‹ Dictionnaire des financesChapitre 509 sur 3112 · I. OÉtrÉBAtlTÉS · texte numérisé non relu

I. OÉtrÉBAtlTÉS

Le nom de fouage (focagium) a été donné, dès l'époque féodale, à certaines redevances perçues par les seigneurs sur chaque feu (J'ocus) ou ménage roturier. Ce mot semble avoir alors été employé comme synonyme du mot monéagc, qui désignait un tribut en argent, payé aux seigneurs jouissant de droits régaliens, lorsrju'ils s'engageaient à ne point altérer le titre des monnaies; le nombre des seigneurs pouvant faire battre monuair était, parait-il, supérieur à 80 en 12G2.

1. Pour la Rclgiqiip, le chiffre odiciel lie 1880 (enquête agricole) pst de 477,800 l)pclares. (État, 24,900; communes, 149,200; élabli»ïcments publics, 4,600; jiarticulier», 229,100.)

FOUAGE

La dt>nomination de fouago a ctù ensuite ai)pliquée, en France, à des taxes de nature et de quotité diverses, taxes ordinaires ou extraordinaires, mais qui présentaient toutes un caractère commun, celui d'une contribution directe et personnelle, établie sur les feux. Les louages étaient, suivant l'alVectation qu'ils devaient recevoir, et selon l'état des mœurs politiques aux diverses épo(]ues du moyen âge. votés soit par les États provinciaux, soit par les ttats généraux, ou bien levés par le roi en vertu de son pouvoir souverain.

Il importe de ne point confondre cet impôt sur les feux avec la taxe des foyers \V. ce mot] dont le principe est essentiellement dillerent. Cette dernière frappe, en détail, tous les foyers ou cheminées contenues dans chaque habitation ; elle repose donc sur la constatation de l'existence réelle des foyers. Tour l'assiette du fouage, an contraire, le Jeu n'est qu'une abstraction. On entendait [tar feu, dans la langue d'oil, une maison, une famille'. Dans la langue d'oc, le feu était une portion (h; territoire ; les villes, les paroisses étaient divisées en un certain nombre de feux, à raison de leur population et de leur richesse'.

Dans les deux cas, le feu était V unité contributive ([ui servait à déterminer, d'après le tarif du fouage, le contingent pécuniaire tle chaque localité; ce contingent était ensuite réparti entre les habitants, eu proportion de leurs facultés, le fort portant le faible ; ces mots, insérés habituellement dans les actes relatifs à l'établissement des fouages, signitiaient que le tarif édicté n'était qu'une moyenne et que la cotisation de chaque feu devait être équitablement fixée au-dessus ou au-dessous de ce cbilTre, suivant les ressources des contribuables.

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