Écoles françaises d'Athènes, de Rome et do Caire
L'école d'Athènes, destinée au perfectionnement des études sur la langue, l'histoire et les institutions de la Grèce ancienne, fut fondée par l'ordonnance du 17 septembre 1846 et définitivement organisée par le décret du 9 février 1859, qui institua trois sections, lettres, sciences et beaux-arts. La seconde, dont l'utilité parait d'ailleurs contestable, ne fut jamais créée ; quant à la troisième, elle ne devait être qu'une succursale de l'académie de France à Rome.
L'école se compose d'un directeur, membre de l'Institut ou professeur de Faculté, nommé pour trois ans, et de six élèves désignés par le ministre parmi : fies candidats reçus premiers aux diverses agrégations des classes de lettres ; 2° les docteurs es lettres ; 3» les professeurs agrégés des classes supérieures de lettres qui satisfont à un examen spécial.
L'école de Rome, constituée sur le modèle de celle d'Athènes, fut organisée par le décret du 26 novembre 1876. En outre du directeur, nommé comme son collègue d'Athènes, elle se compose de deux éléments :
1° Les élèves de l'école d'Athènes, qui, sur leurs trois années d'études, doivent passer la première à Rome, pour se préparer par la connaissance de l'antiquité romaine aux travaux qu'ils doivent faire en Grèce :
2" Six élèves nommés pour deux ans et choisis par le ministre parmi les candidats présentés par l'école normale supérieure, l'école des chartes et l'école pratique des hautes-études.
Enfin, un décret du 28 décembre 1880 a complété cette organisation, qui a si heureusement favorisé les études de critique historique et de philologie, en instituant l'école française du Caire ayant pour les antiquités égyptiennes le môme objet que les deux autres pour celles de la Grèce et de Rome.
Les jeunes savants envoyés dans ces établissements jouissent d'un traitement à peu près équivalent à celui qu'ils auraient en France comme professeurs. Ils doivent envoyer annuellement, avant le !*"■ juillet, sur une question déterminée, un mémoire soumis à l'examen de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Les résultats de leurs recherches particulières sont consignées dans une publication, aujourd'hui célèbre, la Bihliolhcque des écoles françaises de Rome et d'Athènes.
La dépense de cette organisation s'élève à 21,3,800 fr., dont 78,000 fr. pour l'école d'Athènes,
ÉCOLES SPÉCIALES
ECOLES SPÉCIALES
72,000 tr. pour celle de Rome, 65,800 fr. pour celle du Caire.
Les directeurs ont un traitement de 12,000 fr., plus 3,000 fr. de irais de représentation. Les pensionnaires reçoivent 1,000 IV. chacun et ont droit à leurs frais de voyage. Enlin, la publication citée plus haut, se fait éiialeuient au.\ frais do l'État et coûte environ s, 000 fr. par an.