‹ Dictionnaire des financesChapitre 1206 sur 3112 · État des musées · texte numérisé non relu

État des musées

Louvre. — L'origine de ce musée est la collection d'œuvres d'art donnée par François P'' et installée d'abord au palais de Fontainebleau. Les rois qui lui succédèrent, s'appliquèrent à multiplier ces richesses artistiques et à eu orner toutes les demeures royales. L'Assemblée constituante, sur la proposition de Barrère, ordonna la conceutrationde toutes ces œuvres d'art dans les galeries du Louvre, où la Convention nationale institua le premier musée public. Le Consulat et l'Empire y accumulèrent en quantité des œuvres acquises en Allemagne ou en Italie ou cédées à la France par les traités. Mais en 1814, an mépris de ces conventions, les alliés vainqueurs reprirent la plupart de ces tableaux et statues. La Restauration lit de son mieux pour combler le vide et tous les gouvernements depuis cette époque ont tenu à honneur d'apporter leur contingent à l'accroissement de notre trésor artistique.

Les collections du Louvre sont réparties actuellement en six départements, savoir :

l» Peinture et dessins; 2" Antiquités égyptiennes ; 3" Sculpture grecque et romaine; 4° Aiili(juités orientales et céramiquo antique; 5" Scaljjture moderne et objets d'art du moyen âge et de lu Renaissance; 6" Ethnograpliie et marine.

L'organisation du Louvre est complétée par trois services annexes iiui ont pour objet la vulgarisation des chefs-d'œuvre que renferme le musée. Ce sont:

La chalcographie, c'est-à-dire le tirage sur des planches gravées, d'épreuves qui se vendent au musée à des prix très minimes. 11 existe un catalogue de toutes les gravures en vente indiquant pour chacune d'elles, le prix, les dimensions et le nom du graveur.

Le service des moulages qui rend pour les sculptures les mêmes services que la chalcographie pour les peintures. Il n'y a pas moins de 1,300 modèles (statues, bas-reliefs, vases, bustes, etc.) en vente à des prix variant de I à GOO fr.

La i)hotographie. — Le Louvre a passé un traité avec un photographe et s'est assuré pour une période de 30 ans la reproduction de 7,000 œuvres d'art, dont la moitié dans les dix premières années, es épreuves au charbon sont vendues, su'ivant le

format, 12 fr. et 6 fr., et les épreuves au sel d'argent 6 fr. et 3 fr.

11 faut enlin ajouter aux collections du Louvre, les deux musées de Fontainebleau et de Compiègne, \ qui relèvent de la même conservation. •

Luxembourg. — Dans ce palais, le Gouvernement consulaire établit, en 1801, un musée public. Une ordonnance du 24 avril 1S18 lui donna sa destination actuelle en l'affectant à recevoir les œuvres des artistes français vivants. Les artistes étrangers y furent reçus sous la monarchie de Juillet et l'on décida en même temps que les œuvres exposées au Luxembourg ne pourraient être admises au Louvre que dix ans après la mort de leur auteur.

La collection exposée comprend aujourd'hui plus de 400 tableaux, dessins ou miniatures et environ ' 150 sculptures.

Versailles. — '■ Une ordonnance du l''' septembre 1833 affecta le palais de Versailles à l'installation d'un musée dans lequel seraient réunis les œuvres ; d'art rappelant des souvenirs historiques, les portraits des hommes illustres de la France et les tableaux représentant les faits mémorables de notre histoire.

Inauguré en 1838, il renferme aujourd'hui la ' plus nombreuse série de tableaux et de sculptures historiques qui existe an monde.

A ce musée sont annexés administrativemcnt les deux musées du grand et du petit Trianon, et aussi le nouveau musée de la Révolution ouvert récemment dans la salle restaurée du Jeu de paume.

Saint-Germain. — Un décret du 8 novembre 1862 ordonna la reconstruction du château de Saint-Germain et atfecta l'édilice relevé à l'installation d'un musée gallo-romain, devenu depuis musée des antiquités nationales.

Page 1