‹ Dictionnaire des financesChapitre 305 sur 3112 · États-Unis · texte numérisé non relu

États-Unis

Aux États-Unis, la première caisse d'épargne fut fondée à Bijston en 18IG. Divers établissements similaires ne tardèrent pas à s'organiser et l'on songea à la nécessité de les ériger en corps moraux. Le premier reconnu établissement d'uiilitô l)ubliquc [iiLCorporafcd] fut celui qui est connu sous le lilre (\o Ban/i /or Sa vùif/s in (lie Cifi/, à Boston. Les gouvernements des États se conten.èrent de donner aux caisses d'épar^'-ne un conseil d'administration fonclionnant gratuitement. Ces caisses ont de bonne heure reçu de telles sonunes en dépôt que leur caractère a bientôt disparu devant celui de banques iouctiouuant sous la surveillance de l'Etat. L'autorisation préalable toujours nécessaire

ÉPARGNE (Caisses d')

est donnée plus ou moins difficilement suivant la législation locale. L'emploi des fonds est fait pour deux cinciuièmes en prêts liypotliccaires. '

Dans l'État de lNe^v-York, à la suite deiapauitiae de 1873, nue lo; nouvelle a décidé que nulle caisse n'aurait de capital de fondation par actions ou autrement, qu'aucun des directeurs ou adniinisl râleurs ne pourrait avoir d'intérêt dans les opérations. Les statuts des caisses doivent être iinilormes dans toute l'étendue de l'État. Cu fonclionuaire nommé surintendant est chargé d'une surveillance fort étroite avec des pouvoirs très étendus.

Malgré ces mesures, en 1S76, plusieurs faillites de caisses d'épargne tirent perdre 25 millions de francs à leurs déposants. Néanmoins, la somme des dépôts dans les autres caisses d'épargne augmenta de 12 millions 1/2. En 1877, il se produisit une diminution nelle d'environ 7 millions, et en 1S78 cette uiminuiion ne s'éleva p:is à moins de CS mil-, lions. Les trop nombreus. s faillites de ces établissements avaient (ini par ébranler la confiance du public et ce sentiment se manifesta violemment. Mais cette panique fut de courte durée et, dès l'année suivante, les dépôts augmentaient d'une centaine de millions de francs.

La principale difficulté pour ces établissements, dans 1 état actuel de la législation, est le placement des capitaux qu'ils reçoivent. Les plus riches, avec les nombreux millions dont ils disposent, se procurent des obligations d'États ou des villes ; mais les pL'tites caisses d'épargne souhaiteraient une plus grande latitude pour leurs placements. Celles dont la situation peut inspirer des inciniéludes sont invité 'S à limiter le quantum des dépôts ; il leur est également recommandé de vérilier plus fréquemment leur comptabilité.

Au !'"■ janvier 18S8, le total des dépôts effectués dans les caisses d'épargne de l'État de New- York était représenté par une somme de 2,52J millions de francs.

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