‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutique (volume 2)Chapitre 54 sur 119 · Tome Y · texte numérisé non relu

Tome Y

Le du" est uti excitant diffusible , dont l’action se porte spécialement sur l’estomac et le système nerveux. Les personnes d’une complexion peu délicate s’en trouvent fort bien sans en être 'incommodées'; elles le regardent même comme une boisshn qui facilite la digestion, et produit une excitation salutaire s-nr les organes cérébraux. D’autres personnes au contraire, et particulièrement celles où le système nerveux eëtfort irritable, ne'peuvent en supporter l’usage ; à plus forte raison, ne -convient-il pas aux malades, chez lesquels l’estomac

îs ou moins

(ét lés' autres organes ctigè

Le Ûiévert, qui jouibau plus haut degré de qualités activés, édntiènt, d’après Yâhilfèk ptiMfée par Cadet* de Oaséicourt [Ann, tte Chim.% t. LXTI) , de Facide gallique , du tannin, êt mi "èxirfkit amer et styptique. Il y a en outre un principe volaliîl -, vaïnable d’après les sortes de thé et les: plantes dont on les aromatise , qui doit jouer le rôle principaL dans l’action alii tiré. lfé; thé vert-, selon Franék, contient, i°. tannin, 3d,6 V; ‘gomme 5,9 ; 3°. ligneux , 5 ! , 3 g 4°- gluten, 5, 7 ; 5°d matiêVé5 volatile et perte, 2,5. I>avy a trouvé pins de tannin datas le tlié noir que dans lë vert. Brande a établi le contraire en analysant comparativement quatre espèces de ‘thé ■ *• , r' noir et ébfq espèces *de thé vert. Néanmoins , ces principes ne

-dénotent pas dés vertus héroïques; aussi le thé n’est-il consi- "ftëŸé gëhérùfèineùt que comme boisson d’agrément. Cependant on Fcâd ministre à'faîMe dose clairs les cas d’indigestion , et pour pvôvdqùër la transpiration ; mais c’est alors la quantité du véhicule chaud qui produit les effets que l’on attribue coinmùiiément au thé. On prépare en Chine un extrait de lise que l’on administre contre les fièvres, et èn général dans les maladies que l'on veut guérir par diaphorèie. Les Chinois donnent a cet extrait là forme de petits gâteaux et de rouleaux.

Dans le temps onia guerre maritime interceptait' tout commercé entre l’Europe 'continentale et la Chine, on a cherché à substituer au thé 'des 'plantes 'indigènes douées d’une odeur agréable. La véronique officinale, la sauge et le prunellier sont les espèces qùi ont eu le plus de vogue sôus ce rapport

On leur a aussi associé quelques autres plantes aromatiques, principalement 'celles qui croissent dans les hautes montagnes., et on a donné à ce mélange le nom de thé vulnéraire ou suisse . V. Espèces vupnéraires, t. XX, )p. 435. Enfin, Cadet de Gassicourt a proposé de remplacer le thé avec une cuillerée à café' par tasse d’eau de la teinture dont voici la formule: fleurs sèches de mèlilot, un gros; fleurs de camomille romaine, de sureau , feuilles de botry-s ( Chenopocli um botrjs ) , de chaque , un scrupule ; alcool à 220, une livre:. Infusez à froid pendant ■huit jours. •: . c/: : 0; v ' . E

Le nom de thé a 'été donné par analogie à une fouie de plantes exotiques,, dont les feuilles avaient. la consistance et les formes du thé. Elles sont employées chez tes, divers peuples dd* globe comme boisson d’agrément, et il y en a quelques-unes' dont la consommation est très considérable : tel oit surtout. le rbéduTamguaÿ, qui est d’un usage général clans l’Amérique du Sud. Comme ces thés sont connus sosaê le nom • des pays! qù croissent. 'les.'. plantes-, qui des .produisent , nous' les -awstms ■■làigq f ion nés s sons leurs -tkres : vulgaires , dans! des; :artir- •cles; particuliers. r> , , , (G> . .-K*) ...

THÉ, ..COMME N" IDES C0ÇH|NCIiIN0IS. C’est Xpff’euçrium T'hea. dé Loureiro , plante . d.e * la La mi lie de Labiées , et de la Bidynaniie Gynmospermi.e, qui croît en Cocîiinchine , où- -les habitansdTmploieel aux memes usages que le thé. . ,

.. THÉ P’EpROpE.’ La véronique - officinale .( Vexonica .officinalisv L. h et Te; prunellier ( Prunus spinosa, T.). /A .xes mots., ’ O p .

THÉhBE TRAECE.' La sauge officinale ( SçXvia ofpeénalis, L.).; Jy/ ...ce mot.

THÉ BES-J;ÉSIHTEb,,/L Teé pu.Paraguay, / ;,,üj;vS, TBÉ -BLy LA.BUA-D0B . Le Ledum Jaii folium , . planteld'e la famille des Éricinées , dont les. feuilles sont vertes supérieurement, couvertes d’un duvet ferrugineux en-dessous et repliées sur les bords. Ces feuilles ont de l’analogie, par les propriétés , avec celles des Rhododendron. /A ce mot.

THE .DE L’s LE BOCK BON. Tous ce nom et sous celui de

faham ou fahon , on fait usage dans les îles Maurice, en guise de thé, des feuilles d’une orchidée originaire de l’île Bourbon, et que nous avons déterminée comme étant Y Angrœcum fragrans de Dupetit-Thouars. ( llist . des Orchidées d’ Afrique, pl. 54.) Ces feuilles offrent les caractères suivans : elles sont allongées , rubannées , longues de 3 à 6 pouces, sur 5 à 6 lignes de largeur, très entières, coriaces, marquées d’une nervure médiane assez saillante, et de lignes ou nervures longitudinales très rapprochées; à leur sommet, elles sont fendues en deux lobes obtus et un peu inégaux ; elles sont rétrécies à leur base , qui est tronquée et forme une espèce de gouttière courte. Ces feuilles répandent une odeur très agréable, qui a beaucoup d’analogie avec celle de la fève tonka.

THÉ DE LA MER DU SUD. Le Leptospermum Theci, plante de la famille des Myrtacées, qui croît abondamment dans les îles de la mer du Sud.

THÉ DU MEXIQUE. Le Chenopod. amhrosioides , L. /U Ambroislne. L’analyse chimique de cette plante a été publiée récemment par M. Bley qui en a extrait les principes suivans : huile volatile, 7,00; acide acétique, 1,01 ; albumine, 88,00; albumine végétale, 3o,oo; résine molle, 9,00; extractif avec du malate de potasse , 75,00 ; amidon, 28,00; gomme, 286,00; gomme avec des traces de nitrate , oxalate et sulfate de potasse , i34,oo ; gluten , 46,00 ; chlorophylle , i43,oo ; phyteumacolle , 364, 00; fibre végétale, 375,00; tartrate de potasse, 22, 5o ; malate de magnésie , i5,oo; liydro-chlorate de potasse, 92,00; hydro-chlorate de chaux, 8, 5o , phosphate de magnésie et hydro-chlorate de chaux, 25,oo; magnésie, manganèse et oxide de fer, 12,00 ; soufre, des traces.

TLIÉ DES NORVÉGIENS. Les feuilles d’une petite espèce de ronce ( Rubus arcticus, L.).

THÉ DE LA NOUVELLE-HOLLANDE. Les feuilles de deux espèces de salsepareille ( Smilax gljciphj'llos et S, Ripogonum , Smith).

THÉ DE LA NOUVELLE-JERSEY. Le Ceancthus cime ri—

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