Recettes
Les recettes de l'ordinaire sont d*} deux sortes : les recettes ordinaires et les recettes additionnelles.
Les recettes ordinaires sont :
1° Le prélèvement sur la solde à verser à l'ordinaire par chacun des caporaux et soldats qui y vivent, lequel doit être calcule de manière à laisser au moins 0 fr. 05 c. par jour au soldat comme sou de poche ;
•2" L'indemnité représentative totale de la ration de viande fraîche ;
3» Le versement journalier de 1 centime à faire par les sous-olTiciers, par les caporaux et soldats ne vivant pas à l'ordinaire ;
4» Le versement fait par les sous-officiers, parles caporaux et soldats ne vivant pas à l'ordinaire, pour le sucre et le café perçus par eux à titre remboursable quand ils prennent le café à l'ordinaire ;
b° L'indemnité représentative de la ration hygiénique d'eau-de-vie ;
6° Les indemnités accordées dans des circonstances particulières.
Les recettes qui précèdent sont toujours inscrites au livret d'ordinaire où il est fait ensuite dépense des denrées et liquides achetés pour les hommes.
Les recettes additionnelles sont :
1' Les centimes de poche des caporaux et des soldats punis de prison ou de cellule ;
2° Les centimes de poche des caporaux et des soldats irrégulièrement absents le dernier jour ou au moment du paiement du prêt et de ceux décèdes dans le courant du prêt ;
3° Le produit de la vente des issues diverses (os, eaux grasses, issues, boites vides de conserves, etc.) provenant de l'ordinaire ;
A° Le prix de blanchissage du linge des sousofficiers, des caporaux et des soldats ne vivant pas à l'ordinaire, lorsqu'ils usent de la facultu de faire blanchir leur linge avec celui de la troupe ;
6° La moitié de la valeur des moins-perçus en pain, constatés enfin d'exercice après balance avec les trop-perçus.
L'ordinaire profite, en outre, des ressources que donnent les jardins potafxers, quand le corps en possède, et des produits qui, par suite de circonstances exceptionnelles, peuvent lui être attribués.
Il profite également des rations de vin, d'eau-devie, de sucre et de café perçues pour les caporaux et leg soldats punis de prison ou de cellule.
Le chef de corps et les commandants d'unités veillent, en outre, a ce que les ordinaires profitent effectivi.meut des économies a réaliser sur la nourriture des hommes qui, comptant à l'ordinaire, n'y prennent pas leur repas, par suite de permission ou d'abandon volontaire.