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École nationale des arts décoratifs, à Paris

Cet établissement, fondé en 1705 par J. J. Bachelier, a reçu, en 1877, le titre définitif d'Ecole nalionale des arts décoratifs. Destinée en principe à tonner des artistes et des artisans pour les industries relevant de l'art, cette école ne fut ouverte, jus(|u'en 1880, (jne le soir; mais, depuis cette date, on a organisé un enseignement complet pendant toute la journée.

Les élèves qui veulent suivre les cours, doivent se faire inscrire sur la j)réseutation de leurs parents ou correspondanis, avoir 10 ans au moins (14 pour les cours du soir) et savoir lire, écrire cl compter. S'ils reçoivent une subvention d'un département ou d'une ville, ils doivent en outre le déclarer. Ils subissent alors un examen à la suite duquel on les

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classe clans une ilivision. Le passage dans une illvision supérieure a lieu à la suite île concours mensuels.

L'enseignement est gratuit. Kn deliors des eoiicours mensuels, à la suite desi|uels sont distriluiées des médailles d'argent et de broii/.e, il y a de grands concours annuels dont les récompenses sont les deux grands-prix de l'école, des bourses de voyage et les prix olVerts par le ministre ou provenant do fondations, sans compter nombre de livrets de caisse d'épargne mis à la disposition du directeur.

L'école est administrée par nu directeur ayant à côté de lui le Conseil des pro/esseurs et le Co/iseil supérieur de l'eeole, présidé par le directeur des beaux-arts, qui ne doit pas être confondu avec le comile de pa frottage de l'école.

L'établissement coûte à l'Étal 100,000 fr. se rëpartissaut ainsi :

Direction S,000 t'r.

Personnel administratif ii,-loo

l'ei-soauel euseiguaut 48,l0o

Surveillants et gens de service i3,4oo

«ourses ;!,i80

Modèles concours, dépenses du matériel . 2i,G2o

20. Écoles nationales des arts décoratifs dans les départements.

Depuis quelques années, on tend à créer dans les grands centres industriels , des écoles d'arts décoratifs, qui poursuivent le même but (jue celle de l'aris, avec des applications aux principales industries de la région. C'est ainsi t[u'on a établi des écoles nationales d'arts décoratifs à Limoges et à Mce, en 1S81, et qu'on a transformé sur le même modèle, en 1884, l'ancieune école municipale d'Aubusson. C'est dans le même ordre d'idées que fut fondée l'école nationale des arts industriels de Koubaix.

Les conditions d'admission des élèves, variables dans chaque établissement, sont à peu près les mêmes qu'a l'école de l'aris et le mode d'organisation intérieure e' d'administration n'en diiVère pas très sensiblement.

Quant aux dépenses de ces écoles, elles sont ccuvertes par des ressources provenant de libéralités à elles faites par des particuliers ou des chambres de comnuTce, par des subventions niuniripales ou de^ conseils gémraux et par d'importantes subventions de l'État prélevées sur le crédit ouvert à cet effet au budget, pour les écoles spéciales de beaux-arts et de dessin dans les départements.

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