‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 98 sur 130 · BOURGEONS · texte numérisé non relu

BOURGEONS

tioii , clans les forêts des ])arliculierSj le bois de Lonrgène pour le compte du gouvernement. Uécorce peut servir à la teinture en jaune, comme celle du Nerprun purgatif, Rhnninus calhar- ’ tiens, L. Les fruits sont, comme ceux de ce dernier arbrisseau, doués de propriétés drasticpies. (A. R.)

BOURGÉNE. Bourdaine.

BOURGEONS. Gemmœ. Sous ce nom les botanistes désignent de petits corps, ordinairement de forme conique, composés d’écallles imbriquées, c^ue l’on observe à l’aisselle des feuilles ou au sommet des iMineaux dans les plantes ligneuses, ou au collet de la racine dans les plantes herbacées vivaces. Ils doivent être considérés comme les rudimens des tiges, des feuilles et des organes de la fructification, réduits à de très petites dimensions, mais dont la structure est encore facile à apercevoir. Les bulbes, les bulbilles, les tubercules charnus que l’on observe à la base de la tige ou sur les racines de certaines plantes comme dans les Or~ chisj sont de véritables bourgeons. On nomme turiojis les bourgeons qui s’élèvent chaque année de la racine des plantes vivaces ; tels sont ceux de l’asperge.

Les bourgeons écailleux, qui s’observent sur les tiges des arbres, n’existent que sur ceux des climats froids et tempérés. Leurs écailles, souvent recouvertes d’une bourre épaisse et enduites d’un suc visqueux, servent à les préserver des rigueurs de l’hiver que ne redoutent point les arbres des pays chauds. Yoilà pourquoi il est si difficile, pour ne pas dire impossible, d’acclimater chez nous un grand nombre de végétaux exotiques. Mais quand il s’en trouve qui, comme le marronier d’Inde, possèdent de ces sortes de bourgeons , quoique croissant naturellement sous des latitudes plus méridionales, on peut être sûr de les voir réussir dans les contrées les moins favori '.ées de la nature sous le rapport delachaleur. Dansquelques plantes, les bourgeons ne sont point écailleux^ ils se composent de jeunes feuilles qui ne reçoivent pas assez de nourriture pour pouvoir se développer et qui restent rudimentaires : on les a nommés bourgeons foliacés ; le Bois Gentil (Daphné Mezereutu , L.) eu offre un exemjile. Quand les stipules, parleur groupement, constituent les enveloppes de la

KOURRACHE.

jeune pousse, ce qui se voit clans le cliarnie , le hêtre, le tulipier , le figuier, etc. , on donne à ces bourgeons le nom de stipulacès Enfin ils sont désignés sous celui de pétiolacésj lorsque les pétioles concourent à leur formation; tels sont ceux du noyer.

Dans les arbres fruitiers, les bourgeons se distinguent par la nature des organes qui doivent se développer. I<es jardiniers reconnaissent facilement .à leur forme alloiigée et pointue, ceux qui ne doivent porter que des feuilles; on les nomme foliifères. Ceux qui renferment les Heurs et doivent donner des fruits , nommés pour cette raison fructifères j sont plus gros et plus arrondis. Il en est quelques-uns d’intermédiaires pour la forme aux uns et aux autres; on les a nommés mixtes j\)a.rce qu’ils renferment à la fois des feuilles et des fleurs. Ces distinctiotis sont importantes pour la taille des arbres, opération par lacpielle le jardinier doit retrancher lesbourgeons à feuilles pour faire porter la vie sur ceux cpii doivent produire des Heurs et des fruits.

Les bourgeons de quelcjues arbres sont usités en Médecine, et entrent dans la composition de quelques préparations pharmaceutiques. C’est aux artieles Pexjplter et Sapin qu’il sera traité de ceux fournis par ces végétaux. (A . R.)

BOURG-EPIINE. Nom vulgaire du Nerprun cathartique./^ ce mot.

BOURRACHE. Borrago ofJicinalisj\-t. — Ricb. Bot. méd., t.I , p. 275. (Borraginées, Juss. Pentandrie Monogynie , L.) Plante bisannuelle , très commune dans les champs cultivés de toute l’Europe, où elle fleurit pendant les mois de mai et de juin. Sa tige est herbacée, cylindrique, simple inférieurement, rameuse à sa partie supérieure, charnue, dressée, couverte de poils rudes. Les feuilles radicales sont très grandes, étalées, oval<5fe, obtuses, sinueuses sur les bords, rétrécies en un long pétiole ailé, canaliculé, dilaté inférieurement. Les caulinaires sont sesslles, un peu décurrentes, ovales lancéolées. Les fleurs sonlbleues, légèrement purpurines, à corolle rotacée, disposées en panicules lâches et terminales.

Toutes les parties de la bourrache contiennent en abondance un fluide mucilagineux et du nitrate de potasse, auxquels elles

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