IX. C. p. iio
BÉNEVENT ( C. de ) l'an 1087, en août, par ^ ictor lit. Il y déposa l'antipape Guibert,et il l'anathematisa. Il y excommunia aussi Hugues de Lyon , et Richard abbé de Marseille, qui faisoient schisme avec lui : ii y défendit les investitures, avec le consentement de tout le concile.
Chr. Cass. III. c. 72.
BÉNEVENT (C. de ) tenu l'an T091, 28 mars, par le pape Urbain 11. On y reitéra Tanatlieme contre l'aniipape Guibert et ses comj/Hces :
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on y fit quatre canons, dont l'un dit, qu'on n'élira pointd évêque, qui ne soit dans les ordres sacrés, la prêtrise ou lediaconat. T X. C. p. 4^4-- BÉiNÉYENT ( C de ) tenu Tan 1117 , C" avril. Le pape Pascal II y excommunia Maurice Bourdîn , archevêque de Prague, son légat , pour avoir couronné l'empereur à Rome , durant la retraite du pape au mont Cassin.
BENOIT ( C. de' Saint- ) sur Loire , l'an 1 1 10 , premier octobre , par Richard, évêque d'Albane, légat du pape.
BERGAMSTEDE en Angleterre (G. de ) , BcT^amstechnse , l'an G97. Saint Britoualde y présida , et l'évcque de Rochester , avec le roi Vitrad , y assista. On y fit vingthuit canons , qui peuvent aussi être comptes pour lois , puisque les deux puissances y concouroient , et qu'elles ordonnoientdes amendes et d'autres punitions temporelles outre les spirituelles : on y conserva la sûreté et la liberté des églises. On punit les adultères, ceux qui travaillent le dimanche, qui sacrifient aux démons , qui mangent de la viande les jours de jeûne , etc. Tom.
BESANÇON (C. de )/>.wn//onmsc, l'an 4-+4- Saint Hilaire d'Arles et saint Germain d'Auxcrre y assistèrent; et l'on y déposa Celidonius, quiétoii peut-être evêque de Besancon.
BES! ERS (Conci!iabulede)7i//r/-ren<ie , par des evêques ariens, l'an 356. Saturnin, évêque d'Arles, j présidoit. Ce que nous savons de ce concile , nous le tenons de saiiit Hilaire , évêque de Poitiers, qui y assista : il nous apprend qu'il s'opposa aux blasphèmes des hérétiques : il offrit de prou ver comment ils eto.ent hérétiques : il représenta que , sous le nom de saint Athanase , dont l'empereur Constance vouloit q!;e tous les évêques signassent la condamnation , on ne prétendolt pas
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moins qiip «le conchininer Ta foi ratliolique. Mais les ennemis de la vtirite refusèrent constamment de l'entendre. Saturnin écrivit à Constaiiceune farsse relation ati nom du roiicile , pour procurer l'exil du saint, qui en effet fui banni d'abord après le concile, llil. in Aux. p.
"ÎJESIERS (C. de) l'an 1284, le 2 avril, sousle Iei;at Jeande lîurnin, archevêque de Vienne. On y dressa vingt-six canons contre les hérétiques, assez semblables aux re;;lenients que le comte l\aimond avoit fait publier à Toulouse, le 18 février de la même année. On y ordonne à chaque particulier de prendre les hérétiques et de les présenter à l'evêque. Le cure doit avoir le catalogue de ceux qui sont suspects d'hérésie dans sa paroisse; et s ils manquent à venir à l'église les jours de fête , il observera exactement les .statuts faits contre eux, sous peine de perdre son bénéfice. Le concile veut qu'on examine soigneusement la vie, les mœurs et la science des ordinands . et qu'ils aient un titre patrimonial , au moins de cent sous tournois. qui reviennentà cinquante !iv. de notre monnoie.7/. Tom. AL
EESIERS (G. de) l'an 12/fi, 19 avril, par Guillaume delà lirouC;, archevêque de ÎSarbonne , et huit autres évêques. Ce fut en ce concile que les frères prêcheurs , inquisiteurs dans les provinces d'Arles, d'Aix , d'Embrun, et établis par autorité du pape , demandèrent aux prélats leurs avis touchant la conduite qu'ils dévoient tenir dans l'exercice de leur commission. Ce fut l'occasion d'un grand règlement qui contient trente-sept art ides, qui sont, avec ceux de INarbonne donnés en 1235 , les fondements de la procédure observée depuis dans les tribunaux de l'inquisition. Entr'autres dispositions , on y dit aux frères prêcheurs : « Vous ordonnerez à
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» tous ceux qui se sentent coupables » d'hérésie , ou qui en coinioissent "d'autres, de comparoître devant » vous pour déclarer la vérité dans » un certain terme , appelé le temps » de grâce. Ceux qui satisferont à » ce mandement éviteront la peine » de mort , de prison perpétuelle , » d exil et de confiscation de biens.
» Apres avoir pris leur s^^rment, » vous ferez écrire leurs confessions » et leurs dépositions par uneper- » sonne publique . et vous ferez » faire abjuration à ceux quitémoi- » giieront vouloir revenir à l'E- » glise, avec promesse de découvrir u et de poursuivre les hérétiques >' suivant vos ordres. » On régla ensuite La contumace contre les absents. « Quant aux hérétiques , qui » demeureront opiniâtres , vous » leur ferez confesser publiquement » leurs erreurs : puis vous condam- » nerezles coupables en présence des » puissances séculières , et les aban- » donnerez à leurs officiers : vous )) condamnerez à la prison perpé- » tuelle les hérétiques retombes » après leur condamnation , les fu- » gitifs qui voudront revenir , et » ceux qui n'auront comparu qu'a- 11 près le temps de grâce , etc. » II s'en faut bien que ces règlements aient eu l'approbation de toute l'Eglise. T . JSarbonne, 1235 Tom. XI. C.
' ïiESIERS rC. de ) l'an 1279 , 4 mai , par l'archevêque de ]Sarbonne , Pierre de INlontbrun. On y ordonna que cet archevêque iroit en France , au prochain parlement , pour se plaindre , au nom de la province , des entreprises anciennes et nouvelles touchant les fiefs , les alleus, le service de guerre, et demander la conservation de leurs libertés et privilèges. T. XI. C. p.
iort2.
^ ]>ES1ERS (C.de) l'an 1299, par l'archevêque de ISarbonne et ses suffragants. On y députa au roi, touchant un différend tensporc!
BOR entre l'arclicvi-que elle vicomte de NarboniiP.
F.ESiERS (C. de ) Tan i35i , 7 novembre , par Pierre de la Jugie , archevêque de Narbonne et ses suffragants. On y fit douze canons , dont les huit premiers sont répétés du concile d'Avignon, tenu vini^tcinq ans auparavant. Les quatre derniers portent défense de faire aucune violence aux porteurs de lettres ou d'autres actes pour la juridiction ecclésiastique. On y dit, comme en la plupart des conciles de ce tenijis , que les curés doivent assister aux testaments , ou du moins en avoir connoissance pour faire exécuter les lej^s pieux ; et que les confesseurs écriront les noms de leurs pénitents, pour qu'on voie s'ils ont satisfait au précepte de la confession. Tom. AI. Conc. p. IQ18.
lUTHYNIE (Conc./le ), non reconnu , tenu pour Arius , l'an Sao.
-Eusebe de îSicomédie, et ceux de son parti, offensés de ce que saint Alexandre , évêque d'Alexandrie, ne vouloit point recevoir Arius , conçurent une haine contre ce saint éveque et contre saint Athanase , son diacre : ils assemblèrent donc \m concile enBilhynie, et écrivirent à tous les évêques du nicmde de communiquer avec les ariens , comme ayant des sentiments orthodoxes . Sotoni. /. î ,c. l5.
BLAQUERiNES (premier et second C. de ) surl'afïaire de Veccus.
/'. CoNSTANTINOPLE , concile de i'an 1283.
BORDEAUX ( C. de ) Burdi^alense, l'an 384-, tenu coiitre les priscdlianistes, par ordre de l'empereur Maxime. On n'a rien de ce concile, que ce que Sul[)ice-Sevcre et la chronique de saint Prosper nous en ont conservé. Instance et Priscillien y furent amenés. Le premier se justifia si peu, que le concile le déclara mdi;j;ne de lepiscopat. Priscillien, craignant d'être traité de la même manière , osa appeler du concile à
l'cmnereur , pour éviter de répondre devani les é\êques. Constantin, dit M. de Tillemont, avoit rej^arde autrefois avec inili^nation un appel semblable à celui-là, de la part des donatistes; et néanmoins les prélats du concile de Bordeaux eurent la foiblesse d'y déférer, au lieu qu'ils auroient du prononcer conlre Priscillien , malgré son opposition , ou , s'ils étoient suspects , réserver la cause à d'autres prélats : c'est le raisonnementde Sulpice-Severe. Priscillien et ceux qui étoient accuses, furcTit donc conduits à l'empereur iNIaxime. qui étoit à Trêves, suivis d'idaceet d'ithace leurs accusateurs, dont l'ardeur à poursuivre les hérétiques eiiteté louable si le désir de vaincre ne les eût portes jusqu'à l'excès, en s'engageant dans une affaire qui alla à répandre le sang des accuses. Car l'empereur Maxime, à la réquisition d'ithace , et contre la proniesse faite à saintMartin, condamna à mort Priscillien, avec quelques-uns de ses sectateurs. Cegrand saint avoit fort prest* llhace de se désister de son accusation , et le reprit fortement; et tkns la suite, il ne voidut pas communiquer avec les ithaciens. Saint Ambroise , le pape saint Syrice , et le concile de Turin de l'an 398 , condamnèrent les ithaciens, ne pouvant approuver que des evêques fissent mourir des hérétiques, et saint Ambroise soutint par ces écrits l'eloignement qu'il avoit pour la cruauté des ithaciens, et la condamnation irrégulière des priscillianistes. Till. Su/p.
r>01\DEAUX (C. de)ran 1087, oclobre , tenu par deux légats , trois archevêques , et plusieurs autres evêques. Le fameux Bérenger y rendit raison de sa foi , soit pour conf rmer la profession qu'il en avoit faite à Rome en 1079 ' ^'^''^ pour rétracter son dernier écrit contre cette profession. Au reste il mourut dans la communion de l'Eglise , le