Acquisition des œavres d'art
Il est ouvert annuellement aux musées nationaux un crédit de 185,000 fr. pour acquisition d'œuvres d'art; 162,000 fr. sont destinés a l'achat d'objets d'art et d'antiquité ; 20,000 fr. à la gravure des planches de la chalcographie et 3,000 fr. à l'acquisition de reproductions photographiques.
Ce crédit est à la disposition du directeur, mais il
MUSKKS
n'en peut faire enqiloi qii'aitrès avoir [)ris l'avis du comité consullatifgbligatoireiueiit ct)Msullesurtoules les propositions d'actiuisilions.
La somme de 162,000 fr. alVectèe à rac(|uisiliun des u'uvres d'artistes morts est absolumeiil iiisudisante, surtout (|uand on la met en regard des ressources considérables dont disposent les grands musées d'.VIIemagne et d'Angleterre. C'est aiiu-^i (jue les musées de Lcuidivs, en dehors de leurs levenus propres, reçoivent (très de 600,000 fr. de subveiilion de l'État ; le musée national de ISerlin a une dotation propre et ne prélève rien sur la subvention de 325,000 marksallouée aux musées d'I^tat. Eu iM'ance, les inconvénients de rinsullisancc îles crédits sont encore accrus parson auiuialitè. Il doit èlre dépensé dans l'année sous peine de tomber en aiinulaliou faute d'em|)loi et il en résulte iiiie trop souvent pour ne pas perdre les maigres dotations tles musées, les conservateurs l'emploient en acquisitions d'œuvres secondaires.
riusieiirs moyens ont été proposés pour remédier à celte situalion. Le plus simple est d'aH'ranchir le crédit affecté aux achats des musées nationaux île la règle de l'annualité. L'administration pourrait ainsi faire des économies de faron à pouvoir intervenir utilement quand viendrait la vente d'une collection importante. In autre moyen consisterait à créer une caisse de dotation des miisi csdont le fonds primitif serait accru de la subvention annuellement portée au budget de l'Etat. L'idée n'est pas nouvelle et remonte à 1878. Diverses propositions de loi dans ce sens ont été déposées et le Gouvernement lui-même crut trouver, lors de la vente des diamants de la couronne, une occasion favorable de présenter un projet de loi sur le même objet. Aucune solution n'est encore intervenue et il est à craindre que malgré l'intérêt que présente une pareille question, le problème ne soit pas encore résolu de sitôt.