‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutique (volume 2)Chapitre 83 sur 107 · VIOLACÉES · texte numérisé non relu

VIOLACÉES

VEN AIGRE 8C1LL1T1QLE. Squames île scille rouge sèches, 2§p grammes (8 onces); vinaigre rouge de première qualité (ou mieux vinaigre blanc), 3 kilogrammes (6 livres) ; alcool à 220, 32 grammes (1 once). On incise les squames , on les met dans un matras, on ajoute le vinaigre et l’alcool , et on laisse en macération pendant quinze jours en remuant de temps en temps ; on passe ensuite , et l’on filtre.

VINAIGRE SURARD, Vinaigre de fleurs de sureau. V. Vinaigre de lavande. (A. C.)

VINCETOXICUM. V. Dompte-venin.

V INETIER. Nom français du Berberis vulgaris , plus connu sous celui d’épine-vinette. V. ce mot.

VIOLA ARVENSIS. V. Pensée sauvage.

VIOLA ODORATA. V. Violette odorante.

VIOLA TRICOLOR. V. Pensée cultivée et Pensée sauvage.

VIOLACÉES ou VIOLARIÉES. Famille naturelle de plantes dicotylédones polypé taies hypogynes , qui doit son nom au genre Violette {Viola), et qui se compose de plantes herbacées ou légèrement frutescentes, portant des feuilles simples, opposées, munies à leur base de deux stipules. Les fleurs sont axillaires, pédonculées, généralement irrégulières, à cinq pétales inégaux, dont un inférieur se prolonge souvent à sa base en un éperon creux et plus ou moins allongé. Le fruit est une capsule uniloculaire, renfermant plusieurs graines pariétales.

Les violettes odorantes de nos bois ( Viola odorata ) ont des fleurs qui sont légèrement mucilagineuses et employées comme béchiques dans les affections catarrhales. L’herbe de la pensée ( Viola iricolor) et celle de la violette des champs {V. aryens is ) étaient souvent usitées comme de'puratives. Enfin les racines, surtout celles des espèces vivaces, sont douées d’une saveur âcre , nauséabonde , et possèdent des propriétés émétiques plus ou moins actives.

C’est à la famille des Violariées qu’appartient le genre fonidmm , dont quelques espèces indigènes du Brésil (/. fpecacttanha,' parviflorum, et Poajrà) ont des racines très vomitives,

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et sont connues en matière médicale sous le nomd ’ipécacuanha

blanc. V ce mot. (G... N.)

VIOLETTE ODORANTE. Viola odoraia , L. — Rich. Bot. méd. , t. II , p. 746. (Famille des Violariées. Pentandrie Monogynie, ou Syngénésie Monogamie, L. ) Cette jolie plante herbacée croît abondamment dans les bois et les baies de toute l’Europe , où elle se montre dès les premiers beaux jours de l’année. On la cultive dans les jardins, non-seulement pour former d’agréables bordures, mais encore pour les usages pharmaceutiques de ses fleurs. Ses racines (rhizomes) sont blanchâtres ou d’un jaune pâle , cylindriques, ridées, de la grosseur d’une plume à écrire , rampantes , garnies en dessous de fibrilles radicellaires. Les feuilles sont radicales, cordiformes, crénelées et portées sur de longs pétioles. Les fleurs naissent au sommet de pédoncules radicaux ; leur calice est à cinq divisions, plus court ([uc les pétales ; ceux-ci ont une odeur suave qui disparaît en partie par la dessication ; une couleur particulière foncée , intermédiaire entre le bleu et le purpurin , et qui sert de terme de comparaison , en un mot, une couleur violette; les pétales obovales , obtus , arrondis, munis d’un onglet à la base, inégaux, l’inférieur prolongé en éperon, les deux supérieurs réfléchis et chevauchans , les deux latéraux étalés : au centre ou voit les étamines entourant l’ovaire, ayant les anthères très rapprochées , d’une couleur orangée et munies d’appendices.

Les racines de violette ont des formes et une structure analogues à celles de l’ipécacuanha , et elles s’en rapprochent aussi par leurs propriétés vomitives , qui résident dans la partie corticale. A la dose d’un demi-gros à un gros, en poudre, et à celle de 1 gros à 2 gros , en décoction ou infusion , elles provoquent le vomissement , suivi de déjections alvines.

L’herbe, selon quelques praticiens, est aussi purgative et vomitive, mais à un faible degré. M. Boullay ayant analysé les diverses parties organiques delà violette, ÿ a constaté, principalement dans les racines, l’existence d’un principe qui a les caractères principaux de l’émétine tirée de l’ipécacuanha,

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