'ordre daoa lequel sera le coup able. C. de J iniitf an 365. c. i3.

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