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24. Succursales du Conservatoire et écoles nationales de musique.
Depuis un certain temps, l'on tend à rendre naliimal renseignement de la musique, donné autrefois dans les écoles municipales. Les premiers de ces établissements rendus nationaux l'ont été à titre de succursah.'S du Conservatoire et ont conservé cette d( nomination, non q\rils eussent un lien administratif avec le Conservatoire, mais parce qu'on y suivait les mômes méthodes. Maintenant, on les apix'llo simplement écoles nathmales.
ÉCOLES SPÉCIALES
Les succursales du Conservatoire sont établies à Avignon, Dijon, le Havre, Lille, Lyon, Nancy, Nantes, Rennes et Toulouse. Les écoles nationales, au nombre de 17, sont à Aix, Angoulême, Bayonne, Boulogne-sur-Mer, Caen, Cette, Chambéry, Digne, Douai, Le Mans, Nimes, Perpignan, Roubaix, Saint-Étienue, Saint-Omcr, Tours et Valenciennes.
Toutes ces écoles reçoivent de l'État des subventions qui s'élèvent ensemble à 116,600 fr., dont 66,000 fr. pour les succursales et 30,600 fr. po\ir les écoles. En dehors de ces institutions, l'État accorde encore des subventions pour l'enseignement de la musique aux six maîtrises de Langres, .Montpellier. Moulins, Nevers. Reims et Rodez (ensemble 20,000 fr.) et 22,000 fr., sous forme de bourses, à l'école de musique classique Niedei-meyer, simple établissement privé soumis néanmoins à l'iuspectioQ du service des beaux-arts.
ni. ÉCOUS RELEVANT DD MINISTÈBE DE LA GUEBBE. 25. École spéciale militaire.
L'école militaire, installée à Saint-Cyr depuis 1808, a pour but de former des ofliciers pour l'infanterie, la cavalerie et l'infanterie de marine.
Elle se recrute au concours. Les candidats doivent produire : 1" leur acte de naissance constatant qu'ils ont 18 ans au moins au l^' octobre de l'année du concours et 21 ans au plus au 1*'' janvier de cette même année ; 2° un diplôme de bachelier ou tout au moins le certificat de la l'^ partie du baccalauréat es lettres : 3" un certificat de vaccine ; 4° un certificat du commandant de recrutement constatant l'aptitude physique au service militaire ; 5" une déclaration écrite du centre d'examen choisi ; 6° l'engagement de payer la pension ou une demande de bourse.
Le ministre arrête annuellement le nombre de places à pourvoir. Tous les candidats nommés élèves doivent contracter un engagement de cinq ans (sauf ceux déjà militaires). Le prix de la pension est de 1,500 fr. par au, plus le trousseau évalué 7 00 francs. Des bourses et demi- bourses avec ou sans trousseaux et demi-trousseaux sont accordées aux jeunes gens dont les familles ne peuvent payer la pension et qui en font la demande à la préfecture avant le 1" mai.
La recette des pensions et trousseaux s'élève annuellement à SôO,000 fr. environ. La concession des bourses et trousseaux représente une somme qui atteint presque le même chillre, à peu prés 750,000 fr.
A la fin de la l'" année, les élèves, qui le désirent, passent l'examen d'aptitude pour la cavalerie et les jeunes gens admis ont droit d'opter pour cette arme d'après leur rang de passage en 2" année et dans la limite du nombre des places fixé par le ministre. Ils forment le peloton de cavalerie et versent une somme de 25 fr. à leur masse en sus dus 7.j fr. qu'ils ont dû verser, comme tous les autres, à leur entrée à l'école.
A la fin de la 2« année, après l'inspection générale, ont lieu li'S examens de sortie, qui déterminent le rang d»; chacun dans la promotion et l'ordre d'après le(inel ils choisissent le régiment d^ins lequel ils désirent servir.
Le budget des dépenses de l'école s'élève à l,7fi'J,200 fr., se décomposant en: solde des oUiciers et élèves, 46."),.')24 fr. : personnel civil, 270,4 jl fr. ; matèrit-l (Jes élèves, 7<.):{,0.')8 fr. ; matériel de l'école, 234, lOT fr.
ÉCOLES SPECIALES
Si l'on déduit du chiflFre de 1,7 69,200 fr. le prix des pensions payées par les familles, il reste une somme d'environ 830,000 fr. à la charge de l'État.