Les monarchies et l'Asie
Nous trouvons des traces d'impôt sur le revenu dès la plus haute antiquité. Sans vouloir rechercher sous quelle forme il était appliqué dans toutes les vieilles monarchies de l'Asie, nous pouvons rappeler que chez les Perses, Darius, pour l'établissement des contributions et à l'exemple de Sèsoslris en Egypte, avait fait opérer la description exacte et le dénombrement général des terres et des peuples. Le moyen qu'il aurait employé pour se faire des répartiteurs est, à la fois, très ingénieux et tout à fait paternel ; en effet, il aurait fait venir à lui les principaux de chaque province — jadis on aurait dit les notables et, tout récemment encore, les plus fort imposés — et, après les avoir prévenus qu'ils avaient à parler en toute sincérité, il leur aurait dcmai)dé si telle somme à payer pour leur province n'excédait point leurs capacités, son inlenlion n'étant point d'accabler ses sujets, mais de tirer d'eux des secours, proportionnés à leurs revenus et qui étaient absolument nécessaires à la défense de l'État. Us répondirent que cette somme était compatible avec leurs moyens. Darius se serait borné à les imposer de la moiiié de l'impôt proposé. La légende est quelque peu sentimentale, mais c'est une légende.
Cliez les Indons, le roi recevait l'impôt à l'aide duquel il entretenait l'armée et accomplissait les travaux d'utilité publique. Le sixième des revenus lui était attribué et provenait de la vente des marchandises dont les prix étaient contrôlés par des inspecteurs dispersés daus les villes et dans les provinces.
On lit, en effet, dans la loi de Manou : « La sixième partie du méiitc de toutes les actions vertueuses revient au roi ([ui protège ses peuples ; la sixième partie des actions injustes est le itartage de celui qui ne veille pas à la sécurité de ses sujets.
REVENU (^ Impôt s lu le)
• La sixième partie de la récompense obtenue par chacun pour des lectures pieuses, des sacrilices. des dons et des honneurs reudus aux dieux, appartient, à juste titre, au roi pour la protection qu'il accorde. "