Postes. Télégraphes. Téléphones
Postes. — Le monopole des moyens de correspondance est dans tous les pays entre les mains de l'État, mais, en supposant que l'exploitation de ces services puisse être confiée à des particuliers, on devrait la placer sous le régime du monopole. La poste est un service d'intérêt général et les services qu'elle est appelée à rendre doivent être mis à la portée de tons. Pour satisfaire à cet ordre d'idées il a fallu organiser des services qui permettent aux correspondances de pénétrer dans les lieux les plus éloignés et les moins accessibles. Aujourd'hui les efiforls faits en France assurent à toutes les communes une distribution journalière. Si un tel service était confié à l'industrie privée, celle-ci aurait plus particulièrement en vue les bénéDces à réaliser et laisserait évidenmient en souffrance les services qui lui seraient onéreux. Les cahiers des charges du monopole lui créeraient, il est vrai, des obligations étroites, mais l'adjudicataire ou le concessionnaire ne serait jamais à même comme Ittat de faire à un moment donné les sacriGces nécessaires soit pour étendre ses services, soit pour améliorer la situation de son nombreux personnel (r. Postes).
Télégraphes. — Quant au monopole des télégraphes, il se justifie par l'intérêt politique que peut avoir le Gouvernement à être toujours tenu au courant des faits intéressant l'ordre et la sécurité publique. L'exploitation des télégraphes ne peut être laissée libre ; tout le monde ne peut être autorisé à établir des poteaux et des fils le long des routes nationales et des chemins de fer. Étant donné que le monopole soit la seule forme d'exploitation qui puisse être adoptée pour les télégraphes, il était tout naturel que l'État s'en emparât (V. Télégraphes).
Téléphones. — L'invention du téléphone est de date récente.
Dés l'invention du téléphone, son exploitation lit en France l'objet d'un monopole qui fut donné à une société particulière, mais l'extension rapide des communications téléphoniques, et la nécessité de satisfaire à des besoins éparpillés sur toute la surface de la France engagèrent l'État à prendre la place de la société concessionnaire. Quelques-unes des raisons invoquées pour justifier le monopole des postes s'appliquent au monopole des téléphones. >ous aurons d'ailleurs occasion de revenir sur cette question au mot spécial réservé aux Téléphones.