École militaire de l'artillerie, du génie et du train
Cette école, instituée à Versailles par décret du 10 janvier 1884, a diminué l'importance des établissements dont nous venons de parler. Désormais, nul sous-otRcier d'artillerie et du génie ne peut être nommé sous-lieutenant sans avoir passé par l'école de Versailles et avoir satisfait aux épreuves réglementaires. Un décret du 26 mai 1884 a ajouté aux divisions de l'artillerie et du génie, une division spéciale pour les sous-officiers du train des équipages et l'on vient de créer une nouvelle section pour ceux des bataillons de chemins de fer.
Comme à Saint-Maixent, l'école se recrute, au concours, parmi les sous-ofliciers ayant un an de grade et désignés à cet effet lors de l'inspection générale. S'ils sont libérables pendant la durée des études, qui est d'un an, ils doivent se rengager.
La condition des élèves est la même qu'à Saint-Maixent, à cela près qu'ils touchent une solde quotidienne de 2 fr. Us reçoivent une instruction générale et une instruction militaire appropriée à leur arme. A la fin de leurs études, ils subissent un examen et ceux qui y satisfont sont nommés sous-lieutenants.
Le nombre des sous-officiers élèves varie de 100 à 120 (70 de l'artillerie, 10 du génie et 20 du train p. 100).
L'école coûte annuellement 239,0t)0 fr. , dont 70,000 fr. pour la solde du personnel (19 o(ficiers), .'j8,000 fr. pour celle des élèves, 22,000 fr. pour les indemnités de résidence, 45,000 fr. pour les abonnements et antres indemnités, et 44,000 fr. pour les dépenses du matériel.