SPADICE
la combustion , et l’on ajoutera le poids trouve' à celui qui a été perdu par la dessication. Si le poids de ce re'sidu est égal à 5 , et qu’on les additionne avec les 4 perdus par la dessication , on aura une perte égale à g grammes. On pourra con-^ dure de cette expérience que le soufre essayé contenait au plus ioo-g ou gi centièmes de soufre pur. Si l’on veut obtenir des résultats plus exacts, on prend un poids donné de soufre, on l’introduit dans une petite cornue de verre ; on adapte à la partie inférieure de la cornue un ballon surmonté d’un tube de sûreté, dont on fait plonger l’extrémité dans l’eau. On lute les jointures; on chauffe la cornue pour volatiliser le soufre. Quand toutes les parties volatiles sont passées , on arrête le feu , on laisse refroidir l’appareil , ensuite on le débite , et l’on pèse séparément et le soufre et le résidu de la distillation. On voit par les rapports obtenus quel est le degré de pureté de ce corps. (A. C.)
SOUFRE HYDRATÉ , Magistère de soufre. On obtient ce produit en décomposant l’hydrosulfate dépotasse ou de soude par le vinaigre. Pour cela on dissout dans l’eau une certaine quantité de sulfure de potasse ou de soude, on filtre la dis-: solution , et lorsqu’elle est filtrée on la place dans une terrine sous le manteau d’une cheminée ; on verse peu à peu de l’acide acétique dans la liqueur, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus dégagement de gaz. L’acide acétique se combine à la potasse , en dégage l’acide liydro-sulfurique, et le soufre se précipite ; on recueille cp précipité sur un filtre , et on le lave avec de l’eau bouillante jusqu’à ce que celle-ci en sorte claire, limpide, inodore. On laisse égoutter, on presse le filtre, et on le porte à l’étuve. Au besoin , on pourrait se servir d’autres acides , l’acide liydrochlorique , l’açide nitrique ; on a soin de les. étendre d’eau. (A. G.)
SOUS-SELS. V. Sels.
SOUS-CARBONATES. V. Carbonates.
SPADICE. Spadix. On désigne sous ce nom un assemblage de fleurs dans une spathe, et sessiles sur un pédoncule commun, tantôt simple, comme dans les Arum , tantôt ramifié ,
SPARADRAPS. 23
comme dans la plupart des palmiers. Le mot de régime est plus fréquemment usité' pour désigner l’inflorescence de ces derniers végétaux. V. Palmiers. (G...n. )
SPARADRAP. On a donné ce nom à des bandes de toile ou de taffetas recouvertes d’une couclie mince de nature emplastique. On Les prépare à l’aide d’instrumens nommés sparadrapiers. Le sparadrap doit être agglutinatif, souple , se ramollir par la chaleur des doigts , il doit supporter les variations de température sans offrir des cliangemens trop remarquables dans sa consistance ; l’emplâtre ne doit point s’en détacher par plaques ni adhérer à la partie sur laquelle on le fixe. Il doit encore être d’une égale épaisseur sur toute la surface de la bande. (A. C.)
SPARADRAP DE DIAPALME (i). Emplâtre de diapalme , 384 grammes (i 2 onces); huile d’olives, 32 grain. (1 once); cire blanche , 32 grammes (1 once); térébenthine, 64 grain. ( 2 onces ). On fait fondre à une douce chaleur, dans l’huile, l’emplâtre et la cire, on ajoute ensuite la térébenthine, puis on étend sur du linge. (A. C.)
SPARADRAP DE DIACHYLON GOMMÉ. Emplâtre diacliylon, ic)2 gram. (6 onc.) ; térébenthine pure, 32 grain. (1 once). On fait fondre l’emplâtre , on y ajoute la térébenthine, on mêle et l’on coule. On prépare de même (en ajoutant de la térébenthine dans les proportions indiquées ) les emplâtres de minium mercuriel, résineux. Pour faire du sparadrap avec l’emplâtre dit d ’ André de la Croix , on n’a besoin de faire aucune addition. (A. C.)
SPARADRAP YÉGÉTO ÉPISPASTIQUE. Ce sparadrap, dû a M. Ragon , a été employé avec succès pour remplacer le taffetas Mauvcige. Galipot, ^ôo grammes ( 1 livre 8 onces ) ;
(1) On donnait le nom de toile Gaulbier, du nom de l’inventeur, à un sparadrap préparé avec de l’emplâtre diapalme, du diacljylon gommé, de l’emplâtre de céruse brûlé, et une petite, quantité de poudre d’iris de Florence; on étendait le mélange sur de la toilo neuve de Troycs. V. Baumé’, Jilémens de Pharmacie.