DE MAGNÉSIE
TERRE PESANTE. V. Baryte.
TERRE PESANTE AÉRÉE. V, Carbonate de baryte.
TERRE PESANTE SALÉE. V. Hydro-chlorate de baryte.
TERRE SIGILLÉE. V- Terre de Lemnos.
TERRE SILICEUSE. V. Silice.
TERREAU. On a donné ce nom à la matière noire pulvérulente qui reste après la décomposition des substances végétales et animales.
TEST oü TET. On a donné, en Zoologie, le nom de test à l’enveloppe dure des mollusques , des tortues , des Crustacés , et en Chimie , à une espèce de coupelle qui est employée pour griller des minerais. Cet instrument est alors appelé têt à rôtir.
TESTACÉ. Qui est recouvert d’écailles on de coquilles.
TESTUDO EUROPÆA. V. Tortoe.
TÉTRADYNAMIE. Nom de la. quinzième classe du système sexuel de Linné, qui renferme les plantes munies de six étamines, dont quatre grandes et deux petites. La famille des Crucifères correspond entièrement à cette classe , qui se subdivise en siliqueuse et en siliculeuse , selon que le fruit est une silique ou une silicule. (G... N.)
TETRANDRIE. Nom de la quatrième classe du système sexuel de Linné, renfermant toutes les plantes hermaphrodites à étamines égales entre elles, et au nombre de quatre dans chaque fleur. Le plantain, la garance, le galiet, la scahieuse et quelques autres plantes officinales appartiennent à cette classe. (G... N.)
TÉTRAPHARMACUM. Nom donné à Vonguent basilicum qui n’est composé que de quatre médicamens.
TEUCRIUM. Nom scientifique et générique de quelques plantes de la famille des Labiées , dont quelques espèces sont connues sous les noms vulgaires de germanclrée ou petit chêne» ivette, marum etscordium. V . ces mots. (G. ..N.)
TEXTURE. La texture est la disposition des divers tissus qui déterminent la forme d’un corps.
THAPSIE ou FAUX— TURBITH , Thapsia villosa, L. Plante de la famille des Ombellifères , et de la Pentandrie Digynie, L. , qui croît dans les contrées les plus méridionales de l’Europe. Sa racine est grosse comme le pouce , longue , munie à son collet de fibres qui sont les débris persistans des pétioles de feuilles radicales , noirâtre , extérieurement remplie , à l’état frais, d’un suc gommo-résineux , âci’e et purgatif. Cette racine a de l’analogie avec celles d’ Erjngium, de Meum , et d’autres Ombellifères. (G... N.)
THÉ DES APALACHES. On nomme ainsi les feuilles sèches de Y Jlex vomiioria , espèce de houx , connue aussi sous le nom d ’apalachine V. ce mot. (G. ..N.)
THÉ DU CANADA. C’est la même chose que le thé des Apalaches. On l’attribue aussi au Prinos glaber , L. , plante qui, de même que Yllex vomiioria , appartient à la famille des Celas irinées , où les feuilles sont généralement consistantes, dentées en scie, et douées d’une certaine astringence.
THÉ DE LA CHINE. Thea chinensîs-, D. C. Prodrom. syst. veget., t. I, p. 53o. Thea viridis et Thea hohea , L. (Famille de Camelliées. Polyandrie Trigynie , L.) La plante qui fournit le thé est un arbuste où arbre de médiocre hauteur que l’on cultive abondamment en Chine et au Japon. Son tronc se divise en branches nombreuses, alternes , d’une couleur cendrée, garnies de feuilles portées sur de courts pétioles, longues de 2 à 3 pouces sur i pouce de large, oblongues, lancéolées, dentées en scie, glabres, luisantes et d’un vert sombre, marquées d’une forte côte médiane de laquelle partent des nervures latérales. Les fleurs sont solitaires dans les aisselles des feuilles ; leur calice est vert , court, à 5 ou 6 lobes inégaux ; la corolle se compose de 4à 6 pétales blancs ou roses; les étamines sont nombreuses , munies d’anthères cordiformes; portées sur de coürts filets; à leur centré est un ovaire tril oculaire surmonté d’un style à 3 branches stigmatiques. Le fruit est une
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capsule à 3 coques qui s’ouvrent en-dessus par 3 fentes; chaque coque est uniloculaire et monosperme. Linné' avait e'tabli deux espèces botaniques de tliés (i) ; mais l’avis le plus général des botanistes modernes est qu’il n’y en a qu’une seule, laquelle a produit un petit nombre de variétés, dont les caractères sont peu sensibles et ne portent que sur quelques légères variations dans les feuilles. Les variétés ou sortes commerciales sont au contraire très nombreuses, et reposent sur les moindres différences dans la couleur, l’odeur, l’enroulure ■ des feuilles , etc.
Avant de faire l’histoire du thé, considéré comme produit commercial, nous dirons quelques mots sur la culture de l’arbre qui le produit , sur la récolte des feuilles , et sur leur préparation. Il y a peu de plantes sur lesquelles on ait plus écrit que sur le thé; mais dans la plupart de ces dissertations on ne trouve que des renseignemens très incomplets , ou des répétitions de ce que certains voyageurs très recommandables avaient déjà observé et publié. En 1712, Kæmpfer, dans ses Aménités exotiques, p. 618, a donné une excellente figure et une description très détaillée de l’arbre à thé. Il s’est aussi suffisamment étendu sur la préparation du thé, ses usages et ses vertus. Nous regrettons de ne pouvoir reproduire ici les détails intéressans qui ont été fournis par cet exact observateur; mais nous indiquons cette source de renseignemens utiles, car nous sommes persuadés que la lecture des douze pages de l’ouvrage de Kæmpfer en apprendra davantage que tout ce qui a été compilé en Europe, d’après les récits d’une foule de voyageurs ignorans ou menteurs , et notamment des jésuites. Nous en exceptons néanmoins la Dissertation sur le thé par John Coakley Letlsom , dont la première édition parut en 1772, et une seconde en 1799 (2). Cet
(1) Nous ne parlons ici que des arbres qni produisent le tbè du commerce; car il est possible que deux ou trois Thea, décrits par Loureiro dans sa Flore de Cocbincltine , soient des espèces distinctes.
(2) The nalural lùslory of the Tca-Trce, with observations on the médical qualities, etc.; in~4° avec fig. colorie'es, Londres, 1799.
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ouvrage renferme une infinité de documens sur l’histoire naturelle du thé, ses usages économiques et médicaux, la quantité qu’on en exporte en Europe ; en un mot , l’auteur a , pour ainsi dire, épuisé totalement la matière ; il nous serait donc impossible de mieux faire que de profiter d’un pareil travail, pour tout ce qui concerne la cultui'e et la préparation du thé en Chine et au Japon. Les relations des ambassades en Chine par G. Staunton et Marcartney ont fait aussi connaître des détails curieux sur le sujet qui nous occupe en ce moment.
Au Japon, selon Kæmpfer, on ne cultive pas le thé dans des jardins ou des champs spécialement destinés à cet effet ; mais on eu fait des haies ou bordures aux champs de riz ou de blé, sans avoir égard à la nature du sol. En Chine, au contraire, où l’on prépare une quantité considérable de thé destiné à être répandu dans le commerce , on voit des champs entiers consacrés à la culture de cet arbrisseau. Comme les graines contiennent de l’huile qui rancit facilement et détruit leur faculté germinative, on les sème ordinairement au nombre de 6 à 8 et plus à la fois , que l’on place dans des trous profonds de 5 à 6.pouces, et à une certaine distance les uns des autres. Sur cette quantité de graines, il n’y en qu’un cinquième à peu, près qui lève et dont les tiges végètent sans qu’on soit ordinairement obligé d’y apporter des soins. Cependant quelques personnes plus industrieuses que les autres labourent le terrain , le purgent des herbes sauvages , et quelquefois y mettent des engrais. L’arbrisseau n’atteint la hauteur d’un homme qu’au bout de la sixième année ; mais on commence à cueillir scs feuilles dès la troisième année. A l’âge de 7 oui o ans, on coupe sa tige à la boise, ce qui force les racines à pousser de nombreux rejetons, sur lesquels on fait pendant l’été suivant une récolte abondante de feuilles.
L’arbre à thé se plaît particulièrement à une exposition au sud , dans les vallées , sur le penchant des coteaux , et près des bords des rivières. Il supporte des variations assez considérables de température, ce qui fait qu’on le cultive dans des
contrées où l’hiver est assez rigoureux , comme , par exemple, au nord de Pékin. Néanmoins, le climat de Nankin lui paraît plus favorable qu’un climat plus septentrionnal , comme celui de Pékin , ou plus méridional , comme celui de Canton. Transporté en Europe , il a bien réussi dans les serres d’orangeries, où il fleurit pendant une grande partie de l’année. Sa culture a même été essayée en pleine terre dans les contrées méridionales de la France, et a offert quelques chances de succès. Les thés veulent une terre substantielle, ni trop compacte, ni trop légère. Ils n’ont pas besoin d’être souvent dépotés; ils font peu de racines, exigent des arrosemens modérés, et se multiplient par marcottes ou par boutures.
La récolte des feuilles se fait à la main, une par une, de sorte qu’une seule personne ne peut en cueillir en un jour que de 4 à ïo ou i5 livres. La première cueillette a lieu dans le mois qui précède l’équinoxe du printemps , c’est-à-dire vers la fin de février, ou au commencement de mars. Ce sont les feuilles de cette récolte que l’on réserve pour mettre en poudre ( forme sous laquelle on emploie quelquefois le thé au Japon) ; les feuilles jeunes et tendres ont aussi une plus grande valeur que les feuilles qui se récoltent plus tard. On fait une seconde récolte au commencement d’avril, époque à laquelle une grande partie des feuilles est arrivée à maturité ; les plus jeunes sont choisies et mises à part, pour former ce qu’on nomme dans le pays thé impérial ou fleur de thé. Enfin la troisième et dernière récolte a lieu dans le mois de juin, quand les feuilles ont acquis leur plus grand accroissement. Ces feuilles fournissent un thé grossier, destiné seulement aux basses classes du peuple. On ne suit pas toujours le mode que nous venons d’indiquer. Tantôt on se borne à faire deux récoltes, c’est-à-dire celles d’avril et de juin; tantôt on n’en fait qu’une seule vers le milieu de l’été. Quel que soit le mode suivi pour la récolte des feuilles, on fait toujours un triage de celles qui sont plus ou moins mûres, pour en composer les diverses sortes de thés que Ton trouve dans le commerce.
La dessication des feuilles s’opère dans de grands c'tablisse-
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mens où il y a des fourneaux construits ad hoc , et sur chacun desquels est une plaque de fer (i) incline'e, destine'e à recevoir les feuilles à dessécher. Celles-ci y doivent être placées immédiatement après leur récolte; car si on tarde un jour ou deux, elles noircissent et perdent de leurs qualités. La plaque de fer est modérément chauffée en-dessous ; l’opérateur y place quelques livres de feuilles de thé, et les remue avec la main nue tant qu’il peut endurer la chaleur. Alors il prend une petite quantité de ces feuilles avec une pelle qui a la forme cl’un van, la verse sur des nattés , et confie le reste de l’opération aux routeurs, c’est-à-dire aux personnes chargées de rouler les feuilles, soit entre les doigts , soit dans le creux de la main eu les repliant dans une seule direction. Ce sont ordinairement des femmes que l’on emploie à rouler le thé ; on dit que le sue que la chaleur fait sortir de ces feuilles est d’qne telle âcrelé,. qu’il leur corrode la peau ; mais cet effet ne doit-il p%s être attribué tout simplement à l’action prolongée et répétée d’un corps chaud? Cette opinion nous semble plus probable que celle qui suppose des propriétés âcres dans le. suc de la plante du thé , plante qui n’est que médiocrement astringente. Après la dessication et l’enroulement des feuilles, on les renferme dans des boîtes ou des pots de porcelaine, se- Ipp la valeur des différentes sortes. Les thés que l’on expédie eu Europe sont placés dans des boîtes carrées , enveloppées de plomb lamiué , de feuilles sèches ou de papier. Ces boîtes varient dans leur contenu depuis io jusqu’à 3o livres.
Il y a une sorte de thé ( thé Ficki ) que l’on soumet à une 4pssication complète pour le réduire en poudre et le prendré ajiusi dans de l’eau ; c’est celui qui provient des plus jeunes feuijlçs; il est particulièrement estimé des Japonais, qui iden emportent pas à l’étranger,
Non-seulement les diverses sortes commerciales de thé sont
(i) C’est une erreur propagée par quelques écrivains , de croire que l'on sc sert de plaques de cuivre, et que la couleur verte de certains thés doit cire attribuée h l’efflorescence verte d’oxide de cuivre qui $c forme à la surface.
dépendantes des variétés botaniques que le sol et la culture font naître, ainsi que du mode de préparation , mais aussi leurs qualités résultent des végétaux avec lesquels on les aromatise. Parmi ces plantes aromatiques , est une espèce d’olivier (Oleafragrans , Thunb.), nonnaé /.on/ioa par. les Chinois, dont les fleurs se trouvent fréquemment mêlées autli,équi vient de Cliine. Une espèce de Camellia ( C . Sesancjua, Thunb'. ) est aussi fréquemment usitée pour le meme objet. Enfin, d’après lord Macartney , on se sert encore ., pour donner aux thés un parfum varié, de fleurs de JSj'clanlhes ou Mogorium S ambac} ou de celles du Vilex pinnala, du Cl/loraniluts inconsjxgçtius, des racines d'iris et de curcuma.
O11 distingue en Chine un nombre considérable de sortes de thés ; mais comme il n’entre point dans le plan qqe nous avons adopté jusqu’ici d’exposer avec détail l’état de la droguerie chez les peuples qui habitent des contrées éloignées , nous ne surchargerons point ce Dictionnaire de l’énumération incomplète de ces variétés (1). Parmi les thés répandus dans le commerce européén , nous ne mentionnerons que ceux qui offrent des différences assez notables pour être nettement distingués* . , ti ; f . j . ut:: ni
Les thés du commerce forment deux classe^ principales , savoir: les thés verts et les thés noirs. Parmi les premiers, qui ont une action beaucoup plus forte que les autres, on remarque les sortes suis-antes : •>>.;, r; ;
Thé Hysven, Heysswen ou ffysson. Feuilles contournées, de couleur plombée ou un peu bleuâtre , communiquant à l’eau une couleur verdâtre. Ces feuilles développées par l’action de l’eau infusée sur elles, sont lancéolées, dentées, épaisses, recourbées, longues de 2 à 3 ppuces, larges seulement d’un pouce, un peu luisantes; celles des jeunes pousses, tendres et
(1) M Abel Rémusat ( Journ. asiatique, 182:}, p 121 et 186) a donné les listes des tlic's les plus célébrés dé la Chine. Il est clair que ces listes ne peuvent être utiles que pour l'intelligence des livres chinois où Ies'ùéoms bizarres des thés sont fréquemment cités.
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légèrement pubescentes. L’odeur de ce thé est suave, sa saveur astringente; son infusion est jaune-verdâtre , odorante, d’une saveur acerbe, rougissant la teinture de tournesol.
Thé impérial ou fleur de thé. Feuilles larges, minces, vertes , luisantes ; d’une odeur fort agréable , mais faible , que l’on a comparée à celle du Savon.
Thé Singlo ou Songlo. Ce thé est une variété qui diffère peu du thé Hysven ; il a un aspect plombé et une saveur très astringente. Il tire son nom du lieu où on le cultive.
Les thés noirs offrent les sortes suivantes:
Thé B ou, Bouj, ou Bohea . Feuilles d’un brun noir , roulées dans leur longueur et mêlées de pétioles. Elles se brisent plus facilement que les feuilles de thé vert , parce qu’elles ont subi une plus forte torréfaction. Développées par l’action de l’eau, elles sont oblongues ou lancéolées, dentées, brunes , plus épaisses que celles du thé vert. Leur odeur est peu prononcée, et leur saveur légèrement amère et astringente. L’infusion a une couleur orangée brune , une saveur peu âpre, une odeur peu agréable, et n’a pas d’action sur la teinture de tournesol. A l’analyse , il a fourni, tannin, 40,6; gomme, 6,3; fibre ligneuse , 44>8; gluten, 6,3; matière volatile et perte, 2.
Thé Saoutchong ou Saotchon. C’est une variété du thé précédent, regardée comme supérieure en qualité. Ses feuilles 11e sont pas tachées, et donnent une infusion verdâtre, d’une odeur assez agréable.
Thé Congo ou Congfou. Feuilles très larges, mais d’ailleurs semblables, pour la couleur et les propriétés, au thé Bou commun .
Thé Pekao. Variété de thé noir dans lequel on trouve de petites fleurs blanches entremêlées. Son infusion est légèrement verte , d’une odeur qui rappelle celle de la violette.
Les marchands européens distinguent en outre une foule de variétés ou sortes commerciales auxquelles il leur serait bien impossible d’assigner des différences notables. C’est plutôt chez eux une sorte d’habitude qui les leur fait reconnaître, que
l’appréciation des caractères réels de ces thés; aussi croyonsnous fort inutile de chercher à les faire connaître par des descriptions. -
Selon Macartney , les Chinois eux-mêmes mêlent frauduleusement au thé les feuilles de diverses plantes , telles que celles de frênes, de pruniers, etc. Cette altération ne semble pas- fréquente pour les thés importés en Europe. Une fraude plus coupable est celle qui résulte de l’introduction de matières pesantes, comme le sable et la plombagine, dans le thé avant la dessication des feuilles. Clarke a trouvé environ un tiers de plombagine dans le thé Soutchong.
Depuis un temps immémorial, les Chinois et les Japonais font un usage habituel du thé, sur les vertus duquel ils racontent des choses merveilleuses. Les Hollandais furent les premiers qui apportèrent cette marchandise en Europe. On dit qu’ils en faisaient d’abord le commerce par échange avec de la sauge que, sur la foi des Européens, les Chinois avaient la bonhomie de croire une plante douée de très grandes vertus. Mais bientôt les Chinois se dégoûtèrent de la plante d’Europe, tandis que notre goût pour la plante chinoise ne fit qu’augmenter. On disputa long-temps pour et contre les vertus du thé ; mais enfin cette substance est devenue tellement à la mode, surtout en Angleterre et dans ses colonies, que c’est aujourd’hui un des objets les plus importans de consommation. D’après la relation de lord Macartney, les ventes de la Compagnie anglaise des Indes s’élèvent annuellement à vingt millions de livres pesant , dont la Grande-Bretagne et ses dépendances en consomment plus de la moitié. Ce fut à l’occasion de la taxe su: les thés que les liabitans de Boston levèrent les premiers l’étendard de l’insurrection contre la métropole , et de cette époque date l’ère de la liberté pour les États-Unis d’Amérique.
Il n’y a pas long-temps que les Français ont contracté le goût de leurs voisins pour le tlié. Avant 1814, la consommation en était peu considérable; aujourd’hui elle le devient de plus en plus , particulièrement dans les classes aisées de la société.