TOME VI
IQUE. dGl
celte substance ont été constatées dans une foule d'('i)i(lémies en Allemagne et en Suisse. J\I. Ibrelisle, médecin à ÎVIetz, a vu 12 enfans préservés par la belladone d'une é[)idémie de scarlatine qui en attaqua 20(î au milieu desquels ils vivaient. (/^î///e^ de la Soc. mèdic. d'èmul. , avril 1825.) Le docteur Yelsen a donne cette plante à2^i7 personnes, dont 15 seulement contractèrent la maladie. M. Bietta vu la scarlatine régner épidémiquement dans une haute vallée de la Suisse , et respecter presque sans aucune exception tous les enfans à qui on avait administré la belladone. (Cazenave etSchedel, ouv. cité., p. 52.)
D'après un relevé du docteur Wagner sur les épidémies dans lesquelles on a employé la belladone, comparées à celles dans lesquelles ce moyen n'a pas été mis en usage , on a perdu tout au plus 1 entant sur 16, tandis que dans les secondes il en est mort 1 sur 5. {Journ. des progrès, t. r, p. 242.) Ces faits sont assez importans pour être répétés en France. La belladone s'administre ordinairement en teinture à la dose de 8 à 10 gouttes par jour pour les enfans de dix ans. On augmenterait ou on diminuerait suivant l'âge. On en continue l'usage pendant dix à douze jours ; on peut cesser pour reprendre ensuite : si le sujet n'est pas préservé, il paraîtrait que la maladie est rendue plus bénigne.
On a aussi préconisé une combinaison de soufre doré d'antimoine et de calomel. La dose pour les enfans de deux à quatre ans serait d'un sixième ou d'un huitième de grain de calomel uni à autant de soufre doré d'antimoine et mêlé à un peu de sucre ou de magnésie ; on répèle cette dose trois ou quatre fois par jour.
Mais de tous les moyens prophylactiques , le meilleur est sans contredit Visolement.
SCÏATIQUE. (Névralgie.) On désigne sous ce nom la névralgie du nerf de ce nom ; depuis Chaussier on lui donne plus généralement, dans les traités classiques, le nom de névralgie fénwro-poplitée.
Fréquence et Étiologie. Cette névralgie est la plus commune de celles qu'on observe aux membres; et justju'à cesderniers temps on l'a même considérée comme é'ant la plus fréquente de toutes^
iTi;iià « aujoUKriuii on jîo çnural!: donlcr que sojis re rapport la lu'vralgic dorsoinUM'c'OsUile ne >o\i au premier rang. » (Yalleix, Trailé des névralgies , i^ii ^ p. -iUa.) Celle maladie est fort rare dans î'cnfaiice, cependant Cotugno Ta observée sur un enfant de onze ans ( De ischiade jwvosa]. M. Toutnillac-Beringier en a cite un autre ras recueilli sur uii enfant de liuit ans [ihvse de J'aris^ 1814).
M:\I.Roehe cl Sansou disent qu'on Tobserve principalement cbez les individus d'un âge mùr. Cependant les reebercbes de :M. \alleiK nous ont démontré qu'on Tobserve , dans les mômes proportions , dans les périodes de dix ans renfc rmees entre vingt et soixante ans : d'après les mêmes relevés, elle s'est montrée plus souventcbcz le-bonnnes (]uc chez les femmes; exce[)te de \ingl à trente ans, le nombre était égal. Ch ré^ulial est encore opposé à l'opinion de M. .lollv, qui prétend (jue les femmes y sont plus eN[)0sees, et que les phénomènes (jui se passent dans le ba-^in pour la pirtuiilion sont pour be.iueoup dansceit.- fiéiiiience. {Dlci.de mtd. et de cliir. pral.. t. xi\ .)
Dans un bon nombre de cas recueillis par les auteurs , on a pu constater comme point de départ de I;i maladie, l'habilatioii dan^ un lieu sombre, humide ou mal aéré, ou l)i(>n l'exposition aux inle'.npéries derairpatsuitedela nature des professions exercées par ces malades; la saison froide était a\i-si pour beaucoup dans l'époque de Tappai ition des premiers accidens.
J. i'iank a résumé les c:uiscs de cette névralgie de la manière suivante : Cavscs prédhpo-fintes. 1" La position superficielle du nrrf, cpii l'expose à l'action des causes exierues; 2" la cavité de la gaîne du nerf , «pii permet aux maUèrrs morbifiqncs de se déposer entre elle et lui ; o« le granil nombre de matières, favorable au développent ut du linllammation ; -{" le sexe masculin.
Causes nccnsionnci lc.<! . 1" les blessures; Si» les contusions; 5" le refroidissement des membres inférieurs : surtout quand on se couche sur le sol humide , le corps dant cehaulfé; 4° la meta-tase n)r»rl»d- Icu-Jp- >>'* la suppression des heinorrhoïdes, (tes lochies, de la secre.ionlaiifUM' ; Oo ^ir- Itut le ^icc arthritique; 7- la pi^p'irc du
ÎOUK nerf saphène dans la saignée de la