Boites aux lettres
Indépendamment des boites des bureaux de poste, il est établi, dans chaque commune, une boîte aux lettres qui est fournie, posée, entretenue et au besoin remplacée aux frais de l'administration. {L. 3 juin 1829, art. 1".)
En cas d'avarie accidentelle ou de dégât, la réparation est à la charge des communes. iL. 5 avril
Des boites supplémentaires peuvent être concédées aux communes qui en font la demande. Dans les villes, ces boîtes sont placées soit à l'extérieur des édifices publics, soit chez les débitants de tabac. Des boites mobiles sont fixées à l'extérieur des stations de chemins de fer.
Sauf à Paris, les boîtes supplémentaires, fixes ou mobiles, sont fournies, posées, entretenues et, au besoin, remplacées aux frais des municipalités.
La levée des boîtes aux lettres est opérée, dans les villes, par des facteurs spéciaux : dans les autres localités, par les facteurs locaux et ruraux.
Les boîtes mobiles des gares sont levées ou présentées aux agents des postes en service dans les trains, par les entreposeurs, les gardiens d'entrepôt, les courriers d'entreprise et, au besoin, par les employés du chemin de fer, moyennant une indemnité de 30 fr. par an, payée aux compagnies par l'administration, et remboursée à celle-ci par les communes intéressées.
Des boîtes aux lettres sont pratiquées dans les portières des bureaux ambulants ; des boites mobiles sont adaptées aux voitures des courriers, sur les routes de terre, ou placées sur les paquebots.
Le nombre des boites aux lettres de toute nature, en France et en Algérie, était de 62,315 au l^"" janvier 1891.
Les objets remis à la poste ou extraits des boîtes aux lettres reçoivent l'empreinte du timbre à date du bureau, qui sert en même temps à l'annulation des figurines d'aft'ranchissement.
Les objets chargés et recommandés sont enregistrés: un récépissé, détaché d'un registre à souche, est remis au déposant.
Les correspondances remises à la poste peuvent être retirées, tant qu'elles n'ont pas été livrées aux destinataires, à la condition, pour les expéditeurs, de justifier de leur identité, de |)rodaire un fac-similé de la suscription des objets, de se rendre responsables de toutes les conséquences de leur relard ou de leur retrait, et, si les objets ont déjà été expédiés, de payer les frais de port des demandes de retrait, transmises, à leur choix, par la i)Oste ou par le télégraphe.
Les demandes de rectification des adresses des objets déposés à la poste sont soumises, à peu de chose près, aux mêmes lormalitès.
Xni. TBANSPOBT DES DÉPÊCHDS.
Au début de la poste, les dépèch(;s étaient réunies dans des paquets appelés malles que portaient eu croupu des courriers à cheval.
Le décret des 23-21-30 juillet 1793 créa les malles-postes qui disparurent elles-mêmes, au fur et à mesure di; l'établissement des chemins de fer, pour faire place aux bureaux ambuluiUs.
POSTE
Le premier bureau ambulant fut créé, en 1845, sur la ligne de Paris à Rouen. La dernière malleposte, entre Toulouse et Montpellier, cessa de circuler en 1857. Les derniers relais disparurent en