Opérations dans l'intérieur de l'école
Lne fois par semaine, à jour flxe lie préférence, riiistiiuteiir pnsido à l'exercice île répargne. Il a devant Ini le registre de lu caisse fi'e'par(jiie srotaire, cahier dont clia(|iie page destinée au ctuuple particulier d'un élève porte en tèle le numéro ilu folio du registre, le nom de l'élève et le numéro de son livret de la caisse d'épargne, quaiul il en a obtenu un. Chacune de ces pages présente douze colonnes verticales pour les mois de l'année cl des lignes horizontales pour les jours du mois, c'est-à-dire autant de cases que de jours dans l'année. Il tient ou fait tenir un JeuiUel volant (lui, sur le recto, est un fac-similé d'une page du registre; ce feuillet est remis à l'élève depo.-anl. à tiire de duplicata de son compte a la caisse d'épargne scolaire, duplicata qui est une garantie pour l'instituteur et [lour les parents de l'élève.
Les choses ainsi disposées, chaque élève épargnant se pres> nte et verse la petite somme qu'il veut mettre à l'épargne. A chaque dépôt, l'instituteur inscrit la somme sur le registre à la page atlèrente à relève, et il s'assure que la même inscription est faite sur le feuillet duplicata, qu'il remet à l'élève en l'invilant à le rapporter à chaque nouvelle opération.
Dans certaines écoles, les anciens satisfecit ont été remplacés par des bons points centimes, qui ont une valeur de un, dix, vingt, vingt-cinq et cinquante centimes. Ils sont distribués aux élèves méritants, qui les remeltent ensuite à l'instituteur, lequel en inscrit la valeur comme un dépôt ordinaire fait en espèces.
Les bulletins d'épargne, dont il est parlé à la caisse d'épargne postale, ont été créés spécialement en vue des caisses scolaires ; l'application de timbres-posti' autorisée par le décret du 30 novembre 1SS-' offre de grandes facilités pour leur fonctiounemeut.
Ce mode de procéder simpliGe la tâche des instituteurs, réduit les dépenses d'imprimés et supprime les déplacements que nécessitent le versement des- fonds dans les caisses des receveurs des postes. L'administration, eu c-lfet, met gratuitement à la disposition des instituteurs dans toutes les recettes de postes des formules de bulletins d'épargne et ceux-ci se munissent à leurs frais, suivant les besoins présumés, de timbres-poste de cinq ou de dix centimes, dont ils recouvrent le montant sur leurs élevés, au fur et à mesure qu'Us les leur fournissent.
Au moment choisi pour l'exercice de l'épargne, l'instituteur remet à chaque élève qui en fiut la demande, une formule de b .lletins d'épargne, sur laquelle les nom et prénoms de l'enfant sont immédiatement inscrits'. Puis il livre, contre paiement à tout élève à qui un bulletin a été remis ou qui en possédait antérieurement, les timbres-poste destinés à consolider ses menues économies en s'assurant que ces timbres sont immédiatement collés sur le bulletin.
Ce système des bulletins d'épargne a aussi été adopté par un certain nombre de caisses d'épargne ordinaires.
1. Chaque liujlctin doit porter l'une des indications suivanles : i" mineur sous l'adminislration légale ou sous la tutelle de son p^rc; 2^^ mineur sous la tutelle de sa mère ; 3" si la méro est remariée, mineur sous la tutelle de sa mère remariée : i" sous la tutelle de
17. Relations de la caisse scolaire avec la caisse d'épargne.
Dans les premiers jours de chaque mois, l'instituteur fait l'addition à cha(iiie page du registre, c'est-à-dire pour chaque compte d'élève, des menus versements inscrits dans la colonne du mois; si le total n'atteint pas un franc, il repDite le chilfre des centimes au haut de la colonne du mois suivant, pour (jne cette somme s'ajoute aux versements à venir. Si le to'al dépasse un franc on des francs ronds, il l'ait le même report pour les centimes, et il inscrit le Iranc ou les francs ronds sur un bordereau destiné à la caisse d'épargne.
La caisse d'épargne inscrit alors les dépôts sur des livrets individuels au uom et pour le compte des élèves et, dés lors, la responsabilité de l'instituteur se trouve dégagée.
Quand un élève veut retirer tout ou partie de son avoir, il lui suflit d'obtenir l'intervention de son repiésentant légal, qui signe avec ^instituteur et l'agent de la caisse d'épargne.
Dans les caisses d'éi)nrgue ordinaires, les livrets scolaires forment environ le vingtième du total des livrets existant au 61 décembre. l\)ur l'année 1887, ils étaient au nombre de 208,807 et re|U'ésentaieut un avoir de 2,580,040 fr. 02 c, soit une moyenne de 9 fr. 67 c. par livret, l'endant la même année, il a été ouvert à des déposants scolaires 40,(JG.j livrets nouveaux dont 23,706 à des garçons et 10,059 à des filles.
Toule école publique ou privée, dans laquelle fonctionne une caisse scolaire, et qui est en relations avec la caisse d'épargne postale, peut, si l'instituteur préfère ne pas se déplacer pour aller remettre lui-même au bureau de poste les bulletins d'épargne et les livrets délivrés aux enfants, se servir, pour effectuer les opérations d'épargne, de l'entremise du facteur qui dessert la commune, lorsque celte commune e^i dépourvue d'un bureau de poste.